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To Be or not to be ! Le Deep State européiste Vs il Capitano. [3]

| Italie | Rome Vs Deep State | Questions à Jacques Borde |

Ite missa est & Deo gratias. Le problème n’est plus de savoir si – ou quand, vu le combat retardateur des proxys du Deep State romain (sic) & de 5 Stelle en vue d’un gouvernement (plus ou moins) technique (sic) – les Italiens iront aux urnes. Désormais, il s’agit plus de voir qui ira & avec qui. En fait, le futur ex-vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a, par sa démarche estivale, endossé de rôle de faiseur de pluie. Dans des élections qui s’annoncent comme sans réel enjeu tant la messe semble dite, il s’agit bien plus de savoir si la Lega s’appuiera davantage sur une Forza Italia berlusconienne (sur la pente descendante, donc faible…) ou décidera de mettre la barre à droite toute en faisant le choix de Fratelli d’Italia (FdI), le parti de Giorgia Meloni, qui, lui, grignote des points à chaque enquête d’opinion (donc un partenaire jeune & non dénué d’ambitions) ? À moins, 3ème option (que il Capitano vient de proposer aux deux autres) : composer un attelage à trois. Les Trumiviri, encore ! Dont nous parlions dans nos précédents entretiens. Épisode 3.

| Q. Le délai à anticiper les élections, comme cela semble être le cas, n’est pas préjudiciable au Capitano ?

Jacques Borde. Le pire, pour ses adversaires je veux dire, c’est que non. Là, la Lega est donnée à 38% d’intentions de votes. Même Fratelli d’Italia (FdI) progresse. Les autres, y compris Forza Italia, stagnent ou reculent.

De tous les partis, le plus logique reste Fratelli d’Italia qui partage le même agenda électoral que la Lega. Giorgia Meloni vient encore de le redire. Pour elle (donc son parti et son électorat, désormais autour de 8%) : « … le peuple est toujours souverain. Élections tout de suite pour donner à l’Italie un gouvernement fort et uni qui puisse faire repartir l’économie, créer des emplois, garantir la sécurité et défendre nos frontières ».

Tout le reste ressemble de plus en plus à ces combats retardateurs que mènent les armées en déroute ou sur la défensive. Ils ne servent pas à grand-chose mais sont inévitables. Mais pourraient coûter cher à ceux qui s’y livrent : selon un récent sondage, d’ores et déjà 72% des Italiens sont pour ces élections anticipées.

Quant à croire qu’un gouvernement technico-bidouilleur (sic) une fois aux affaires :

1- cassera l’élan électoral en faveur de la Lega.
2- changera la tendance actuelle des Italiens contre les partis du système.

Le pari est osé. Mais, quelque part, c’est aussi le propre de tous les paris, non ?

| Q. Lorsque Renzi1 estime qu’« Il faut empêcher le retour aux urnes voulu par Matteo Salvini » ?

Jacques Borde. Cette phrase est extrêmement inquiétante. Compte tenu de celui qui la dit et du contexte.

| Q. Comment ça ?

Jacques Borde. Pour diverses raisons, en fait :

1- ça n’est pas le vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, même s’il est le principal porteur de cette requête, qui demande le retour aux urnes, mais la majorité des Italiens. Le dernier sondage donnant 72% en faveur d’élections anticipées.
2- une autre enquête d’opinion accordant au retour de Matteo Renzi à des fonctions régaliennes seulement 3% d’opinions favorables.
3- soit un différentiel de 69%.

Comme l’a souligné présidente du Rassemblement national (RN)2, Marine Le Pen, l’un des principaux alliés de Salvini en Europe, « Tout faire pour que les peuples ne donnent pas leur avis : de Londres à Paris en passant par Rome, la caste européiste en panique a systématiquement le même mot d’ordre. C’est à ça qu’on la reconnaît ! ».

