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France : De Fille aînée de l’Église à Esclave de DA’ECH ? [1]

| France | Kulturkampf | Questions à Jacques Borde |

Où en sommes-nous de notre Kulturkampf avec les aficionados, nervis & proxys de la terreur takfirî ? À lire ce qu’a posté Nelson Surjon sur sa sa page Facebook, nous parlant d’un « converti à l’Islam, vivant à Agde », qui a attaqué ses voisins, « car il désire épouser [oui, lisez-bien] leur fillette de 11 ans, selon la loi Musulmane. Essuyant leur refus, il devient fou & la BAC intervient. Quentin menace les policiers avec une machette & un couteau. Durant l’arrestation musclée, le fou les insulte : « Allez vous faire en…, connards, flics de merde, mécréants, barrez-vous de chez moi », avant de tenir des propos en langue arabe, comme s’il récitait une prière ». Il y a de quoi se poser des questions. D’autant que si l’individu est – très probablement, compte tenu du tropisme islamo-centré d’une magistrature dévoyée – relâché ses « voisins devront sûrement déménager ou se cloîtrer chez eux car la justice ne les protégera pas. Tel est le destin désormais de nos citoyens, livrés à eux mêmes... ». ou plutôt livrés pieds & poings liés à la terreur takfirî. Épisode 1.

« On devrait gazer tous les Blancs, cette sous-race ».
Hafsa Askar, vice-présidente de l’UNEF-Lille (29 décembre 2017).

| Q. Cas concret : la question n’étant pas que franco-française, au vu des accusations d’une experte onusienne, quel sort faut-il réserver aux djihâdistes français condamnés à mort en Irak ?

Jacques Borde. (Rires) D’abord, aux su des traitements sévères (sic) que ces Jound al-Khilafah1 d’Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)2 y recevraient : s’en réjouir et prier les autorités irakienne de n’y rien changer et de persévérer dans cette voie judiciaire musclée.

Quant à votre experte (sic), comme vous allez vite en besogne. Parlons-en ! Il s’agit de Agnès Callamard, spécialiste (sic) des droits de l’Homme (sic), ayant auparavant œuvré au sein de plusieurs lobbies pseudo-humanitaires, dont Amnesty international. Comment croire une seconde ce que peut nous dire une personne ayant fait ses classes dans ce haut lieu de la barbouzerie anglo-saxonne ?…

| Q. Mais que nous dit-elle ?

Jacques Borde. Rien qui mérite qu’on lui accorde le plus petit crédit. Les éternels bobards de cette intelligentsia de gôôôche. Là, en l’espèce des procès pour terrorisme qui auraient été « inéquitables », parce que tenus en Irak sur le sol irakien. Pour ces crimes commis en… Irak, rappelons-le.

Selon la (ça ne s’invente pas) Rapporteure spéciale sur les Exécutions extrajudiciaires – dont, c’est important de le préciser, les positions n’engagent pas l’ONU (alors pourquoi ce poste ronflant ?) – sept terroristes takfirî auraient été transférés « à la demande alléguée du gouvernement français ou avec l’implication soupçonnée de ce dernier », et auraient « subi des tortures ou d’autres formes de mauvais traitement » à leur arrivée sur le sol irakien.

Donc, d’après Agnès Callamard, « les condamnations auraient été prononcées au terme de procès inéquitables, sans que les accusés puissent bénéficier de représentation juridique adéquate ni d’assistance consulaire effective ». Jugeant que le système juridique irakien est « marqué par des problèmes structurels très sérieux », elle estime que leur transfert est « illégal ». « Un État ne peut pas imposer la peine de mort en violation du droit international. Aucun État, par conséquent, ne peut lui fournir une assistance lorsque la peine de mort pourrait être imposée de cette manière » conclut hâtivement l’experte (sic).

| Q. Et qu’en a-t-on dit à Paris ?

Jacques Borde. Là, une fois n’est pas coutume – car, en d’autres affaires plus récentes, Paris a choisi la dhimmîtude diplomatique la plus plate – le Quai d’Orsay a fait preuve de bon sens et opposé une fin de non recevoir à la diatribe de la Rapporteure (sic) près le machin, répondant que « La France a une position constante s’agissant des ressortissants adultes, hommes et femmes, ayant rejoint DA’ECH pour combattre au Levant : ils doivent être jugés au plus près des lieux où ils ont commis leurs crimes (…). C’est une question de justice et de sécurité à la fois. Nous respectons la souveraineté de l’État irakien(…). Les autorités irakiennes savent que la France est opposée, en tous lieux et en toutes circonstances, à la peine de mort, et qu’elle demande à ce que les sentences de mort ne soient pas appliquées ».

