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G7, Rome, etc. : Nouvelle administration, Nouvelle donne

| Italie / Géopolitique | Ils ont dit | BforBORDE |

Ayant échappé au coup d’État constitutionnel tenté par les Vieillesses Junckeriennes en vue de refiler les clés du coffre à la finance cosmopolite.2, la nouvelle administration romaine prend ses marques & annonce la couleur : l’italie & les Italiens d’abord ! Tout ça en amont d’un G7 opposant la vielle Europe à l’America First de Teflon Trump. Mamma mia !

| G7 Corsé.
« Après la lune de miel canadienne, le plat de résistance du G7 s’annonce corsé pour Emmanuel Macron. Le président français, comme ses alliés Justin Trudeau et Angela Merkel, s’apprête à passer un moment particulièrement tendu lors du sommet annuel des pays riches du « Groupe des Sept » qui se déroule vendredi et samedi à La Malbaie, au Québec. Champion affiché du multilatéralisme, Emmanuel Macron aura fort à faire pour parvenir à s’entendre avec le président américain Donald Trump, très isolé après sa décision unilatérale de sortir du traité nucléaire iranien et de relever les droits de douane de l’aluminium et de l’acier. L’attitude qu’adoptera Donald Trump dans le jeu diplomatique qui s’ouvre au Québec n’est pas la seule inconnue du sommet. Fraîchement adoubé par les parlementaires italiens, le nouveau premier ministre Giuseppe Conte, à la tête d’un gouvernement populiste liant le M5S et La Ligue (extrême droite), profitera de cette réunion des puissances pour faire ses premiers pas sur la scène internationale ».
Geoffroy Clavel, le responsable du service politique du Huffington Post.
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| Fini le business imigrationniste. 

« Le premier banc d’essai de la nouvelle manière de dialoguer avec les partenaires européens sera l’immigration. La gestion des flux a été jusqu’à présent un échec: l’Europe a autorisé des fermetures égoïstes de nombreux États qui ont déchargé, en premier lieu sur notre pays, les coûts et les difficultés (…). L’Italie a été laissée seule face à la crise migratoire (…). Nous mettrons fin au business de l’immigration, qui a augmenté de manière démesurée à l’ombre d’une fausse solidarité (…). Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais racistes », mais « l’Italie ne peut pas être laissée seule face à l’immigration ».
Giuseppe Conte, Presidente del Consiglio dei Ministri1.

| Revoir Dublin…
« Nous demanderons avec force le dépassement du Règlement de Dublin pour obtenir le respect effectif d’une répartition équitable des responsabilités et pour réaliser des systèmes automatiques de répartition obligatoire des demandeurs d’asile », l’Italie ne peut pas être « le camp de réfugiés de l’Europe ».
Giuseppe Conte, Presidente del Consiglio dei Ministri.

| Tout remettre à plat.
« En tant que ministre, je vais travailler avec nos partenaires européens et africains pour ne pas nourrir les milliers de personnes désespérées avec l’illusion qu’il y a des logements et du travail pour tout le monde en Italie. En Italie, les coûts pour chaque demandeur d’asile sont les plus élevés en Europe, chaque demande est considérée plus longtemps que dans l’ensemble de l’Europe et des mesures doivent être prises ».
Matteo Salvini2, vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur.

| Revoir les sanctions Vs Moscou.
« Le nouveau gouvernement italien se prononcera pour la révision de la politique de sanctions contre la Russie, en particulier celles qui frappent l’économie et la société civile russes (…). Nous serons les partisans d’une ouverture envers la Russie qui a renforcé ses dernières années son rôle international dans diverses crises géopolitiques » et qui « représente un partenaire économique important pour les entreprises italiennes ».
Giuseppe Conte, Presidente del Consiglio dei Ministri.

| Dents limées.
« Même si je suis content de l’existence de ce gouvernement, je suis curieux de voir, tant que l’UE existera et tant que l’Italixit ne sera pas effectif, les marges réelles de manœuvre qu’il aura. Quoi qu’on en dise, l’UE est bien verrouillée (BCE, Gopé, CETA et compagnie, CJUE, …) et on a bien vu la rébellion de la Grèce tourner au fiasco « sous la pression des marchés » (même menace à l’Italie, même si la taille des deux pays n’est pas comparable). Je crains que, hors une décision bien tranchante, ce gouvernement ne se retrouve avec les dents limées ».
David510.

