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Entre Nullité & Trahisons : Notre « Drôle de guerre » Vs le COVID-19 [3]

| COVID-19 | Questions à Jacques Borde |

Les belles âmes qui président de manière aussi exclusivement ploutocratique à nos destinées nous l’ont sorti sur tous les tons : nous sommes « en guerre ». Contre le méchant Coronavirus, bien sûr ! Sauf qu’à y regarder de plus près, la guerre (sic) que nous menons est une guerre avec des combattants : 1- trop peu nombreux, 2- déjà à l’os ; 3- privés des armes indispensables aux soldats de première ligne ; 4- à partir de de bases (souvent) fermées ; 5- ou sous-équipées depuis des années ! Sans parler de batailles qu’il est hors de question de mener. La farce du confinement à la carte est une sorte d’apothéose : celui-ci ne serait pas d’actualité pour les zones de non-droit &/ou de Charia. Bigre, on va pas aller loin comme ça. Épisode 3.

« Un message personnel à tous nos ministres : Taisez-vous ! ».
Eric Tricot, infirmier anesthésiste à l’Hôpital Henry Mondor de Créteil.

« S’il y a une chose qui me frappe vraiment, et qui me choque vraiment, c’est que ce pays croit qu’il existe une science française, et ce n’est pas vrai. C’est un problème auquel j’ai déjà été confronté il y a vingt ans, quand j’étais chargé de mission au Ministère de la Santé. À l’époque, c’était le vaccin contre l’hépatite B, que Kouchner avait arrêté en pensant que ça avait un lien avec la sclérose en plaques. On était les seuls au monde à penser ça, et je n’arrivais pas à leur dire “Mais comment pouvez-vous penser contre l’avis du monde entier ?” Il y a un véritable problème: pourquoi la France serait-elle un pays si particulier qu’elle refuse de réfléchir comme les autres ? Comment, à l’heure où on échange toutes nos données, et toujours plus rapidement, au point que nous mettons nos données à disposition des chercheurs étrangers avant même de les publier, pour qu’elles soient utilisées dans le monde entier, comment peut-on encore avoir une pensée franco-française en se disant que nous, on sait mieux que les autres pays ? »
Pr. Didier Raout, sur Radio Classique.

« Monsieur le Président, arrêtez vos discours de remerciements, c’est indécent. Quelle haute estime devez-vous avoir de vous-même pour imaginer une seule seconde qu’un simple merci de votre part suffira à nous faire oublier vos carences, ainsi que les gaz lacrymogènes dont vous nous aspergiez il n’y a pas si longtemps encore.
Arrêtez de nous promettre du matériel qu’on ne voit pas arriver.
Arrêtez de nous qualifier de héros. Un héros se sacrifie pour une cause. Je ne veux pas me sacrifier: en tout état de cause, c’est VOUS qui me sacrifiez.
Arrêtez de parler des soignants comme de bons petits soldats.
Les soldats ont des armes. Nous, on a des sacs poubelles ».
Mélany Le Barz-Ceretta, infirmière en première ligne, sur sa page Facebook.

| Q. Dites-moi : Olivier Véran ne nous avait-il pas assuré que la France disposait de « stocks stratégiques » de masques ?

Jacques Borde. Tout à fait, ce sont là les propres termes du sinistre de l’A-santé (sic). Semble-t-il le ci-devant Véran nous mentait comme un symposium d’arracheurs de dents. Pas le premier au sein de l’administration Macron, d’ailleurs.

En effet, rappelons-nous ces édifiantes paroles d’Agnès Buzyn, alors à la Santé1, le 27 janvier 2020, qui lors d’un point presse sur le Coronavirus, nous lâchait doctement qu’« Aujourd’hui il n’y a aucune indication à acheter des masques pour la population française et d’ailleurs nous avons des dizaines de millions de masques en stock ».

Mensonges à répétitions, défausses, possibles forgeries (notamment de la part d’obscures sommités médicales), indécision et incompétence commencent sérieusement à charger la barque de la Macronie.