En outre, le Quai a relevé l’approximation et le manque de professionnalisme – assez fréquent avec des personnels recrutés un peu n’importe comment et à la moralité chancelante comme des pans entiers des recrues du machin, vu les scandales (sexuels notamment) que l’ONU accumule depuis des lustres – de Callamard, notant que ses allégations sur le sort des Unlawful combatant3 de DA’ECH « ne reposent sur aucun échange préalable avec les autorités françaises, comme le prévoient pourtant les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme. Elle ne sont nullement étayées, relèvent de la pure spéculation et n’engagent qu’elle ».

Autrement dit, Agnès Callamard aura fait et dit n’importe quoi. Une marque de fabrique du machin qui l’emploie. Décidément.

| Q. Pourquoi n’importe quoi ?

Jacques Borde. Parce que Agnès Callamard, outre se s’asseoir sur la procédure (pas top pour une supposée juriste, soit dit en passant), ne se préoccupe guère de prouver ses dire. Lorsqu’elle ne ment pas carrément.

1- « subi des tortures ou d’autres formes de mauvais traitement ». Quand ? Comment ? Ou ? Et par qui ?
2- « procès inéquitables ». De quelle manière ?
3- absence de représentabilité « judiciaire ». Faux, selon d’autres sources.
4- que signifie l’absence « d’assistance consulaire effective », lorsqu’il est établi que des administrations françaises suivaient bien le dossier.

Sinon, que l’ONU s’occupe de des propres turpitudes qui sont légions : vols, viols, viols en réunion.

Car, si Mme. Callamard cherche tant que cela à faire régner la justice (sic) de par ce vaste monde, elle pourrait nous dire ce qu’elle pense de Peter John Dalglish, ancien haut responsable de l’aide humanitaire de l’ONU qui, condamné pour avoir abusé de deux garçons âgés de 12 et 14 ans. Elle en dit quoi note Agnès ? Un beau sujet, pourtant.
Quant au fait que les sinistres personnages – des terroristes takfirî, est-il important de le rappeler – dont il est question puissent finir au bout d’une corde. Même si cela navre Agnès Callamard et ses semblables, la chose est excellente et méritera de se répéter, autant de fois que nécessaire !…

Car, comme l’a rappelé Julien Odoul4 : « Les djihâdistes ont fait le choix de déchirer leur passeport français, de partir en Syrie ou en Irak pour y commettre des abominations : aucune pitié pour ces gens-là ! S’ils risquent la peine de mort, tant pis pour eux ! ».

Et tant mieux pour nous !…

| Q. Vous nous avez parlé de ce Dalglish. Qui est-ce au juste ?

Jacques Borde. Pas de la petite bière le sieur Dalglish. Ce triste personnage fut Senior Advisor & Deputy Chief of Party for UN Habitat in Kabul, puis intégra l’UN Mission for Ebola Emergency Response, avant de se faire pincer au Népal.

Népal qui serait un excellent terrain d’investigation pour la si curieuse Agnès Callamard. Les fonctionnaires internationaux ont la triste habitude de sa laisser aller à de bien basses choses – avec quelles complicités et complaisances de leur autorités de tutelle, est-on en droit de se demander – rappelons en effet (deux simples exemples) que :

1- en 2015, le Canadien Ernest MacIntosh (71ans) à a écopé de 7 ans pour avoir abusé d’un enfant handicapé de 15 ans .
2- en 2010,l’humanitaire français, Jean-Jacques Haye était convaincu de viol sur des enfants de 10 ans dans un orphelinat de Katmandou.

Mais c’est vrai que Mme. Agnès Callamard est tellement occupé par le sort réservé aux terroristes takfirî. Un question de priorité, peut-être. Mais laquelle et pour quelles raisons ?…

Tant il est vrai, que comme disait le général5, l’Orient est compliqué et le machin6 ne l’est pas moins !

[À suivre]

Notes

1 Ou Soldats du califat. Terme officiel de DA’ECH pour qualifier ses combattants armés. Vient en droite ligne de Jound al-Khilafah fi Ard al-Jazair, groupe armé terroriste salafiste, qui s’est fait connaître par l’assassinat d’Hervé Gourdel. A fait scission d’AQMI (officiellement en septembre 2014) et prêté allégeance à DA’ECH.
2 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
3 Traduite par combattant illégal, combattant ennemi ou encore combattant ennemi illégal. Défini dans le PATRIOT Act, ou plus précisément le Uniting & Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept & Obstruct Terrorism Act of 2001, pris sous la présidence de George W. Bush, qui permet de soustraire au droit commun les combattants armés capturés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
4 Membre du Bureau national du Rassemblement National (RN).
5 De Gaulle, bien évidemment.
6 Surnom donné aux Nations-unies par le général de Gaulle.

 

A Propos Jacques Borde

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