Accueil / Verbatim / Le Kulturkampf est-il aussi une Guerre asymétrique ? [1]

Le Kulturkampf est-il aussi une Guerre asymétrique ? [1]

| Europe| Kulturkampf | Questions à Jacques Borde |

Nous sommes en guerre. C’est ce que n’ont de cesse de nous dire des hommes de cet Art difficile qu’est celui de la guerre : du général (de réserve) français, britannique, ou italien, à des amiraux également de la Botte. Contre qui ? La terreur takfirî & ses réseaux de projection de Jound al-Khilafah1, qui sont bien les derniers à s’en cacher. Mais, rien n’y fait : sur le sol de la vieille Europe : femmes & hommes peuvent être tués &/ou violentés à merci. avatar technique, si l’on peut dire de cette géhenne : il est même possible de jeter des enfants sous des trains sans être traité comme un terroriste ou ad minimo comme un assassin. Au pire, on est un… déséquilibré à chouchouter jusqu’à une possible récidive. Insulte suprême à ceux qui tentent péniblement de juguler cette terreur, un chef d’État, prompt à se signer sur la dépouille d’un migrant (sic), ne se déplace même plus – ainsi que les représentants politiques de la gauche financiarisée – aux funérailles d’un Carabinier odieusement massacré ! Épisode 1.

« Romane… Dis te minorem quod geris, imperas »
(Romain, c’est parce que tu crains les dieux que tu es le maître de la terre).
La Cité antique, Livre III : La cité, Chapitre XVI : Le Romain, l’Athénien, Fustel de Coulanges.

| Q. Paris qui déploie 600 soldats de plus au Sahel ?

Jacques Borde. Certes. Mais si aucun établissement scolaire n’est en mesure d’accueillir la jeune Mila, c’est bien le signe que :

1- le pays est gangrené par la peste du nazislamisme takfirî.
2- que la police, pourtant experte en la mutilation de Gilets jaunes, est a contrario incapable d’assurer l’ordre républicain.

Alors, à quoi bon faire le loi chez les autres ?

| Q. Sujet moins récent dont vous m’aviez parlé : qu’est-ce qui vous choque le plus dans l’affaire de ce jeune Allemand jeté sous un train qui avait défrayé la chronique ?

Jacques Borde. Au-delà du drame épouvantable pour ses parents, le double traitement par la vermine médiatique, qui s’est emparé de l’affaire pour la réduire à simple fait divers traité par-dessus la jambe. Je m’explique :

A contrario, tout le monde se souvient d’Aylan. La photo de son petit cadavre, surexploitée de manière fausse et obscène de manière à relancer l’accueil des réfugiés et des migrants (sic). Pour la même raison la photo du petit Kurt2 poussé sous un train à Francfort par un immigré érythréen, aurait dû, en toute logique et déontologie, bénéficier du même traitement.

Seulement voilà, elle eût produit l’effet contraire : contribuer à appeler à fermer les frontières contre une immigration qui tue tous les jours. Pour Kurt pas de photo, pas de nom, pas de pitié, pas de récupération politique. La pouillerie médiatique immigrationniste et droit-de-l’hommiste de la gauche financiarisée européiste à décidé de minimiser autant que faire se peut ce crime abominable. Et, ça n’a pas cessé depuis. Pas touche à la doxa immigrationniste, Big Brother a tellement besoin du vote des immigrés pour garder son pouvoir et ses prébendes.

| Q. Puisque que nous en sommes à commenter des photos : autre cliché. Comment analysez-vous cette photo d’un suspect apparemment interrogé les yeux bandés en Italie ?

Jacques Borde. Si interrogé. Du point de vue du geste technique, plutôt positivement, je vous l’avoue.

Primo, il n’y a pas eu mort d’homme, que je sache. Le seul mort en cette affaire étant un carabinier assassiné : le vice-brigadiere Mario Cerciello Rega. Paix à son âme.

Secundo, la méthode – la privation de la vue – pour un suspect de meurtre me semble judicieuse et opportune.

Bien qu’en l’espèce, il semblerait qu’il se soit agi d’une initiative non concertée et prise individuellement à l’encontre du suspect (un ressortissant étasunien du nom de Finnegan Lee Elder) en réaction à l’assassinat de Mario Cerciello Rega. Affaire en laquelle il est l’un des deux suspects. Geste, jugé excessif, qui aurait valu à son auteur, également Carabinier, la mutation immédiate à un « poste non-opérationnel ». Et, en prime, le déclenchement d’une enquête administrative de la part de sa hiérarchie.

| Q. Pourquoi dites-vous « si interrogé » ?

Jacques Borde. Parce que, même maintenant, la seule chose que nous ayons, c’est ce cliché incertain où le sieur Finnegan Lee Elder est effectivement privé de sa vision, à côté d’un homme à la tenue non-réglementaire ! Alors : depuis combien de temps ? Par qui ? À quelles fins ? Dans quelles conditions ? Etc. ! À ces seuls titres, il est difficile d’avancer des certitudes. La seule chose indiscutable est qu’au moment de la prise du cliché, Finnegan Lee Elder n’y voyait que couic. Ce qui est beaucoup et peu de choses à la fois.

| Q. Mais, alors, pourquoi parler de « méthode judicieuse » ?