À noter les ubuesques propos du Premier ministre français, Édouard Philippe, glosant sur l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) de la Chloroquine. Un médoc couramment utilisé depuis plus de… 70 ans ! Sinon, alors que les gens meurent par centaines, le mandarinat hospitalier continue de discuter du sexe des anges.

A contrario, je note sur cette affaire, alors que j’ai toujours manifesté une forte appréhension à son endroit, l’extrême réactivité du maire LR de Nice, Christian Estrosi qui, guéri à la Chloroquine, aura tout fait pour que ses administres bénéficient d’une égalité de soins et de traitement.

| Q. Les Français font-ils encore confiance au gouvernement ?

Jacques Borde. On peut sincèrement en douter. Selon un sondage IFOP pour le JDD2, daté du 19 mars 2020, 64% des Français pensent que le gouvernement a caché des informations et 71% pensent que le gouvernement n’a pas réagi rapidement.

Après, ce sera aux électeurs de faire la part des choses le moment venu.

| Q. Sinon, à quoi sert le comité d’éthique ?

Jacques Borde. On se le demande.

Enc… des mouches, la spécialité de ces comités Théodules fort en byzantinades, n’a jamais sauvé des vies. En revanche, comme l’a souligné Eber Haddad : « Je ne suis pas un scientifique mais quatre de mes proches en France, dont un est médecin, ont attrapé le Coronavirus, deux sont guéris, les deux autres en voie de guérison. Même traitement pour tous, Paquenil et Zithromax. Pourquoi s’obstine-t-on à ne pas généraliser ce traitement ? Pourquoi certains le refusent ou, comme le Gouverneur du Nevada l’interdisent carrément ? ».

À prendre pour argent comptant les forgeries débitées par la cohorte des idiots utiles du Big pharma qui se relaient sur les plateaux TV, il faudrait raison garder et donner du temps au temps avant de, éventuellement, et surtout sans trop se précipiter, se tourner vers la Chloroquine. À plusieurs centaines de morts par jour en Europe, beaucoup de nos Fabius Cuncator du monde médical ont dû faire un usage pharmaceutique et rectal de leur serment d’Hippocrate.

À moins qu’ils aient fait leur cette docte sentence de Sibeth N’Diaye : « Il faut aujourd’hui redéfinir la notion de vérité (…). Orienter la réalité pour faire accepter notre projet politique aux Frnaçais ne relève pas du mensonge mais de la désinformation positive ».

Après…

| Q. Vous avez vu ces députés français qui demandent un appel à l’aide médicale de Cuba ?

Jacques Borde. Oui, j’ai vu. Pourquoi pas. Mais ces élus – des gens qui ont voté les lois de la désertification médicale, pour certains – ont tellement flingué le pays, qu’il faut demander l’assistance d’une ile socialiste du Tiers-monde , qui était encore récemment sous un blocus américain depuis les annees 60.

Si nous en sommes réellement là, pourquoi notre establishment mandarinal médical se cramponne-t-il encore à de vieux mécanismes dépassés pour bloquer le recours au vieux soldat du palu qu’est la Chloroquine ? Ha, oui, c’est vrai, Raoult est un original !

Quitte à appeler aux secours, je suggère aussi à ces élus méticuleux de réclamer au roi d’Arabie Séoudite, Salmān Ibn-ʻAbd al-ʻAzīz Āl-Séʻūd et au Prince héritier , S.A.R Mohamed MBS Ibn-Salmān Āl-Séʻūd, les 3,7 M€ de dette cumulés auprès des Hôpitaux de Paris (AP-HP) concernant le roi, des particuliers, les organismes et l’ambassade séoudienne à Paris. À savoir d’ailleurs que, selon Le Parisien, « la dette cumulée (sur l’ensemble des années) des pays étrangers à l’égard de l’AP-HP culminait à 118,6 milliards d’euros fin 2014 ». L’AP-HP affirmant qu’elle allait désormais « revoir les conventions de dispenses d’avances de frais avec certains pays et exiger des prépaiements ».

| Q. Mais, comment en est-on arrivé la : perdre autant de temps pour donner son feu vert à l’utilisation de la Chloroquine ?

Jacques Borde. Utilisation partielle, mais c’est déjà ça ! Quelque part, parce que deux logiques s’affrontent – passée la muraille de Chine de l’incompétence quasi génétique de l’administration Marcron, il s’entend – et de manière frontale :

Primo, le Pr. Didier Raoult a démontré cliniquement que le classique médicament antipaludéen qu’est la Chloroquine soigne 90% des cas de Coronavirus s’ils sont dépistés assez tôt, il s’oppose au confinement généralisé des porteurs sains qu’il juge digne du Moyen-Âge. Il prône un dépistage généralisé, et un traitement rapide avec la Chloroquine, et avec confinement des seuls malades. Exactement ce qu’on fait les pays d’Asie qui ont réglé leur sort au COVID-19 : Singapour, Vîet-Nam, Taïwan,

Secundo, alors que la Chloroquine coûte 10 centimes le comprimé, il est sûr que les laboratoire qui financent l’ISERM cherchent des solutions bien plus coûteuses. Donc pas question de laisser le champ libre au Pr. Raoult et à son protocole basée sur des médocs sans réelles marge de profit.

Au passage, si, comme nous l’ont suggéré quelques médecins maudits, il serait inutile de gâcher de la Chloroquine pour un truc qui passe tout seul au bout de 15 jours, dans plus de 70% des cas. Autant faire pareil et supprimer tout traitement de la grippe saisonnière, qui finit toujours par disparaître d’elle-même, alors ?

| Q. Sommes-nous, en Europe, tous logés à la même enseigne ?

Jacques Borde. Au-delà du fait qu’il ne faut comparer que des choses comparables, comment ne pas songer à l’Hôpital Nightingale (Londres), construit en 10 jours pour préparer le pic du Coronavirus outre-Manche. Il pourra accueillir à terme 4.000 patients. Quand on pense aux quelques tentes plantées à Mulhouse pour 30 patients et qui font la fierté de Macron…

| Q. Et von der Leyen qui s’excuse auprès de Rome, ça vous inspire ?

Jacques Borde. Oui : une infinie nausée envers la présidente de la Commission européenne, l’ex-Bundesminister der Verteidigung (BMVg)3, Ursula G. von der Leyen.

Je vous rappelle que les 27 ne sont pas parvenus à trouver un accord pour offrir une réponse forte aux conséquences économiques de la pandémie, notamment pour l’Italie après plusieurs milliers de morts.

Pauvre Europe du commerce mais pas l’Europe des peuples comme promis, l’argent que ces infâmes apparatchiks européistes volent aux peuples des 27 est un véritable hold-up.

| Q. Vous n’accordez aucun crédit à von der Leyen  ?

Jacques Borde. Pas l’ombre d’un. En bon clone de la Bundeskanzlerin Merkel, Ursula G. von der Leyen ment comme elle respire. Pendant qu’elle cause et nous sort son : « Aujourd’hui, l’Europe se mobilise aux côtés de l’Italie, mais cela n’a pas toujours été le cas », la Commerzbank, la 2ème plus grande banque allemande, invite à vendre les titres italiens en disant que leur prochain downgrade est inévitable. De facto, l’Allemagne essaie d’exploiter la crise pour attaquer l’économie, de ses voisins, les faisant d’abord s’effondrer pour ensuite racheter pièce par pièce ce qui vaut d’être récupéré.

Blitzkrieg financière qui s’ajoute aux propos du duo BCE Lagarde-Schnabel qui a fait perdre 17% à la Bourse italienne, au « nein » de Merkel sur les euro-obligations et aux demandes continues et pressantes autour du Mécanisme européen de stabilité (MES)4.

Autrement dit, avec nos amis boches : Timeo Germanos et dona ferentes.5

[À suivre]

Notes

1 Le ministère, pas la prison. Du moins à ce jour.
2 Journal du Dimanche.
3 Ou ministre allemand de la Défense.
4 Ou European Stability Mechanism (ESM).
5 Variante personnelle du Timeo Danaos et dona ferentes, mis dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l’Énéide (II, 49). En français : « Je crains les Grecs, et les présents qu’ils font ». Une référence au Cheval de Troie.

 

A Propos Jacques Borde

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