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Merkel pratique une politique «anti-allemande», affirme le Generalleutnant Wundrak !…

| Allemagne | Géopolitique | Questions de NZZ.CH au Generalleutnant Joachim Wundrak |

En France, poids de l’Histoire oblige, il est plus courant de voir des militaire s’engager en politique. Nous avons eu Charles de Gaulle, le chef de la France libre, la Vraie France, mais aussi des Hommes comme Messmer, Clostermann & dernièrement le général Soubelet, que je salue ici. En Allemagne, peu franchissent ce pas. C’est pourtant ce qu’a fait l’ancien Generalleutnant (lieutenant-général) de la BundesLutwaffe, Joachim Wundrak, qui ambitionne à devenir maire de Hanovre, sous les couleurs de l’AfD. Il accuse la chancelière allemande d’une politique « anti-allemande » visant à « dénationaliser » l’Allemagne. Extraits. Le titre est de la Rédaction.

| Q. Monsieur Wundrak, vous avez été membre de la CDU pendant six ans. Vous avez démissionné en 2014, pourquoi ?

Generalleutnant Joachim Wundrak. À l’époque, j’ai constaté que la politique migratoire du gouvernement fédéral était complètement hors de contrôle et que la police fédérale était même empêchée de rétablir l’ordre.

| Q. Qu’avez-vous pensé quand la crise des réfugiés a éclaté un an plus tard ?

Generalleutnant Joachim Wundrak. J’ai été horrifié que la politique allemande d’ouverture des frontières se poursuive aussi brutalement. Mais je n’ai pas rejoint l’AfD à ce moment. J’espérais que la dissolution des frontières n’était pas un calcul politique.

| Q. Vous sous-entendez donc une perte délibérée de contrôle de la part du gouvernement ?

Generalleutnant Joachim Wundrak. Je n’irais pas aussi loin. Bien entendu, l’État ne voulait pas perdre le contrôle. Mais il l’a accepté avec sa politique. En 2017, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu’elle ne voyait pas ce qu’elle aurait dû faire différemment. En d’autres termes, rétrospectivement, elle n’a rien compris. Quand j’ai entendu cela, j’ai décidé de rejoindre l’AfD. Mais j’y ai bien réfléchi. Parce que je savais qu’il y avait des risques.

| Q. Friedrich Merz, politicien de la CDU, a récemment déclaré dans un entretien au journal Bild que son parti risque de perdre le soutien de la police et de l’armée. A-t-il raison ?

Generalleutnant Joachim Wundrak. C’est certainement un problème pour la CDU/CSU. L’AfD est le seul parti qui soutient pleinement la Bundeswehr [l’armée allemande]. Cependant, l’appui de l’AfD dans les milieux policiers est susceptible d’être encore plus important que parmi les soldats.

| Q. Pour quelle raison ?

Parce que les camarades de la police constatent tous les jours dans la rue les dérives de la politique allemande. Ils se trouvent aux premiers rangs, au front.

| Q. Hier, votre parti vous a désigné comme candidat aux élections municipales de Hanovre avec 98% d’approbation. Dans votre discours, vous avez décrit la liberté, la raison et la responsabilité comme étant des termes clés de votre vie. L’AfD est-il un parti raisonnable ?

Generalleutnant Joachim Wundrak. Oui. Mais savez-vous une chose ? Personne ne lit notre programme. Si vous le lisez, vous aurez une impression différente de ce parti. Le programme de l’AfD d’aujourd’hui s’inscrit dans le droit fil du programme de la CDU de 2003 et j’ai même juxtaposé les deux programmes une fois. En écoutant les discours de l’AfD au Bundestag, je dois dire que c’est du pur bon sens.

| Q. Lors de votre première apparition, vous avez déclaré que « lorsqu’une grande partie du spectre de la gauche, y compris la chancelière d’un parti autrefois plutôt conservateur, se positionne comme anti-allemand, cela signifie que beaucoup de choses ont dû mal fonctionner ». Qu’entendez-vous par « anti-allemand » ?

Generalleutnant Joachim Wundrak. Je veux parler de la tendance de l’Allemagne à s’éloigner de plus en plus de l’État-nation. Mme. Merkel a prêté serment sur l’Allemagne, mais elle a déjà du mal à parler d’un peuple allemand. Elle préfère parler de « population ». Beaucoup de politiciens allemands ont du mal à s’engager pour leur propre nation. Même la protection de leurs propres frontières n’est plus un objectif prioritaire. L’Allemagne cède de plus en plus de souveraineté à l’UE, à la Banque centrale européenne (BCE) et aux organisations supranationales. Je ne pense pas que ce soit juste. L’État-nation est la première forme d’organisation de l’Allemagne. Là où les structures deviennent trop grandes, un esprit antidémocratique émerge rapidement.

© NZZ.Ch.

 

A Propos Jacques Borde

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