| Long feu…
« Ne sachant trop comment définir cet objet politique inconvenant (qu’on ne connaît pas à Sciences-Po) les chroniqueurs qui chroniquent ont, par un de ces consensus peu scientifique dont ils ont le secret, provisoirement stabilisé leurs hésitations en désignant comme ‘populiste’ ce gouvernement d’union nationale qui vient de prêter serment vendredi en Italie. C’est que Sergio Mattarella, le président de la République, et Carlo Cottarelli, président du Conseil durant 48h, redoutaient la grande manifestation de protestation promise par Luigi Di Maio à Rome samedi dernier, jour de fête nationale… Le petit coup de force juridique de Sergio Mattarella a été vite balayé par la perspective d’une manifestation populaire. On leur a dit que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».
Henri Temple, Causeur.

| Courte échelle.
« … Sergio Mattarella vient de faire la courte échelle à la Ligue et au Mouvement 5 Étoiles en refusant que la coalition de ces deux partis ne confie le ministère des Finances à un adversaire déclaré du maintien de l’Italie dans la monnaie unique. La crise qui s’est ensuivie conduit à des élections anticipées qui verront donc progresser, dit cette lecture, l’un et l’autre des coalisés et, avant tout, l’extrême-droite de la Ligue car l’un et l’autre pourront crier au déni de démocratie. Le fait est que c’est déjà ce qui se passe. Soutenus par le Front national en France et les Brexiters britanniques, la Ligue et les 5 Étoiles crient déjà vengeance en expliquant sur tous les tons que le chef de l’État a cédé, là, aux pressions conjuguées de la France, de l’Allemagne, des banques et de la Commission européenne. La volonté du peuple italien, expliquent-ils, a été bafouée par un ‘coup d’État’ fomenté de l’étranger par de puissants intérêts auxquels les électeurs doivent maintenant opposer la confirmation d’une volonté populaire ».
Bernard Guetta, in Challenges. .

| Fi des règles bruxelloises.
« C’est là, à l’évidence, assez dire que ce gouvernement d’union nationale sera plus attentif aux souffrances des Italiens qu’à des règles bruxelloises entraînant chaque jour des conséquences de plus en plus nocives. Le système bruxellois, après le Brexit et l’hostilité croissante en Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Autriche, Espagne, Pays-Bas y survivra-t-il en l’état ? C’est bien improbable. Heureux Italiens qui auront encore plus de raisons d’être des Français de bonne humeur… ».
Henri Temple, Causeur .

| Problème inchangé.
« La promesse de campagne de « L’Italie et les italiens d’abord » va se heurter très vite à la réalité des traités européens qui bloqueront tout et dont les italiens ne veulent pas sortir et ça finira comme Tsipras en Grèce.Ils baisseront leur froc et seront virés aux prochaines élections pour un nouveau gouvernement de technocrates européens qui fera payer très cher la « révolte » des italiens en les massacrant comme ils font avec les grecs pour donner une leçon aux autres peuples européens qui voudraient se rebeller contre le totalitarisme de L’UE.Une leçon relayée par les médias eurolâtres nationaux donc français comme pour dire « Vous avez compris les culs terreux que c’est L’UE ou le chaos? Donc votez comme on vous dit et fermez vos gueules !Capisce ? » ».
Gattonero.

| Salvini a raison.
« Matteo Salvini a raison sur le fond. L’immense majorité d’entre eux viennent pour des raisons économiques. Leur dire « c’est terminé, il n’y aura plus d’aides sociales, plus d’avantages sociaux, vous avez vocation à rentrer dans votre pays, on va organiser votre retour parce que vous êtes rentrés illégalement », ça c’est l’attitude d’un ministre responsable ».
Nicolas Bay, responsable du FN.

| Air connu.
« Ceux qui ont été battus aux élections vont désormais utiliser toute leur énergie à savonner la planche de ceux qui ont été élus ! Un peu comme en France ! L’intérêt du pays passe après et quand tout se sera terminé dans un bain de sang, les pleureuses responsables du désastre défileront sur les plateaux-télé pour dénoncer les nouvelles-heures-les-plus-sombres-de-notre-Histoire. Et il se trouvera évidemment des buses pour trouver cette mascarade formidable et traiter les lucides de nazis !
Ben oui hein ! Diront-elles ».
Jo le Taxé.

| Rome n’est pas Athènes.
« Par d’accord car l’Italie comme dites n’est pas la Grèce, c’est le 3ème contributeur après la France et l’Allemagne, l’UE ne peux se permettre de perdre leur « Cotisation » il n’arrive déjà pas à trouver les 10 Milliards manquant du Brexit ! Le coup final doit venir de nous le plus tôt possible et l’UE ne s’en remettra pas et nous passerons alors à une Europe des Nations ou chacun pourra passer des accords avec qui lui plaira... ».
Lafayette13.

Notes

1 président du Conseil italien.
2 Par ailleurs, vice-président du groupe Europe des nations & des libertés.

 

A Propos Jacques Borde

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