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Impeachment : «Défèque news» & Bruits de couloirs, la drôle bataille d’idées des Démocrates… [1]

| Trump Vs Deep State | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Forgerie en règle révélée en direct : Ze « vedette » tant attendue du show orchestré par les Démocrates, le Lt-Col. Alexander Vindman, qui témoignait le 19 novembre 2019, devant la Commission Schiff1, pressé de question par les élus républicains, a dû admettre avoir inventé de toutes pièces le résumé (sic) de l’appel de Trump sur lequel se fonde littéralement la procédure d’Impeachment lancée contre président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump. Donc, sauf invraisemblable coup de théâtre, non seulement l’impeachment n’aboutira même pas, mais la procédure est en train de couler la campagne présentielle des Démocrates, dont les forgeries à répétition sont en train de lasser jusqu’à leurs partisans. Épisode 1.

| Q. L’accueil plutôt chaleureux de Trump réservé à Erdoğan…

Charlotte Sawyer. Logique, en fait. La Turquie et sa massive Türk Silahli Kuvvetleri (TSK)2, c’est la seule vraie composante crédible de l’OTAN. Les gens sérieux – et croyez-moi, notre président est quelqu’un de sérieux – le savent.

Jacques Borde. Soyons réalistes, enfin ! Ce ne sont ni les Douanes ni les Affaires maritimes françaises qui vont contrôler le Bosphore. Déjà que Berlin n’est pas foutu de contrôler ses villes proprement et Paris encore moins son RER et ses lignes de bus et de métro !

À noter que face aux journalistes, le Cumhurbaşkanı3, Reccep Tayyip Erdoğan, a dénoncé le fait que « certains cercles américains ont de l’empathie pour les Kurdes » et tentent de « braquer l’opinion publique » et « de nuire à Ankara ».

Ambiance, ambiance !

Charlotte Sawyer. Certes, nombreux sont ceux au Congrès qui estiment que le retrait des troupes américaines du nord-est de la Syrie d’apparente à une trahison (sic) des proxys des Hêzên Sûriya Demokratîk (HSD) et qui trouvaient indécent de recevoir Erdoğan.

Sauf que, à ce stade des relations internationales, les mots décence et trahison ne signifient plus grand-chose. Et que, cerise sur le gâteau, le Partiya Karkerên Kurdistan (PKK)4 – maison-mère des Yekîneyên Parastina Gel (YPG)5 et des Yekîneyên Parastina Jin (YPJ)6 de Syrie, beaucoup font mine de l’oublier – est bien derrière une part importante des attentats commis sur le sol turc. Alors qui trahit qui ?

| Q. Passons à notre morceau de choix : l’Impeachment. Beaucoup disent qu’au plan des témoignages, la journée du 19 novembre 2019, a été décisive ?

Jacques Borde. Oui, mais contrairement, à ce que nous balancent les media-caniveaux germanopratins (Le Monde, Libé, BFM-TV, etc.), pas vraiment dans un sens favorable aux inquisiteurs démocrates.

| Q. À ce point-là, vous en êtes sûr ?

Charlotte Sawyer. Oui, le moment-clé de cette journée aura été celui où le Lt-Col. Alexander Semyon Vindman (né Aleksandr Semyonovich Vindman), ex-Director for European Affairs for the US National Security Council (NSC), qui témoignait ce 19 novembre 2019 devant la Commission Schiff7, pressé de questions par les élus républicains, a dû admettre avoir inventé de toutes pièces le résumé (sic) de l’appel de Trump sur lequel se fonde littéralement la procédure d’Impeachment lancée contre Donald J. Teflon Trump. Too bad !

Jacques Borde. Plus généralement, à essayer d’être le plus complet possible, dix raisons ad minimo sont à prendre en compte dans ce qu’on peut appeler l’effondrement du narratif démocrate en cette affaire.

Prenons-les dans cet ordre :

1- Vindman a dû admettre que c’était bien au président élu de dire la politique étrangère des États-Unis. Et non à des fonctionnaires non-élus comme lui. Donc, que, quelque part, son avis personnel et celui de la plupart des témoins (sic) démocrates, n’avaient aucune valeur quant au fond.
2- Vindman – que la vulgate démocrate nous a vendu comme l’un des témoins-clés (et directs) en cette affaire – a dû reconnaître qu’il n’avait jamais été en contact avec le président Trump.
3- Vindman a reconnu ne pas être en mesure de fournir un témoignage de première main sur l’affaire, mais a, en revanche, admis avoir repris à son compte des nouvelles qui passaient. Comme lui aura fait remarquer (comme à d’autres présumés témoins), un des élus républicains amenés à l’interroger, le Représentant James Daniel Jim Jordan pour être précis : si Windman n’avait pas de témoignage de première main à apporter au quid pro quo, fondant supposément l’affaire, que faisait-il là ? Et pourquoi, au juste, lui-parlait-on ?
4- Vindman a admis que le président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, était « bien dans son droit », en demandant l’aide de Kiev dans une enquête en cours.
5- Vindman a reconnu que placer l’enregistrement de la conversation avec le président ukrainien sur un serveur dédié et sécurisé ne constituait en rien un « précédent ». Plus une pratique courante, en fait.
6- Vindman a reconnu que la retranscription de la conversation Trump-Zelenksy était « very accurate ». Très précise ! Donc, là encore, rien à redire.
7- Vindman a admis n’avoir jamais utilisé le terme « corruption » pour qualifier l’action du président.
8- Vindman a dit être incapable de se souvenir d’interlocuteurs ukrainiens lui donnant l’impression d’être soumis à des pressions. Cf. « It’s kind of hard to claim that they were pressured when there’s no evidence they felt pressured » (Il est difficile de dire qu’ils étaient sous pression, dans la mesure où il n’existe aucune preuve qu’ils aient pu se sentir sous pression).
9- Verbatim Vindman : « As far as I can tell » (Autant que je puisse le dire), Hunter Biden n’était pas qualifié pour rejoindre le Burisma’s board.
10- dixit Vindman, il y avait bien quelque-chose s’apparentant au conflit d’intérêt dans la présence de Hunter Biden à la direction de Burisma.

