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Fin de Soleimani, le Condottiere de Téhéran : & Ensuite ? [2]

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Qu’on l’ai haï ou détesté (au choix) : très certainement, le meilleur chef militaire non-occidental des Orients Proche & Moyen de ces trente dernières années, celui qui fut, de si longtemps, le patron (déjà remplacé) du Nirouy-é Ghods1, le major-général Qassem Soleimani, n’a pas vu le coup venir & son passage à l’aéroport de Bagdad lui aura été fatal. N’en doutons pas, dans l’Histoire militaire de l’Orient compliqué, une page majeure vient de se tourner & Téhéran de perdre un homme-clé. Après… Épisode 2.

| Revanche à prendre.
« Le martyre est la récompense de son inlassable travail durant toutes ces années (…). Si Dieu le veut, son œuvre et son chemin ne s’arrêteront pas là, et une vengeance implacable attend les criminels qui ont empli leurs mains de son sang et de celui des autres martyrs ».
Ayatollah Sayyed Ali Hossaini Khâmeneî, sur sa page Facebook.

| Entre deux chaises.
« … l’Europe et les États-Unis doivent à tout prix maintenir l’unité transatlantique vu le séisme politique qui arrive, indépendamment du fait que la décision du président Trump crée des risques mondiaux et que ses intentions restent floues ».
Donald Tusk, sur sa page Facebook.

| Parler à tous.
« En Irak, des miliciens chî’îtes ont tenté au cours des derniers jours d’envahir l’ambassade des États-Unis. Un peu plus de quarante ans après la prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran, cette action hostile a pu faire craindre aux autorités américaines une répétition de ce scénario traumatisant. Le Président Trump a souhaité donner un avertissement à l’Iran en frappant le chef de l’organisation des Gardiens de la Révolution, dont on sait par ailleurs qu’elle détient en otage deux ressortissants français. Un État peut-il laisser son ambassade à la merci de n’importe quels manifestants hostiles ? Certainement pas. Peut-on laisser un État arrêter des ressortissants étrangers sans raison ? Certainement pas. Cette montée des tensions, qui s’accompagne de rivalités sourdes et complexes entre plusieurs acteurs dans la région, je pense notamment à la décision de la Turquie de s’engager dans des opérations militaires en Libye, doit être gérée avec la plus grande modération. Nous appelons toutes les parties à la retenue et nous encourageons une reprise du dialogue dans toutes les enceintes où cela s’avérera possible. La France doit continuer à parler à tous les acteurs et participer par tous les moyens dont elle dispose à relancer les négociations, notamment sur le contrôle des installations nucléaires en Iran ».
Marine Le Pen, sur sa page Facebook.

| Coup de maître.
« Du coup la pérennité de ce régime est bien moins assurée qu’il y a seulement quelques jours. Il y a beaucoup de clans en Iran à l’intérieur même des cercles du pouvoir: il y a ceux qu’on appelle à tort les modérés comme Rowḥâni, les ultras comme Ahmadinéjad et bien d’autres qui sont déjà impliqués dans des luttes intestines et c’est le seul qui pouvait s’imposer à tous. Son élimination est un coup de maître et la réaction européenne une honte, en droite ligne avec les Daladier et Chamberlain et tout à fait dans l’esprit de Munich. En 90 ans l’Europe n’a rien appris et refait à chaque génération les mêmes erreurs ».
Eber Haddad, sur sa page Facebook.

| Piège anti-Démocrates.
« C’est un piège anti-Démocrates. La vraie cible de Donald Trump est là. En plein impeachment, le président en campagne ressoude le pays autour de lui et oblige ses adversaires démocrates à suivre son élan de mâle alpha sous peine de passer sinon pour des antipatriotes, des faibles… et de perdre les soutiens financiers saoudien et même qatari primordiaux pour leur campagne présidentielle. De ce point de vue, même si le camp démocrate essaie de discréditer la décision présidentielle, l’assassinat de Soleimani est une très bonne opération de politique intérieure. Donald Trump vient de montrer à son électorat que l’Amérique était forte et qu’il incarnait seul cette force. Au moment précis où tout est fait pour l’abattre, où ses adversaires essaient de le noyer sous d’interminables et médiocres procédures, lui garde le bon niveau, assume ses responsabilités de gendarme du monde et s’occupe de la sécurité de l’Occident tout entier en supprimant sans autre forme de procès un fauteur de troubles redoutable. Le caractère primaire du raisonnement ne laissera jamais d’étonner : l’Amérique ne serait forte que lorsqu’elle fait la guerre ? Pourtant elle les perd toutes… Comme vient de le redire candidement le secrétaire d’État Mike Pompeo, “ne rien faire revient à se montrer faible” ? Donc on fait n’importe quoi… Un ange passe, mais le Président, après l’attaque, n’oublie pas de tweeter… un drapeau américain ! ».
Caroline Galactéros.