Du coup, Renzi est-il tant fondé que ça à donner des leçons de démocratie à qui que ce soit ? Même s’il est convaincu qu’un gouvernement technique pourrait le ramener aux affaires. Gouverner sans être oint par le suffrage universel tendrait à être une habitude chez cette personnalité emblématique de la gauche financiarisée.

| Q. Malgré ses revers, Salvini ne change pas sa ligne sur les migrants ?

Jacques Borde. Pas d’une ligne. Pour lui, les navires-négriers affrétés par a gauche financiarisée esclavagiste, restent bien au centre du dossier.

Ainsi, pour Salvini, l’Open Arms « a fait des pirouettes dans la Méditerranée pendant des jours avec pour unique but de ramasser autant de personnes que possible pour les amener toujours et seulement en Italie ». Alors que « Pendant tout ce temps, il aurait déjà fait trois allers-retours dans un port espagnol ! Ces ONG, en définitive, ne livrent que des batailles politiques, sur le dos des migrants et contre notre pays ».

| Q. Apparemment, faute de mieux en matière migratoire, Salvini, a surtout décidé de frapper au portefeuille ?

Jacques Borde. Oui, mais d’une manière plutôt douce, trop douce même…

| Q.Comment ça, trop douce ?

Jacques Borde. Ou pas assez dissuasive, si vous préférez. En effet, Salvini, a décidé de réduire considérablement les indemnités journalières pour les migrants (sic). La réduction budgétaire proposée portera sur l’indemnité journalière actuelle qui est de 35 € par jour et par migrant, à près de la moitié de cette somme, soit 19 € par jour, ce qui en fait l’un des taux les plus bas d’Europe occidentale, indique Il Giornale.

Le ministère de l’Intérieur indique que cela permettra de réaliser une économie de 400 M€ en 2019 et d’atteindre 500 M€ en 2020 et 600 M€ les années suivantes.

Si je ne ma trompe pas, cette action fait partie du décret Migration & sécurité bis qui interdit également les permis de séjour pour des raisons humanitaires (sic).

Tous les migrants (sic) seront classés en deux groupes :

1- ceux dont les demandes d’asile sont reconnues.
2- ceux qui n’en ont pas. Les personnes ayant le statut de réfugié légitime et les migrants mineurs reconnus auront davantage accès au financement et aux programmes gouvernementaux.

Des disposition, si vous voulez mon avis, encore beaucoup laxistes. Le mieux, en fait, serait pas d’indemnité du tout.

| Q. Qu’est qui cloche à vous yeux ?

Jacques Borde. Plusieurs choses, en fait.

Primo, en toute franchise, ceux que vous appelez de manière erronée migrants sont des clandestins, donc, autant de jure que de facto, des délinquants. Ils ne sont même que ça. Excusez-moi, mais depuis quand doit-on verser des primes à des gens qui violent lois et frontières ? Alors, pourquoi pas des allocations de braquage (sic) aux truands qui attaquent banques et particuliers pour les voler ?

Secundo, le statut de migrant mineur reconnu n’a aucun sens. Ce sont là des délinquants mineurs. Point barre. Ils n’ont à bénéficier d’aucun statut particulier.

| Q. Qu’en faire ?

Jacques Borde. Ce qu’ont fait, généralement, avec des délinquants mineurs, pardi. Les refiler à leurs parents qui en ont la responsabilité et la tutelle légale. Donc, les réexpédier à iceux, là où ils se trouvent, dans les pays de départ. Une fois les peines de prison prononcées, si peine de prison il y a. Mais dans la plupart des cas, le renvoi simple à leur parents suffirait.

| Q. Mais, ça n’est pas un peu dur comme mode opératoire ?

Jacques Borde. Pourquoi ? À entendre, les jérémiade des penseurs de gauche, aux cas d’enfants temporairement séparés de leur parents à la frontières mexico-étasunienne, j’ai cru comprendre qu’il était particulièrement inhumain (sic) de faire perdurer cet état de fait.

Non, dans le cas de de migrant mineur, il faut d’urgence leur faire retrouver les leurs au plus vite. Là où ils son évidemment. C’est beaucoup plus simple.

| Q. Mais, alors, où se situe l’efficacité de Salvini ?