Charlotte Sawyer. Donc, désolé de le dire, Windman n’a en rien été dont l’homme-clé dont le témoignage a scellé le sort de Trump. En revanche, pour les Biden Sr. & Jr. !… Par ailleurs, le fait de se présenter à l’audience, en grande tenue, a été considérer par beaucoup d’observateurs, comme de l’ostentation un brin hors-propos.

| Q. Diriez-vous que le soufflé démocrate ne prend pas ?

Jacques Borde. Au point où nous en sommes arrivé, je dirai plutôt qu’il retombe misérablement…

| Q. Mais pourquoi ?

Jacques Borde. Parce que ceux que le camp démocrate et le cloaca mediatica maxima washingtonien (la presse-caniveau US si vous préférez) nous présentaient comme des témoins directs (sic) – le lieutenant-colonel Alexander Vindman, et Jennifer Williams, Special advisor on European & Russian affairs8 du vice-président US, Michael Richard Mike Pence, notamment – qui ont été entendus lors des auditions, n’en sont pas, tout simplement.

Windman s’est fait tailler en pièces lors de son audition. Et, comme lui, Jennifer Williams, n’a pu évoquer que des oui-dires et donner son opinion personnelle : Cf. « J’ai trouvé le coup de téléphone du 25 juillet très inhabituel, comparé à d’autres appels présidentiels que j’ai observés, il s’agissait d’une discussion sur ce qui semblait être une question de politique intérieure ».

En plus, comme l’ont souligné plusieurs observateurs (républicains mais aussi démocrates), Windman s’est retrouvé à la limite du parjure lorsqu’il s’est hasardé à parler de « deux enquêtes sur un citoyen américain et un opposant politique ».

Et de rappeler, en l’espèce, que :

1- l’enquête en question ne vise que Hunter Biden et Burisma. Et (pas encore) son père.
2- la demande de Trump ne concerne donc que l’enquête Hunter Biden/Burisma, et non son père.

De leur côté, les Républicains montent au créneau, en rangs serrés, condamnant ce qu’ils estiment être une tentative de destitution menée par les Démocrates.

« Nous sommes censés croire ces gens sur parole lorsqu’ils profèrent une nouvelle série d’allégations, mais toute personne qui connaît la politique de terre brûlée des Démocrates contre le président Trump ne serait pas surprise de voir tous les signes habituels montrant qu’il s’agit d’une campagne de diffamation médiatique soigneusement orchestrée », a rappelé l’élu républicain Devin Gerald Nunes.

| Q. Le passage de l’ambassadeur Sondland devant la Commission, ça vous a marqué ?

Jacques Borde. Comme ceux qui l’ont précédé, pas plus que ça.

D’ailleurs, comme l’aura fait remarquer François Clemenceau, rédacteur en chef du Journal du dimanche (JDD), chargé de l’actualité internationale, son passage n’aura pas marqué « de façon déterminante d’un point de vue juridique », Gordon Sondland « dit ce que tout le monde [comprendre les Démocrates et leurs relais divers et variés] savait ». Sauf, c’est à noter à propos du fameux quid pro quo, dont on nous rebat les oreilles sans en apporter la plus petite once de preuve. Donc, à ce stade du Democrat Circus : défèque news et bruits de couloir. Ni plus ni moins.

| Q. Rien de plus ?

Jacques Borde. Rien de décisif au plan de l’accusation, en tout cas. Et, là, les incantations anti-Trump de C-dans-l’air virent au délire. La chaîne, un brin racoleuse, ose titrer son émission du 21 novembre 2019 : Destitution : & l’ambassadeur lâche Trump !

Sauf que Sondland dans son témoignage à propos de la journée du 8 septembre, rapporte son dialogue avec Donald J. Teflon Trump, en termes assez précis et peu contestables :

Sondland : « [M. le président] « … qu’attendez-vous de l’Ukraine ? ».

Trump : « Je ne veux rien, je ne veux rien, je ne veux pas de quid pro quo. Dites à Zelensky9 de faire ce qui est juste. Quelque-chose qui ait de l’effet ».

La seule nouveauté apportée par Sondland est de nous confirmer la mise en place d’une « diplomatie parallèle » par Trump. Belle nouveauté, en vérité ! Comme l’a rappelé François Clemenceau : « Toutes les grandes nations font de la diplomatie parallèle ».

Charlotte Sawyer. En revanche, il est faux de prétendre qu’il s’agissait, de la part de Trump, d’ouvrir une enquête de corruption visant Hunter Biden.

| Q. Pourquoi, faux ?

Charlotte Sawyer. Parce que l’enquêté existe déjà, tout simplement.

Notes

1 Appelée ainsi parce que présidé par l’insipide Adam Bennett Schiff.
2 Armée de terre turque.
3 Ou Président de la République de Turquie.
4 Parti des travailleurs du Kurdistan.
5 Unités de protection du peuple.
6 Unités de protection de la femme.
7 Déjà accusé de haute trahison par des Républicains.
8 Ou conseillère spéciale pour les Affaires européennes & russes.
9 Le président ukrainien, Volodymyr Oleksandrovytch Zelensky.

A Propos Jacques Borde

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