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Européiste(s), États-nations : Qui tient vraiment tête au COVID ? [1]

| COVID-19 | Questions à Jacques Borde |

Parait-il, nous sommes en guerre contre le terrible Coronavirus. Là encore à ce qu’il paraît, du même tonneau que LE fascisme des années 30-40 (???), que fêtaient en ordre dispersé, mais plus confinés du tout, des Italiens, mais pas d’autres. Alors qui combat réellement quoi dans ce foutoir planétaire ? Les froids Européens du nord ont-ils, pétris de leurs égoïsmes, le moindre souci des Latins crétins (sic) du Sud – je parle des dirigeants bien sûr – ? dont tant de leurs administrés, voire soldats perdus de la Santé, sont encore privés du minimum des armes (masques, gants, surblouses, etc.) pour combattre l’ennemi. Sans parler, de l’autre côté de l’Atlantique, de l’ubuesque Speaker of the US House of Representatives, Nancy Gin tonic P. Pelosi (rebaptisée Nancy-Antoinette par Hill.TV) peu avare de leçons ès confinement devant ses stocks de glaces fashion & hors de prix entassées dans un frigo de luxe (24.000 $US) d’une cuisine faisant probablement deux fois la taille de mon salon ! Devant, le tollé la Cosette décatie du Potomac a dû regagner précipitamment Washington ! Épisode 1.

| Q. En Italie des masques distribués gratuitement. Et en France ?

Jacques Borde. Effectivement, dans plusieurs régions d’Italie, des masques ont été distribués gratuitement par la Protezione civile, dans les boîtes aux lettres ; cinq (5) par personne et par semaine. Et que fait la France ?

Eh bien, les Buralistes vous les vendrons 5 €/pièce, semble-t-il. Donc, en résumé : régime de Paris = 5 € le masque ! Combien l’Étoile jaune sous Vichy ?

| Q. Sinon, que penser des propos de Jean-Pierre Pernaut ?

Jacques Borde. Désolé, je ne veux même pas savoir ce qu’a bien pu dire ce confrère dans sa critique acerbe du régime Macron. Ce pour plusieurs raisons.

| Q. Lesquelles ?

Jacques Borde. Prenons-les dans cet ordre :

1- en France, s’exprimer de la sorte cela porte un nom : liberté d’expression. Ce que ne peuvent, évidemment, pas comprendre les systèmes neuronaux complices des sycophantes glaireux et/ou hyènes dactylographes (deux citations pour le prix d’une), des media du régime.
2- TF1 n’est pas un medium d’État, dont on pourrait, effectivement attendre de lui qu’il courbât l’échine et servît la soupe de la doxa officielle du régime, mais privé.
3- à TF1, medium privé donc, d’apprécier le travail à l’antenne de Jean-Pierre Pernaut.
4- ce sont davantage les propos passablement uchroniques et, en tout cas, aux fragrances a-démocratiques, prêtés à la Garde des Sots (encore une citation) qui seraient de nature, s’il sont avérés, à susciter notre émoi, car ils paveraient le recul de l’État de droit sous le régime Macron.

| Q. Comment ça ?

Jacques Borde. Mme. Belloubet (selon une source Twitter non officielle) dans sa vindicte peu inadmissible, nous aurait balancé deux choses :

1- que les propos de Jean-Pierre Pernaut pouvaient « faire l’objet d’une sanction pénale ».
2- qu’il serait, je cite : « inadmissible qu’en France un présentateur télé puisse impunément critiquer le pouvoir en place ».

Question : avons-nous subi un aléa spatio-temporel pour ouïr de la bouche même de la ministre de l’A-justice (sic) une diatribe uchronique hors-sol nous rappelant davantage Vichy ou l’Union soviétique que la Cité grecque ? Si brillamment décrite par Gustave Glotz1, dont, à ce stade débat, je ne saurai que trop recommander la lecture à ceux qui me lisent.

| Q. Et, le Conseil de l’ordre qui, maintenant, s’en prend à Raoult ?

Jacques Borde. Là aussi, je ne connais rien du fond ce ce qui oppose ce qui fut (le poids de l’Histoire, désolé) cette création ex nihilo de Vichy au Pr. Raoult, donc je me garderai bien de me prononcer plus avant sur ce qui peut bien les mettre en porte-à-faux.

En revanche, côté Histoire et pour le conseil « truc-machin » – dû à l’esprit facétieux de l’entourage du Maréchal, semble-t-il – il servira beaucoup à traquer & livrer des médecins juifs à l’Occupant par le biais célère des magistrats et de force de l’ordre, évidemment. Plus sobrement, on n’a, quand même pas, gardé la Milice. La couleur des guêtres, qui sait ?

| Q. Est-on sûr de ça, cette mise en cause de Raoult et de ses travaux ?

