Accueil / Verbatim / Planète Trump (sic) : Un président aux mieux de sa forme & des sondages [2]

Planète Trump (sic) : Un président aux mieux de sa forme & des sondages [2]

| É-U | Trump Vs Deep State | Questions à Jacques Borde |

Cela fait un petit moment déjà, relocalisation oblige, que nous n’avions pas fait le point sur Trump & son administration. Où donc en est Donald J. Teflon Trump, dans ses choix & ses avancées ? Pas de bol pour le cloaca maxima démocrate, jamais le président des États-Unis n’a été aussi populaire & jamais ses résultats économiques aussi étincelants ; sans parle de l’Affaire Russe en train de devenir une Affaire… Mueller/Démocrates. Épisode 2.

| Q. Vous êtes en train de me dire que le ciel est réellement en train de se couvrir pour les Démocrates ?

Jacques Borde. C’est tout à fait ça. Et ce qui les qui attend pourrait être pire que ce qu’ils ont connu.

| Q. Au point où nous en sommes, qu’est-ce qui pourrait être pire ?

Jacques Borde. La question de l’antisémitisme, notamment.

Ainsi, depuis que Bernard Bernie Sander a acté1 sa candidature aux primaires démocrates, commencent à ressortir de vieux enregistrements qui ne l’arrangent guère quant à sa doxa personnelle suintant le gauchisme le plus rance. Sur ce point, il suffit à n’importe qui que cela intéresse d’aller jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux et la Toile.

Vous me direz Bernie est une vieille ganache de la gauche US. Certes, mais la nouvelle génération, n’est pas, comment dire, piquée des hannetons. Et virerait même à l‘islamo-gauchisme militant.

Ou comme l’a noté Eber Haddad, « L’antisémitisme est florissant chez les Démocrates et il est très agressif, pour l’instant verbalement mais il ne tardera pas à s’exprimer autrement. Les nouvelles députées musulmanes élues, Ilhan Omar et Rachida Slaib, en sont les fers de lance et en utilisant les vieilles techniques éprouvées, mais qui sont extrêmement efficaces et encore plus aux États-Unis, la victimisation. Selon Ilhan Omar les accusations d’antisémitisme contre elles sont tout simplement de l’Islamophobie. Donc on l’accuse d’être antisémite parce qu’elle est Musulmane !!! Et cette victimisation grotesque marche très bien. Les Juifs américains ne sont absolument pas préparés à se défendre de cet antisémitisme qui fleurit non pas dans les banlieues mais dans des endroits autrement plus stratégiques et plus dangereux, les universités, le show-business et la politique locale et nationale. Le parti Démocrate a endossé le maillot (étoile) jaune et se tient aux côtés de ses éléments les plus extrémistes de ce parti, Bernie Sanders, Juif antisémite qui sert d’alibi aux autres, Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar, Rachida Slaib, Beto O’Rourke et bien d’autres… les Juifs américains qui n’ont jamais connu le véritable antisémitisme, celui qui, au mieux, vous fait faire vos valises ou carrément vous réduit en cendres, n’ont pas la moindre idée de comment s’en protéger et surtout comment se défendre ».

Mais le plus angoissant pour les Démocrates, dans l’immédiat en tout cas, reste évidemment l’Affaire Felicity Huffman-Lori Lauglin, en ce sens qu’elle intéresse fortement les media mainstream et a peu de chances d’être enterrée comme d’autres précédemment. Ou comme l’a justement rappelé (si ma mémoire est bonne) Samuel Atlani sur sa page Facebook, Jews are news !

| Q. Un déballage très people quand même, est-ce bien sérieux ?

Jacques Borde. Oui. Mais nous n’en sommes qu’aux débuts d’une affaire très certainement à tiroirs. Donc attendons !…

Ensuite, dans le registre de ce qui est à, disons, donner en pâture aux media, Donald J. Teflon Trump, n’est pas le gaffeur impénitent que nous décrivent ses détracteurs. De jour en jour, il gagne en crédibilité. Hors de son électorat naturel, je veux dire. Désormais, jusqu’à 12% des Démocrates en sont à lui donner quitus de sa bonne gouvernance. Et 91% des Républicains, au passage.

Sinon, en bon commander-in-chief, Trump a révoqué, le 6 mars 2019, le décret qui obligeait la CIA à donner des informations sur les victimes civiles2 de ses frappes aéroportées dans le monde. Il a ainsi annulé une décision de son prédécesseur, B. Hussein Obama, à qui il avait été reproché de manquer de transparence quand il avait généralisé l’usage des drones pour des opérations antiterroristes menées aussi bien par les militaires que par les agences américaines de Renseignement. En clair, la CIA.

| Q. Techniquement, ça se présente comment ?

Jacques Borde. Oh, c’est très simple : le décret de Donald Trump révoque celui du 1er juillet 2016 qui exigeait du Director of Intelligence, le big boss de la communauté du Renseignement US un rapport annuel sur le nombre de victimes civiles causée par les frappes de drones en dehors des territoires considérés comme des zones de guerre.

