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Remplacistes VS Populistes : Qui, des deux, a plus le vent en poupe ?

| Europe / Asie | Géostratégie | Questions à Jacques Borde |

Sur l’échiquier mondial : les pièces du Grand jeu sont-elles en train de changer ? Partiellement, c’est indéniable. Au-delà d’une énième Guerre du Golfe vers laquelle s’avance à reculons un président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, qui n’y peut guère, l’autre grand (en)jeu serait la course à l’échalote mettant en lice, les tenants de la doxa remplaciste VS les Populistes. Avec ce lancer de dé qui en aura surpris plus d’un, la rencontre entre Aung San Suu Kyi et Viktor Orbán, élément pratiquement passé sous silence par les media municho-bruxellois. À se demander pourquoi…

| Q. Démarre un campagne insidieuse visant Rangoon et, je cite, la « violence bouddhiste ». Vous en pensez quoi ?

Jacques Borde. Pas insidieuse, ouverte, ourdie et délibérée. Du délire islamo-gauchiste pur jus, en fait.

Pour cette internationale nourrie au lait nazislamiste et les media à sa botte, tout doit être fait pour sauver la peau de leurs petits camarades du Harakah al-Yaqin-ARSA1, désormais espèce terroriste en voie de disparition au Myanmar où le pouvoir, associant l’ancienne opposante Daw Aung San Suu Kyi à l’establishment militaire représenté par Tatmadaw2, a su faire le nécessaire pour éradiquer la menace d’extermination qui pesait sur le peuple birman.

| Q. Pourquoi s’en prendre ainsi à la Birmanie ?

Jacques Borde. Il s’agit aussi d’une réaction pavlovienne de la bien-pensance droit-de-l’hommiste européiste à la rencontre entre Daw Aung San Suu Kyi, chef du gouvernement birman, avec le Magyarország miniszterelnöke3,Viktor Orbán4. Un de ses bêtes noires.

Le gouvernement hongrois a, d’ailleurs, publié une déclaration officielle à l’issue des pourparlers. Les deux dirigeants y convenant que les migrants (sic) étaient « l’un des plus grands défis pour les deux pays » et exprimant leur préoccupation mutuelle quant à « l’accroissement continu des populations musulmanes ».

Il n’est plus nécessaire de présenter Orbán qui donne des boutons à toutes gôôôches occidentales.

Daw Aung San Suu Kyi qui, en tant que conseiller d’État, dirige effectivement le gouvernement du Myanmar (ex-Birmanie), est accusée d’avoir présidé à ce que le Secrétaire général des Nations-unies, le controversé et incapable Antonio Guterres, a qualifié – de manière totalement exagéré selon moi et de l’avis sous le manteau de 99,99% des gouvernement de la région – de « nettoyage ethnique » des musulmans Rohingyas dans l’État birman de Rakhine.

Guterres oubliant, c’est ballot, de dire que ces mêmes Rohingyas ont, épaulé, aidé, approuvé et fourni le soutien logistique du Harakah al-Yaqin-ARSA, lorsque cette organisation nazislamiste ralliée à Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)5 a passé à l’attaque, massacrant à la pelle, civils, militaires, policiers bouddhistes et… musulmans non-Rohingyas.

Dès lors, Daw Aung San Suu Kyi Suu Kyi a rejeté la fantaisiste qualification onusienne de « nettoyage ethnique » et n’a pris aucune mesure contre le commandant en chef ou d’autres officiers supérieurs de Tatmadaw. À juste raison selon moi.

| Q. Pourquoi ?

Jacques Borde. Par ce que :

Primo, les allégations du machin et de son secrétaire général, le comique-troupier Guterres, sont totalement fantaisistes et sont tout ce qu’on voudra sauf des preuves.

Secundo, le Myanmar n’est pas une possession territoriale soumise au bon vouloir de l’ONU et de ses apparatchiks. Nous ne sommes plus au temps des mandats coloniaux imposés à torts et à travers.

Tertio, on ne vire pas des militaires qui ont si bien accompli la mission qui leur était confiée : sauver le pays de la tentative d’extermination projetée par les Kamiz brunes du Harakah al-Yaqin-ARSA.

Même si comparaison n’est pas raison, c’est un peu comme si le Conseil de la Résistance (CNR) avait renvoyé le Général pour les morts liées à l’Épuration dans la foulée de la Libération du territoire national.

| Q. Mais pourquoi parler ainsi de « violence bouddhiste » ?

Jacques Borde. Pour plusieurs raisons, mais qu’il s’agit de replacer dans leur contexte régional, sinon nous n’y comprendrons rien ! Surtout lorsque nous parlons de la Birmanie.

1- les Bouddhistes, dans la sous région, sont depuis toujours les victimes toutes désignées de la terreur takfirî lorsqu’elle s’exprime. À ce titre, ils ont payé un prix très lourd aux violences des groupes armés nazislamistes.
2- les Bouddhistes, en bonne entente avec les forces de sécurité ont donc mis en place de sévères mesure d’autodéfense pour leurs lieux de prière, de rencontre et leur communauté. Comme ces mesures ont été assez efficaces, tout ce que la planète compte de proxys et de soutiens de la doxa takfirî se sont cru obligés de hurler contre ces salauds de Jaunes ayant le culot de ne pas se laisser massacrer à outrance et en silence par de gentils fidèles de la religion d’amour, de paix, etc. !
3- les images montrent assez bien que les Bouddhistes, clercs en tête, ont eu accès à suffisamment d’armes pour se défendre.

Ensemble de faits qui, pour les tenants de la doxa takfirî et du Crime organisé immigrationniste pose un sérieux problème existentiel…

| Q. Lequel ?

Jacques Borde. Celui de leur parfaite imperméabilité au concept même de patriotisme et d’union nationale.

C’est tout le problème de ces gens-là, ils ne peuvent pas comprendre que – dans un pays, ici le Myanmar – des personnes s’étant combattu politiquement aient pu faire le choix de se rassembler, de faire taire leurs différences, parce que leur patrie était en danger.

Eh oui. Au Myanmar ont su s’unir :

1- une ancienne opposante chouchoutée par Londres, Aung San Suu Kyi.
2- l’establishment militaire représenté par Tatmadaw, ou odieuse junte (sic) dans le charabia médiatique germanopratin.
3- un clergé bouddhiste ne tendant pas la joue à chaque offense.

D’où ces images de moines bouddhistes disposant d’armes visiblement neuves, tirés des arsenaux d’État.

| Q. Pensez-vous que cette campagne, passablement raciste, ait un avenir ?

Jacques Borde. Je n’y crois guère. Les temps ont, tout simplement, changé :

1- les Birmans ont gagné leur 1ère guerre contre la terreur takfirî. Les aléas des perdants, qui ont choisi de se retirer au fils des combats in fine n’intéressent pas grand-monde. Et c’est très bien comme ça.
2- le modus operandi de la remigration, n’est donc plus un simple fantasme d’intellectuel mondain, cloué au pilori par les intelligentsia droit-de-l’hommistes et remplaciste, mais une praxis qui se répand.

| Q. Jusqu’où et jusqu’à quel point ?

Jacques Borde. Les États-Unis – pas un petit joueur sur la scène internationale, convenez-en – vont commencer la semaine prochaine le processus d’expulsion de « millions » de sans-papiers arrivés illégalement dans le pays. C’est du moins ce qu’a annoncé, le 17 juin 2019, le président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump.

Cf. « La semaine prochaine l’ICE6 va commencer à expulser les millions d’étrangers illégaux qui sont entrés de manière illicite aux États-Unis » et ceux-ci « seront renvoyés aussi rapidement qu’ils arrivent »7.

Trump précisant que le Guatemala était « prêt à signer un accord » selon lequel les migrants (sic) entrant sur son territoire auront l’obligation de demander le statut de réfugiés sur place plutôt qu’aux États-Unis.

Plus tôt, l’administration Trump a confirmé que les États-Unis ne fourniront plus de nouvelles aides financières aux pays d’Amérique centrale tant que ces derniers ne mettront pas en œuvre des « actes concrets pour réduire le nombre de migrants clandestins qui arrivent à la frontière américaine ».

Pour l’année budgétaire 2018, 370 M$US d’aides initialement prévues vont être affectés à « d’autres priorités de politique étrangère », a précisé le US Department of State. Et, concrètement, toutes les futures aides dépendront des « avancées » dans le dossier des flux migratoire.

Comme cela a été souligné sur la Toile, si Trump est en train de mettre en place la politique migratoire que l’Europe aurait dû depuis longtemps initier, est-il normal que des pays africains soutenus à bout de bras par l’aide européenne refusent de reprendre leurs ressortissants ?

Quant au Myanmar, il y a fort peu de chance que la diplomatie US vienne lui chercher des poux dans la tête.

Reste l‘usine à gaz onusienne.

Sans doute, celle-ci avant de donner des leçons à autrui, pourrait-elle faite le ménage en son sein : entre détournements de fonds, gabegies, assassinats et abus sexuels en tous genres, son Secrétaire général Guterres aurait largement de quoi occuper ces journées !…

Notes

1 Ou Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), mouvement terroriste takfirî lié à DA’ECH et dirigé par Ataullah Abou Ammar Jununi..
2 Ou Forces armées de la République de l’Union du Myanmar. Placées sous l’autorité du ministère birman de la Défense, elles se composent comme suit : Tatmadaw Kyee (armée de Terre), Tatmadaw Yay (marine), Tatmadaw Lei (armée de l’Air), Myanmar Yae Tat Phwe (police militaire), et des Na Sa Kha (Forces frontalières).
3 Premier ministre hongrois.
4 Primus inter pares du Fidesz-Magyar Polgári Szövetség (Fidesz-MPSZ).
5 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
6 Ou Immigration & Customs Enforcement (ICE), branche douanière et de contrôle des frontières du US Department of Homeland Security (DHS).
7 Cf. « Next week ICE will begin the process of removing the millions of illegal aliens who have illicitly found their way into the United States. They will be removed as fast as they come in. Mexico, using their strong immigration laws, is doing a very good job of stopping people… ».

 

A Propos Jacques Borde

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