| Bien-pensance.
« Tenez, pas plus tard que ce week-end, si vous avez eu le malheur d’applaudir l’initiative du président des États-Unis qui a nettoyé la Terre d’une crapule sans nom, vous aurez à coup sûr été catalogué d’office dans le camp des maudits, des ignares et des fachos. Car à l’évidence, prendre le parti d’un criminel de haut rang qui s’est mis en tête de régner par le terreur en rayant in fine Israël de la carte et soutenir l’un des pires régimes prônant la charia aux antipodes des droits de l’Homme comme l’ont fait tour au long de ces dernières heures la gauche, les Démocrates, les progressistes et pratiquement tous les media réunis, c’est bien mieux et plus noble que de se féliciter de l’élimination d’une menace ambulante pour l’humanité. Quoi qu’il fasse, on aura toutes et tous compris que Trump ne trouvera jamais grâce aux yeux de cette sphère bien-pensante. Qu’il temporise, Donald se fera traiter par elle de couard. Qu’il anticipe la catastrophe et immunise son pays des pires fléaux en attaquant le premier, il passera pour un va-t-en-guerre et un irresponsable ».
L’Objecteur Médiatique, sur sa page Facebook.

| Plus de vous chez nous.
« Sois-en sûr, le prix de ton sang sera le départ des troupes américaines d’Irak ».
Hadi al-Ameri, patron des députés pro-Iran au Parlement irakien.

| Optimiste.
« L’année 2020 débute fort bien : le numéro 2 du régime des mollahs a été abattu sur ordre de TRUMP. Bravo ! On est loin d’OBAMA et CARTER, sans parler des bureaucrates de Bruxelles qui préfèrent le profil bas de crainte de « radicalisation » du régime. Eux n’ont jamais rien obtenu. Le meilleur moyen de déradicaliser, c’est l’éradication. Ce général est définitivement déradicalisé ».
Philippe Chansay Wilmotte, sur sa page Facebook.

| Maîtrise d’œuvre.
« Il a certainement été le dirigeant le plus important et le plus significatif en Iran, non seulement au cours des quatre dernières décennies, mais probablement pour de nombreuses décennies (…). Il est l’homme qui a étendu l’influence de l’Iran bien au-delà de ses frontières en développant ce que les Iraniens appellent une « politique de défense avancée », qui est basée sur le recrutement de partis et de mandataires loin des frontières de l’Iran pour dissuader les attaques directes sur le sol iranien. Il en est le maître d’oeuvre (…). C’est lui qui a développé des connexions et des réseaux profonds dans toute la région, du Liban à l’Irak, à la Syrie, au Yémen, à l’Afghanistan ».
Ali Vaez, analyste de l’Iran pour l’International Crisis Group (ICG).

| Vu de Washington.
« Les voyous (des Brigades du Hezbollah) disent aux forces de sécurité irakiennes d’abandonner leur devoir de protéger (l’ambassade des États-Unis à Bagdad) et d’autres endroits où des Américains travaillent côte à côte avec les courageux Irakiens (…). Le fait que le régime iranien dit au gouvernement irakien ce qu’il a à faire met en danger la vie des patriotes irakiens (…). Mais le peuple irakien veut se libérer du joug iranien ».
US Secretary of State, Michael Richard Mike Pompeo.

| Trouble concomitance.
« Il faut en effet relever la concomitance de l’opération américaine avec l’offensive turque lancée au même moment en Libye au secours du gouvernement légal de Tripoli, même s’il est à ce stade prématuré d’en tirer de claires conclusions. À son habitude, Erdoğan avance ses pions sur tout l’échiquier et se sert de la concentration américaine sur l’Iran pour mener sa barque vers la Tripolitaine et gêner à la fois Moscou et Téhéran qui soutiennent le Maréchal Haftar aux côtés de l’Arabie S2oudite – des Émirats arabes unis, de l’Égypte. On ne peut que redouter que la situation ne s’aggrave considérablement avec ce nouvel entrant officiel en appui du pouvoir officiel de Sarraj, sans représentativité populaire et fragilisé par sa compromission avec les milices islamistes. La stabilisation de la Libye n’est pas pour demain ».
Caroline Galactéros.

| Escalade.

« On se réveille dans un monde plus dangereux. L’escalade militaire est toujours dangereuse (…). Quand de telles opérations ont lieu, on voit bien que l’escalade est en marche alors que nous souhaitons avant tout la stabilité et la désescalade ».
Amélie de Montchalin, secrétaire d’État aux Affaires européennes, au micro de RTL.

| Mise en garde.
« Il s’agissait d’une attaque préemptive qui fait que chacun dans le monde sait que si vous cherchez les Américains sous l’égide du président Trump, vous le faites à vos risques et périls ».
Lindsay O. Graham, sénateur républicain, sur sa page Facebook.

| Trump au charbon.
« Bagdad: mort d’un terroristes cinq étoiles qui dirigeait tout, du Hezbollah au HAMAS. nos dirigeant bavassent, débattent et décorent. Trump fait le boulot ».
André Bercoff, sur sa page Facebook.

[À suivre]

A Propos Jacques Borde

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