Accueil / Verbatim / Impeachment : Faute de mieux, le Va-tout du Deep State !…

Impeachment : Faute de mieux, le Va-tout du Deep State !…

| É-U | Impeachment | Questions à Jacques Borde |

Ça y est, la bataille de l’Impeachment lancée par Nancy P. Pelosi, la Speaker of the US House of Representatives, contre le président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, est lancée. Depuis que l’idée trottait dans les têtes des ténors du camp démocrate, il fallait bien qu’ils y cédassent. C’est fait les dagues sont tirées des fourreaux. Il n’est pas certain que ce choix, surtout poussé par l’aile gauchisante du Parti démocrate, maquée en la circonstance avec les vieux renards du Deep State, soit la meilleure idée à leur passer par l’esprit. Mais raison & réflexion semblent avoir abandonné ces gens-là dès qu’il s’agit de s’opposer à celui qui, dans leur esprit dérangé, leur a volé (sic) la Maison-Blanche. Sus au Trump & advienne que pourra.

| Q. L’affaire ukrainienne, comme prétexte à l’Impeachment de Trump, ça vous semble sérieux ?

Jacques Borde. (Soupirs) Assez peu, en fait. Le fond de l’affaire est assez simple : au delà du fait que Nancy P. Pelosi, Speaker of the US House of Representatives1, ait jugé bon de lancer un procédure d’Impeachemment contre Trump, le fils Biden, Hunter, payé 50.000 $US par mois dans une société gazière – « Burisma, the obscure Ukrainian gas company at the heart of U.S. political row », comme Reuters notait à son propos – ce qui n’est pas rien, alors même que papa était vice-président des États-Unis et s’occupait des questions… ukrainiennes, serait (conditionnel) mouillé jusqu’au coup dans une affaire pas nette du tout en Ukraine.

À noter que que si Hunter Biden est innocent de ce dont l’accusent ses détracteurs, il aurait dû se satisfaire que le président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, demande que les choses bougent et que tout ceci soit tiré définitivement au clair, non ?

| Q. Car les choses traînent un peu ?

Jacques Borde. C’est le moins qu’on puisse dire. Et, le président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, s’entretenant avec son homologue ukrainien, a simplement suggéré que les deux justices, étasunienne et ukrainienne, puissent travailler de concert sur le dossier Biden Jr. ! Qui lui est un vrai dossier, contrairement à l’affaire russe qui s’est effondrée comme un château de cartes.

Tout part donc, que cela plaise ou non aux Démocrates, de l’Affaire Burisma.

| Q. Alors, que sait-on de l’affaire Biden Jr., ou Burisma si vous préférez, s’il y en a une ?

Jacques Borde. C’est bien pour tirer au clair ce point-là que Donald J. Teflon Trump, à demandé à ce que les bougent.

À rappeler que Trump n’étant pas le premier, d’ailleurs, à se poser des questions sur les aventures (sic) de Hunter Biden en Ukraine. De nombreux media estimant même que sa présence au sein du Conseil de surveillance de Burisma jusqu’en 2019 servait, en fait, à protéger la compagnie de poursuites judiciaires américaines.

Tout s’est, en fait, compliqué avec le limogeage du procureur Viktor Chokine, dont Joseph Robinette Biden., dit Joe Biden, alors à la vice-présidence où il jouait au grand promoteur des réformes en Ukraine, avait exigé la tête en évoquant ses piètres résultats contre la corruption. Départ également demandé par l’Union européenne (UE) et le FMI, pour les mêmes raisons.

| Q. Votre Chokine aurait il aussi enquêté sur Hunter Biden ?

Jacques Borde. Selon Bloomberg, une enquête avait été ouverte sur Burisma mais elle était dormante depuis plus d’un an et ne visait pas spécifiquement le fils du vice-président US, Hunter Biden. Le successeur de Chokine, Yuri Lutsenko, avait repris l’enquête sur l’entreprise et aurait indiqué au Washington Post qu’Hunter Biden n’aurait « enfreint aucune règle ukrainienne » (sic).

Selon des media étasuniens, le travail de Lutsenko aurait, toutefois, déplu à B. Hussein Obama. Semble-t-il à cause du potentiel conflit d’intérêts (eh, oui) entre les Biden père et fils. Mais, là, aucun Démocrate pour d’offusquer qu’Obama aille se mêler des affaires de la justice ukrainienne !…

| Q. Mais que fichait Hunter Biden chez Burisma ?

Jacques Borde. Justement, quelques-uns aimeraient savoir. D’où, encore une fois, la petite remarque de Teflon Trump à son homologue ukrainien, Volodymyr Oleksandrovytch Zelensky, président d’Ukraine depuis le 20 mai 2019.

A partir d’avril 2014 – alors que son père était vice-président de B. Hussein Obama – Hunter Biden a rejoint Burisma. Grand producteur privé de gaz, Burisma est enregistré à Chypre, paradis fiscal, cas fréquent dans l’espace post-soviétique. Le groupe faisait savoir à l’époque qu’Hunter Biden était chargé de le représenter auprès des « organisations internationales ». Lui-même disant vouloir conseiller le groupe sur la « transparence » alors même que son père était en charge, entre autres, des relations avec… l’Ukraine.

Dossier qui, en l’état actuel – à moins que… – ne concerne en rien Joe Biden, candidat parmi d’autres à la présidentielles face à Trump.

Et, le camp démocrate, au lieu d’apprécier que le locataire de la Maison-Blanche se soucie de la bonne marche de la justice, de se jeter à la gorge de Teflon Trump. Simple question : en quoi Biden Junior est-il au-dessus des lois ? Pour protéger la carrière politique de papa ?

| Q. Plus généralement, les Démocrates accusent Trump de n’écouter personne ?

Jacques Borde. Foutaises, c’est le mouroir qui se fout du dispensaire. Prurit onaniste de mauvais perdants, qui comme notre cloaca mediatica maxima DA’ECHo-vichyste, ne savent plus inventer comme mensonges et forgeries pour ne plus nommer et traiter les terroristes takfirî comme des terroristes.

Quant à ce que l’on est en droit de penser de lui, on rappellera que l’ancien (39ème, de 1977 à 1981) président, James Earl Jimmy Carter, Jr., a dit à Donald J. Teflon Trump, lors de leur dernière entrevue à propos de la Chine.

« Vous craignez que la Chine nous passe devant, et je suis d’accord avec vous », lui a dit Jimmy Carter. « Mais savez-vous pourquoi la Chine est en train de nous dépasser ? J’ai normalisé les relations diplomatiques avec Pékin en 1979. Depuis cette date, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre avec qui que ce soit ? Pas une seule fois. Et nous, nous sommes constamment restés en guerre. Les États-Unis sont la nation la plus belliqueuse de l’histoire du monde, parce qu’ils désirent imposer des valeurs américaines aux autres pays. La Chine, elle, investit ses ressources dans des projets tels que les chemins de fer à grande vitesse au lieu de les consacrer aux dépenses militaires. Combien de kilomètres de chemin de fer à grande vitesse avons-nous dans ce pays ? Nous avons gaspillé 3.000 Md$US en dépenses militaires. La Chine n’a pas gaspillé un centime pour la guerre, et c’est pourquoi elle est en avance sur nous dans presque tous les domaines. Et si on avait pris 3.000 milliards pour les mettre dans les infrastructures américaines, nous aurions un chemin de fer à grande vitesse. Nous aurions des ponts qui ne s’effondrent pas. Nous aurions des routes qui sont maintenues correctement. Notre  système éducatif serait aussi bon que celui de la Corée du Sud ou de Hong Kong ».

| Q. Trump ne fait pas confiance à ses Espions, ses SR, c’est vrai ?

Jacques Borde. Parce que vous, vous faites confiance à la CIA, après ses dizaines et dizaines de boulettes ? Je vous rappelle que les SR étasuniens ont déjà dû être purgés à plusieurs reprises par l’exécutif pour leur incompétence et échecs à répétition.

Pourquoi cette pratique devrait-elle être interdite à Trump ?

| Q. Vous voulez dire à vaste échelle ?

