Accueil / Actu / Thuringe : Die Linke dans les cordes !…

Thuringe : Die Linke dans les cordes !…

| Allemagne | Politique | La Rédaction|

Cinq ans après avoir perdu son fief, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) va-t-elle renouer avec le pouvoir en Thuringe grâce à sa nouvelle tête de liste, Mike Mohring, dans une coalition à trois ou quatre partis. Vu de l’autre côté de la barricade électorale, le seul & unique chef de gouvernement régional issu des rangs de Die Linke pourra-t-il à poursuivre sa coalition après les élections de ce dimanche ?

En 2014, sa victoire dans le fief conservateur de Thuringe avait fait l’effet d’un coup de tonnerre. On ne donnait pas cher de la coalition rouge-rouge-verte Die Linke, SPD, Verts constituée avec une seule voix de majorité.

Cinq ans plus tard, l’unique ministre-président allemand membre du parti de gauche Die Linke, Bodo Ramelow, s’est installé dans le paysage politique comme un patriarche pragmatique.

Plutôt, un « conservateur rouge » comme l’a baptisé, non sans ironie, la Süddeutsche Zeitung, à l’instar du « conservateur vert » Jürgen Kretschmann qui dirige le Bade-Wurtemberg depuis huit ans. Mais cela lui suffira-t-il pour reconduire sa coalition ? Les élections régionales prévues dimanche en Thuringe s’annoncent pleines de suspense et de surprises possibles.

Les sondages – mais que valent les sondages – classent l’ancien syndicaliste de 63 ans comme le candidat préféré des électeurs. On loue le pragmatisme, la solidité, l’écoute, l’ouverture, bla, bla, bla, de l’actuel Ministerpräsident von Thüringen !.

Même son fort caractère est mis à son crédit comme la preuve de sa capacité à trancher dans le vif. Bodo Ramelow mise sur ce bonus de chef de gouvernement réalo-pragamatique. Son parti monte dans les sondages depuis l’été. À la veille du scrutin, Die Linke faisait figure de favori avec environ 28% des intentions de vote.

De l’autre côté, cinq ans après avoir perdu son fief, la Christlich Demokratische Union Deutschlands (CDU) renouera-t-elle avec le pouvoir en Thuringe grâce à sa nouvelle tête de liste Mike Mohring, dans une coalition à trois ou quatre partis ?

Mais l’élection prévue dimanche est un scrutin à plusieurs inconnues. Quel sera le score de la CDU ?

Elle est emmenée par un quadragénaire tombé dans la politique à 18 ans au moment de la Réunification, Mike Mohring. Celui-ci fait tout pour ramener le parti conservateur aux affaires. Il était en tête des sondages avant l’été. Il est aujourd’hui à la deuxième position, crédité de 24% à 26% des intentions de vote.

Un autre élément clé sera le score du Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD) et des Grünen. Crédités chacun de 7 à % des intentions de vote, les partenaires de coalition de Ramelow pourraient ne plus suffire à atteindre la majorité pour constituer un gouvernement.

Quel sera, de même, le résultat du Freie Demokratische Partei (FDP) ? Les Libéraux flirtent dans les sondages avec les 5% éliminatoires. Leur présence ou non au Parlement régional sera un facteur décisif dans l’éventail des coalitions possibles.

Last, but not least, l’AfD ?

L’Alternative für Deutschland (AfD), parti de la droite nationale a, lui, le vent en poupe à l’Est de l’Allemagne. Il est crédité de 21% à 24% des intentions de vote. Mais sa tête de liste, Björn Höcke, chef de file de la droite nationaliste au sein du parti, pourrait aussi apparaître aux électeurs comme un repoussoir.

Ce tour d’horizon laisse en tout cas entrevoir un risque évident celui d’un morcellement du paysage politique débouchant sur un casse-tête démocratique.

D’ores et déjà, aucune coalition ne semble possible avec moins de trois partis. Et si le SPD et les Verts étaient trop faibles pour reconduire la coalition Rouge-rouge-verte, peu d’options resteraient sur la table.

Une alliance de la CDU avec l’AfD comme avec Die Linke apparaît peu probable. Tous les partis excluent d’ailleurs une coalition avec l’AfD.

La tête de liste de la CDU, Mike Mohring, envisage une coalition à quatre partis : CDU, SPD, Verts et FDP. Ce serait une première. Mais elle suppose que les Libéraux obtiennent 5% des voix.

Enfin, si aucun de ces scenari n’était possible, il resterait une dernière solution : le gouvernement minoritaire dirigé par Die Linke en solo. La Constitution de la Thuringe offre, en effet, la possibilité au gouvernement en place de gérer les affaires courantes sans limite de durée en cas de nécessité. Mais, drôle de démocratie en pareil cas. Mais on a vue pire en Union européenne : l’Italie n’est-elle pas gouvernée pour la 4ème fois par quelqu’un jamais élu par le peuple ? En, fait le dernier Presidente del Consiglio dei Ministri, à avoir rempli cette condition minimale est le cacochyme Berlusconi !

 

A Propos Jacques Borde

Consulter aussi

Luciana Lamorgese, pro-immigrationniste, succède à… Salvini !

| Italie | Politique | La Rédaction | La nouvelle coalition giallo-rossa a prêté serment. …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer