Accueil / Verbatim / Notre-Dame-de-Paris : Au Cœur même du Kulturkampf entre « eux » & « nous » !

Notre-Dame-de-Paris : Au Cœur même du Kulturkampf entre « eux » & « nous » !

| Europe | Kulturkampf | Questions à Jacques Borde |

1933 : Incendie du Reichstag ! 2019 : Notre-Dame-de-Paris ! Depuis que j’anime ce blog – consacré aux questions de Défense & de Géostratégie, rappelons-le –, jamais, ô grand jamais, je n’aurais cru devoir y traiter de l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, Autre « coquelicot sur son rocher ». Or, bien que les voix les plus autorisées nous assurent que le terrorisme n’y tient aucune part ; force est de constater qu’en raison même des réactions des uns & des autres, cet incendie ressort bien du Kulturkampf qui oppose la Civilisation aux forces des ténèbres & du mal. Mal qui, depuis trop de temps, a pris la forme d’une terreur takfirî bien trop tolérée, lorsque ça n’est pas armée par certains de ceux qui devraient la combattre. Nazislami ad portas ! Quand allons-nous nous battre ?…

« Hier en rentrant sur scène, je me suis permis d’évoquer le drame de Notre-Dame. Il était impossible de commencer un spectacle sur les écrivains et l’argent sans évoquer les flammes dans le cœur de Paris. Et le texte de Charles Péguy et sa passion chrétienne nous ont plongés dans une communion dont je ne mesurai pas la puissance. Notre Dame de Paris, c’est un symbole d’Occident. Même si on n’est pas chrétien, même si nous ne sommes plus chrétiens : la France est chrétienne. C’est un fait. Moi-même je suis frappé en plein cœur. Hébété. Quelque chose de supérieur est venu perturber les calendriers des rencontres médiatiques, de la vie anecdotique, de la frénésie. C’est la métaphysique qui descend dans l’hallucinant débat agité des combats politiques pour affirmer une tragédie, restaurer une gravité (…). On pourrait presque penser à un signe ».
Fabrice Luchini, Le Figaro (16 avril 2019).

« Les fausses infos se partagent aussi chez les journalistes, dire que c’est un accident sans attendre l’enquête, par définition c’est une Fake news ».
Une internaute sur Facebook.

| Q. L’incendie de Notre-Dame-de-Paris, vos premières réactions ?

Jacques Borde. Un drame, une tragédie. Quant au déroulement des faits mêmes, d’après Le Monde, qui cite François Chatillon, l’architecte en chef des monuments historiques, les travaux à Notre Dame « n’avaient pas encore commencé ». Seul avait débuté « le montage des échafaudages ». L’hypothèse du « point chaud » aurait-elle du plomb dans l’aile ? Visiblement, François Chatillon, qui en connaît un rayon contrairement à nos officiels aussi peu concernés qu’on puisse l’être par l’affaire, a du mal à gober la version de l’accident jetée, aussi mécaniquement, en pâture aux media

Sinon, j’ai noté quelques élément épars :

1- la réaction d’un soldat du feu sur la Toile, nous disant qu’il est « impossible d’avoir un tel feu en moins de 2h sans accélérateur ! Le bois n’émet pas de fumée jaune. La pétrochimie oui ». Des éléments qu’il serait opportun de pouvoir vérifier de manière indépendante. Par indépendante, je veux bien sûr dire indépendamment de toute entité gouvernementale ou proche du gouvernement.
2- le fait que des ouvriers du chantiers de Notre-Dame-de-Paris – qui ont, pourtant débauché à 17h30 – auraient déjà été interrogés par la police (en pleine nuit?). Bigre : quelle célérité. Au Bataclan, un tel zèle eût sauvé des vies…
3- qu’en toute impunité, plusieurs responsable du syndicat (sic) d’extrême-gauche UNEF ont pu se réjouir du drame.
4- qu’à ce stade, et compte tenu des belles paroles du président français, ces responsables soient encore libres de leurs mouvements.
5- qu’au fait de la jurisprudence du Bastion social, l’UNEF ne soit pas vouée par l’exécutif à une prochaine dissolution.
6- Il y aurait eu deux, et non un seul, départs de feu.

| Q. Quelques réactions complotistes ?

Jacques Borde. Vous voulez dire des réactions ne plaisant pas aux media mainstream, je suppose. Donc, il faudrait :

1- s’interdire de se poser la moindre question embarrassante ou incongrue. Même lorsque François Chatillon, l’architecte en chef des monuments historiques, émet des doutes.
2- tolérer que des voix issues de l’islamo-gauchisme antisémite s’esbaudissent que Notre-Dame-de-Paris, autre « coquelicot sur son rocher », parte en fumée.

Dans quel monde vivons-nous ?

| Q. Des question embarrassantes. Comme ?

Jacques Borde. Notons d’abord que si l’hypothèse de l’attentat n’est pas privilégiée, elle n’est pas, non plus, écartée. Alors, pourquoi s’en prendre – voire bloquer sur les réseaux sociaux – à ceux qui s’interrogent en ce sens ?

Les incendies de ce type ne sont pas toujours accidentels. Voyez, en1933, le Reichstag ! Qui permettra au NSDAP d’asseoir son son pouvoir. Is fecit cui prodest !…

| Q. Vous ne voulez pas dire…

Jacques Borde. Dans un pays aussi atteint que le nôtre par la barbouzerie incontrôlée, voyez l’Affaire Benalla, je ne m’interdis aucune question ? Pourquoi le ferais-je, d’ailleurs ?

Ensuite, quand vous lisez ces réactions – étonnamment non censurées – comme celle :

1- du sieur Samir Boudiaf clamant : « C’est le plus beau jour de ma vie, je suis très, très content »
2- « Dommage y avait pas de juifs à l’intérieur on aurait pu faire un bon coup », @majinali7_5.

Le pire est à craindre au pays de l’Open bar aux ennemis déclarés de la foi chrétienne que sont les proxys takfirî. Et, il n’y a pas que les mots. Rappelons que pour les quatre premiers mois de l’année 2019, il y a déjà eu 104 églises profanées. Et que, aussi hallucinant que cela puisse paraître, Notre-Dame n’était, de nuit, quasiment pas protégée…

Mais, d’un point de vue de catholique romain, disons, il y a pire…

| Q. Que l’incendie lui même ?

Jacques Borde. Oui. Le jour du drame, je n’ai vu passer aucune réaction officielle et/ou personnelle, de la part du pape. Je parle, là, de celles qui nous sont parvenues au plus vite. Ce qui est encore plus choquant encore que les réactions festives de certains musulmans, et même en tant que chef d’État, la réaction du Vatican est venue bien plus tardivement que d’autres chefs d’État. À noter que seul le président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, à eu une réaction quasi-immédiate, pendant l’incendie !

| Q. Vous avez cité l’UNEF, qu’ont-ils dit au juste ?

Jacques Borde. En ce qui concerne la vice présidente lilloise du syndicat (sic), Hafsa Askar, cette dame a été très claire et précise dans ses propos : Cf. « Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris car je m’en fiche de l’Histoire de France. Jusqu’à les gens ils vont pleurer pour des bouts de bois… Wallah vous aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement c’est votre délire de petits Blancs ».

Il est à noter que Hafsa Askar avait déjà (sans réaction évidemment de notre justice) tenu des propos parfaitement condamnables précédemment, affirmant qu’« On devrait gazer tous les Blancs, cette sous-race ».

Gazer, sous race. Si nous ne sommes pas en plein dans la doxa antisémite. À moins qu’il ne s’agisse là de la démonstration d’une parfaite intégration, avec le respect des us, des coutumes, de nos traditions, mais également de notre patrimoine.

| Q. Vous ne craignez pas d’être accusé de stigmatiser certaines populations ?

Jacques Borde. Absolument pas.

Primo. Vous aurez noté que le membre du Bureau national de l’UNEF, Édouard Le Bert, auteur de son abject : « Ça y est drame national, une charpente de cathédrale brûle », n’appartient pas à ce que nos plumitifs de service dénomment une communauté ou une minorité visible. Sauf à considérer l’UNEF comme titulaire d’une exceptionnalité en la manière.

Secundo. Dans ce cas je suis loin d’être le seul !

| Q. Qui donc ?

Jacques Borde. Ainsi, vous noterez qu’Emmanuel Grégoire, 1er adjoint à la Mairie de Paris en charge des questions de sécurité, présentant son Plan d’action dans la capitale, n’a pas craint d’affirmer que :

1- « … depuis 2015, ces quartiers ont été confrontés à des crises à répétition : les réfugiés, le retour du crack, les mineurs isolés marocains à risque ».
2- dans les 18e, 19e et 10e arrondissements, « 53 agents patrouilleront sur les places, grands axes urbains, les sorties de métro et les parcs et jardins, trop souvent squattés ».
3- ces agents « faciliteront la circulation des femmes dans l’espace public, rendue difficile par la présence en très grand nombre de jeunes hommes » sur la place de la Chapelle et ses abords.
4- « On va aussi interdire les distributions alimentaires [aux migrants, NdlR] quand celles-ci se font dans un désordre absolu », a-t-il conclu.

En revanche, nul dispositif de la sorte autour du Mona Bismarck American Center1, ou du Goethe Institut. On se demande bien pourquoi !…

| Q. De là à parler de l’Incendie du Reichstag ?

Jacques Borde. Et pourtant, nous y sommes, et pas qu’un peu. Que les flammes de Notre-Dame soient accidentelles ou d’origine humaine n’y change rien. Elle sont bien la source d’un élan de haine viscérale. Celle qui unit la terreur takfirî et l’islamo-gauchisme dont nous parle Yves Mamou.

Tout comme le NSDAP a fait de l’Incendie du Reichstag un argument de campagne contre ses ennemis, les ennemis de la Civilisation : DA’ECH, ses proxys, ses idiots utiles islamo-gauchistes, n’ont pas attendu une seconde pour faire de Notre-Dame prise dans les flammes un élément de leur discours. Or, la guerre se fonde toujours sur une tension dialectique avec l’ennemi.

Oui, c’est bien un Kulturkampf implacable qui nous oppose à tous ceux qui, des rangs des syndicats (sic) les plus rances de l’extrême-gauche aux katiba de soldats du califat que débarquent sur nos côtes les navires sponsorisées de la gauche financiarisée européenne, ont décidé qu’il était temps de remplacer leur mode de vie au notre.

Les leurs aux nôtres.

| Q. Excusez-moi, tout ça sans armées ?

Jacques Borde. Au-delà que rien ne nous dit que ces ennemis, désormais de l’intérieur, n’en ont pas. Les Unlawful Combatants2 comme les nomment les Américains, ont bien réussi à faire passer quelques tonnes d’armement de la Libye à la Syrie. Comme le prouvent les numéros de série des FAL libyens récupérés par l’Al-Jayš al-’Arabī as-Sūrī (AAS)3. C’est aussi à ça que servent les bateaux, non ?

Ensuite, je vous rappelle le génocide ruandais, pour l’essentiel, accompli à l’arme blanche et/ou par destination.

Vous me direz : nous avons un exécutif pour prendre les décisions qui s’imposent et une armée – mais à l’os, comme nous le répète souvent général de division (2S) Vincent Desportes4 – pour nous défendre.

Vous me rappelez la nationalité des soldats qui, faute de moyens et d’ordres (trop politiques) inintelligibles furent les témoins impuissants du génocide ruandais ?

Notes

1 Fondé par Mona Bismarck.
2 Tels que définis dans le PATRIOT Act, ou plus précisément le Uniting & Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept & Obstruct Terrorism Act of 2001, pris sous la présidence de George W. Bush, qui permet de soustraire au droit commun les combattants armés capturés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
3 Armée arabe syrienne.
4 Ex-Commandant du Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF), ancien directeur de l’École de guerre (ex-Collège interarmées de Défense), Professeur associé à Sciences Po. Paris, diplômé de l‘United States Army War College (équivalent US du Centre des hautes études militaires de l’Armée de terre).

 

A Propos Jacques Borde

Consulter aussi

De Kissinger à Pompeo, de Trump à Pelosi : De quelques aspects de la Weltsicht guerrière US [1]

| États-Unis | Géopolitique | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde | Nos amis …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer