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Noël sous les Lampions ou derrière le Kevlar ?…

| Guerre Vs ISIS/DA’ECH | Questions à Jacques Borde |

Entre fausses (celles des syndicats kollabos, je veux dire) & vraies grèves, Gilets jaunes toujours sur le pont & terroristes pro-wahhabî à l’affût : difficile de dire que nous nous préparons à des fêtes de Noël guillerettes ! Comme on dit : faudra faire avec ! Une habitude à prendre, sans doute. En effet, entre djihâdistes prestement condamnés à de minimalistes & contre-productives (à moins que ce ne soit le but recherché) peines de prison & Returnees qu’Ankara nous livre à domicile à intervalles réguliers, le moins qu’on puisse dire est que, pour les années à venir, la terreur takfirî ne devrait pas avoir de souci de main d’œuvre !…

« Ceux qui viennent à nous en paix seront les bienvenus en tant qu’invité. Mais ceux qui viennent à nous l’épée en main mourront par l’épée. Telle est la loi de la Terre russe ».
Alexandre Nevski

| Q. Quid de ces femmes de djihâdistes expuls…

Jacques Borde. Stop ! Comme l’a justement dit Christophe Romand sur sa page Facebook : « Il faut arrêter de parler de femmes de djihâdistes, ce sont juste des djihâdistes ».

| Q. Et… ?

Jacques Borde. À ce stade, quatre murs pour punir, c’est largement trois de trop. Ce que, visiblement, n’a toujours pas compris l’a-justice du régime de Paris (sic).

| Q. Dans quel sens ?

Jacques Borde. Molla lex sed lex, dirai-je ! Ainsi, deux jeunes Toulousains (sic), Mounir Diawara et Rodrigue Quenum si je ne me trompe pas, partis combattre en Syrie dans les rangs de Jabhat an-Nusrah li-Ahl ach-Chām1 puis d‘Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)2, ont été condamnés en appel à, à peine, dix ans de réclusion criminelle. Peines inférieures à celles prononcées en première instance.

Rappelons, à propos de ces sympathiques jeunes gens, qu’ils apparaissaient sur des photos en tenue de combat, Kalach en main et, pour l’un d’eux, brandissant une tête fraîchement coupée.

De vingt ans requis la peine a été de quinze ans, maintenant devenue de dix ans. En clair, comprendre que ces joyeux drilles, seront à côté de nous dans la rue dans un peu plus ou un peu moins de cinq ans !…

| Q. À la lumière de ce qui s’est passé sur le London Bridge, diriez-vous que les Britannique sont plus expéditifs que nous ?

Jacques Borde. C’est le traditionnel débat autour de ce que certains media et politiciens kollabos (des deux côtés de la Manche, je vous rassure) appellent !’usage disproportionné de la force (sic) par la police britannique, ce au motif qu’a été abattu un homme armé seulement d’un couteau. Faux, archi-faux ! Expliquons : L’homme (sic) portait une chasuble d’explosifs, dont personne ne pouvait :

1- dire si elle était opérationnellement fonctionnelle, ce qui n’était pas le cas.
2- en connaître le mode d’activation.

Donc, vu le cas d’espèce:

1- il était impératif de neutraliser la menace au plus vite.
2- terminer au plus vite le loustic était la meilleure option possible.
3- rappeler qu’un ennemi doté d’une arme blanche, en dessous de 7 m, est potentiellement aussi dangereux qu’un porteur d’arme à feu.
4- davantage si le porteur n’a pas conscience de la menace où l’évalue de manière erronée.
5- les Brits ont appliqué, scrupuleusement et by the book, leurs rules of engagement.
6- un ennemi du monde civilisé de moins.

Donc bravo Messieurs.

| Q. Autre sujet : pourquoi sommes-nous, de facto, en guerre contre la Syrie ? Ou, du moins, dépeints comme tels par Damas ?…

Jacques Borde. Oubliez complètement le narratif DA’ECHocentré de la dhimmîtude médiatique germanopratine, c’est de l’habillage, une obscène cosmétique destinée à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Mais, parce que le jeu français au Levant, a toujours été anti-syrien. Pour faire simple, les régimes de Paris (sic) et leurs tartuffes du Niais d’Orsay n’ont jamais supporté le régime syrien (sic). Paris, remontons bien le temps qui (à l’époque) est celui de la France mandataire et coloniale-socialiste, a toujours eu une vision prédatrice de l’espace géopolitique de Damas qui, de son côté, est animé par un discours national, ba’athiste et grand-syrien.

Et, au-delà de ce nous expliquait, Alain juillet, président du Club des directeurs de Sécurité des entreprises (CDSE), sur Public Sénat le 8 mars 2016, la France, empêtrée dans ses misérables desseins de puissance coloniale contrariée, poursuit ce qu’elle a commencé en donnant au Turc, notamment, le Sandjak d’Alexandrette : démembrer la Syrie. À ce sujet, lire évidemment les sommes de Lucien Bitterlin3.

| Q. Mais nous avons eu de longues périodes de calme, je veux dire dans les relations franco-syriennes ?

Jacques Borde. Pas dans notre tête, où la détestation de Damas a toujours été durable et quasiment permanente. Surtout dans certains cercles liés au Niais d’Orsay.

Ce qui nous a forcé à un moindre mal dans nos relations avec Damas, ce sont deux choses qui n’ont rien à voir avec notre propre double-jeu :

1- la puissance régionale qui était celle de la Syrie, peu ou prou jusqu’à la mort du président Hafez el-Assad.
2- la position (relativement) pro-syrienne de l’hêgêmon thalassocratique étasunien, imprimée par le Dr. Henry Kissinger sur la diplomatie US au Levant, qui tenait le président Hafez pour le Bismarck de l’Orient.

À ce titre, on pourrait dire que les choix géopolitiques qu’a fait (et qu’il commence, enfin, à appliquer à revers du Deep State) le président Donald J. Teflon Trump, n’ont rien d’aventureux ou imbéciles mais, quelque-part, rejoignent ce qu’est la pensée du Dr. Kissinger. Que, oublient de nous le rappeler, les dhimmî médiatiques soldés à la doxa wahhabî, Trump a rencontré à, au moins, deux reprises.

| Q. Vous avez cité Alain Juillet…

Jacques Borde. Oui, tout à fait. Dans une remarquable intervention au Sénat, Alain juillet, président du CDSE, était revenu sur les fondements de la Guerre imposée à la Syrie4 – qui est, mon avis, la meilleure manière de nommer ce conflit

Alain juillet nous parlait donc des « raisons fondamentales qui ont fait qu’un pays relativement calme » plonge dans le chaos (…).

Et de rappeler, car « il faut revenir quinze, vingt ans en arrière quand les Iraniens ont découvert le plus grand gisement du monde de gaz, le gisement gazier de South Pars, qui est en Iran ». Gisement concernant essentiellement deux acteurs :

1- la RI d’Iran, première concernée, ce gisement se trouvant principalement sur ses côtes et dans ses eaux territoriales.
2- le Qatar, appuyé alors par l’Arabie Séoudite, le pompant (sic) littéralement par forage oblique, à 45°.

La découverte de South Pars va, pour faire court, déboucher sur deux projets, deux gazoducs (pipe gas), destinés à desservir principalement le marché européen :

1- le premier qatari, aboutissant en Turquie, mais passant pour partie par la Syrie et rejoignant un autre gazoduc.
2- le second destination Syrie, mais en évitant la Turquie, « pour faire un débouché gazier à côté du port de Tartous », dixit Alain juillet. Donc, pas loin de la Base russe de Tartous.

Ce projet a pris forme en 2010.

En 2011, le président syrien, le Dr. Bachar el-Assad, « a eu en mains les deux dossiers ». Et Bachar « a choisi délibérément le pipe iranien. Au détriment du pipe de l’autre côté [qatari]. Pure coïncidence, trois semaines après, les troubles [en Syrie] ont commencé », nous rappelait alors Alain juillet. « On peut donc légitimement s’interroger si c’est une guerre de libération ou une guerre gazière », à laquelle nous assistons depuis.

Et, évidemment, en cette affaire le régime de Paris (sic) a choisi, une fois encore, de poignarder le régime de Damas (sic) en plein dos.

Quant, aux Russes, ils n’ont réagi que lorsque les « groupes [dits] rebelles sont arrivés à moins de 30 km de Tartous et ont commencé à tirer sur la zone qui était contrôlée par les Russes ».

Base vitale pour Moscou, donc.

Après avoir averti les autres acteurs du grand jeu syrien, les Russes ont commencé à tirer, « non pas seulement sur DA’ECH, mais sur tout groupe rebelle qui était à moins de 30 km de Tartous ». Leur « problème était la sécurisation absolue de Tartous ».

Ah, oui, à propos de la Syrie, à relever ces facéties du Deep State étasunien : Avant de quitter (partiellement) le nord de la Syrie les Américains (sic) ont fourni aux Kurdes, pour le seul mois de septembre 2019 :

– 25.000 AK47 & AKM.
– 95 fusils de sniping.
– entre 2 000 et 15 000 PKM.
– 20.025.200 munitions de 7,62x39mm5.
– 400 RPG7.

De quoi tenir un bout de temps. Un cadeau de Noël peut-être ?

| Q. À propos de cadeau de Noël, vous n’auriez pas quelque-chose de plus gai pour conclure ?

Jacques Borde. Bon, si vous voulez ! Une, non, deux citations de ce cher Eber Haddad, alors :

Primo,
« Al Gore, l’ancien vice-président US et l’instigateur, fondateur et promoteur de la fameuse théorie du ‘réchauffement climatique’ devenu par la grâce des media spécialistes de magie sélective et à cause du manque total de crédibilité du ce nom de baptême dont on pouvait vérifier l’inadéquation au quotidien, la théorie du ‘changement climatique’, beaucoup plus vague et moins sujette à controverses, avait prédit, dans son immense sagesse, la fin de la glaciation en arctique pour 2013… elle est à présent 50% supérieure à ce qu’elle aurait dû être…. et dire qu’il a eu un Prix Nobel pour ça ! ».

Secundo,
« Le petit Trudeau-cul qui sert de premier sinistre du Canada, s’est payé la tête de Trump au sommet de l’OTAN à Londres. Pas de chance pour ce vermisseau, le lendemain son gouvernement publiait des chiffres désastreux :
– 71.000 emplois perdus, record depuis la crise financière.
– 5,9% de chômage soit 0,4% de plus que le mois précédent…
En attendant le lendemain, le gouvernement US dirigé par celui dont Trudeau se moquait, publiait ses propres chiffres :
– 266.000 emplois créés
– Chômage en baisse, à 3,5%…
Rira bien, qui rira le dernier…
On ne parlera pas de Macron qui a participé à cette fiesta et qui le lendemain se retrouve avec une grève incontrôlable… »

Après, allez dire que je ne vous gâte pas !…

Notes

1 Ou Front pour la victoire du peuple du Levant, ou de manière abrégée Front al-Nosra.
2 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
3 Notamment, Guerres & paix au Moyen-Orient : les 3 défis d’Hafez El-Assad : Liban, Palestine, Golfe, Éd. Jean Picollec, 1996. Alexandrette, le « Munich » de l’Orient ou Quand la France capitulait, Éd. Jean Picollec, 1999.
4 Référence évidente au Jang-é Tahmîli (guerre imposée), qui est le nom officiel de la Guerre Iran-Irak en Iran.
5 La munition de l’AK47/AKM.

 

A Propos Jacques Borde

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