Accueil / Focus / Au Kurdistan syrien : Trump applique son programme !…

Au Kurdistan syrien : Trump applique son programme !…

| États-Unis / Syrie | Géostratégie | Pierre Rodolphe Tran-Van |

Excellent texte, court mais concis, de Pierre Rodolphe Tran-Van posté sur sa page Facebook. Cette reprise est faite in extenso. Le titre, ainsi que la citation ci-dessous sont de la Rédaction.

« Il y a encore peu, certains nous expliquaient que la Turquie avait à sa tête des islamistes modérés et qu’elle avait toute sa place au sein de l’Union Européenne (UE) ».
Citation d’une amie internaute.

Sur la question du retrait US au Kurdistan syrien je dirais : vous découvrez que Trump applique son programme…

Dans sa campagne électorale, il était dit qu’il reviendrait a une forme de Doctrine Monroe, qu’il ne voulait plus que les USA interviennent aux quatre coins du monde, et qu’il allait désengager les forces US des différents fronts du Moyen-Orient.

Dans la lignée d’Obama, qui a amorcé le retrait d’Irak et d’Afghanistan.

Pourquoi ?

Car le mythe des USA superpuissances gendarme du monde, forgé par Bush Senior a la chute de l’URSS et pendant la 1ère Guerre du Golfe, a rencontré la réalité.

Les USA n’ont pas les moyens militaires, humains et financiers de gérer tous les conflits du globe.

Les années 2000 et 2010 ont été un gouffre humain et financier pour les forces US.

La machine de guerre impérialiste US a trouvé ses limites dans l’enlisement, exactement comme au Vietnam.

Peut on blâmer Trump de vouloir sortir des merdes que ses prédécesseurs ont fait ?

L’autre point : on ne peut pas fustiger l’impérialisme occidental et regretter sa non-ingérence.

Il faut choisir.

Tout comme cela souligne l’impuissance de l’Europe a agir par ses propres moyens.

Soit on assume que le monde occidental doit et peut diriger et réguler ce monde, en y imposant son agenda grâce a ses forces, soit on laisse ledit monde se débrouiller tout seul, mais on ne vient pas pleurnicher quand l’Occident défend avant tout ses intérêts stratégiques.

Car c’est bien la la contradiction : vouloir que l’Occident, et en particulier les USA, soient les sauveurs du monde tout en voulant que tous soient égaux dans le concert des nations, et que l’Occident ne mène pas la danse.

Cela ne fonctionne pas comme ça.

On ne va pas sacrifier le sang, la sueur et l’argent d’une nation sans que celle-ci n’en tire aucun bénéfice.

Nos frontières sont des passoires et l’ennemi est infiltré dans la cité.

Le front est ici et pas ailleurs.

Le reste du monde peut s’entre-tuer, le sang occidental a déjà assez coulé.

Ou alors, l’Occident peut empêcher le monde de s’entre-tuer, mais ce monde doit accepter la gouvernance occidentale.

Rome peut vous apporter sa Pax romana, mais il faut accepter la loi de Rome, car Rome ne sacrifiera pas ses légions juste pour la beauté du geste.

Et aux belles âmes qui refusent cette réalité, je réponds : allez y !

Allez vous battre, ou envoyez vos enfants, mourir pour la beauté d’être les sauveurs du Tiers-monde.

L’alternative est d’apporter un soutien matériel et financier, mais la aussi, il faut jouer cartes sur table.

On ne fait la guerre que pour défendre son sol ou régner, pas pour la morale.

 

A Propos Jacques Borde

Consulter aussi

Villeurbanne, Identitaires condamnés : Ligne(s) de partage ou épiphénomène(s) ? [1]

| France | Kulturkampf | Ils ont dit | BforBORDE | Décidément, le mode de …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer