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Taurus PT57S

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Depuis quelques temps déjà, je lis & apprécie les textes que Bertrand Colom sur Facebook. Pourquoi donc essayer de faire en moins bien ce que des gens plus qualifiés que vous font de manière excellente ? J’ai donc demandé à Bernard Collom, s’il m’autorisais à reprendre ses publications sur Bforborde. Ce à quoi il a aimablement consenti. Ce dont je le remercie confraternellement. Bonne lecture & bien sûr, allez donc le visiter en direct.

Bonjour la Cellule.

La société brésilienne Taurus nous propose depuis les années 1987-1988 un agréable petit pistolet chambré en 7,65 Browning , généralement inconnu du grand public et que l’on pouvait considérer comme un concurrent du CZ 83 tchèque, mais au fil du temps, tandis que le CZ prenait tous les feux de la rampe, le Taurus sombrait dans l’oubli.

Et pourtant…

Si on m’a reproché, à juste titre, de ne pas aimer les revolvers Taurus, avec lesquels je n’ai connu que des déboires, ce n est du tout le cas des pistolets de la marque, qui m ont toujours agréablement surpris .

Avant toute chose, précisons tout de suite que cette gamme des « PT 92 » est , comme son nom l’indique, une fabrication sous licence des pistolets Beretta de la famille des 92.
Tout le monde le sait ou l’aura remarqué, donc on sait tout de suite « sur quoi on avance ».

La fabrication sous licence des pistolets Beretta a toujours connu un petit temps de retard par rapport aux perfectionnements des modèles originaux italiens, que ce soit dans le design, l’emplacement du verrou de chargeur ou la sécurité automatique de percuteur par exemple.

Par contre, là ou Taurus était novateur, c’est en terme de formats, de finition, de matériaux puis, nous allons le découvrir, de calibres.

Vous désiriez acquérir un Beretta , mais vous le vouliez tout acier ? … ou en acier inoxydable ?

Vous pouviez alors, si vous pensiez que cela pouvait convenir , vous rabattre sur un modèle de la gamme Taurus qui proposait des tout aciers et des versions en acier inoxydable 5 ou 6 années avant Beretta, pour un prix avantageux .

Force de reconnaître qu’à l’usage, ils étaient solides, car ceux qui ont ont acquis pour du tir de loisir à l’époque les utilisent encore aujourd’hui.

Après évidemment, tout dépend des quantités de munitions que vous allez tirer et surtout des charges utilisées, mais je n’ai jamais eu l’écho d’usures prématurées et de casses de culasses inopinées .

En 1987, Taurus nous propose un nouveau modèle inspiré du modèle « Full Size », le PT57S, de dimensions légèrement plus réduites, disponible aussi en acier inoxydable, et chambré en 7,65 Browning.

Pourquoi ce calibre ?

Il était important pour Taurus de pouvoir fournir un modèle exclusivement destiné à la défense personnelle, agréable à porter, pour celles et ceux pour lesquels le calibre 9 mm Parabellum est soit interdit, soit considéré comme trop puissant, selon les pays et les conceptions.

Le 7,65 Browning a longtemps été considéré comme un excellent calibre de défense pour les personnels qui ne sont pas des spécialistes des armes, peu habitués et peu formés aux gros calibres.

Chez nous en France, le calibre 7,65 Browning était encore, en cette fin des années 1980, un calibre extrêmement courant dans la Police nationale (Unique Rr 51) et il le restera encore dans la Police municipale en parallèle avec les revolvers en .38 spl.

Le raisonnement de Taurus était simple, à cette époque, si vous vouliez un 7,65 Browning à double action et à grande capacité de chargeur, vous n aviez pas grand chose sur le marché, en dehors du CZ 83 qui raflait tous les marchés.

Taurus propose alors un pistolet pouvant contenir 15 cartouches de 7,65 Browning, et non 13 comme annoncé.

Attention, les cartouches de 7,65 Browning étant à gorge mais aussi à bourrelet, le fait de les empiler en grande quantité peut occasionner des soucis d approvisionnements, celles – ci se mettant légèrement de travers dans le chargeur, donc par soucis de fiabilité, Taurus recommande 13 cartouches, après à vous de voir et de faire des essais .

Ce pistolet est disponible avec une carcasse en acier ou en alliage léger, afin de satisfaire les deux écoles .

La prise en main est étonnante, car on a vraiment l’impression d’avoir affaire à une version compacte du Beretta 92 S.On y retrouve la même configuration des leviers, ici pas de sûreté manuelle qui désarme le chien mais une sûreté manuelle à abattre comme sur un Colt 1911, ce qui permet de porter aussi l’arme en « condition one », c’est à dire cartouche chambrée , chien armé et sûreté engagée .Les administrations françaises ne pourront jamais s’y résoudre , mais c’est une possibilité .

Attention, certaines premières séries ne possédaient pas de sécurité de percuteur, ce que le fabricant a ensuite intégré .

On comprend pourquoi ce pistolet ne pouvait pas connaître une carrière administrative chez nous, soit on le portait cartouche non chambrée, soit il fallait chambrer et rabattre le chien à la main pour pouvoir ensuite tirer en double action, intolérable dans des services administratifs !!!

Le verrou-poussoir du chargeur est hérité du Beretta 951, à la base de la poignée, ce qui est idéal pour les droitiers mais plus compliqué pour les gauchers, à moins de passer la main faible sous la poignée, de presser de l index et de laisser tomber le chargeur dedans.

L’arme est très agréable au tir, les coups s’enchaînent très rapidement, recul et relèvement étant très faibles.

Ce pistolet est une arme très valable pour celle ou celui cherchant une arme de loisir, en calibre 7,65 Browning (.32 ACP), économique, qu’il faudra alors privilégier en version tout acier avec sécurité automatique de percuteur, même si celle-ci durcit légèrement la qualité de la platine.

La société Kettner Metz en a vendu au début des années 1990, certains exemplaires, vendu à titre de défense à des particuliers aux professions exposées, remontent aujourd’hui à la surface et se retrouvent dans les stocks d’occasion des armuriers, ces autorisations n’étant plus renouvelées au fil du temps .

Si d’aventure vous en rencontrez un, ne boudez pas votre plaisir, si le calibre 7,65 Browning vous tente, c’est une arme à considérer .

Bonne journée à toutes et à tous… et bon 1 er Mai .

© Cellule de Mire, https://www.facebook.com/groups/Cellule.Mire/.

 

 

A Propos Jacques Borde

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