Accueil / Focus / Comment mourir en Zone de Non-droit &/ou de Charia !

Comment mourir en Zone de Non-droit &/ou de Charia !

| France | Racisme | La Rédaction |

Mamoudou Barry avait une trentaine d’années. Il est décédé de ses blessures samedi, 20 juillet 2019, à Rouen. Il a été battu à mort par un groupe de supporters (sic) algériens, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

« Pris pour un Sénégalais, mon grand frère a été tué par des supporters algériens avant-hier à Rouen en France. Il venait de soutenir sa thèse de Doctorat en fiscalité avec une mention très honorable, félicitations du jury et autorisation de publier en l’état. Encore un autre crime de haine et de racisme ».
Elhadj Ibrahima Barry, Senior Legal Adviser of the Private Investments Promotion Agency of the Republic of Guinea.

Ce jeune docteur en droit de l‘Université de Rouen était membre du Laboratoire du Centre Universitaire Rouennais d’Études juridiques et spécialiste des questions fiscales, minières, douanières, pétrolières et gazières de l’Afrique francophone. Il doit son funeste destin au simple fait d’avoir été identifié comme Sénégalais (sic) par un groupe de supporters (sic) algériens.

Selon les témoignages recueillis par ses proches, après avoir crié à l’« extermination des Noirs », soit une qualification nettement raciste, la horde de ses agresseurs lui a fracassé le crâne devant sa femme et lui a écrasé la nuque à même le sol, sur le bitume et sous les hurlements de son épouse, menacée du même sort par les meurtriers. Selon ces mêmes témoignages, le forfait commis, c’est très tranquillement que leurs auteurs sont repartis, sans que personne n’intervienne. Nous sommes dimanche.

Contactée par les amis de Mamoudou Barry, ses proches et collègues, la presse est majoritairement silencieuse sur ce meurtre clairement raciste. Pire, d’aucuns parlent de débordements commis dans des « proportions tout à fait classiques » et de « rassemblements festifs ». Aucun media, n’a, évidemment, retenu la qualification raciste des faits.

Le zigzag permanent entre les faits continue. Même au milieu d’une guerre thermonucléaire, certains continueront à cuisiner tranquillement. La tenaille identitaire vous pince la bouche. Vous devriez la jeter aux ordures et la troquer avec une bonne vieille conscience humaine et un peu de bon sens.

À ce stade, il semblerait que les forces (dites de) l’ordre n’ont procédé à aucune interpellation.

Quelle honte.

 

A Propos Jacques Borde

Consulter aussi

Terrorisme au Burkina Faso : Nébuleuse rauferienne ou Pétaudière ?

| Guerre Vs DA’ECH | La Rédaction | En assez peu de temps finalement, le …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer