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Brexit, Impeachment : Début d’année morose pour le Deep State… [3]

| Deep States & États profonds | Questions à Jacques Borde |

Il y a des moments où les choses vous échappent. Les plus policés vous parleront de la Loi de Murphy. Les plus directs de La loi d’emm… maximum. Je vous laisse choisir. Il y en en une qui, entre deux doses d’alcool de grain, aura du mal à s’y faire : je parle ici de la ô combien controversée Speaker of the US House of Representatives, Pelosi, piètre stratège, mauvaise perdante, mais vraie mégère ! Mais, il y a des jours comme ça !.. Épisode 3.

« Qu’on arrête de nous bassiner avec le Bataclan, car il y a bien pire ! Il s’agit des milliers de morts dus à l’alcool ».
Phrase attribuée à Pascal Boniface, directeur de l’IRIS.

| Q. La défaite du Centro-Destra en Émilie-Romagne (Italie), ça pèse, ou pas, sur l’échiquier ?

Jacques Borde. D’abord, ne rêvons pas, on ne gagne pas à tous les coups ! Ensuite un certain nombre de raisons expliquent ce revers :

1- cette région est aux mains de la gauche depuis 70 ans.
2- depuis 2014, plus précisément, entre celles de Stefano Bonaccini, gestionnaire capable (les indicateurs socio-économiques de l’Émilie-Romagne sont bien nettement au-dessus de ceux du reste de l’Italie), plutôt honnête au point de ne pas traîner pas derrière lui les habituelles casseroles de la gauche financiarisée. Et, à noter, n’ayant pas de liens avec une quelconque entité du Crime organisé. Ce qui, là non plus, n’est pas la cas de la plupart de ses petits camarades.
3- un vote régional, c’est aussi un vote local : si le mec est bon !…
4- une région (bien administrée) qui reste à gauche c’est aussi un signe de vitalité démocratique.
5- objectivement, Stefano Bonaccini ne méritait pas de perdre.
6- Salvini, lui, ne méritait pas vraiment de gagner en Émilie-Romagne, où ses propos souvent décousus et brouillons ont eu du mal à porter pleinement dans une région où on apprécie les gens plutôt carrés et une certaine rigueur. Y compris dans le discours électoral.

En résumé, il était difficile pour la Lega de trouver le bon angle d’attaque, on ne dégomme pas facilement quelqu’un qui ne mérite pas d’être dégommé ! Et c’est, in fine, l’affaire d’Émilie-Romagne est un bon enseignement : les Italiens ne votent pas de manière aveugle et strictement partisane. La situation était par contre très différente en Calabre ou le Centro-destra a raflé le mise.

Il faut aussi relever qu’aux élections de 2014 en Émilie -Romagne, la Lega totalisait 19,4% des suffrages et qu’elle en engrange 32% aujourd’hui. Il y a donc un trend indiscutable en faveur du Centro-destra.

Last but not least, les zigotos du mouvement Cinque stelle (M5S), prêts à brader leur fessard à qui le lui demande (plus ou moins) poliment, et qui présentait sa propre liste, n’a récolté que 4,7% des voix, signe d’un prochain désastre national qui se prépare…

| Q. La France et les droits de l’Homme, ça fonctionne encore ?

Jacques Borde. Comme discours ? Bof ! De plus en plus mal, alors. Mais faut-il s’en surprendre, quand Paris compte parmi ses chers amis (sic), le Prince héritier et ministre séoudien de la Défense, S.A.R Mohamed MBS Ibn-Salmān Āl-Séʻūd, le boucher du Yémen.

Sans compte certains affaires récentes comme l’Affaire Mila.

Plus ironiquement, comme le fait dire un cartoon sur la la liberté d’expression en Chine, circulant sur la toile, on y voit le Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó Zhǔxí1, Xi Jinping2, répondre à Macron : « … chez nous, on peut critiquer l’Islam sans être menacé de mort et sans être déscolarisé ».

| Q. Justement à propos de l’Affaire Mila, vous n’épargnez guère le lobby féministe ?

Jacques Borde. Féministe ? Prétendu tel, vous voulez dire. Résumons la chose simplement : une suprémaciste femelliste (car c’est de ça dont il s’agit) de gôôôche , c’est, au mieux une femme (sic) qui se bat pour son fils joue à la poupée, pendant qu’un clandestin joue au docteur avec sa fille !…

Mais, soyons honnête, à droite aussi beaucoup ne se précipitent pas pour défendre la jeune lycéenne menacée de meurtre et de sévices variés.

| Q. Des noms ?

Jacques Borde. Un me vient immédiatement à l’esprit : celui de Christian Estrosi, pour ses propos décousus et peu courageux.

Cf. « On ne peut pas accepter celles et ceux qui l’insultent et encore moins ceux qui profèrent des menaces à son égard. Aujourd’hui , il est regrettable d’être obligé de protéger un lycéen ou une lycéenne ou un étudiant dans notre pays. Ça veut dire qu’il y a quelque part un dysfonctionnement et qu’il faut légiférer sur l’usage des réseaux sociaux, car sans doute que Mila a une part de responsabilité »

Belle langue de bois que voilà ! Rappelons donc qu’Estrosi a été condamné par la justice :

1- en 2015 pour diffamation.
2- en 2019 pour injures publiques.

À se demander au nom de quoi, et à quel titre, ce personnage controversé donne aujourd’hui des leçons de morale à Mila. Sauf, qui sait, à racoler ce qu’il pense être le vote musulman pour les prochaines élections ? Comme son compère Hortefeux.

| Q. Mais, sincèrement, vous croyez que les gauches occidentales sont tombées aussi bas que vous le sous-entendez ?

Jacques Borde. Il suffit de lire le titre de cet article, ancien mais bien réel, – Cf. Non ! Éric Zemmour n’a pas « fait tuer 50 personnes » en Nouvelle-Zélande – pour comprendre le niveau du débat politique en France.

L’article lui-même est clair et concis, ce n’est pas le problème.

Ce qui est impressionnant, c’est qu’on en vienne à faire des papiers pour expliquer aux gens qu’Éric Zemmour n’a fait tuer personne. On doit répondre à ça aujourd’hui. On doit répondre aux délires de la Oumma et de ses proxys islamo-gauchistes. On s’adapte au niveau zéro de la pensée politique.

Par ailleurs, je constate. Notamment lorsque :

1- en pleine manif des gauches italiennes, ses organisateurs laissent des migrants (sic, donc, ad minimo, des délinquants) proférer des menaces de mort contre le, alors, ministre de l’Intérieur Matteo Salvini,
2- lors de la manifestation antiraciste (sic) du 23 mars 2019 à Amsterdam, un Anfifa peut appeler, sans soulever la plus petite protestation devant une caméra de la télévision, à tuer le dirigeant du parti patriotique Forum voor Démocratie (FvD), Thierry Baudet.

Les media mainstream, à 99% entre les mains de la gauche financiarisée, se gardent bien de déclencher le tir de barrage dont ils accablent le moindre dirigeant de droite, au moindre pêt de travers.

Deux poids, deux mesures. Pourquoi, au juste ?

| Q. Mais, tout ceci ne signifie pas que le rejet du populisme est plus fort qu’on ne le dit ?

Jacques Borde. Cette question est, désolé, du ressort des électeurs. Lorsqu’on veut bien les consulter, bien sûr.

Sinon, même si je sais que les propos d’estrade peuvent être par nature emphatiques, je suis bien obligé de noter que l’homme d’influence qu’est l’ex-White House Chief Strategist & Senior Counselor to the President, Stephen Kevin Steve Bannon3, n’a pas craint d’affirmer que « Salvini [est] parmi les trois premiers dirigeants mondiaux ».

A contrario, comment ne pas relever que la presse économique anglo-saxonne, plus portée aux bilans qu’aux emballements, a de plus en plus de mal à garder son sérieux dans ses critiques envers les dirigeants européistes. Juncker et Macron en tête.

| Q. Sinon, vous avez vu ces attaques en règle de migrants visant des camionneurs ?

Jacques Borde. Oui. En Belgique, des camionneurs ont été attaqués par des demandeurs d’asile (sic) avec des lances et des machettes.

Cela vous confirme ce que je vous ai dit ! Ce qui nous attend, ce sont davantage des mini-Ruanda que des sièges type Quarantaine4 ou des remakes de Mogadiscio. Et, à se rappeler :

1- la manière dont les contingents belges et français ont été incapables de ramener l’ordre au Ruanda. Que ce ne soit pas la faute des contingents impliqués n’y changeant rien quant au fond.
2- le refus de militaires français (lâcheté, bêtise, peu importe…) d’intervenir au Bataclan. À ma connaissance aucune sanction disciplinaire n’ayant été prise contre qui que ce soit.

Tout ceci n’a rien de rassurant.

| Q. Quid de la difficulté, si ce n’est de l’impossibilité, d’expulser les migrants ?

Jacques Borde. Les Clandestins, vous voulez dire.

Il ne s’agit ni de difficultés ni encore moins d’impossibilité, mais de choix politiques. En l’espèce de choix en faveur de deux entités bien précises  :

1- le Crime organisé immigrationniste.
2- la gauche financiarisée esclavagiste.

Pour le reste, est à noter que plus d’un demi-million de migrants clandestins ont été expulsés d’Angola dans le cadre de la seule opération de lutte contre le trafic de diamants lancée il y a un an.

« Les autorités ont rapatrié 527.725 immigrants illégaux, fermé 96 coopératives illégales de diamants, quatre projets miniers et 289 maisons d’achat de diamants », avait notamment déclaré le ministre d’État à la présidence, Pedro Sebastiao, lors d’une conférence de presse à Luanda.

Encore plus efficace, Tatmadaw5, qui en moins de trois mois a vu passer (sic), par sa frontière avec le Bangladesh, et à la vitesse de l’éclair 1,1 millions de Rohingyas.

Qui dit mieux ?

[À suivre]

Notes

1 Ou Guojia-Zhuxi : président de la République populaire de Chine.
2 Surnommé Xi Dada, en français : Oncle Xi.
3 A servi comme lieutenant (O-3) dans la Navy. A été affecté à bord du USS Paul F. Foster. À ce titre, il a pris part à la catastrophique Operation Eagle Claw, durant la crise des otages avec l’Iran. Bannon a aussi été Special assistant to the Chief of Naval Operations au Pentagone. Ses connaissances géostratégiques sont indubitables.
4 Ou Karantina, bidonville de Beyrouth-Est à majorité musulmane qui était contrôlé par les forces de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), habité par des Kurdes, des Syriens et des Palestiniens. Karantina fut envahie par les milices chrétiennes libanaises, entraînant le massacre de 1.000 à 1 500 personnes, le 18 janvier 1976.
5 Ou Forces armées de la République de l’Union du Myanmar. Placées sous l’autorité du ministère birman de la Défense, elles se composent comme suit : Tatmadaw Kyee (armée de Terre), Tatmadaw Yay (marine), Tatmadaw Lei (armée de l’Air), Myanmar Yae Tat Phwe (police militaire), et des Na Sa Kha (Forces frontalières).

 

A Propos Jacques Borde

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