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L’Après Sea Watch-3 : Quel Agrippa, pour les Bataille d’Actium.2 à venir ?

| Rome Vs Pirates | Questions à Jacques Borde |

La leçon de l’après-Sea Watch-3 va être dure pour certains. Car si, assurément, le Sea Watch-3 avait un commandant à son bord, la décidée (au point de foncer sur la frêle vedette de police qui lui barrait la route) Carola Rackete, on est en droit de se demander, si côté romain – SEIZE jours pour UNE arrestation, au-delà du cafouillage, c’est un peu nous prendre pour des truffes, ! – quelqu’un était réellement aux commandes. Du coup : Faute d’Agrippa à la manœuvre, la Bataille d’Actium.2 tant attendue n’a pas eu lieu. Or, déjà un autre navire-pirate (des Espagnols de Proactiva Open Arms) fait chauffer ses moteurs au large de la Libye, prêts à y prendre sa livraison de clandestins. Alors, Romains ! Moins de phrases,  plus de muscles & de rigueur…

« Dis te minorem quod geris, imperas »
(Romain, c’est parce que tu crains les dieux que tu es le maître de la terre).
La Cité antique, Livre III : La cité, Chapitre XVI : Le Romain, l’Athénien, Fustel de Coulanges.

« … résumons l’histoire du SeaWatch. Un bateau battant pavillon hollandais, à qui personne n’a rien demandé, s’en va patrouiller au large de la Libye. Là, il trouve des types sur une embarcation de fortune, qui sont là, justement parce que le Sea Watch est là et qui ne se seraient jamais jetés à la mer sans avoir l’assurance d’être recueillis. Sur ce, le bateau hollandais, non seulement, ne les ramène pas sur la côte la plus proche comme il le devrait, c’est à dire, la côte nord-africaine, mais il veut absolument les déposer en Italie, pays avec lequel il n’a rien à voir puisqu’il bat pavillon hollandais et qui n’est pas non plus le plus proche du lieu du recueil. A se demander si l’objectif ne serait pas juste de se servir des migrants pour emmerder Salvini qui n’est pas du bon bord… ? ».
Pierre Duriot, sur sa page Facebook.

| Q. Fratelli d’Italia qui propose la destruction systématique des navires-passeurs saisis…

Jacques Borde. Excellente proposition, en effet. La présidente de Fratelli d’Italia (FdI), Giorgia Meloni – la seule à avoir une approche logique et, surtout, complète sur la question, soit dit en passant – ajoutant même que c’est là « … la vraie seule solution à l’arrogance de certaines ONG. Voyons combien d’autres navires vont acheter George Soros ».

Elle n’a pas tort. Une guerre, et c’est exactement ce à quoi se livre la Triplice constituée par le Crime organisé immigrationniste, la gauche financiarisée européiste et la terreur takfirî au premier rang de laquelle Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)1, ne se fait pas sans logistique ni moyens. Le nerf de la guerre diront certains. Alors, oui : Meloni a raison, Rome doit frapper l’ennemi au portefeuille. Et pas par de petites amendes comme celle qui attend, sans doute, Carola Rackete. Et que paiera sans barguigner le lobby antinational mandaté en ce sens.

D’ores et déjà, la collecte de fonds lancée par deux vedettes de la TV allemande pour Carola Rackete, avait dépassé les 438.000 € en milieu de journée, dimanche 30 juin 2019.

Au bout de trois, quatre navires-pirates envoyés par le fond – ou offerts aux Gardes-côtes libyens, ce ne sont pas les options qui manquent – on verra qui veut encore jouer dans la cour des grands.

En attendant, comme l’a parfaitement souligné Thierry Ferjeux Michaud-Nérard, « le terrorisme humanitaire anarcho-gauchiste révolutionnaire est complice du fait que plus de 12.000 personnes sont mortes en Méditerranée centrale, en tentant de rallier l’Europe depuis la Libye, ce qui, d’après l’ONU, en fait la route migratoire maritime la plus meurtrière au monde »2.

| Q. Je vous trouve bien critique vis-à-vis de Salvini dans l’affaire du Sea Watch-3 ?

Jacques Borde. Je juge les politiques à leurs actes, pas à leur babil. Sinon, ça serait trop facile.

Dans le cas du navire-passeur et ses proxys islamo-gauchistes du Crime organisé immigrationniste, il aura fallu SEIZE jours à l’administration Conte pour se décider et procéder à UNE arrestation. Mazette ! Si ça, ça vous fait rêver, je vous laisse à vos songes.

Certes, comme me l’a fait remarquer un internaute, le bateau, sous pavillon hollandais pouvait rallier les Pays-Bas en en 17 jours. Les Italiens ont-ils joué la montre ? Franchement, je n’y crois guère.

Quant à l’efficacité et la tonicité (sic) des services concernés, écoutez donc les propos d’un des policiers qui se trouvait à bord de la vedette de police chargée d’empêcher le Sea Watch-3, d’accoster : « Nous nous sommes mis devant pour l’empêcher d’entrer dans le port, mais rien (…). Si on était restés sur le chemin, [le Sea Watch] aurait détruit la vedette ».

Pas vraiment la Bataille d’Actium3, ni de Marcus Vipsanius Agrippa pour arrêter le Sea Watch-3, c’est le moins qu’on puisse dire…

Là encore, pas la faute de l’équipage de la vedette. Et toujours la même question : le ministre italien de l’Intérieur n’a que ça sous le coude pour assumer sa fonction et faire plier ses adversaires ?

| Q. Mais Carola Rackete est enfin arrêtée ?

Jacques Borde. (Éclat de rire) C’est bien la moindre des choses : cette folle a failli couper en deux une vedette de la Guardia di Finanza (GdF)! Et, alors, ça change quoi, quant au fond, vous pouvez le me dire ? À noter que la dame était tordue de rire à son arrivée au poste de police. Encore une que le moulin à parole officiel ne terrifie guère. Ce qui, quelque part est logique dans un pays de droit5 comme l’Italie, où Carola Rackete, vous le verrez, ne risque pas grand-chose .

Pour l’épisode suivant qui se profile, on a déjà le navire-pirate des Espagnols de Proactiva Open Arms patrouillant au large de la Libye, prêts à y prendre sa livraison de clandestins et aussi peu impressionnés qu’on puisse l’être par le discours (au sens de tension dialectique, je veux dire) de Salvini.

« Si je dois payer par la prison ou par une amende le fait de sauver les vies de quelques personnes, je le ferai » a, d’ores et déjà, averti Oscar Camps, le fondateur de l’ONG.

| Q. Et le Sea Watch est aussi placé sous séquestre…

Jacques Borde. Oui. Mais ces premiers avis sont, trop souvent, cassés par une magistrature pro-immigrationniste.

Cette manière de vouloir siffler la partie avant la fin semble être un des marqueurs de Matteo Salvini. Désolé, mais tout ceci manque cruellement de sérieux.

En revanche, qu’y pourrait l’indolente magistrature italienne si les Sea Watch, Aquarius et autres navires-pirates du même acabit, étaient systématiquement envoyés par le fond au large de Tripoli ?

| Q. Diriez-vous, qu’en cette affaire, Salvini fait trop le show politique ?

Jacques Borde. Non, c’est naturel. Ce que je reprocherai au vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, c’est, parallèlement, ne pas mettre suffisamment les moyens en accord avec ses paroles. Et, clairement, dans la crise des navires-passeurs de n’avoir pas été assez proactif. Comment n’avoir eu à disposition pour barrer la route au Sea Watch-3 que cette ridicule embarcation de la la Guardia di Finanza ?

Beaucoup de mots et trop peu de résultats. Pour le reste, et d’une manière générale, c’est le propre des gouvernements de se payer de mots. Y compris dans leur lutte contre la terreur takfirî.

| Q. Les Italiens, vous voulez dire ?

Jacques Borde. Non, tout le monde. En Irak, l’Ayatollah Ozma (grand ayatollah) Sayyed Ali al-Husseini al-Sistani, en des huit Marjaʿ taqlīd6 chî’îtes actuellement reconnus, et son entourage ont reproché au gouvernement de s’intéresser davantage aux considérations politiciennes qu’au combat contre les extrémistes.

