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De Bojo à Donald : Qui tient la corde de la Révolution conservatrice ? [2]

| Kulturkampf global | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Entre la victoire sans appel de Boris Johnson & le risque (sic) pour le camp démocrate que sa procédure d’impeachment de Donald J. Teflon Trump, soit caduque à partir du 5 janvier 2020, le camp de ce que, à bien des égards, on peut appeler la Révolution conservatrice ne se porte pas si mal. Pourquoi ? Comment ? Quelques pistes. Épisode 2.

« L’avenir n’appartient pas aux mondialistes mais aux Patriotes. Aux Nations souveraines et indépendantes qui protègent leurs citoyens ».
Donald J. Teflon Trump, président des États-Unis.

| Q. Outre-Atlantique, semble-t-il, le ciel commence à se couvrir pour les harpies de l’aile-gauche démocrate ?

Jacques Borde. Parlons plutôt des idiotes utiles du nazislamisme takfirî. Effectivement, et bien que, par solidarité partisane et sectaire, notre cloaca mediatica islamo-gauchiste germanopratin n’en parle guère, pour ces dames, les choses sont bien en train de se gâter judiciairement parlant.

| Q. Dans quelle mesure au juste ?

Charlotte Sawyer. On parle de détournements de fonds, de parjures, etc. !

Jacques Borde. Quant à cette relève au sein des Démocrates, comme l’a si bien expliqué Eber Haddad : « Moins d’un an après avoir été élues les trois pasionarias du parti Démocrate, gauchistes et islamistes, qui ont beaucoup fait parler d’elles, de leur démagogie, de leur intention de changer le monde, de vouloir nous apprendre à vivre et à nous donner des leçons de morale et d’écologie, sont sous enquêtes fédérales concernant des détournements de fonds de leurs campagnes électorales et des redistributions suspectes… Comme les media sont très discrets à ce sujet on fait le boulot à leur place… ».

Charlotte Sawyer. C’est, probablement pour cela, que le cloaca mediatica aux ordres tente de leur prédire un avenir présidentiel.

| Q. Mais, pourquoi cet impeachment et un tel acharnement contre Trump ?

Jacques Borde. En fait, comme l’a résumé Eber Haddad, « Une des explications de cet acharnement contre Trump est le fait qu’au lieu d’être un président populiste il est un président populaire ».

Et comme a dû le reconnaître François Clemenceau, sur le plateau de C-dans l’air (media fort peu trumpien, s’il en est), le Speaker of the US House of Representatives1, Nancy P. Pelosi, n’était pas très encline à lancer la procédure d’impeachment. Seulement, pressée par l’aile-gauche, islamo-gauchiste plus précisément, de son parti, elle s’est sentie « obligée de céder aux pressions de son propre camp ».

Le tout dans un environnement politique catastrophique, car verbatim Eber Haddad : « De nombreux Démocrates qui ont voté pour Hillary en 2016 expriment leur intention de voter pour Trump en 2020, 34% des Noirs et presqu’autant d’Hispaniques promettent de voter pour lui et ont rallié le Parti républicain et cela malgré la campagne de dénigrement hystérique et frénétique des médias et du show-business qui sont devenus des outils de propagande plutôt que d’informations ou de divertissement. Ça explique ces tentatives de coup d’État à répétition de ceux qui n’acceptent le système électoral que s’il lui est favorable, comme les dictatures du Moyen-Orient ou les pays d’Amérique du Sud… Quand le New York Times lui-même, ennemi juré de Trump, le reconnaît c’est que la situation est grave pour l’opposition… en fait il suffit de voir la réalité pour le comprendre. La critique des cheveux oranges n’a pas un effet éternel…. »

Charlotte Sawyer. Ensuite, le cloaque démocrate – tellement occupé à plonger ses mains dans le pot de confiture, sans réaliser que cela finirait par lui retomber un jour sur le nez – a perdu tout sens commun. Et, du coup, ils disent, et tentent, à peu près n’importe quoi sur tous les sujets.

| Q. Comment ça ?

Jacques Borde. Allez, un exemple tiré de la page Facebook de Carmine Sabiak : « Si les Démocrates sont contre les énergies fossiles, pourquoi tant de leurs enfants travaillent-ils pour des compagnie pétrolières et gazières ukrainiennes ? ». Biden Jr., notamment.

Charlotte Sawyer. Ce, alors, que de son côté Trump et son équipe, remettent peu à peu le train sur les rails. Lisez donc la lettre de Trump à Pelosi postée par Jacques sur bforborde.com. Elle est assez éclairante.

| Q. Pourquoi réclamer, comme l’a fait Pelosi, des garanties sur la procédure qui devrait s’appliquer au Sénat ?

Charlotte Sawyer. Parce que Pelosi et l’ensemble des Démocrates craignent que l’affaire tourne au vinaigre pour eux au Sénat où les Républicains ont la majorité. Je ne suis pas assez férue en droit, même US, pour vous dire, ou non, si cette requête à propos de quelconques garanties a un fondement légal ou non. À la Chambre des Représentants en tout cas, Pelosi et Adam Schiff se sont bien gardé d’en donner l’ombre d’une aux Républicains.

Jacques Borde. En fait, selon le Pr. Anne Deysine2, les Démocrates font mine de craindre un manque d’« honnêteté » à leur encontre. Ce d’autant que les Républicains se disent effectivement prêt à auditionner la fine fleur de l’establishment démocrate.

| Q. Qu’en disent les Américains ?

Jacques Borde. Comme pour le reste de la procédure, pas grand-chose. En fait, 62% d’entre eux, à contrario des Démocrates qui ratiocinent, sont persuadés que « tout va se passer de manière impartiale » au Sénat. Si la procédure passe au Sénat, évidemment.

| Q. Comment ça ?

Charlotte Sawyer. Juridiquement, Nancy P. Pelosi, en tant Speaker of the US House of Representatives, a jusqu’au 5 janvier 2020 pour refiler le bébé au Sénat.

Jacques Borde. Faute de quoi, son alter ego le Senate Majority Leader3, Addison Mitchell Mitch McConnell, Jr., pourrait se dire, je cite Anne Deysine : « puisque c’est comme ça, si elle ne m’a pas donné les articles de mise en accusation, moi, je ne fais plus de procès ».

| Q. Donc fin de l’impeachment ?

Jacques Borde. Oui et non.

Oui, car, sans les documents ad hoc, McConnell pourrait fort bien classer la procédure en cours.

Non, car, là, les Républicains ont très envie de poursuivre Pelosi et Schiff pour obstruction.

| Q. Donc Pelosi pourrait ne pas transmettre pas les pièces ?

Charlotte Sawyer. Oui. Parce que, maintenant, les Démocrates ont peur de se faire crucifier au Sénat. C’est aussi simple que ça. Les Sénateurs républicains, en matière de témoins auraient l’intention de ratisser large. Y compris de faire passer sur le grill judiciaire ce cher Joseph Robinette Biden, Jr., dit Joe Biden. Ainsi que son fils, Hunter, celui qui aime tant les énergies fossiles ukrainiennes.

À rappeler, qu’en sus, comme l’a noté François Clemenceau, le « camp républicain est soudé comme jamais ». Ce que confirme Anne Deysine, très anti-Trump4 est-il important de le rappeler, pour qui « il n’y aura aucun retournement républicain ». Ce qui commence, du coup, à inquiéter les Démocrates, au plan électoral.

Charlotte Sawyer. Ajoutons que si les Démocrates sont bel et bien ensuqués dans leurs Primaires, ça n’est pas le cas des Républicains. C’est Trump le candidat désigné.

| Q. Et l’impeachment ne va pas jouer un rôle ?

Jacques Borde. Peu de chances, en fait, les Américains le suivent bien, mais comme le reste de l’actu. Sans plus. Comme l’a dit François Clemenceau, l’impeachment n’intéresse vraiment que les « junckies de la diplomatie ». Qui plus est comme le précise de son côté Anne Toulouse, ça n’est « pas du tout une atmosphère de guerre civile » qui règne aux États-Unis. Ceux qui sont dans l’effervescence et l’outrance sont ceux « accros à la politique ». Toujours les mêmes en fait, des deux côtés de la barricade.

Charlotte Sawyer. Tiens, une dernière qui vient de tomber : Burisma – vous savez la société ukrainienne qui payait si bien Biden Jr. – aurait refilé à papa… Biden, la coquette somme de 900.000 $US pour du lobbying en sa faveur. Ce pendant que Joe Biden était vice-président des États-Unis, de 2009 à 2017, évidemment !

Jacques Borde. Ceci expliquant que papa Biden a, d’ores et déjà, affirmé qu’il ne répondrait pas à une convocation du Sénat dans l’affaire Trump.

Notes

1 Présidente (et chef de la majorité démocrate) à la Chambre des Représentants.
2 Spécialiste des questions politiques et juridiques étasuniennes, professeur à l’université Paris Ouest Nanterre. Auteur, entre autres, de La Cour suprême des États-Unis : droit, politique & démocratie, Éditions Dalloz
3 Ou Chef de la majorité (républicaine) pour la 114e Session du Congrès, succédant au démocrate Harry Reid.
4 À un point frisant le ridicule. Deysine ne peut s’empêcher de prononcer le nom de McConnel sans lui accoler le même nom d’oiseau. Comportement infantile, que même les remarques du meneur de débat n’affecte pas.

 

A Propos Jacques Borde

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