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Entre Nullité & Trahisons : Notre « Drôle de guerre » Vs le COVID-19 [1]

| COVID-19 | Questions à Jacques Borde |

Les belles âmes qui président de manière aussi exclusivement ploutocratique à nos destinées nous l’ont sorti sur tous les tons : nous sommes « en guerre ». Contre le méchant Coronavirus, bien sûr ! Sauf qu’à y regarder de plus près, la guerre (sic) que nous menons est une guerre avec des combattants : 1- trop peu nombreux ; 2- déjà à l’os ; 3- privés des armes indispensables aux soldats de première ligne ; 4- à partir de de bases (souvent) fermées ; 5- ou sous équipées depuis des années ! Sans parler de batailles qu’il est hors de question de mener. La farce du confinement à la carte est une sorte d’apothéose : celui-ci ne serait pas d’actualité pour les zones de non-droit &/ou de Charia. Bigre, on va pas aller loin comme ça. Épisode 1.

« Hydroxy/Azithro vs Macron. Le conflit politique majeur de ce quinquenat n’aura pas été les gilets jaunes, la loi retraite ou l’ « Islam de France » mais une simple combinaison médicamenteuse hydroxychloroquine+azithromicyne que l’on pourrait donner aux malades fébriles atteints par le COVID-19 mais qu’on ne leur donne pas. Une clique politico-administrative au pouvoir qui n’a rien prévu, rien anticipé et rien organisé, veut empêcher cette solution médicamenteuse d’émerger parce qu’elle ne vient pas d’eux. Et puis peut être aussi parce qu’elle dérange leurs plans un peu indécents et très incestueux avec de grands laboratoires américains. Ces deux molécules à trois cacahuettes divisent la France et sont potentiellement susceptibles de faire chuter le système. Elles sont le plus important des conflits politiques parce que les gens ont compris que c’est de vie et de mort donc on parle, et principalement leur vie et leur mort à eux. Les combattants qui sont au front sont les médecins avec à leur tête une tribu marseillaise convaincue de son savoir et de son bon droit et l’opinion publique qui penche de plus en plus pour le village marseillais. L’issue – la défaite de la clique politico-administrative – ne fait pas de doute, mais ce sont les modalités de cette défaite que l’on ignore encore ».
Yves Mamou, sur sa page Facebook.

« … l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile… ».
Article 12-2 du Chapitre 7 de l’article 1 du Décret n°2020-314 du 25 mars 2020 paru au Journal Officiel de la République Française n°0074 (26 mars 2020) texte n° 31.

| Q. Paris rapatrie ses troupes d’Irak ?

Jacques Borde. Oui, l’annonce vient d’en être faite. Comme quoi, un bien peut sortir d’un mal. C’est le chef d’État-major des armées (CEMA) français, le général d’armée François Lecointre, qui l’a fait savoir : « La France a décidé de rapatrier jusqu’à nouvel ordre le personnel de l’opération Chammal déployé en Irak dans ce cadre », rapatriement qui commencerait « le 26 mars » 2020. Décision prise en accord avec « le gouvernement irakien » et « la coalition ».

Maintenant de la parole aux actes…

| Q. Pourquoi, au juste, ce départ pour le moins précipité ?

Jacques Borde. Parce que notre armée n’a plus les moyens d’être au four et au moulin. Or, Emmanuel Macron a officialisé l’Opération Résilience, qui va mobiliser l’armée française pour des missions liées à la lutte contre le COVID-19.

| Q. Coronavirus justement : pourquoi avoir ainsi cédé au Pr. Raoult ?

Jacques Borde. D’abord, l’administration Macron n’a pas cédé sur tout. Elle encadre encore trop le Protocole Raoult. À peine pondu, le décret relatif à l’utilisation de la Chloroquine vient de subir sa première modification. Donc nous sommes quasiment revenus à la situation ante :

1- pas de Chloroquine au moment où l’on en a le plus besoin.
2- pas pour les malades en ayant le plus besoin.

Ensuite, l’administration Macron avait-elle vraiment le choix ? les choses s’aggravant de jour en jour, pour ne pas dire d’heure en heure. Une décision s’imposait. À sa place nous avons eu une posture.

Le Parlement a donc adopté, le 22 mars 2020, des mesures instaurant « un État d’urgence sanitaire pour deux mois ». Régime d’exception consistant, pour l’essentiel, à élargir les prérogatives de l’Exécutif. Avec un confinement, prenant des allures de siège. Sauf dans les zones de non-droit et/ou de Charia, exemptées d’office. Or ça, dans plusieurs villes de France, le couvre-feu a même été adopté. Appliqué, c’est un autre discours.

Quant à la logistique de cette guerre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a dû reconnaître que « Lorsque le COVID-19 est apparu, il ne restait que 117 millions de masques chirurgicaux et aucun stock stratégique d’État en masque FFP2 ».

