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Dur Métier que celui de policier ! Deux exemples hors polémique «Gilets jaunes» !

| Occident | Société| Questions à Jacques Borde |

Assurer l’ordre & la sécurité des citoyens n’a jamais été chose facile. En démocratie, depuis qu’un certain Dracon eût réussi à l’extirper des mains vengeresses des génè – & n’en déplaise aux étroits du bulbe de la bien-pensance vomie par la gauche systémique planétaire – il existe bien une violence policière, puisque la cité, le regnum, la Res publica ont successivement et/ou aux cotés les unes des autres, hérité de cette fonction régalienne. Ça, c’est la théorie. La réalité complique parfois, très souvent même, les choses. Alors, Deux exemples hors polémique Gilets jaunes, pour tenter de mieux comprendre les choses & ne pas faire des policiers des boucs émissaires trop faciles à montrer du doigt & permettre ainsi de ne pas s’intéresser aux vrai responsable : le politique

« Alors surgit Dracon. Un homme sut accomplir en quelques mois l’œuvre où depuis de longues années peinait vainement tout un collège. Il laissa un nom sinistre et redouté, parce qu’il arma l’État de la puissance judiciaire ; il passa pour un législateur sanguinaire, parce qu’il s’efforça de mettre fin à l’effusion du sang. Les guerres civiles étaient un enchaînement de guerres privées où les génè se lamaient les uns contre les autres avec toutes leurs forces. Pour pousser la partie lésée à s’adresser aux tribunaux, Dracon détermine les conditions du recours à la vengeance ou à la composition. Pour désagréger les groupes familiaux, il distingue dans chacun d’eux des cercles de parentèles plus ou moins proches, et même, dans certains cas, il exige des parents appelés à prendre une décision qu’elle soit prise à l’unanimité ; il fait appel dans le génos à l’individualisme… ».

La Cité Grecque1, Gustave Glotz, p. 420.

| Q. C’est quoi ce débat sur le port d’armes accordé au magistrats et pas aux policiers, en Italie ?

Jacques Borde. Beaucoup de confusion en fait, j’en ai peur.

À la suite de la mort du vice-brigadier Mario Rega Cerciello, poignardé à mort par deux toxicos américains, a été relancé le débat sur le porto de armi et le porto sans licenza (si j’ai bien saisi) accordé aux – à certains, pas tous – magistrats pour avoir sur eux, semble-t-il, une arme de leur choix. Ce, alors que Carabinieri, policiers sont limités au port de leur arme de service, le lourdingue (et pas transcendant, je vous l’accorde) Beretta 92F. Arme relativement dépassée de nos jours. Mais très sûre et fonctionnelle.

Le souci est que le vice-brigadier Mario Rega Cerciello, avait choisi, hors-service, de ne pas s’encombrer de son Beretta 92F. Et que, totalement désarmé, il est mort…

| Q. Et, donc, il y a débat ?

Jacques Borde. Oui, mais un faux débat. Le vice-brigadier ignoblement abattu a bien fait un choix. Et, ce choix il l’a payé très cher. Désolé, l’État italien n’y est pour rien là-dedans. C’est l’assassin qui a frappé qui est coupable à 100% dans cette tragédie.

À moins de remplacer les 92F par des armes plus légères (genre Glock 19/17, Masada, etc.), je dirai que par rapport à d’autres polices européennes, les Italiens ont déjà beaucoup de chance d’être autorisés à porter, hors travail, leurs armes de service.

Évidemment, se balader avec un kilo de ferraille au côté, à la longue, ça fatigue. Mais ça peut aussi sauver des vies, la vôtre pour commencer.

Quant au fait que des magistrats aient le droit d’être armés, cela me semble tout à fait normal. Et fort logique

J’ai quelque amis, anciens juges, qui ont longtemps gardé S&W Mod. 15 ou 19 (2 », je vous rassure), Colt Detective, etc., parce qu’ils les avaient eu en port pour des raisons professionnelles. Et je ne vous parle pas de l’excellent procureur X. qui, se sert de son Glock comme un vrai pro. Outre ses autres compétences, bien sûr.

Là, ce que je veux dire, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir une arme sur soi. Encore faut-il savoir s’en servir. Je ne sais à quelle catégorie appartenait le jeune vice-brigadier. Ce qui est sûr, ce que ce soir-là, sa lassitude compréhensible à garder son kilo-et-quelque de métal au côté, lui a coûté la vie. C’est malheureux mais c’est ainsi.

| Q. Que faire, alors ?

Jacques Borde. Gardons-nous des solutions à l’emporte-pièce et raison gardons :

1- des magistrats portent sur eux des armes légères et compactes. Tant mieux pour eux, si c’est le cas. Ceux qui le font ne se livrent pas cet exercice par distraction, mais pour protéger leur vie. Alors, ne plaisantons pas avec ces choses-là.
Et que je sache ces toghe rosse comme les nomment les Italiens ne se livrent pas à des séances de tirs improvisées dans les enceintes de justice et ne congédient pas les justiciables en leur tirant dessus, comme dans un Western spaghetti. Donc, où serait le problème ?
2- des policiers et Carabinieri souhaiteraient disposer d’une seconde arme, un peu à la manière des policiers étasuniens ? Pourquoi pas ? Mais à la condition qu’ils les maîtrisent. Tirer au .45, au Glock 34, ça n’est pas la même chose qu’un S&W mod.15, ou un Glock 26 ou 43. Je veux dire pour un tireur occasionnel.
3- dans l’immédiat, je crains que la solution soit de s’habituer, s’entraîner au port (choix de l’étui, le dégainé et, souvent oublié, le rengainé, n’est-ce pas Paco ?) de l’ustensile que l’administration donne aux hommes. Et, dans l’histoire, il y a eu bien pire que ce bon vieux 92F. Même, si je lui préfère un bon 34 (Glock).

Pour clore le débat, dans la pratique des armes, à 99%, le souci, c’est le tireur pas l’arme !…

| Q. Franchissons l’Atlantique : ces photos montrant un policier à cheval tirant un homme noir avec une corde, vous réagissez comment ?

Jacques Borde. Cette affaire, c’est de l’instrumentalisation à des fins bassement politiciennes et communautaristes et rien d’autre.

Un contrevenant, du nom de Donald Neely (43 ans), arrêté pour une violation de propriété et menotté, aurait normalement dû être conduit au poste de police dans un véhicule à moteur, mais seuls des agents de la police montée étaient disponibles à ce moment-là.

Pour être clair quant aux faits, Neely, bien connu des services de police, et, d’ailleurs, des deux officiers sur la photo, venait d’être pris en flagrant délit d’intrusion sur une propriété dont il avait déjà été banni.

En réalité, si Neely est mené ainsi au bout d’une corde, a indiqué le Police Department de Galveston, c’est parce que les officiers ont préféré le ramener là où le reste de la patrouille était stationnée, huit croisements de rues plus loin, plutôt que d’attendre sur les lieux de l’interpellation. Le communiqué de presse ajoute que l’homme « n’était pas attaché avec la corde », mais que celle-ci était « nouée aux menottes passées aux poignets » du contrevenant.

Donc, Donald Neely a donc été escorté à pied – tenu par une corde, reliée aux menottes par deux agents, eux à cheval. Les montures avançant au pas lent. Comme, c’est la procédure. By the book, disent les Anglo-Saxons.

Je ne vois pas très bien quelles autres solutions avait la police dès lors que, comme le dit l’article, il n’y avait pas de véhicule disponible mais seulement des hommes montés.

| Q. Mais que pouvaient-ils faire ?

Jacques Borde. Au mieux, les policiers descendaient de cheval, ce qui :

1- immobilisait une main de chaque policier (Il faut bien tenir les chevaux).
2- obligeait l’un d’entre eux à seulement tenir les chevaux. Et laisser le contrevenant à la garde d’un seul deux deux. Là, pas By the book, désolé.

Là, a contrario du délire des suprémacistes africanistes et des Démocrates sur cette affaire, encorder le prisonnier signifiait donner de l’allonge par rapport aux menottes. Pas de quoi fouetter un chat. Et, surtout beaucoup plus confortable que le menotter directement à la selle.

Quant à affirmer que cette technique n’aurait pas été utilisée pour un prévenu blanc dans les mêmes circonstances, c’est, en l’occurrence, une pure invention Qui, juridiquement ne repose sur rien.

Donc, de mon point de vue : soutien TOTAL à ces policiers ne faisant QUE leur travail, conduire une personne menottée confiée à leur charge au poste, au pas lent. À ma connaissance, le sieur Neely n’a pas été traîné sur le bitume.

À mes yeux, l’affligeant dans cette affaire est la lâcheté affichée par le chef de la police de Galveston, Vernon Hale, qui s’est défaussé sur des fonctionnaires n’ayant fait que leur job.

Or qu’à dit Vernon Hale dans un communiqué publié sur Facebook ? Que « Même s’il s’agit d’une technique enseignée et la meilleure des pratiques dans certaines circonstances, j’estime que nos agents ont pris une mauvaise décision ».

Pourquoi, et en quoi ces deux hommes « ont pris une mauvaise décision » ? Mystère et boules de gomme.

« D’abord et avant tout il est de mon devoir de m’excuser auprès de M. Neely pour cet embarras inutile », a-t-il ajouté.

Là encore : en quoi l’« embarras » était-il « inutile » ? Aurait-il été plus ou moins embrassant de faire poireauter M. Neely menotté (comme l’exigeait la procédure) pendant une heure, voire deux que de le conduire, plus rapidement, au poste.

| Q. Des excuses justifiées, tout de même ?

Jacques Borde. Ah, bon ! Et pourquoi ça ?

Pourquoi la police de Galveston ou d’ailleurs, devrait-elle avoir des procédures, selon la couleur et/ou l’origine technique des contrevenants ? Là, oui, nous serions dans le cas de procédures discriminatoires.

Rappelons-le, le suspect, arrêté pour une violation de propriété et menotté, devait être conduit au poste de police dans un véhicule à moteur, mais seuls des agents montés étaient disponibles. Ni plus ni moins. Job done et basta !

Non, les deux choses indignes dans cette affaire sont, dans l’ordre :

Primo, l’infinie couardise du chef de la police de Galveston, Vernon Hale, qui refuse de se tenir du côté de ses hommes qui ont simplement eu recours, comme il le dit lui même à une « technique enseignée et la meilleure des pratiques dans certaines circonstances ».

Secundo, la forgerie infâme de Robert Francis Beto O’Rourke, candidat démocrate à la présidentielle de 2020, parlant d’un « homme noir traîné par une corde par des agents de police, en 2019 (…). On doit dénoncer ce dont il s’agit : du racisme à l’œuvre ».

Non, désolé au pas lent imposé aux montures, le contrevenant n’était pas traîné. Comme le faisaient à l’époque certains ségrégationnistes du Sud, TOUS encartés et élus du… Parti démocrate.

| Q. Donc, vous ne voyez aucun racisme dans cette affaire ?

Jacques Borde. Pas l’ombre d’un, désolé.

Sauf de la part de la gauche africaniste et antisémite US qui a fait monter la sauce. Si la personne ainsi conduite au poste avait été un Hillbilly2 local, elle n’y eût rien trouvé à redire. Et si, le mec avait été un vil suprémaciste blanc, les mêmes eussent explosé de joie et applaudi des deux mains.

Et, je ne suis pas certain qu’alors, Adrienne Bell3, eût choisi de faire son petit buzz communautariste, en nous parlant ainsi d’« une scène qui suscite de la colère, du dégoût et des questions au sein de la communauté (…). Des mesures rapides sont nécessaires pour s’assurer que personne ne soit plus jamais rabaissé ainsi, et que les procédures d’arrestation soient justes, équitables et humaines ».

| Q. Et pour l’avenir, justement ?

Jacques Borde. Pourquoi changer une procédure qui fonctionne ?

1- il n’y a eu aucun blessé.
2- les chevaux c’est plus écolo que les gros Suburbans.
3- les enfants adorent les policiers à cheval.

Quant à moi, je vous confesse que les dadas, c’est pas mon truc.

Notes

1 À lire de toute urgence pour ceux qui ne l’ont pas fait. En plus, ça se dévore comme un roman policier.
2 Plouc.
3 Candidate démocrate au Sénat du Texas.

 

A Propos Jacques Borde

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