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Européiste(s), États-nations : Qui tient vraiment tête au COVID ? [2]

| COVID-19 | Questions à Jacques Borde |

Paraît-il, nous sommes en guerre contre le terrible Coronavirus. Là encore à ce qu’il paraît, du même tonneau que LE fascisme des années 30-40 (???), que fêtaient en ordre dispersé, mais plus confinés du tout, des Italiens, mais pas d’autres. Alors qui combat réellement quoi dans ce foutoir planétaire ? Les froids Européens du nord ont-ils, pétris de leurs égoïsmes, le moindre souci des Latins crétins (sic) du Sud – je parle des dirigeants bien sûr – ? dont tant de leurs administrés, voire soldats perdus de la Santé, sont encore privés du minimum des armes (masques, gants, surblouses, etc.) pour combattre l’ennemi. Sans parler, de l’autre côté de l’Atlantique, de l’ubuesque Speaker of the US House of Representatives, Nancy Gin tonic P. Pelosi (rebaptisée Nancy-Antoinette par Hill.TV) peu avare de leçons ès confinement devant ses stocks de glaces fashion & hors de prix empilées dans un frigo de luxe (24.000 $US) d’une cuisine faisant probablement deux fois la taille de mon salon ! Devant, le tollé la Cosette décatie du Potomac a dû regagner précipitamment Washington ! Épisode 2.

| Q. Inappropriées, ces manifs ?

Jacques Borde. En ces temps, où – ça n’est pas moi qui en affirme l’impérieuse nécessité – où l’on nous oblige à nous éviter comme des pesteux, je note que :

1- certains, miracle laïc rouge vif, s’en trouvent d’un claquement de doigts dispensés. Et pas d’autres.
2- ce ne sont pas les Partigiani italiani qui ont libéré l’Italie, mais les forces alliées. Et, là, désolé d’être un brin désagréable avec mes amis Italiens : du côté des Partigiani pas de 2e D.B de Leclerc d’une quelconque Italie Libre (sic) pour libérer Rome à elle seule. Ou prendre part, à vaste échelle, à celles de Colmar, Strasbourg, du Nid d’aigle d’Hitler, etc. !
Autrement dit, cette Résistance italienne qu’on nous présente comme avoir été décisive, c’est les FFI sans les FFL. Au mieux.

Par ailleurs sans vouloir offenser l’Onorevole Nicola Zingaretti (PD)1 :

1- la 2ème Guerre mondiale est, sauf erreur de ma part, finie depuis 1945.
2- les forces de l’Axe ont perdu ladite guerre.
3- les régimes dudit Axe, dont celui de l’Italie fasciste, ont également disparu corps et biens.

Je crois donc que, drôle de guerre2 contre le COVID-19 oblige, il eût été préférable de se contenter de l’hommage rendu par le Presidente della Repubblica Italiana, Sergio Mattarella, en ce 25 février 2020, et d’éviter d’inutiles pantomimes qui, certes, occupent des journalistes qui, du coup, ne demandent pas (c’est ballot) à l’Onorevole Zingaretti pourquoi dans le Lazio, en 8 ans, ont été supprimés 16 hôpitaux et fermés 3.600 lits.

Bon, ça fera de beaux sujets de conversation au resto du Parlement italien qui, lui, reste ouvert. Ah bon, ça aussi on vous l’avait pas dit ?

| Q. L’opposition n’a pas dû apprécier ?

Jacques Borde. Pas beaucoup effectivement. Mettez vous un instant à sa place : par oukase covido-centrée si je puis dire, le Centro destra n’a plus le droit de mettre démocratiquement ses bataillons dans les rues pour cause de COVID-19. Et là, hop ! Tout d’un coup, tutti fuori3 ! Mais pour commémorer un événement partisan, dans tous les sens du mot.

| Q. Beaucoup de réactions ?

Jacques Borde. De l’opposition. Pas tant que ça, je dirai. Mais je vous avoue n’avoir suivi le sujet que d’un œil distrait.

À son habitude, c’est la présidente de Fratelli d’Italia (FdI), Giorgia Meloni, qui aura eu les mots les plus sévères sur le sujet.

