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« Captain Rackett », etc. Vs Salvini ! La Copie reste à revoir… [2]

| Italie Vs Traite négrière.2 | Questions à Jacques Borde |

Une guerre, généralement, ne finit que si un des camps jette le gant. Ou, que les buts de guerre (affichés ou occultés) en sont, peu ou prou, atteints par les belligérants. Je dis LES parce qu’une guerre peut parfaitement avoir DEUX vainqueurs. Ce fut le cas de la Guerre d’Octobre (1973) entre Jérusalem & Le Caire, où ces deux-là, purent, à juste raison estimer avoir atteint leurs buts de guerre respectifs. Coté hiérosolymitain : avoir confirmé sa suprématie régionale & raccompagné les troupes égyptiennes à leur point de départ. Côté égyptien : avoir (après négociations post-conflit) récupéré ses territoires perdus & obtenu une VRAIE paix avec Israël. Paix qui dure toujours. Quelle fin aura la lice qui oppose, durablement n’en doutons guère, Rome à : 1- son propre Deep State. 2- le Crime organisé immigrationniste. 3- l‘imperium européiste bruxello-merkelien. 4- la gauche financiarisée esclavagiste ? Il est, évidemment, trop tôt pour le dire. Dommage, mais c’est comme ça ! Épisode 2.

« Sur la mission militaire Sophia, le ministre de la Défense Trenta a les idées très confuses, ou fait semblant de les avoir. Ça vaut la peine de se souvenir de la façon dont les choses se sont passées. Avec la mission Sophia, par la volonté des gouvernements PD, les navires militaires de toute l’Europe ne contraient pas l’immigration illégale ou les activités des ONG, mais ils transportaient directement les clandestins en Italie (50.000 en quelques mois). Quand (à juste titre) avec Salvini, l’Italie a enfin demandé que chaque État accepte les migrants embarqués sur leurs navires militaires, l’Allemagne et les autres États se sont retirés (ils sont tous accueillants avec les ports des autres). Les États Européens ont cependant réaffirmé leur disponibilité à réactiver les opérations si elles sont faites pour arrêter vraiment l’immigration irrégulière plutôt que pour la soutenir. En d’autres termes, les États européens disent ce que Fratelli d’Italia (FdI) soutient depuis toujours : les navires militaires doivent être utilisés pour faire le blocus naval, pas pour favoriser l’activité des passeurs. Si l’Italie veut éviter d’être isolée en Europe, reprenez ce qui a été suggéré lors du Conseil européen informel de Malte de 2017 : un blocus naval européen pour arrêter les départs et les morts en mer. Mais il faudrait un ministre de la défense moins imprimé… ».
Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia (FdI),

| Q. Vous parliez de mains à l’ouvrage et généreuses : lesquelles ?

Jacques Borde. Toujours les mêmes, plus ou moins. À côté des gestes comme ceux de la Ville de Paris, vous avez la pompe à fric habituelle de cette machine bien huilée qu’est la traite humaine : Iuventa, Sea Watch, sont des bateaux d’ONG allemandes avec des capitaines de nationalité allemande. Et, selon certaines sources des Renseignements allemands, un soutien de la Bundeskanzlerin1 Angela D. Merkel, à la capitaine du Sea Watch-3, Carola Racket ne serait pas à exclure. Rappelons que le paternel de la donzelle est dans le business des armes. Ce qui implique, tout naturellement, des liens avec le pouvoir fédéral.

Alors…

| Q. Mais, pourquoi un tel engagement ?

Jacques Borde. Pour, notamment, les raisons suivantes :

1- le camp européiste a parfaitement analysé et compris le rôle de l’Italie sur ce front de trafic et de djihâd qu’est la Méditerranée. Même si, ne nous faisons guère d’illusions, les grands aéroports européens sont des portes d’entrée tout aussi efficaces, voire plus, pour la traite négrière.2 mise en place par la gauche financiarisée : Charles-de-Gaulle, Francfort, Bruxelles, etc., ce ne sont pas les points d’entrée qui manquent. Sans parler de la route.
2- Les ONG proxys du Crime organisé immigrationniste et de la gauche financiarisée esclavagiste ont compris l’intelligence médiatique qu’il y avait à utiliser et mettre en avant des jeunes femmes pour importer illégalement leur main d’œuvre en Europe. Ainsi, de Pia Klemp à Carola Rackete, un vaste réseau lié aux économies de l’Europe du Nord, mais également aux haciendas latifundiaires de la gauche financiarisée ibérique, fonctionne ainsi depuis des années.

Business is business. Et la traite humaine, pour ces gens-là, c’est avant tout un business. Et, actuellement, la menace la plus pesante sur leur business de négriers, c’est bien le vibrionnant vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini. Même si son action reste, à la fois, relativement désordonnée et insuffisamment efficace.

Pour le bateau Iuventa de l’ONG Jugend Rettet nous avons la Kreuzberger Kinderstiftung, organisation sous contrôle du Jugendamt, qui a acheté le Iuventa avec l’aide de Greenpeace.

Classique.

Pour le Sea Watch-3, apparaît donc Carola Rackete, fille d’un conseiller en vente… d’armes. Qui, curieusement ne lui tient absolument pas rigueur de ses engagements.

De la Kreuzberger Stiftung au business des armes via l’importation d’êtres humains, nous avons là le cercle très fermé de cette affairisme prospérant sur la misère humaine. À rappeler, et on se demande bien pourquoi, Carola Rackete a obtient le soutien officiel du très SPD Staatsminister de l’Auswärtiges Amt (AA)2, Heiko Maas. Et du Bundespräsident3 Frank-Walter Steinmeier (lui aussi social-démocrate) qui a exigé la libération sans conditions de Carola Rackete. Ce qui était plutôt osé pour quelqu’un n’ayant pas, officiellement du moins, accès au dossier.

| Q. Mais ce qui est bon pour l’économie est bon pour le pays. Comme chez votre ami Trump, non ?

Jacques Borde. Le legitimate business, oui, évidemment. Le sale, comme la traite négrière.2, non !

| Q. Mais l’Allemagne, c’est du legitimate business

Jacques Borde. Pas toujours. À une époque, des groupes comme Siemens utilisaient des déportés dans camps de la mort. Désormais, les mêmes, ou presque, nous font le coup du « Ach ! Nous foulons du migrant, Bitte ». Serions-nous passés des trains qui amenaient la main d’œuvre à exploiter, aux navires-passeurs suréquipés – par qui et à quel prix – ?

Vous comprendrez, tout de même qu’une certaine prudence s’impose et que des questions puissent être posées !…

| Q. Donc, à vous entendre, ce seraient les pays d’Europe du Nord, qui sont le deux ex machina du tsunami migratoire ?

Jacques Borde. Oui et non. C’est plus compliqué que ça. En fait, le virus immigrationniste et droit-de-l’hommiste, bien qu’intellectuellement une invention (et rien d’autre) française, c’est un peu comme les Animaux malades de la peste du fabuliste, tous en sont atteints.

Donc les responsabilités sont à partager entre beaucoup et à des degrés divers. Ensuite, vous avez ceux qui en sont les principaux diffuseurs. En clair :

1- l’Allemagne merkelienne, la pousse-au-crime en chef.
2- et la France, celle de Sarkozy. Qui, avec son compère Cameron, s’est jeté à la gorge de la malheureuse Libye.

| Q. Çà commence à dater votre truc, non ?

Jacques Borde. Pas sûr. Permettez-moi de vous citer ce qu’a répondu Matteo Salvini à des journalistes qui lui demandaient qui pouvait être derrière l’actuel chaos libyen :

« Évidemment, il y a quelqu’un derrière [les combats actuels] » avait lâché le ministre italien de l’Intérieur, « Cela n’arrive pas par hasard. Ma crainte, c’est que quelqu’un, pour des motifs économiques nationaux, mette en péril la stabilité de toute l’Afrique du Nord et par conséquent de l’Europe (…). Je pense à quelqu’un qui est allé faire la guerre alors qu’il ne devait pas le faire. À quelqu’un qui fixe des dates pour les élections sans prévenir les alliés, l’ONU et les Libyens ».

Propos qui faisaient écho à ceux tenus par le ministro 5Stelle della Difesa4, Elisabetta Trenta, qui, le 3 septembre 2019, avait rappelé la « … responsabilité » de la France en 2011. « Il est indéniable qu’aujourd’hui ce pays se retrouve dans cette situation parce que quelqu’un, en 2011, a privilégié ses intérêts ».

Quant à la question des journalistes demandant à Matteo Salvini s’il estimait que la Libye constituait un « lieu sûr » pour les migrants secourus en Méditerranée, la réponse est courte mais glaçante : « Demandez à Paris ».

[À suivre]

Notes

1 Chancelière fédérale.
2 Ministre allemand des Affaires étrangères.
3 Ou président fédéral allemand.
4 Ministre italien de la Défense.

 

A Propos Jacques Borde

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