Jacques Borde. Là ou Salvini peut agir. Car, comme l’a noté le Pr. Diego Fusaro3, favorable à l’alliance Lega/M5S et qui voit dans leur association un « laboratoire populiste unique en Europe », « Ces 14 mois ont été compliqués. Les derniers ont été marqués par beaucoup de tensions, beaucoup d’attaques, de l’Union européenne par exemple. Il est évident que ce gouvernement a été immédiatement entravé parce qu’il a été identifié comme un danger pour le maintien du système libéral. C’est pourquoi il y a eu autant de ralentissements et de difficultés ces derniers mois »4.

Donc – au niveau de l’efficacité, pour revenir à votre question – plus dans le discours, au sens de tension dialectique, je vous l’accorde. Mais, c’est aussi ça la politique.

Et, comparé à, désolé du terme à l’infinie onanisme de ses adversaires – notamment sur le fait que son fils (16 ans) ait fait, comme des dizaines et des dizaines de gamins et de gamines, une balade sur un engin aquatique de la Polizia nazionale sur une plage, pour ne citer que cet exemple5 – les paroles, elles, du Capitano, portent.

Notamment sur le tsunami migratoire et la traite négrière mise en place par la gauche financiarisée esclavagiste. Comme lorsque Matteo Salvini s’en prenait à « L’infiltration terroriste islamiste n’est plus un risque, c’est devenu une certitude. Aucun accostage ne sera autorisé sur les côtes italiennes ».

| Q. Et, l’union des droites, dans ce scenario ?

Jacques Borde. Quelque part, c’est un peu un fantasme. Surtout au niveau européen.

Sur ce point, je partage l’analyse de Jean-François Touzé, lorsqu’il nous dit ne pas croire « … à court terme à l’Union des droites en France. La droite républicaine malgré son affaiblissement clinique n’a pas encore atteint le point de décomposition absolue et Macron, en en récupérant une partie, pérennise le Système, tandis que la droite nationale reste éparpillée et sans leader incontesté. Les choses se feront un jour. Probablement dans des conditions, selon des modalités et autour d’une personnalité encore imprévues. Mais si l’Union des droites est un jour possible chez nous, elle devra ressembler à ce que bâtit aujourd’hui Matteo Salvini. L’Union de la Lega, structure majeure et centrale, de Fratelli d’Italia, des reliefs de Forza Italia, le tout soutenu par Casa Pound6, voilà qui me va très bien ».

| Q. Des reliefs de Forza Italia ?…

Jacques Borde. Oui, la tendance de Giovanni Toti, qui semble prêt à franchir son Rubicon.

L’Italie, déjà, ira-t-elle jusque là ? Nous verrons bien…

Notes

1 Matteo Renzi, sénateur et homme politique de la gauche financiarisée. Président du Conseil du 22 février 2014 au 12 décembre 2016. Quitte la tête du PD après le score obtenu par le parti aux élections de 2018.
2 Ex-Front national (FN).
3 Docteur en philosophie de l’Histoire, se réclame de Marx, de Gramsci et de Hegel, enseigne à l’Istituto Alti Studi Strategici e Politici (IASSP, Institut des hautes études stratégiques & politiques) de Milan.
4 RT.
5 Qui a fait tordre de rire, 90% des Italiens, tellement la pratique est courante.
6 CasaPound, officiellement CasaPound Italia, parti politique d’inspiration nationaliste-révolutionnaire et identitaire. En juin 2008, le mouvement a adopté la forme d’une ASBL d’utilité sociale (Associazione di promozione sociale, selon la loi italienne du 7 décembre 2000), en prenant le nom de CasaPound Italia (en abrégé CPI), lequel nom fait référence à l’écrivain américain et propagandiste du fascisme Ezra Pound. Dont, par ailleurs, 90% n’avaient jamais entendu parler auparavant…

 

A Propos Jacques Borde

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