De facto, mais aussi de jure, le protocole mis en place par le Pr. Didier Raoult a placé tout le monde au pied du mur. D’autant que d’abord critiqué, ce protocole était répliqué dans de plus en plus d’autres hôpitaux français. Sans parler de pays étrangers un peu partout dans le monde.

| Q. Et ceux qui disent qu’il y a anguille sous roche dans le protocole mis en place par le gouvernement ?

Jacques Borde. Deux choses, en fait, à relever. Après :

Primo, notons, effectivement, que le protocole voté par le gouvernement n’est pas le même que celui préconisé par le Pr. Raoult qui associe l’Azithromycine à l’Hydroxycloroquine alors que le gouvernement lui associe le Lopinavir/ritonavir dont on sait parfaitement qu’il n’a pas marché en Chine.

Secundo, l’arrêté paru au Journal Officiel (JO) autorise, en fait, l’association de l‘Hydroxychloriquine à deux anti-VIH: le Lopinavir et le Retronavir. Lopinavir : 185€ la boite. Retronavir : 47 €. Soit un protocole à 200€. Le protocole préconisé par le Pr. Raoult : Plaquenil à 5€ + Azytromycine à 7€. Soit un protocole à 12 euro. Comme dit l’autre : les chiffres sont têtus.

Le décret, revisité à peine voté, du régime Macron interdit aux médecins généralistes de prescrire le protocole du Pr. Raoult. Seuls les hôpitaux sont autorisés à le faire. Sachant qu’ils n’hospitalisent que les malades avec une atteinte respiratoire (les autres doivent gentiment rester chez eux, quitte à y infecter tout leur entourage) : directive du gouvernement.

Le protocole du Pr. Raoult est efficace au début de la maladie pas quand tu commences à être un cas grave. Là, Voilà c’est fini ! Cas graves uniquement, alors qu’à ce stade cela ne sert plus à rien.

| Q. Mais, alors, à quoi joue l’administration Macron ?

Jacques Borde. On se le demande.

Car, comme l’a noté Pierre Duriot, sur sa page Facebook :

« … après avoir publié un décret autorisant la Chloroquine pour le traitement du COVID-19, dans les établissements de santé et donné l’impression que ce gouvernement entendait les bons résultats de Raoult, confirmés par nombre de ses confrères, Édouard Philippe a finalement précisé que le traitement serait uniquement destiné aux personnes en état grave, là où justement, il est le moins efficace. Un comble. Et le premier ministre de faire passer, dès le 27 mars, un rectificatif à son décret de la veille, douchant ainsi les espoirs des soignants… et la santé des malades. La médication ne pourra désormais se faire qu’ « après décision collégiale (…) pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d’une défaillance d’organe », donc désespérés. Or, plus le traitement est administré tôt, plus il est efficace afin de ne pas déboucher sur une détresse respiratoire qui engendre bien souvent la mort. Comment expliquer cette rectification contre productive ? 69% des sondés estiment que le gouvernement n’est « pas clair » face à la pandémie de COVID-19 : c’est le moins que l’on puisse dire. À défaut de penser, que le nombre maximal de morts est objectif inavoué, on a le droit de se demander si la gestion n’obéit pas à d’autres paramètres que la santé publique ».

| Q. Et sur le front (sic) du confinement, où en est-on ?

Jacques Borde. Confinement, rappelons-le, qui envisagé comme panacée et non comme partie d’un tout, comme l’ont appliqué les pays d’Asie, n’est qu’un palliatif. Palliatif qui, isolé du reste, risque de fort sceller le sort de beaucoup.

Ceci posé, qu’on en soit le chaud partisan ou qu’on doute de ses effets, la loi est la même pour tous : il convient de s’y conformer. Là, où ça coince, c’est que ça n’est pas vraiment le cas.

| Q. Comment ça ?

Jacques Borde. Simple : Couvre-feu en Seine-Saint-Denis ? « Ce n’est pas une réponse adaptée à la situation », ose la Préfecture.

En fait, depuis des décennies, nos administrations rivalisent de lâcheté face aux quartiers zones et cités de non-droit et/ou de Charia. En l’espèce, la farce du confinement à la carte est bien une sorte d’apothéose en la matière. Ce dans la mesure où – en pleine guerre, selon des propres termes – le gouvernement Macron n’en démord pas ce sont deux vitesses (sic)… Toujours les mêmes sanctionnés, punis. Mais, simple question, est-ce que le COVID-19 aura la même distinction ?

Comme a dit l’autre : « Nous sommes en guerre ». Mais pas trop quand même. Imaginez qu’ils (sic)se fâchent.

| Q. Mais, ne pensez-vous pas qu’une forme de principe de précaution doit s’appliquer à propos de la Chloroquine ?

Jacques Borde. C’est l’argument-massue de l’establishment mandarinal parisien et autres proxys de ce même establishment.

Sauf que les mêmes tartuffes infectiologues de la Salle Pétrière1, qui plastronnent à la TV pour démonter le Pr. Raoult, oublient de préciser aux téléspectateurs que leurs propres services utilisent déjà la Chloroquine.

[À suivre]

Notes

1 Hôpital parisien. Héberge beaucoup de services de pointe.

 

A Propos Jacques Borde

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