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Gouverner avec le «Parti de Bibbiano» ! 5 Stelle au bout de ses contradictions…

| Italie | Géopolitique | Questions à Jacques Borde |

Les alliances politiques – realpolitik interne oblige – n’ont jamais senti la rose & la lavande. Mais, là, s’ils parviennent à s’entendre, on pourra dire que 5 Stelle & le Partito democratico (PD) auront mis la barre très haut en matière de nuisances olfactives. Mais si Paris valait bien une messe, que vaut Rome comme boas constrictors à avaler pour garder son job ? En attendant, le Presidente della Repubblica Italiana, Sergio Mattarella, qui prend son rôle plus au sérieux que beaucoup, commence à montrer des signes d’agacement & pourrait, aussi bien, renvoyer tout ce petit monde devant les électeurs. Aux urnes, aux urnes, camarades ?…

« L’idée de recourir à Ursula ou du moins à son patronyme paraît donc du plus mauvais effet. Et la personnalité de Romano Prodi, démiurge de ladite alliance, n’arrange rien. L’ancien économiste incarne une forme de technocratie froide et formatée acquise aux canons de la rigueur bruxelloise… à l’origine de la montée en puissance de Salvini. Le tout, sans résultats probants. Président du Conseil entre mai 2006 et mai 2008, il ne peut guère se prévaloir d’un brillant bilan. Au cours de son mandat, sur la foi des chiffres publiés par l’OCDE, la croissance de la richesse italienne (PIB) a augmenté en moyenne de 0,19% par trimestre, un rythme presque trois fois inférieur à celui de la zone euro ».

Franck Dedieu & Ariel F. Dumont, in Marianne.

| Q. Où en est-on des tractations entre le M5S et le PD ?

Jacques Borde. Comment dire, ça coince encore. Mais, in fine, ça devrait aboutir. Nous sommes en Italie, je vous le rappelle.

Comme l’a souligné, Hélène Sadaune, sur sa page Facebook : « Demain, Mattarella rencontra pour la dernière fois les partis politiques présent au parlement. Les petits partis à partir de 18h00 et les gros mercredi. Mais désormais les jeux sont faits. L’entente PD- M5S est pratiquement prête puisque le PD accepte n’importe quelles conditions pour retourner au pouvoir sans élections. Leur grande spécialité. Si cela marchera encore cette fois ci, cela sera la 4ème fois en SIX ans sans élections. Des spécialistes des jeux de pouvoir. De sinistres antidémocratiques. Aujourd’hui, quelle possibilité de retourner voter ? Un maigre 10%. Les jeux sont faits. Rien ne va plus ».

| Q. Vous dites « ça coince encore ». Jusqu’où ?

Jacques Borde. Au point que, chez 5 Stelle, les opposants à l’accord – qui pourtant ne s’offusquaient guère qu’on ne vît en eux que la coalition Ursula, vendue à Berlin – en sont à pester contre le PD (davantage les conditions qu’il entend imposer aux Quinto-stellistes (sic) en fait) en le traitant de parti de Bibbiano (sic), cette énorme affaire d’enlèvement d’enfants à des fins pédo-criminelles où la majorité des mis en examen seraient des PiDioti.

« Pas d’accord avec le parti de Bibbiano », disent les plus durs. Seront-ils entendus ? Rien n’est moins sûr.

De son côté, Beppe Grillo – autre grande figure de probité antique, au point de résider officiellement en Suisse pour ne pas payer d’impôts en… Italie – exige que l’ex-Presidente del Consiglio dei Ministri1, Giuseppe Conte, reprenne son poste dans le prochain gouvernement jaune rouge2.

Il n’est pas assuré que Nicola Zingaretti3, et ses amis Renzi & co., vont réussir à avaler cette belle grosse couleuvre : le PD avait indiqué, dès le 22 août 2019, qu’il voulait une autre personne (entendre plus proche du… PD) à la Présidence du conseil.

Curieux de voir jusqu’où ces deux-là iront pour retourner au gouvernement sans l’onction des urnes. Une cause désespérée, disent les mauvaises langues, car plus personne ne voudrait d’eux, à meilleure preuve qu’ils perdent pratiquement toutes leurs élections. À nous le pop corn, pense-t-on déjà tout haut (et un peu tôt) du côté des droites.

| Q. L’affaire dite de Bibbiano, c’est quoi au juste ?

Jacques Borde. Un de ces scandales sexuels dont seule la gauche bien-pensante et donneuse de leçons a le secret et qui ferait passer notre Daniel Dany Cohn-Bendit4 pour un bon Samaritain. En fait, au moment où nous parlons une trentaine de personnes, dont des médecins, des travailleurs sociaux et des politiciens, majoritairement du… Partito Democratco (PD)5, ont été interpellées, soupçonnées d’avoir manipulé des enfants pour les soustraire à leurs parents et les vendre à des foyers d’accueil où beaucoup auraient été, ensuite, abusés sexuellement.

Ce sont les Carabinieri de Reggio Emilia qui ont mis au jour ces agissements criminels. Un véritable système de traite d’enfants (sic) mis en place notamment par certains services sociaux en lien avec des associations, toutes de gauche ou d’extrême-gauche, dites de protection de l’enfance (sic).

| Q. Comment est-ce sorti ?

Jacques Borde. En fait, c’est l’augmentation anormale du nombre d’enfants « retirés » – souvent au prétexte d’agressions sexuelles inventées de toutes pièces – à leurs familles qui a alerté les autorités qui ont décidé d’ouvrir une enquête en août 2018. Enquête qui vient donc d’aboutir avec la mise au jour de ce véritable réseau pédo-criminel qui n’hésitait pas à fabriquer de faux souvenirs de maltraitance.

D’ores et déjà, deux cas de viol ont été établis. Cet ignoble système aurait rapporté des centaines de milliers d’euros à ses instigateurs.

| Q. Mais, pourquoi ce traitement médiatique à la baisse ?

Jacques Borde. Le silence gêné des media s’explique par le profil des personnes impliquées, à 99% de… gauche. À commencer par des élus du Partito Democratco (PD) – dont le maire de Bibbiano, Andrea Carletti –, des activistes LGBT, des thérapeutes et des membres du « monde associatif », comme on dit.

Comprenez, ô surprise, un cloaque mouillé avec la gauche financiarisée italienne. Qui, décidément, semble s’être fait une spécialité de la traite humaine, que ce soit dans la Botte ou en Méditerranée.

À noter, malgré l’importance du dossier et la gravité des faits, que l’Affaire de Bibbiano aurait pu être fort bien enterrée, sans l’acharnement :

1- des Carabinieri qui n’ont rien lâché, malgré les pressions et les menaces.
2- de la présidente de Fratelli d’Italia (FdI), Giorgia Meloni, dès qu’elle a eu connaissances de l’affaire.

| Q. Étonnante et écœurante à la fois cette affaire. Et ça ne bloque pas les tractations actuelles ?

Jacques Borde. Si, justement. Certains freinent des quatre fers. D’autres ont beaucoup moins de scrupules.

| Q. On a une idée de ce qui cause ce manque d’affect ?

Jacques Borde. Une idée très précise même.

Comme l’a justement noté Ariel F. Dumont, correspondante à Rome de Marianne : « Hormis la question de la montée en flèche de Matteo Salvini, les 5 étoiles ont par ailleurs un autre problème : la règle des deux mandats parlementaires imposée par le fondateur du M5s, le comique Beppe Grillo. En cas d’élections anticipées, une bonne partie des élus du mouvement, à commencer par leur chef politique Luigi Di Maio, qui est aussi ministre de l’Emploi et du Développement et vice-président du Conseil, devront frapper à la porte de l’Agence nationale pour l’Emploi car ils ne pourront pas participer à la compétition. Dans ce contexte, l’offre des démocrates qui propose aux 5 Étoiles de former un gouvernement capable, du moins sur le papier, de tenir la route jusqu’à la fin de la législature actuelle en 2023, peut représenter une alternative de choix ».

| Q. A-t-on une idée de l’étendue de l’affaire ?

Jacques Borde. On commence. Quelques 10.000 enfants seraient concernés, pendant 30 ans d’affilée…. Sincèrement, personne ne pensait pouvoir tomber aussi bas. Après la traite négrière, la traite des enfants.

| Q. Si ça touchait des prêtres, l’affaire aurait fait, dès le début l’ouverture des journaux télévisés, non ?

