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Accord de Bruxelles : Tout le monde il est content ! [1]

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De jure comme de facto, l’Union (de moins en moins unie & de moins en moins européenne, pour beaucoup) a échappé au pire : son implosion pure & simple. Quoi qu’en disent les tenants de la doxa bruxelloise, les (vilains) Populistes ont marqué de leur empreinte une réunion organisée à l’origine pour les pousser dans leurs retranchements & leur imposer de nouveaux abandons de souveraineté. C’est exactement l’inverse qui s’est produit ! Un bel été en perspective. Épisode 1.

| Comme tu veux, tu choises !
« Quant aux décisions prises, elles reposent effectivement sur le volontariat. Lorsque l’on suit cela de près, rien de très neuf n’émerge de cet accord. Il s’agissait d’abord, pour les dirigeants européens, que ce sommet ne tourne pas au psychodrame : ça aurait pu bien mal finir ! Les partisans d’une politique migratoire ferme prennent la main, mais Bruxelles et pas mal d’États membres restent dans l’optique d’une politique européenne concertée. Toute la culture européenne est une culture de consensus et de compromis. Et cette recherche d’équilibre est fragile. Il n’y a plus que Macron, à la sortie du Conseil, pour mettre en avant l’idée d’un ‘dialogue européen’. Les autres chefs d’État ou de gouvernement ont plutôt insisté sur la nécessité de tarir les flux migratoires ».
Jean-Thomas Lesueur, délégué général de l’Institut Thomas More1, interrogé par le Figaro Vox, http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/06/29/31002-20180629ARTFIG00327-accord-sur-les-migrants-l-italie-et-l-autriche-nouveaux-chefs-de-file-de-l-europe.php.

| Allo, Allo ?
« Personne ne répondra au défi migratoire tout seul. L’Europe ne se résume pas à des hommes qui parlement fort à défaut d’être forts ».
Nathalie Loiseau, ministre française des Affaires européennes.

| Tolérance zéro=zéro mort !
« La Cour Européenne de Justice interdit d’envoyer les bateaux de migrants d’où ils viennent.C’est pourtant ce que font le Japon et l’Australie qui ne reçoivent aucun migrant et n’ont aucun mort dans leurs eaux territoriale ».
Éric Zemmour à propos de l’Aquarius.

| Nous, c’est nous.
« Ce que nous ne voulons pas, c’est un afflux illégal massif venant du sud vers nous. Nous voulons que la Hongrie reste un pays hongrois. Et nous ne pensons pas que le multiculturalisme soit bon par définition. Je comprends que le courant gauchiste dominant n’aime pas nos lois. Mais c’est aux électeurs hongrois à qui nous devons répondre aux attentes ».
Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères.

| Des Paroles aux actes.
« Les #migrants sont généralement des populations avec 90% d’hommes, alors il faut arrêter de nous raconter qu’ils fuient systématiquement la guerre (…). Pourquoi ne viennent-ils pas avec femme et enfant ? Vous les prenez chez vous ? ».
J_Bardella(#FN) face à @UgoBernalicis(#LFI).

| Pas raisonnable.
« Le président de la République se dit très pro-européen mais, sur la question des réfugiés, la France n’est pas au rendez-vous de son histoire. Quant à l’Union européenne, si elle ne fait rien, elle implosera (…).Gérard Collomb veut renvoyer tous ceux qui ne sont pas arrivés en premier lieu par la France, les ‘dublinés’. Mais l’Italie, la Grèce et l’Allemagne le refusent. Ces personnes se retrouvent alors dans l’angle mort de la loi asile-immigration. Et des campements se créent. Ce n’est pas raisonnable ».
Anne Hidalgo, maire de Paris.

| Maths migratoires !
« On me dit que Orbán, qui, pour de nombreux media, est l’ennemi numéro 1, ne remplit pas ses obligations de relocalisation pour 300 personnes, c’est-à-dire que l’Italie aurait dû relocaliser en Hongrie 300 personnes. Mais la France du bon Macron, elle, ne remplit pas ses obligations à hauteur de 9.000 personnes. Donc, si Orbán est méchant, Macron est 15 fois plus méchant (…). Que Macron et Merkel soient cohérents et démontrent que l’Europe a un sens (…). On ne comprend pas pourquoi seulement la Libye et l’Italie doivent payer les coûts économiques et sociaux de l’immigration ».
Matteo Salvini2, vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur.

| Business migratoire.
« Cela fait bien longtemps que je l’affirme : la vague migratoire, en provenance d’Afrique noire, et qui plus est de pays qui ne sont pas en guerre (Sénégal, Cote d’Ivoire, Cameroun) voire même sont en forte croissance (Ghana, Nigéria) est organisée par le business des passeurs, relayés par les ONG. Vu le prix d’un voyage (entre 7 et 12.000 €), ce sont les classes moyennes ou favorisées des pays d’Afrique qui peuvent se le permettre, pas la masse des miséreux. Ils viennent en Europe en rêvant d’une vie qui n’existe pas, ou espèrent profiter des services de santé, des aides sociales etc… sans comprendre forcément que le coût de la vie rend les sommes allouées dérisoires.
« Il aura fallu le grand coup de poing sur la table de l’Italie pour que l’on finisse par prendre conscience de la mascarade ! Sans cela, on continuerait à parler des pauvres migrants qui fuient la mort, des gentille ONG qui leur portent secours etc… Macron ne savait-il donc rien de la situation, jusqu’à cette semaine ? Ou fait-il partie des complices, et avec lui Hollande, Renzi, Merkel ? ».
Olivier Piacentini, essayiste & délégué aux Affaires étrangères du Parti national-libéral (PNL).