Jacques Borde. Préparer un suspect à interrogatoire, voire l’interroger, veut dire le faire passer par plusieurs étapes visant à obtenir des aveux.

Parmi ce panel, la perte des repères sensoriels en est une qui rend la personne interrogée plus malléable et réceptives aux sollicitations (sic) de ses interrogateurs qui ne sont pas là pour lui donner des dolce (sucreries) et lui raconter des histoires drôles.

Historiquement, dans le camp occidental, Britanniques et Israéliens – leurs SR, je veux dire – ont une expertise assurée dans ce domaine. Mais, dans des registres semble-t-il plus musclés et, par ailleurs, extrêmement encadrés juridiquement côté israélien. Si le sujet vous intéresse, lisez mon livre Les Services secrets israéliens, d’Eichmann à la Guerre de Syrie, Renseigner, désinformer, liquider, paru chez V.A. Éditions en 2019.

Là, je dirai que la perte de tout repère visuel est d’autant plus intéressante concernant une personne ne maîtrisant pas pleinement son environnement linguistique. On peut également supposer une perte plus ou moins totale de repère temporel. Bien mené, un mode opératoire plutôt efficace et, comme je vous l’ai dit… judicieux. À rappeler que cette praxis n’implique aucune brutalité et violence physique.

Il serait intéressant d’avoir accès au RETEX éventuel de cette initiative pour juger de sa fonctionnalité opérationnelle. Quant à sa licité, je ne suis pas assez calé pour vous répondre.

Pour terminer, vue la nature de l’affaire, il est évident que policiers et Carabinieri italiens ont tout mon soutien. Je pense que la posture de désaveu qui a, semble-t-il, été celle du Presidente del Consiglio dei Ministri3, Giuseppe Conte, aura été une grossière erreur de sa part.

A contrario, le, alors, vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, et la présidente de Fratelli d’Italia (FdI), Giorgia Meloni, avaient apporté leur soutien, amplement mérité selon moi, aux forces de l’ordre.

| Q. Est-il exact que les syndicats de gauche se sont offusqué de la chose ?

Jacques Borde. Ceux de magistrats, vous voulez dire ? Aucune idée sur ce point. Mais de la part de ces gens-là, la perception des valeurs et des choses a toujours été hétérodoxe, c’est le moins qu’on puisse dire. Au niveau européen d’ailleurs…

| Q. Comment ça ?

Jacques Borde. Oui. Vous aurez noté, qu’en France, le Syndicat de la magistrature (SM, d’extrême-gauche) a été assez absent face aux violences policières visant les Gilets jaunes (généralement classés à droite), alors qu’ils sont particulièrement réactifs dès que l’on touche à la banlieue ou à un migrant (sic). Deux poids, deux mesures. Ou plutôt UNE doxa, deux traitements.

| Q. En cette affaire comme d’autres la gauche italienne a fait, majoritairement, feu de tous bois contre les forces de l’ordre, pourquoi ?

Jacques Borde. Oui, contre les Carabineieri, surtout. Il est effectivement à noter un rare déferlement de haine médiatique de la part de ténors de la gauche financiarisée italienne.

Pourquoi ? Effectivement, on est en droit de se poser la question.

Pour beaucoup, cette gauche née dans la fange soixante-huitarde re-suivrait là sa quasi-génétique haine du flic qu’elle avait, un temps, remisé aux objets trouvés. Un retour aux sources en quelque sorte. Étrange, d’ailleurs, quand on décompte le nombre de caciques de cette gauche financiarisée qui bénéficient, et abusent sans vergogne, de l’assistance et de la protection de la police, ce depuis des décennies, vu qu’ils sont omniprésents dans les allées des pouvoirs politiques successifs.

Certains, plus pointus dans leur analyse, y voient la vengeance de cette gauche qui, sans l’acuité et la persévérance des enquêteurs des… Carabinieri, aurait vu le scandale de Bibbiano, cette écœurante affaire de vols et de traite d’enfants à des fins sexuelles, probablement enterrée.

Qui sait ?

[À suivre]

Notes

1 Ou Soldats du califat. Terme officiel de DA’ECH pour qualifier ses combattants armés. Vient en droite ligne de Jound al-Khilafah fi Ard al-Jazair, groupe armé terroriste salafiste, qui s’est fait connaître par l’assassinat d’Hervé Gourdel. A fait scission d’AQMI (officiellement en septembre 2014) et prêté allégeance à DA’ECH.
2  Semble-t-il, le prénom du bambin. Mais sous réserve.
3 Ou Premier ministre italien.

 

A Propos Jacques Borde

Consulter aussi

Brexit, Impeachment : Début d’année morose pour le Deep State… [2]

| Deep States & États profonds | Questions à Jacques Borde | Il y a …