Jacques Borde. Oui c’est ce que la Lega et le… M5S reprochent à la gauche, empêtrée dans ce scandale abominable. La gauche financiarisée perdra la région (historiquement à gauche) aux prochaines élections, ça c’est sûr. Ils ont honteusement étouffé ce scandale par tous les moyens. Le souci, aujourd’hui, pour les 5 Stelle acquis à l’entente avec le PD, c’est de convaincre leur base et une part, non négligeable, de leurs cadres, du côté propres-sur-eux des PiDioti.

| Q. Autres accommodements contre-nature, comment expliquez-vous la complaisance de la gauche italienne pour la submersion migratoire ?

Jacques Borde. À ce stade, parlons plutôt de doxa remplaciste. Sinon, ça n’est pas de la complaisance, mais du business, donc, pénalement, de la complicité. Ploutos sort de ce corps !

En fait, si la gauche systémique est le courant politique le plus apprécié des passeurs, c’est parce les deux ont des intérêts convergents :

1- le Crime organisé immigrationniste, touche son jackpot en faisant transporter des clandestins par les navires-négriers des ONG droits-de-l’hommiste.
2- les coopératives toutes de gôôôche s’en mettent plein des poches avec l’accueil de ces faux réfugiés.
3- last but not least, la Marina militare italienne, désormais, escorte ces navires jusqu’au port de Lampedusa. Merci Elisabetta Trenta, ministro 5 Stelle della Difesa6. Trenta qui, bien sûr, est favorable à l’accord avec le PD.

C’est, appelons un chat un chat, de la traite négrière destinée à fournir sa main d’œuvre à la gauche financiarisée esclavagiste européenne. Ou plutôt européiste.

Il n’est donc pas surprenant de voir l’énergie féroce que Orfini, cadre et élu PD, met dans la défense de l’activité illégale des ONG. Et ce sont ceux-là qui sont sur le point de retourner au gouvernement, en s’alliant probablement avec 5 Stelle.

| Q. Un retournement un peu étonnant, non ?

Jacques Borde. Effectivement. Comme quoi démocratie ne rime pas forcément avec pouvoir.

Selon une enquête, 51% des Italiens se déclarent favorables au blocus naval proposé par Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni. Même la majorité des électeurs du M5S (53%) soutiennent l’idée de ce blocus.

En ces chaudes journées d’août 2019, en Italie, outre la crise du gouvernement, l’attention se porte sur la question de l’Open Arms, navire-négrier d’une ONG de la gauche financiarisée esclavagiste, avec 147 migrants à son bord et escorté de 2 frégates de la Marina militare. Simplement parce que l’incompétente Elisabetta Trenta, ministro 5 Stelle della Difesa, en a décidé ainsi.

Pourtant Fratelli d’Italia a proposé une solution qui éviterait tous les problèmes, éliminant les risques, y compris pour les migrants eux-mêmes : le blocus naval. Un plan, en accord et à la demande des pays d’embarquement tels que la Libye et la Tunisie, afin de pouvoir arrêter les départs des clandestins. Cela sauverait des vies et économiserait des ressources.

Outre que la proposition plaît à la majorité des Italiens (51%). Ceux qui se disent de centre-droit sont 72% à être en accord avec l’idée de ce blocus naval.

| Q. Mais, à la fin, que veulent les Italiens ?

Jacques Borde. Primo, être écoutés.

Secundo, des actes concrets. Ce qui est un peu là où Salvini manque de résultats. Avec, toutefois, des dossiers qui aboutissent…

| Q. Comme ?

Jacques Borde. Comme lorsque l’activiste nazislamiste Salma Bencherqi, qui vient de passer 3 ans et 4 mois en prison – je vous laisse seul juge de l’aspect hautement laxiste de la peine effectuée – pour avoir tenté de rejoindre Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)7 finit par payer le prix de ses turpitudes de proxy de DA’ECH.

Là, sur instruction de Salvini, l’infecte Salma Bencherqi vient d’être expulsée d’Italie, après avoir été déchue de la nationalité italienne.

En lui souhaitant tout le mal imaginable en l’Orient compliqué !…

Notes

1 Ou Premier ministre italien.
2 Les couleurs respectives de M5S et du PD.
3 Segretario du Partito Democratico (PD) à partir du 17 mars 2019, président de la Regione Lazio.
4 Co-président du groupe Verts/ALE au Parlement européen de 2002 à 2014.
5 Qui compte en son sein autor de 156 inculpés dans une foultitude d’affaires.
6 Ministre italien de la Défense.

 

A Propos Jacques Borde

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