| Tolérance zéro.
« La seule solution est zéro migrant jusqu’à nouvel ordre. Comment pourrions-nous procéder autrement et encourager cette traite humaine qui ne profitent qu’à certains ? Et en quoi est-ce être humaniste que de favoriser les gains des nouveaux esclavagistes ?
« Sans oublier les terroristes qui s’infiltrent dans ce flux migratoire.
« Il existe au moins une solution simple : supprimer toutes aides à l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) et aux pays concernés, dont le silence et l’inaction face au flux actuel, est complice et responsable. Les coupables ne sont pas ceux que l’on accuse… ».
Alexandre Goldfarb, sur Facebook.

| Rôle pivot.
« L’Europe qui se dessine est une Europe des nationalismes, une Europe des égoïsmes, pourrait-on dire. Je pense que l’Autriche va essayer de développer ce que Sebastien Kurz a déjà annoncé : cet axe des ‘bonnes volontés’ (…). Avec l’Italie et la Bavière, au sud de l’Allemagne, l’Autriche a vraiment un rôle pivot pour juguler l’immigration illégale. C’est leur principale préoccupation ».
Jérôme Segal, sur Europe-1.

| Stop.
« Je pense que les peuples demandent deux choses. Première chose : plus d’arrivée de migrants. Deuxième chose : ceux qui sont là doivent être renvoyés. A l’heure de rétablir la démocratie européenne, nous devons aller dans cette direction ».
Viktor Orbán à Bruxelles.

| Irresponsabilité des ONG.
« A l’heure où l’Italie vient d’arracher à Bruxelles la garantie que les Accords de Schengen et de Dublin seront effectivement appliqués et respectés (soit, à défaut de rétablir les frontières nationales, que celles de l’Union européenne ne soient plus ces immenses passoires que l’on connaît actuellement), ces propos démontrent l’irresponsabilité criminelle des acteurs privés (associations, ONG…) qui occupent indûment toutes les friches de souveraineté que les États ont sciemment externalisées en se dépossédant, auprès de mains illégitimes et inconséquentes, de leurs prérogatives régaliennes ».
Aristide Leucate, Boulevard Voltaire, http://www.bvoltaire.com/60-des-francais-estiment-quon-accueille-trop-de-migrants/.

| De Flou & de Loup.
« Non. Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. En vérité, c’est la fin de Schengen, la fin d’un système sans frontière nationale, déguisé, pour sauver la face des dirigeants européens, sur la base du volontariat. C’est un système intermédiaire, intenable, qui aboutira très vite au retour des frontières nationales, où chaque pays est responsabilisé pour éviter les migrations, et où une coopération européenne est indispensable avec les États tiers de l’autre côté de la Méditerranée pour éviter des naufrages ».
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France (DLF), sur France-info (29 juin 2018).

| Minimaliste, enfin.
« Nous voulons continuer à réduire le nombre de migrants arrivant en Allemagne » bien que « leur nombre ait baissé de 20% sur les cinq premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017 ».
Bundeskanzlerin3 Angela D. Merkel.

| Traite (in)humaine.
« L’Italie a raison. Les ONG ne sont pas les gendarmes du monde. Elles cautionnent le trafic des passeurs et participent à ce commerce d’êtres humains ».
Lolypop.

| Rappel utile.
« Ce ne sont pas les ONGs et leur humanité cosmopolite naïve, qui ont façonné l’Europe, mirage d’un Eldorado convoité par des millions d’Africains en souffrance de leurs dictatures, anachronismes post-coloniaux , qui les dépouillent de leurs droits et de leurs richesses . Rappelez-vous cette histoire d’ « Arche de Zoé », enfants enlevés au Tchad… « Zoé du bateau »… ».
Thomas Fauteau.

| Double jeu Merkelien.
« Très bonnes décisions. Bravo les Italiens ! Avec une question : pourquoi les Allemands se planquent derrière le pavillon hollandais ? C’est par habitude ? Décidément ! Pour ne pas encourir les foudres des États Unis en matière de commerce outrageusement déséquilibré en leur faveur, les allemands se planquent derrière les français. Chroniquement déficitaires.
« Merkel a besoin de main-d’œuvre non qualifiée ? pas chère ? qui comblera le déficit des naissances ? Elle organise la rentrée de 1,5 million d’immigrés. Pas de chance, ils se tirent ailleurs, en France pour la moité. Elle ne financerait pas, par hasard, cette ONG allemande, camouflée sous le pavillon hollandais pour collecter un max d’immigrants ? Par pur hasard, bien sûr ? Qui ne resteront pas en Allemagne ! ».
Clubmen clubmen

Notes

1 Fondé en 2004, l’Institut Thomas-More est un club de réflexion européen et indépendant basé à Bruxelles et Paris.
2 Par ailleurs, vice-président du groupe Europe des nations & des libertés.
3 Chancelière fédérale.

 

A Propos Jacques Borde

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