Jacques Borde. Oui. Outre qu’on a connu des plumes mieux trempées que la sienne pour tirer à boulets rouges sur notre bonne vieille CIA, l’égérie anti-Trump Nicole Bacharan, ferait mieux de réviser ses gammes en matière de Renseignements US. Le pouvoir politique ne s’est jamais privé, lorsqu’il le jugeait nécessaire, de tirer les oreilles de ses spookies2. Ainsi, sous le mandat du très démocrate Jimmy Carter, le Director of Intelligence, l’Amiral Stansfield Turner, mena (courant 1979) une purge sévère et brutale de la CIA qui renvoya dans leurs foyers 800 de ses cadres. Au siège de la CIA, on trouvera3 même un nom qui en dit long sur l’ampleur du traumatisme : Halloween Massacre.

Terme venant rappeler d’autres opérations de nettoyage au sein de l’administration présidentielles. Eh, oui, Teflon Trump n’est pas le seul à couper des têtes !

Halloween Massacre n°2 : la réorganisation du cabinet du président américain Gerald Ford le 4 novembre 1975.

Halloween Massacre n°1 ou Saturday Night Massacre : remaniement réalisé par Richard M. Nixon, en octobre 1973.

-Henry Kissinger y perd sa place d’Assistant to the President for National Security Affairs (APNSA, conseiller à la Sécurité nationale), au profit du général Brent Scowcroft. Kissinger gardera son poste de US Secretary of State.
-William Colby y perd son poste de Director of Central Intelligence (DCI) et est remplacé par le, alors, ambassadeur (et futur président), George H. W. Bush.
-James Schlesinger perd sa place de US Secretary of Defense et est remplacé par Donald H. Rumsfeld, alors Secrétaire général à la Maison-Blanche. Rumsfeld sera lui-même remplacé par son adjoint Richard Bruce Dick Cheney, futur vice-président de George W. Bush.
-Rogers Morton sera remplacé également par Elliot Richardson en tant que secrétaire au Commerce.

| Q. La CIA n’est plus ce qu’elle était ?

Jacques Borde. Disons que son étoile au firmament de la communauté du Renseignement ne brille plus du même éclat. Plus généralement, rappelons également quelques faits à propos de cette bonne vieille CIA.

1- La Centrale Intelligence Agency (CIA) fut créée en 1947 suite au National Security Act4, signé par le président Harry S. Truman. Ce décret établissait également le poste de Director of Central Agency (DCI), lequel assumai le rôle de direction au sein de la Communauté du renseignement. Le DCI servant aussi de Premier conseiller auprès du président des États-Unis pour toute question liée au Renseignement et à la Sécurité nationale. Enfin, il assumait les prérogatives de Directeur de l’Agence Centrale du Renseignement (CIA).
2- À partir d’avril 2005, conformément à l’Intelligence Reform & Terrorism Prevention Act de 2004, le poste de DCI est remplacé par ceux de Director of the Central Intelligence Agency (directeur de la CIA et de Director of National Intelligence (DNI, directeur du renseignement national). Qui statutairement n’est plus le chef de le CIA.

Difficile d’y voir autre chose qu’un signe de défiance.

L’étonnant est bien de voir ainsi l’intelligentsia démocrate, surtout son aile gauche, par le passé à la pointe des critiques contre les (17) agences fédérales de Renseignement US, leur trouver toutes les qualités imaginables du moment qu’elles tiennent tête au commander-in-chief Trump.

| Q. Trump s’est-il parjuré en l’affaire ukrainienne ?

Jacques Borde. C’est bien le problème des Démocrates, justement. Pas du tout !

Notes

1 Présidente (et chef de la majorité démocrate) à la Chambre des Représentants.
2 Espions.
3 Récupérera en fait, pour être précis.
4 Ou Décret sur la Sécurité nationale du territoire.

 

A Propos Jacques Borde

Consulter aussi

L’Après BARJAM (ou JCPoA) en quelques lignes…

| É-U / Iran | Géostratégie | Questions à Jacques Borde | À quoi peut …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer