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Face au COVID-19 : des Adversaires en ordre dispersé !…

| Guerre Vs COVID-19 | Questions à  Jacques Borde |

On connaît la boutade attribuée à Foch : « Depuis que je sais ce qu’est une coalition, j’admire beaucoup moins Napoléon ! ». Aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre, y compris contre une pandémie, s’entendre à plusieurs pour combattre un ennemi commun s’avère beaucoup plus difficile qu’agir seul. D’où la pole position de Donald J. Teflon Trump, agissant en tant que commander-in-chief de la 1ère puissance au monde. Quant aux autres, ils se partagent entre chefs courageux (Boris Johnson, Rodrigo, Duterte, etc.) & traîtres ou profiteurs européistes & là, croyez m’en, la liste est longue…

« En 1940, la « meilleure armée du monde »s’est effondrée en 3 semaines. En 2020, le « meilleur système de santé du monde »en est à mendier… des sacs poubelles. Ils devront rendre des comptes et nous y veillerons. Le monde d’après, oui, mais … #SansEux ! ».
Jean Messiha, sur Twitter.

| Q. Selon vous, qui est le plus responsable de notre débâcle face au COVID-19 : les États-membres ou Bruxelles ?

Jacques Borde. Les deux mon colonel ! En terme d’incompétence, côté États en tout cas, le trio de tête donne dans l’ordre (alphabétique) : Conte, Macron et Sanchez. Existent de gros risques que l’Espagne, la France et l’Italie ne se remettent pas de cette pandémie et passent sous la coupe de Bruxelles, Washington ou Beijing, selon les cas. Voire… Ankara !

Côté européiste, comme l’a rappelé l’eurodéputé (de gauche) Martin Schirdewan : « La Commission européenne a demandé 63 fois aux États de réduire les dépenses de Santé. Ces recommandations ont visé quasiment tous les États, qui ont en général obtempéré ».

Et, si nous sommes confinés aujourd’hui, c’est, surtout, à cause de toutes les carences de nos régimes. Le reste relevant de la cosmétique et de la doxa européiste qui a planifié et imposé notre désertification médicale faisant de nous des pays du Quart-monde.

| Q. Mais, face à la pandémie, certains pays font plutôt n’importe quoi, non ?

Jacques Borde. Hélas, oui. Et là, force est de dire qu’en matière d’impéritie, ce sont les pays du Sud qui tiennent la corde. Faisant tout et son contraire.

Ainsi, comme l’a noté la présidente de Fratelli d’Italia (FdI), Giorgia Meloni :

« Alors que les Italiens sont (à juste titre) enfermés à l’intérieur de la maison depuis plus d’un mois pour isoler le Coronavirus, à Portopalo di Capo Passero (Syracuse) des dizaines d’immigrants africains débarquent et circulent tranquillement (…). Qui sait combien d’autres « débarquements fantômes » se produisent ces heures-ci et dont nous ne savons absolument rien. Comment pouvons-nous demander aux citoyens des sacrifices et le respect des dispositions si nous laissons ensuite des personnes qui arrivent ici sans aucun contrôle circuler en tranquillité ? ».

| Q. Donc : toujours aussi peu convaincu par les mesures qui viennent d’être annoncées ?

Jacques Borde. Par le régime Macron, suite au énième show élyséen, vous voulez dire ?

Aussi peu qu’on puisse l’être. D’abord, si nous parlons des dernières mesures (sic), ce ne sont que des annonces. Y compris la date de réouverture des établissements scolaires. Autrement dit, du bla-bla, de la diarrhée verbale.

Passé le vespéral numéro de propaganda staffel jupitérien, qui ne nous aura rien appris, la logorrhée élyséenne se heurtera au mur des réalités…

| Q. Lesquelles ?

Jacques Borde. D’abord, comment savoir qui est porteur de ce virus, si ce n’est par le biais des tests ? Certes, Olivier Véran, bravache médiatique, de nous annoncer que, fin avril 2020, on pourra effectuer 50.000 tests par jour. Donc, à nos calculettes, Mesdames et messieurs : Il nous faudra 1.300 jours pour nous tester tous ! À moins, ce qui est du domaine du possible, que tout ce babil du régime Macron ne soit que du déballage d’estrade.

Au-delà, la brutalité des chiffres est là sous nos yeux : 67.500.000 de Français pour, aujourd’hui, 13.000 décès et 30.767 hospitalisations. Lorsque la pandémie due à la grippe de Hong Kong, qui dura de 1968 à 1970, tua un million de Terriens, dont 31.266 Français, la France ne s’arrêta pas pour autant de vivre. Ce alors que ce virus avait touché 25% de la population française. Le Monde écrivait alors : « L’épidémie de grippe n’est ni grave ni nouvelle. Est-il bien utile d’ajouter à ces maux les risques d’une psychose collective ? ».

Alors, a-t-on vraiment davantage de raisons de se mortifier en 2020 qu’en 1968 ? Car si la France pouvait tester sa population et lui permettre d’acheter les masques, tout en maintenant les gestes barrières, nous n’en serions pas à envisager une catastrophe économique, financière et familiale d’une telle ampleur.

Gouverner, c’est prévoir. C’est bien l’une des choses que le régime Macron a toujours été infoutu de faire, non ?

À moins que ?

| Q. Et les morts dus à la Chloroquine ?

Jacques Borde. Les médocs ne sont pas des bonbons Haribo, c’est pour ça aussi qu’on a des médecins et des pharmaciens qui se tapent leur 7 années d’études, pour la plupart d’entre eux.

Petit rappel donc à notre presse caniveau qui nous repasse tous les trois jours sa Une du patient qui serait (conditionnel) mort suite à une prise de Chloroquine en automédication, voulant ainsi démontrer que cette dernière serait soi-disant très dangereuse pour refuser son utilisation.
À suivre la logique implacable de nos Diafoirus à la solde des labos, appelons un chat un chat, il faudrait interdire le Doliprane en vente libre…

Car, extrait du Medical Journal of Australia (septembre 2019) :

« … Verdict : entre 2007 et 2017, 95.668 admissions à l’hôpital suite à un diagnostic d’intoxication au paracétamol ont été enregistrées. Une hausse de 44,3% a ainsi pu être observée entre ces deux périodes. Plus grave, le nombre de personnes souffrant de lésions au foie à cause d’une prise trop importante de paracétamol a augmenté de 108%. Au final, plus de 200 morts sont à déplorer... ».

En fait, la Chloroquine existe depuis 1949. Connue au Pérou depuis le XVIIe siècle.

Elle est utilisée par 1 milliard de gens sur terre tous les jours, contre le Paludisme, la Malaria, le Lupus ou la Polyarthrite rhumatismale. Quand à L’Azitromycine elle est utilisée par 40 millions d’Américains tous les jours.

Mais évidemment, ces médocs ne sont interdits à la prescription des généralistes que dans un seul pays au monde : la France. Merci qui ?

Car (discours officiel), il importe de tester les effets secondaires de ces molécules vieilles comme Mathusalem. Pour trouver ce qu’on sait déjà ? Hé bien, vous avez raison. Mais je vous conseille de tester d’abord les effets secondaire de certaines molécules bien plus dangereuses. Et vendues sans ordonnance… aux enfants et même données aux bébés…

Les ignobles C12H22O et le NaCl. La Saccharose et le CHlorure de Sodium, pour ne citer qu’eux….

Ou ne les vendre qu’en hôpital, après des tests poussés randomisés en double aveugle avec placebo. Car ils ont de gros effets secondaires bien plus importants. Et ils tuent par dizaines de millions tous les jours…

L’un donne l’obésité et le diabète. Et l’autre, toutes les maladies cardio-vasculaires…

Tiens, au fait, que fait le Comité scientifique à leur propos ?

| Q. Vous avez vu ces images de Macron, applaudi par des soignants en Région parisienne ?

Jacques Borde. Oui, au Kremlin-Bicêtre. Mais, en toute franchise, je m’avoue plus que surpris par les images du président de la République en visite dans un hosto de la Région parisienne. J’ai, surtout, noté que TOUS les personnels (ou supposés tels) :

1- étaient super-équipés. Alors que sur C-dans-l’air, le Pr. Alain Bauer1 a encore souligné l’état « de paupérisation » de nos personnels soignants, travaillant équipés et habillés « de bric et de broc ».
Une commune vient de lancer un appel à la population pour lui demander des sacs-poubelle pour bricoler de sur-blouses à ses personnels.
2- applaudissaient à tout rompre. Curieux au su de ce que ces mêmes personnels laissent entendre de leur exaspération.
3- Au nombre (40-70 au grand max), ça sent le show combiné à l’avance.

Un truc assez macronien, reconnaissons-le !…

Autre explication, celle que nous suggère Nelson Surjon : Les soignants ont suivi la suggestion de l’une d’eux : « Est-ce qu’on peut s’applaudir comme, le soir, le font les gens ? ».

En fait ils applaudissaient le corps médical et, en aucun cas, il ne s’agissait d’un hommage à Macron, qui déchaîne plutôt les huées où qu’il aille.

Dans les deux cas, il s’agirait donc d’une manip, instrumentalisant de manière indigne ceux qui luttent pour de vrai contre le COVID-19. Du régime Macron pur jus.

| Q. Et, économiquement, avec cette affaire du COVID-19, tout semble bien bloqué ?

Jacques Borde. Eh bien, non. Trump vient de négocier un accord entre la Russie, l’Arabie Séoudite et le reste de l’OPEP, impliquant également le Mexique, qui sauvera non seulement des « centaines de milliers d’emplois aux États-Unis » mais également l’ensemble de l’industrie pétrolière mondiale.

La course – entre principalement Moscou et Riyad – un des raisons de l’effondrement actuel des prix aurait eu des effets cataclysmiques en détruisant une grande partie de l’industrie pétrolière mondiale, ce qui aurait eu comme répercussions un renchérissement incontrôlable à court terme qui aurait achevé les économies dans beaucoup trop de pays.

Lors d’une conférence téléphonique réunie à la hâte, dimanche 12 avril 2020, entre les représentants de 13 pays membres de l’OPEP et d’autres pays producteurs comme la Russie, tous les participants ont tout fait pour conclure d’urgence un accord avant l’ouverture des marchés, lundi 13 avril 2020. Les prix menaçaient de s’effondrer sérieusement sans cet accord.

C’est une victoire diplomatique pour Trump. Ses alliés dans l’industrie pétrolière, vitale pour le pays – devant une crise catastrophique à cause prix qui dégringolaient – ont poussé Trump à mettre la pression sur leurs concurrents internationaux pour qu’ils arrêtent d’inonder le marché de pétrole bon marché ce qui aurait provoqué une vague de faillites sans précédents dans le secteur du pétrole de schiste aux États-Unis.

Dans un Tweet, le Président Trump a précisé que cet accord « sauvera des des centaines de milliers d’emplois aux États-Unis » et a remercié les leaders Russes et Séoudiens pour leur coopération.

| Q. Généralement, vous estimez que les Séoudiens sont davantage une partie des problèmes que de leur solution ?

Jacques Borde. Vrai. Mais, je préfère aussi que les parties se parlent, s’entendent et, à défaut de les arrêter, tempèrent leurs querelles. C’est de la géopolitique et cela s’applique autant au couple de facto représenté par le roi d’Arabie Séoudite, Salmān Ibn-ʻAbd al-ʻAzīz Āl-Séʻūd, et le Prince héritier et ministre séoudien de la Défense, S.A.R Mohamed MBS Ibn-Salmān Āl-Séʻūd, qu’aux autres.

À noter, au passage, que près de 150 princes séoudiens seraient au nombre des victimes de la pandémie.

Quel que puisse être l’enjeu des uns et des autres, l’entente obtenue par Trump est une excellente chose. Car, comme l ‘a souligné Eber Haddad : « Il semble bien que la pauvreté engendrée par la récession voire la dépression qui résulteront de cet arrêt de l’économie fera encore plus de victimes que le Coronavirus ».

Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de ronces.

Notes

1 Professeur de Criminologie appliquée, notamment au Conservatoire national des arts & métiers.

 

A Propos Jacques Borde

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