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Le Juridisme forme avérée du Kulturkampf remplaciste ?

| Guerre Vs DA’ECH | Questions à Jacques Borde |

Le droit a toujours été une arme entre les mains de ceux qui savent s’en servir. Voire en abuser. C’est aussi, parfois mais pas toujours – tout comme la traite.négrière.2 mise en place par la gauche financiarisée & le Crime organisé immigrationniste – une activité particulièrement rémunératrice. Mais, à la lumière de quelques affaires récentes, posons-nous aussi la question : Le juridisme est-il aussi un forme avérée du Kulturkampf remplaciste génocidaire ?

« Ces hommes ont renoncé à la France et choisi la guerre contre les fondements de notre société. Ce sont des combattants qui ont massacré et sont jugés comme tels dans un contexte de guerre. Le logiciel du temps de paix et des intellectuels est inapplicable ».
Général de corps d’armée Bertrand Soubelet1.

| Q. Dites- donc, quitte à parler de droit : quelque minutes, pour présenter sa défense devant un tribunal à Bagdad, ça n’est pas un peu court ?

Jacques Borde. Une manière de voir les choses. Il est vrai que les otages brûlés vifs par nos Jound al-Khilafah2 ralliés à Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)3, dans leur cage de fer ont souffert plus longtemps…

Et, si on cessait de se lamenter sur ces ordures ?

| Q. Comment analysez-vous la plainte visant l’Union européenne et ses États membres à propos des milliers de migrants qui ont péri en Méditerranée  ?

Jacques Borde. J’ai vu ça, en effet.

Deux avocats, le Franco-Espagnol Juan Branco, et l’Israélien Omer Shatz, ont demandé lundi à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre l’Union et ses États membres pour crimes « contre l’humanité » en raison de la mort de milliers de migrants qui ont péri en Méditerranée, cherchant à fuir la Libye.

Ces avocats, tous deux basés à Paris, ont indiqué avoir transmis une plainte de 245 pages en ce sens à la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, connue pour son activisme en ces matières.

Pourquoi pas ? Ce qui me gène, c’est que cette approche est complètement biaisée. Dans leur affaire (sic), où sont :

1- le Crime organisé immigrationniste.
2- les ONG-pirates, se sucrant au passage.
3- la gauche financiarisée (espagnole en première ligne, à l’appétit d’une rare férocité) principale bénéficiaire, de ce côté-ci de la Méditerranée il s’entend) de cette traite négrière néo-barbaresque.

| Q. C’est au titre du Kulturkampf que vous assimilez vraiment le silence des féministes à de la complicité avec une entreprise terroriste...

Jacques Borde. Oui, la plupart du temps, sans hésiter. Surtout celles qui se taisent à des drames comme celui de Hind Nawaf marié de force, à… neuf ans à peine, à Muwaityah Abou-Bara al-Qahtani, l’assassin nazislamite de ses parents à Deir Ez-Zor. Comment peut-on garder le silence face à un telle abomination ? Ou, plutôt, à quel prix ces dames ont-elle bien pu monnayer leur silence et, ainsi, se prostituer corps et âme ?

| Q. Autre forme de droit : celui des peuples. Vous déniez tout droit aux Européistes de nous donner des leçons de démocratie ?

Jacques Borde. Mais, tout simplement, parce en l’Europe des 27, nous ne sommes plus en démocratie.

| Q. Et comme appeler alors le système sous lequel nous vivons ?

Jacques Borde. Les Anciens Grecs, qui les premiers surent nommer les choses, avaient un nom tout approprié pour le régime que nous subissons : Ploutocratie, de ploutos, l’argent.

Lisez donc ces lignes d’un ami internaute Hoàng Trận-Vận :

« En -593, Solon abolit l’esclavage pour dette à Athènes. Un citoyen endetté ne sera plus réduit à la servitude laborieuse, pour rembourser la dette à son créancier.
À Rome, on nommait cela le Nexum, sa liberté comme garantie lors de la contradiction d’un prêt. Le Nexum fut aboli par Appius en -312.
Ces pratiques étaient considérées comme indignes d’une société civilisée, en plus d’être un facteur de dissension et contraire à cohésion civique, que ce soit en démocratie ou en république.
États-Unis, 2019. Des étudiants sont obligés d’emprunter des sommes faramineuses pour pouvoir étudier dans les universités, privées, les plus prestigieuses.
Du fait des taux d’intérêt, ceux-ci se retrouvent rapidement en incapacité de rembourser. Les voilà obligés de multiplier les emplois, de vivre pour travailler, et non plus travailler pour vivre, pour, non pas rembourser la dette, mais payer les intérêts de cette dette.
Les voila donc littéralement asservis.
Leurs vies étant dédiées au labeur servile, servile car le fruit de leur travail est capté par un autre, qui vit de la servitude d’autrui.
Il y a un maître qui vit du travail gratuit de l’esclave.
Donc, soit la servitude, soit l’exil.
Bref, le libéralisme vient de réinventer l’esclavage pour dette, deux millénaires après sa suppression en Occident.
C’est beau le progrès. Bientôt en France ».

| Q. Ce fossé avec les Européistes est plutôt économique, non ?

Jacques Borde. Largement. Mais il tout autant juridique et politique, au sens large du terme. Et, malheureusement, ça n’est pas nouveau. Comme le note Éric Cusas, sur sa page Facebook :

« En s’autorisant à traiter de ‘nationalistes lépreux’ une partie de ses compatriotes et de ses partenaires européens, Emmanuel Macron est devenu le président qui divise aussi bien sur son sol qu’en Europe. L’arrogance, autrefois apanage de chefs d’État français, tels que Jacques Chirac (qui avait conseillé aux Polonais ‘de se taire’ à l’époque de la 2ème Guerre d’Irak) ou Nicolas Sarkozy (qui n’avait pas hésité à qualifier de ‘menteur’ le défunt président polonais Lech Kaczynski), atteint chez Jupiter un périlleux paroxysme.
En creusant le fossé entre l’Est et l’Ouest et en amplifiant les divisions en Europe entre ‘progressistes’ – figures quasi saintes du camp du bien – et ‘populistes’ – perçus comme les cerbères du camp du mal –, Emmanuel Macron risque de s’inscrire dans l’histoire comme le fossoyeur de l’Europe, lui qui rêve tant d’être son sauveur ».

| Q. Une affaire qui pourrait sombrer dans le juridisme le plus chaotique : celle de ce navire égyptien à qui Tunis refuse qu’il débarque des migrants secourus en mer ?

Jacques Borde. Effectivement. Le ravitailleur-remorqueur égyptien Maridive 601, qui a secouru 75 migrants (dont, paraît-il 32 mineurs), est coincé. Tunis se refuse à tout débarquement de qui que ce soit sur son sol.

Plusieurs points, en forme de questions, sont à noter dans cette affaire :

1- il existe donc, contrairement au propaganda staffel, de la gauche financiarisée européenne et des ses ONG-pirates, des ports sûrs plus proches que les nôtres de ce coté-ci de la Méditerranée. Pourquoi, les navires-passeurs de la traite.négrière.2 n’y vont jamais ? Parce que c’est mauvais pour leur business ?
2- un navire égyptien, a priori, ça peut aussi rallier un port… égyptien. Pourquoi s’enkyster sur la côté tunisienne ?
3- Quelle est l’attitude du Caire sur ce dossier ?
4- la position des Tunisiens est-elle conforme au droit maritime ?

En cas de réponse négative au point 4 : la solution est toute trouvée : couper toute aide à la Tunisie, jusqu’à ce que ce pays adopte une attitude plus conforme aux droits maritime et humanitaire

Fin du sujet.

| Q. Mais, parfois, ce juridisme que vous dénoncez confine plutôt à l’absurde, non ?

Jacques Borde. Oui. Vous pensez à quelque-chose de particulier ?

| Q. Oui, à la nouvelle série de HBO basée sur Tchernobyl, qui a vu une jeune actrice britannique se demander pourquoi la production n’avaient pas choisi plus de personnes de… couleur pour la distribution…

Jacques Borde. Oui. Je vois. Vous avez tort et raison à la fois.

Raison, parce qu’il est absurde de raisonner de la sorte. En effet, le manque de diversité raciale (sic) concernant la distribution ne tient pas. Une raison : l’Ukraine des années 1980 n’était pas connue pour son multiculturalisme et toutes les choses qui vont avec.

Pas (ou quasiment pas) de Noirs dans la série, parce que pas de personnes de couleur à Tchernobyl à cette époque-là.

Tort, parce que de toute évidence, le pataquès de Karla Marie Sweet, qui a tweeté qu’il y avait « tant de grands acteurs de couleur » au Royaume-Uni qui « auraient été extraordinaires » dans cette série, est soit :

1- une forme de stupidité rarement atteinte sur les réseaux sociaux.
2- une tentative, à la fois grotesque et pitoyable de de Karla Marie Sweet de booster sa carrière. Ce qui, ça lui apprendra, semble raté. Mais, rappelons à ce sujet cette série de la BBC où l’Achille de l’Iliade était campé par un acteur de couleur.
3- plus grave, un acte militant de la doxa remplaciste qui habite le vivier activiste indigéniste (sic) outre-Manche.

Karla Marie Sweet, concluait son propos en disant que l’affaire HBO-Tchernobyl donnait « l’impression que les personnes de couleur n’existent pas ».

Effectivement, a contrario d’esprits résolument supérieurs comme Aimé Césaire ou Mgr. Sarah, on peut dire que Karla Marie Sweet, intellectuellement, n’existe pour ainsi dire pas.

Pauvre petite chose !

Notes

1 Ex-numéro 3 de la Gendarmerie nationale.
2 Ou Soldats du califat. Terme officiel de DA’ECH pour qualifier ses combattants armés. Vient en droite ligne de Jound al-Khilafah fi Ard al-Jazair, groupe armé terroriste salafiste, qui s’est fait connaître par l’assassinat d’Hervé Gourdel. A fait scission d’AQMI (officiellement en septembre 2014) et prêté allégeance à DA’ECH.
3 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.

 

A Propos Jacques Borde

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