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Entre Nullité & Trahisons : Notre « Drôle de guerre » Vs le COVID-19 [2]

| COVID-19 | Questions à Jacques Borde |

Les belles âmes qui président de manière aussi exclusivement ploutocratique à nos destinées nous l’ont sorti sur tous les tons : nous sommes « en guerre ». Contre le méchant Coronavirus, bien sûr ! Sauf qu’à y regarder de plus près, la guerre (sic) que nous menons est une guerre avec des combattants : 1- trop peu nombreux, 2- déjà à l’os ; 3- privés des armes indispensables aux soldats de première ligne ; 4- à partir de de bases (souvent) fermées ; 5- ou sous équipées depuis des années ! Sans parler de batailles qu’il est hors de question de mener. La farce du confinement à la carte est une sorte d’apothéose : celui-ci ne serait pas d’actualité pour les zones de non-droit &/ou de Charia. Bigre, on va pas aller loin comme ça. Épisode 2.

« Dans une situation de crise épidémique, on ne doit utiliser que les médicaments disponibles en pharmacie ! On ne va pas attendre la création d’un nouveau médicament, qu’il faudra tester sur des millions de personnes, alors que la Chloroquine a déjà été testée sur un milliard de personnes ! Dramatiser un médicament qui a été utilisé par un milliard de personnes, c’est déraisonnable ! » .
Pr. Didier Raout, sur Radio Classique.

| Q. Et le Haut conseil de santé publique qui recommandait de ne pas utiliser la Chloroquine, sauf pour des formes graves, et sous surveillance médicale stricte ?

Jacques Borde. Exactement ce à quoi nous a ramené le décret d’application, soit dit ne passant. Désolé, l’argument ne tient guère la route.

Le Pr. Raoult n’a jamais dit que la Chloroquine devait être distribuée comme des bonbons Haribo. En réalité, derrière ces arguties de façade : ce sont les labos qui sont à la pointe de cette défiance par l’intermédiaire de leurs affidés et proxys. Leur problème est que la Chloroquine est un médicament pas cher à produire et, vendu à un prix très bas.

Ce à quoi il faut sérieusement s’attendre de leur part c’est que des labos vont retrousser leurs manches pour proposer un autre médoc, avec la même formule à peine modifiée, qui serait, of course, agréé par les idiots utiles du ministère de la Santé. Et, vendu quatre à cinq fois plus cher.

Is fecit cui prodest. D’où cette posture de temporisation et de délation permanente visant Raoult, son protocole et son équipe.

Cette pauvre Chloroquine ne rapporte pas assez. Un vaccin rapportera probablement à ceux qui le fabriquent entre 50€, voire 60€ par dose. Alors que Novartis – comme quoi, je ne suis pas systématiquement anti-labo – voulait « offrir » la Chloroquine.

C’est surréaliste. C’est aussi pour ça que ça n’a pas tenu. Même si les généralistes sont, pour l’instant tenus à l’écart du protocole de soin.

Au passage le Pr. Raoult est tombé dans le piège du pouvoir, en saluant la décision d’Olivier Véran d’autoriser la Chloroquine et l’UPR s’est lourdement trompée en alimentant de faux espoirs sur le sens de ce décret qui vient à nouveau d’être modifié le 29 mars 2020 et qui enlève tout doute sur l’intention réelle du gouvernement conseillé par le Haut Conseil de la santé publique, d’empêcher la prise de ce médicament au début de l’infection, le seul moment où il est efficace pour faire baisser la charge virale du COVID-19.

| Q. Fausse réactivité et temporisation, de la part de qui ?

Jacques Borde. Tenons-nous en aux faits : Olivier Véran, ministre de la Santé, semble-t-il conseillé (sic) par des lobbyistes de Big Pharma, recommandait « de ne pas l’utiliser [la Chloroquine], sauf pour des formes graves ». Ce qui est exactement le contraire de ce pourquoi ce médicament est efficient : à savoir empêcher les cas graves qui ne sont plus soignables [lésions graves des poumons] en administrant la Chloroquine le plus tôt possible à ceux qui sont dépistés comme porteurs du COVID-19.

Là, on nage en plein délire.

| Q. Une drôle d’ambiance, tout de mème ?

Jacques Borde. Oui. Deux exemples rapides :

Primo, le président de la Fédération des médecins de France, le Dr. Jean-Paul Hamon, qui nous dit que « Ce sont les cantines scolaires qui nous donnent des charlottes et des blouses. Ce sont nos patients qui nous amènent des masques. J’ai honte de cette administration. Je me demande dans quel pays du Tiers-monde on vit ! ».

Secundo, Idriss Aberkane, expert en neurosciences, qui nous rappelle que « La Chloroquine est une molécule qui n’est pas dangereuse car on sait qu’elle était sans ordonnance jusqu’à récemment jusqu’à que Agnès Buzyn la mette sur ordonnance quelques mois avant le coronavirus; cependant que Yves Lévy, le mari d’Agnès Buzyn, était un ennemi juré du Pr. Didier Raoult ».

Quitte à parler d’ambiance surréaliste, en France, les hôpitaux privés s’étonnent d’être faiblement (voire pas du tout) sollicités par l’état, alors qu’ils ont mis 4.000 lits de réanimation en marche. Eux-mêmes demandent à être réquisitionnés par l’État.

| Q. Comment en est-on arrivé là, par manque de moyens ?

Jacques Borde. Largement. Mais c’est avant tout, unefaillite d’État, celle de l’administration Macron. En effet, comme l’a souligné le Dr. Olivier Badelon, professeur au Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris et membre associé de l’Académie Nationale de Chirurgie : « Je ne comprends pas pourquoi un ministre de la Santé se permet d’intervenir dans le choix des prescriptions des médecins ».

Ensuite, oui :

1- on n’a plus de masques en stock.
2- on n’a pas de tests de dépistage en stock.
3- on n’a pas de gel hydro-alcoolique en stock, parce qu’on a fait des économies (sic). Comprendre liquider notre système de Santé, hôpitaux en tête.

Pendant ce temps, en Allemagne, ils soignent déja à la Chloroquine ! Du coup – cause à effet, qui sait ? – moins de 90 morts depuis le début de l’épidémie.

| Q. Vous doutez de ceux qui rejettent le Protocole Raoult ?

Jacques Borde. Oui, fortement. Dans les zones à risques de paludisme, nos soldats utilisent quotidiennement la Nivaquine. Mais d’un coup, d’un seul, abracadabra elle est dangereuse en Métropole ! Désolé, mais, là, c’est du foutage de de gueule ad usum une poignées de profiteurs bien en cour.

Par ailleurs, je ne suis pas le seul à douter de la sorte.

Le médecin (et député) Joachim Son-Forget a affirmé que le Pr. Karine Lacombe, l’une des plus farouches adversaires du Protocole Raoult, serait rémunérée par de grands labos pharmaceutiques qui – simple coïncidence, bien sûr – auraient sous le coude des alternatives à l’Hydroxychloroquine.

Or, effectivement, le Pr. Lacombe – qui est aussi une ancienne collaboratrice du Dr. Yves Lévy farouchement opposé au Pr. Raoult – aura vu plusieurs documents fuiter1 de son service portant les relevés de factures montrant les sommes, plus qu’élevées, qui lui ont été versées par des laboratoires américains fabricants d’anti-rétroviraux contre le SIDA à 600€ la boite ; et qui espèrent nous les fourguer contre le COVID-19.

À l’en croire (Son-Forget) ce serait pour ça que Lacombe s’oppose au traitement à la Chloroquine qui ne coûte quasiment rien. C’est donc le Pr. Lacombe qui se permet d’attaquer le Pr. Raoult sur son éthique en oubliant de s’expliquer sur la sienne !

Sommes perçues – en toute légalité, le sujet n’est pas là – par le Pr. Karine Lacombe :

1- Laboratoire Gilead, somme perçue : 15.000€.
2- Bristol-Myers Squibb : 10.000€ perçus sur 5 ans.
3- ABB VIE : 3.000€ perçus sur 5 ans.
4- Laboratoire Janssen : 3.000€ perçus sur 5 ans.

Liste non limitative. Alors, Mme. le professeur : payée pour propager la doxa des labos ?

Si l’accusation se vérifiait, ce serait déontologiquement indéfendable. Voire pire, en raison du conflit d’intérêt, ici, évident. À se demander si nos élites parisiennes semblent davantage inquiétées par les effets secondaires de la Chloroquine que par celui du Coronavirus.

De, son côté, le Pr. Christian Perronne, qui est chef de service d’Infectiologie à l’Hôpital de Garches, est estomaqué et scandalisé par la décision prise par le ministère de la Santé et la Haute Autorité de Santé (dont, ô surprise, Buzyn était la… présidente avant de devenir ministre). Il dénonce le caractère illogique et aberrant de la restriction de l’usage de la Chloroquine à des patients atteints de formes très graves de la maladie engendrée par le COVID-19.

Plus gênant pour nos Diafoirus, le Pr. Perronne dénonce le caractère anti-éthique de l’étude multicentrique qui a commencé avec usage de placebos.

De facto, la gestion de la pandémie du Coronavirus par la calamiteuse administration Maron est un véritable cauchemar, où se mêlent imprévision, incompétence, ignorance, improvisations chaotiques, conseils partiaux, irrespect à l’égard de professionnels chevronnés.

Un exemple parmi d’autres : ça n’est que le 21 mars 2020 que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait état de la commande de « 250 millions de masques » qui seront livrés « progressivement (…). Lorsque le Covid-19 est apparu, il ne restait que 117 millions de masques chirurgicaux et aucun stock stratégique d’État en masque FFP2 ».

On est charmé par son « progressivement ».

| Q. A-t-on été dépassé ?

Jacques Borde. Oui, totalement, mais pas seulement en France, hélas.
Comme l’aura relevé le Pr. Anne-Claude Crémieux2, « En Italie, où les hôpitaux ont été complètement débordés, ils ont eu parmi les personnes infectées, deux fois plus de soignants qu’en Chine ».

Un coût humain astronomique.

[À suivre]

Notes

1 Quid la disparition (sic) de l’ensemble de la doc Wikipédia se rapportant au sujet du moment ?
2 Professeur de maladies infectieuses à l’Hôpital Saint-Louis à Paris.

 

A Propos Jacques Borde

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