Cette décision ne s’applique pas aux frappes menées par les agences dépendant du ministère de la Défense, qui continueront à publier un rapport annuel. Cela devrait donner plus de latitude à la CIA, sur laquelle Trump s’appuie de plus en plus pour ce genre d’opérations.

| Q. Pas nouveau ?

Jacques Borde. Non, mais il fallait bien, à un moment donné, clarifier les choses.

Mais, effectivement cette bonne vieille CIA joue le premier rôle dans les opérations antiterroristes depuis 2001, utilisant des drones pour frapper en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen. Les signalements de victimes civiles s’étant multipliés, en 2016 B. Hussein Obama avait finalement imposé à la CIA des procédures plus sévères pour limiter les risques de victimes collatérales, tout en s’appuyant davantage sur les militaires pour mener ce genre d’opérations.

Lorsque Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche en janvier 2017, les opérations de la CIA ont paru reprendre, avec des frappes de drones signalées notamment au Yémen ou en Libye.

Les lobbies libéraux (comprendre gauchistes) se sont immédiatement élevés contre cette décision de l’exécutif. « L’action de l’administration Trump n’est pas nécessaire et c’est un recul dangereux pour la transparence et la responsabilité lors de l’usage de la force et pour les victimes civiles qui en résultent », a notamment commenté Rita Siemion, de Human Rights First.

Bla, bla, bla ! Méprisable, stupide et sans intérêt !…

| Q. Vous parlez de drones, du Predator ?

Jacques Borde. En fait, plus tellement. Voire plus du tout.

Le must en la matière, ce serait plus la famille du General Atomics MQ-9 Reaper3. Le Reaper dispose de 6 points d’emport, dont deux humides4. Les pylônes intérieurs peuvent emporter une charge de 680 kg chacun, les pylônes centraux 270 kg et les pylônes extérieurs 90 kg. Un MQ-9 Reaper avec deux réservoirs supplémentaires de 450 kg de carburant chacun et 450 kg d’armement peut voler 42 heures d’affilée. L’armement emporté peut compter :

1- des bombes guidées laser GBU-12 Paveway II.
2- des missiles air/sol AGM-114 Hellfire.
3- des missiles air/air AIM-92 Stinger.

Par ailleurs, des tests sont en cours pour l’emport des GBU-38 JDAM. Avec le départ annoncé de la plupart des militaires américains déployés au Levant et le souhait exprimé par Donald Trump de retirer les troupes US d’Afghanistan, le rôle de la CIA pourrait grandir.

Évidemment, la CIA a son propre parc de drones de combat !…

| Q. Dernière question, si vous le permettez : Trump a du mal à convaincre avec sa demande de rapatriement des terroristes takfirî dans leurs pays d’origine. Il se plante, non ?

Jacques Borde. Oui et non. La question est plus compliquée que ça, en fait., c’est le moins qu’on puisse dire. Ainsi, pour la ministre de la Justice suisse, Karin Keller-Sutter, interrogée par la RTS, « Pour moi, la priorité reste la sécurité de la population et des forces de l’ordre suisses (…). Je préfère qu’ils (les djihâdistes) soient jugées sur place. Est-ce qu’on peut mettre en danger des Suisses pour rapatrier des gens qui sont partis de leur propre gré pour faire la guerre en Syrie et en Irak ? Est-ce que c’est possible de les juger sur place ? Récolter les preuves, avoir une procédure normale sur place, c’est déjà difficile… Alors, imaginez les tribunaux suisses qui, tout à coup, doivent juger un comportement qui s’est produit en Syrie ».

Idem pour une partie de la classe politique européenne. Ainsi, Thierry Mariani, invité sur France-info, a « fermement rejeté cette hypothèse (…). C’est dangereux pour la France. (…) Les Danois et les Britanniques ne les reprennent pas. Ils les laissent là où ils ont décidé d’aller. Ils sortiront de prison très rapidement. Les condamnations moyennes sont de 6 ans et 5 mois pour les 293 personnes jugées pour terrorisme ». Par ailleurs, « si nous avions des relations diplomatiques avec la Syrie, le problème des djihâdistes français pourrait être réglé, que les gens soient jugés là où ils commettent leurs crimes. C’est ce qui se passe avec l’Irak c’est ce qui devrait se passer avec la Syrie ! ».

À condition que les personnes en charge fassent leur devoir d’hommes d’État !

Pour conclure sur ce point, on rappellera qu’entre Guantanamo, où l’on traite la vermine takfirî à l’aune de ses crimes et de l’obtention nécessaire de renseignements, et les frappes aéroportées, l’Amérique, elle, sait gérer la question des Returnees en amont !…

Notes

1 Le 19 février 2019.
2 Ou prétendues comme telles.
3 Rarement un engin militaire a été aussi bien nommé. En effet, en anglais, Reaper, la Faucheuse, c’est l’allégorie de la Mort.
4 Permettant l’emporte de réservoirs supplémentaires.

 

A Propos Jacques Borde

Consulter aussi

1955, Rosa Parks. 2019, Élise Bencheikh : Des Civil Rights à la Charia, le recul… [1]

| Guerre Vs DA’ECH | Questions à Jacques Borde | 1955. En plein Deep South, …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer