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Les Media aux États-Unis

| États-Unis | Deep State | Eber Haddad |

Bien qu’ayant d’autres préoccupations aujourd’hui, ouragan Dorian oblige, je me suis penché sur les problèmes de l’information aux États-Unis. Pour la première fois depuis très longtemps j’ai zappé d’une chaîne télé à l’autre pour avoir des infos pertinentes sur l’ouragan et je me suis rendu compte que malgré l’urgence de la situation, le matraquage anti-Trump, la propagande et les idées bien-pensantes avaient la priorité. C’est très grave quand dans une démocratie on ne peut plus se fier aux différentes sources d’informations et qu’on se rend compte que la propagande passe avant l’actualité, aussi pressante soit-elle.

Les chaînes de télévision sont un désastre comme je ne l’avais jamais vu avant dans ce pays mais le plus grave est que les verrouillages sont pratiqués par les câblo-opérateurs qui interdisent l’accès aux idées qui ne leur plaisent pas. Il y a des chaînes de télévision qui reflètent mieux, au moins une partie de l’opinion mais qui n’ont pas accès au(x) câble(s) et sont donc ainsi privées de distribution nationale. Il faut préciser que tous les câblo-opérateurs, tous sans exception, sont entre les mains d’énormes conglomérats qui ont la mainmise sur la distribution des programmes et qui sont tous de gauche, bien-pensants et adeptes de la pensée unique. Tous ces conglomérats ont des relations étroites avec le Deep State, la dictature de l’État profond qui cherche par tous les moyens à changer les résultats d’une élection perdue par leur candidate… pour garder ses privilèges et sa domination aussi bien dans l’information que dans l’éducation. Ce problème ne se posait pas quand les retransmissions télévisuelles se faisaient par ondes hertziennes mais maintenant qu’elles se font uniquement par câbles, les conglomérats, ils ne sont que 3 ou 4 à se partager le marché, peuvent faire la pluie et le beau temps. Le pire c’est qu’ils sont aussi des fournisseurs d’accès internet (FAI) et cherchent à exercer leur contrôle absolu sur ce media également.

Dans la presse écrite c’est à peu près la même chose à l’exception du groupe Murdoch qui possède le Wall Street Journal et le New York Post. Tout le reste appartient aux milliardaires qu’on dit de « gauche », bien-pensants et « politiquement corrects », tels le New York Times où le plus gros actionnaire est le milliardaire mexicain d’origine libanaise, deuxième ou troisième fortune mondiale, qui a eu pendant des décennies le monopole téléphonique du Mexique et qui est marié à la veuve du Roi Hussein de Jordanie, Carlos Slim Hélou.

Ou le Washington Post qui appartient en propre au bien-pensant mais monopolistique, Jeff Bezos, première fortune mondiale, le fondateur et plus gros actionnaire d’Amazon, grand destructeur de petites entreprises à qui il a livré une concurrence dévastatrice avec l’aide du Deep State. Ces deux dernières publications sont les plus en pointe dans « l’anti-Trumpisme », ceci explique cela.

Time Magazine appartient au même conglomérat que CNN et on connaît très bien l’orientation obsessionnelle de cette chaîne de télévision.

Comcast le plus gros câblodistributeur possède également le groupe NBC, pro-Démocrate et anti-Trump de manière véhémente, sans essayer de s’en cacher ou même de donner une apparence de neutralité.

Le seul type de media encore véritablement libre aux États-Unis et qui donc est majoritairement conservateur est la radio où de nombreux éditorialistes, tels Sean Hannity, Larry Elder, Rush Limbaugh et bien d’autres, arrivent à passer leurs messages quotidiennement et avec plus d’efficacité que les chaînes de télévision. Des petites stations locales indépendantes reprennent les programmes de ces éditorialistes qui ont jusqu’à présent bien plus de crédibilité auprès du public que la presse écrite et télévisuelle. Il n’y a aucun doute que le Deep State, les conglomérats et leurs oligarques vont tout essayer pour contrôler ce media mais, heureusement et pour des raisons principalement techniques, ça leur sera beaucoup plus difficile.

 

A Propos Jacques Borde

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