« Nous avons averti que la bataille avec DA’ECH n’était pas terminée, même si l’organisation a été cassée », a notamment déclaré Abdel Mahdi Karbalaï, considéré comme le porte-parole de l’ayatollah Sistani. « Il est erroné de se préoccuper des élections et des alliances, et d’ignorer la nécessité d’éliminer les terroristes et d’assurer la protection et la sécurité. Il faut améliorer le Renseignement et l’effort militaire » a-t-il averti lors de son prêche de vendredi (30 juin02019) à Kerbala.

Et pour le ministre italien de l’Intérieur, avoir de vrais moyens, des bateaux sous ses ordres, pour combattre efficacement les navire-pirates de la Triplice immigrationniste et remplaciste. Sinon, il est à craindre que les Taliban de l’accueil, comme les appelle Matteo Salvini, continuent de lui casser les c…es de plus belle !…

| Q. Mais à quels moyens faites-vous référence ?

Jacques Borde. Oh, c’est très simple, les bâtiments de guerre de la Marina militare.

Notez que ce week-end, un navire de la Marine royale marocaine n’a pas eu les pudeurs glaireuses qui agitent nos esprits occidentaux. Face à un pirate transportant des clandestins qui prenait la tangente : un tir ! Un mort et trois blessés. Au moins.

Toutes mes félicitations aux artilleurs de marine marocains !…

| Q. Plus généralement diriez-vous que les politiques n’ont pas été assez à la hauteur dans cette affaire ?

Jacques Borde. Oui. Mais c’est général à toute l’Europe, en fait. Hommes et femmes politiques (sic) sont rarement à la hauteur de quoi que ce soit.

Concernant l’Italie, plusieurs choses :

1- désolé de me répéter, mais j’ai toujours autant de mal à comprendre comment un ministre d’État peut passer autant de temps sur des plateaux TV et aussi peu à réunir les moyens nécessaires à l’action de ses hommes sur le terrain.
2- comment, deux militaires italiens qui ont défendu un navire contre des pirates, comme leur fait obligation leur fonction, attendent le résultat d’un procès inique, depuis des années,
3- comment, se fait-il que ces hommes d’honneur aient été abandonnés de la sorte, sans pouvoir compter sur le soutien de la classe politique, des institutions, de la haute fonction publique et des faiseurs d’opinion.
4- a contrario, comment une étrangère, enfant gâtée, soupçonnée d’actes de piraterie et de traite humaine et qui a motu proprio violé les lois maritimes et embouti une vedette militaire pour favoriser l’entrée de clandestins, peut-elle voir se mobiliser en sa faveur ces mêmes parlementaires, organismes, journalistes, etc, qui on fait défaut à deux officiers de marine ayant simplement fait leur devoir ?

Quant au sort fait à Carola Rackete, ça commence très fort : dans l’attente d’être présenté à un juge à Agrigente, pour, notamment, faits d’aide à l’immigration clandestine et de résistance à un navire de guerre, la Miss a été placée aux… arrêts domiciliaires.

Bouh, tremblez ennemis de l’invincible Rome !…

Notes

1 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
2 Dreuz.info,
3 Bataille navale du 2 septembre de l’an 31 av. J.-C. dans le cadre de la dernière Guerre civile de la République romaine. Elle se déroule près d’Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le Golfe Ambracique, au sud de l’île de Corfou. La bataille met aux prises les forces d’Octave et celles de Marc Antoine et Cléopâtre. Elle voit la victoire d’Octave et marque la fin de la guerre civile. Par son ampleur et ses conséquences, la Bataille d’Actium est généralement considérée par les historiens comme l’une des batailles navales les plus importantes de l’histoire.
4 Police douanière et financière italienne.
5 Sauf pour les victimes et les forces de l’ordre.
6 Ou Marjaʿ dīnī en arabe. Soit Source d’imitation.

 

A Propos Jacques Borde

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