Jacques Borde. Que les apparatchiks de l’Ordre des médecins oseront suspendre le Pr. Raoult ? Avec eux, tout est à craindre.

Le Maroc se pose moins de questions concernant la lutte contre le COVID-19. Résultats :

1- deux millions de masques de protection fabriqués par jour.
2- recours massif à l’Hydroxychloroquine pour le traitement du COVID-19.

Rendez-vous à la fin de la pandémie pour faire les comptes. Certains pays avec peu de moyens font beaucoup pendant que d’autres freinent des quatre fers et sabotent littéralement le travail de ceux qui vont au charbon. Preuve que pour certains d’entre les Européens que nous sommes beaucoup sont sous la coupe des idiot utiles des labos et dirigés par des Latins crétins.

| Q. Mais l’Ordre pouvait-il continuer à se taire ?

Jacques Borde. (Éclat de rire) C’est pourtant ce qu’il a fait lors de crises précédentes…

| Q. Lesquelles ?

Jacques Borde. Le silence de l’Ordre des médecins sur le Médiator aura été vraiment assourdissant.

Tout comme pour le scandale de la nouvelle formule du fameux Lévothyrox, longtemps présenté comme étant dénué de tout effet secondaire malgré les nombreux témoignages et plaintes. La Dépakine également… Ainsi que leur silence sur les viols du Dr. Hazout pendant 20 ans, dont ils avaient connaissance.

Et maintenant, les mèmes veulent nous vendre Didier Raoult comme un dangereux mythomane, qu’il importe de mettre hors d’état de nuire ?

Traitement dangereux qui ne sert à rien donc, d’après eux. Mais l’armée française vient de commander des milliers de boîtes de Plaquénil. Cherchez l’erreur.

C’est encore une marque de la duplicité du régime, de ses mensonges systémiques et de sa malveillance. Le Pr. Raoult, contrairement aux hommes d’appareil du Conseil de l’Ordre, dont les cotisations obligatoires ne sont pas particulièrement données, est au charbon, lui.

Sinon, pour revenir au confinement à la carte, étrangement, dans une Italie qui nous avait surpris par sa discipline, le 25 février 2020 en a vu pas mal déroger à cette règle.

| Q. Où donc et pourquoi ?

Jacques Borde. Un peu partout, en fait. La raison en aura été de célébrer la victoire contre le fascisme, quotidie feriatus2 comme disaient les Anciens Romains, dans l’Urbs d’aujourd’hui. Mais, in fine, assez peu de monde dans les rues, heureusement.

| Q. Je vous sens peu d’engouement pour l’affaire ?

Jacques Borde. Peu d’entrain, effectivement de ma part. Cela fait des semaines que l’administration Conte impose, c’est le terme juste, un confinement tardif (Rome était, comme Paris, au fait des aléas du COVID-19, au plus tard dès janvier 2020, alors arrêtons le cinéma…), brouillon, et, qui plus est, isolé des mesures asiatiques (sic) qui en garantiraient la réussite. Appliqué, aussi, bon gré mal gré. Et je ne vous parle pas des barbecues de rue organisés par certains, mais qui ont l’excuse d’une réelle lassitude et d’être des initiatives isolées et peu nombreuses.

Là, nous avons une partie de la gauche officielle, sous l’œil attendri de ténors d’un Partito democratico (PD) qui – c’est peu de le dire – n’a pas été au top de l’efficacité là où sa gouvernance a été soumise à l’épreuve des faits, a cru bon de jeter dans les rues pour faire les drôles derrière des banderoles désuètes et des slogans éculés de (heureusement) maigres bataillons, alors que dans le même tempo on aura vu des policiers interdire des messes et en verbaliser ouailles et clercs qui s’y prêtaient.

Sans parler du Ramadan, dont les pratiques extérieures et collectives ont été largement autorisées. Ce alors que celles de Pâques ont été interdites aux Chrétiens. Comme en France d’ailleurs, sans qu’à ma modeste connaissance, il existe dans la Péninsule ces zones de non-droit et/ou de Charia où, en France, les forces de l’ordre n’ont plus ni les ordres ni le courage pour y faire respecter les lois de la République.

Deux poids, deux mesures. Et, plus grave, combien de contaminations croisées ?

[À suivre]

Notes

1 Avec La Cité antique de Fustel de Coulanges, mais que l’ouvrage de Glotz domine largement, La Cité grecque de Gustave Glotz reste l’un des plus importants ouvrages écrits sur la société antique. Synthèse où sont pris en compte aussi bien les faits sociaux que les faits religieux, la psychologie des individus comme les structures économiques. En plus, se lit comme un roman…
2 Jacques Borde veut dire, par là, jour férié.

 

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