Cf. « Je regarde les images des manifestations organisées aujourd’hui par les membres de l’ANPI, de la gauche et les centres sociaux et je comprends l’incrédulité et l’indignation des nombreux Italiens qui m’écrivent. En ces semaines d’urgence Coronavirus, nous avons dû renoncer à tout. Nous n’avons pas pu célébrer Pâques dans nos églises, nous ne pouvons pas aller à la messe et nous avons même vu interrompre des messes, évacuer des fidèles et donner des amendes aux prêtres. Nous avons vu les hélicoptères tourner au-dessus de familles qui déjeunaient à Pâques et quelques Italiens pourchassés par les forces de l’Ordre parce qu’ils se promenaient seuls sur la plage. Des images que nous n’aurions jamais imaginé voir en Italie. Ils nous ont dit que c’était nécessaire pour arrêter la pandémie : c’était douloureux mais les Italiens l’ont accepté. Ensuite, la circulaire du ministère de l’intérieur est arrivée qui a permis aux membres de l’ANPI de participer aux célébrations pour le 25 avril et aujourd’hui, nous avons vu les images de cortèges, rassemblements et manifestations diverses. Et alors je ne comprends plus et je ne comprends plus pourquoi une mère qui n’a pas pu célébrer les funérailles de son fils devrait accepter maintenant, de voir que ce sacrifice soit vain parce que quelqu’un n’a aucun respect de ce sacrifice. Je veux dire aux membres de l’ANPI, à la gauche et aux centres sociaux que s’ils défendent vraiment la liberté, ils doivent se rappeler que l’autre condition de la liberté est l’égalité. La liberté n’a de sens que si tout le monde l’a. Célébrer une liberté que tu n’as que pour toi, alors qu’elle est niée à tout le monde est est quelque chose qui m’échappe ».

Interdire aux gens d’enterrer leurs proches me semble une pratique rarement mise en œuvre. Sauf par quelques (mais pas tous) régimes totalitaires.

| Q. Mais, sommes nous vraiment en guerre contre le COVID-19, dans ces régions, je parle bien sûr de la France, où les consignes de confinement ne sont déjà  plus appliquées ?

Jacques Borde. En fait, c’est plus compliqué et plus simple à la fois.

Non, le confinement reste de mise. Sauf, apparemment, pour une certaine population suivant le Ramadan (sic).

Ça, ça n’est pas moi qui le dit :

Cf. « Sauf atteinte aux personnes ou atteinte grave aux biens (…) il n’y a pas lieu d’intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le Ramadan ».

C’est à travers cette consigne aux fonctionnaires de police du Calvados, dans sa note du 24 avril 2020, que le chef d’état-major de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de ce département a entériné que, sur cette partie du territoire français (du moins aux dernières nouvelles), la loi pouvait donc s’appliquer différemment là où la population définie (par qui ?) comme musulmane (sic) serait, appelons un chat un chat, trop nombreuse pour que l’on osât lui appliquer telle ou telle loi de la République.

C’est un événement grave, anti-républicain, anti-démocratique. Et, par là, inacceptable. Ce qui, en l’espèce, n’est pas anodin, c’est que :

1- le directeur départemental, qui est, rappelons-le, la principale autorité policière du département, réalise là motu proprio un objectif direct et affiché des factions takfirî à l’œuvre dans notre pays.
2- les Jound al-Khilafah4 ne peuvent interpréter cette décision que comme un signe de faiblesse voire un geste de soumission. Au sens, bien sûr, de Dhimmī, soit collectivement : ahl ul-ḏimmah5.
3- une forme d’immunité religieuse est, ainsi, offerte aux voyous qui voudraient œuvrer dans ces quartiers, placés de la sorte à l’abri des interventions policières – hors atteinte aux personnes – pendant toute la durée du Ramadan.
4- quelles peuvent être, par ailleurs, les modalités pour acter auprès des Forces de l’ordre (FDO) – si ce mot a encore un sens et ne relève pas désormais du gag de potache – de son état de pratiquant du Ramadan ?

Si nous étions, sous le régime Macron, encore en État de droit, le préfet du Calvados aurait dû immédiatement intervenir :

1- pour annuler cette note.
2- pour recadrer clairement son directeur départemental de la Sécurité publique. Ramadan ou pas, musulmans ou pas, en France c’est la loi française qui doit s’appliquer partout et pour tous.

Enfin, en théorie. Comme l’aura souligne Nicolas Bay : « Ramadan ou pas, la loi doit être la même partout et pour tous ! ».

Mais, visiblement, pas tant que ça.

[À suivre]

Notes

1 L’Onorevole Zingaretti est président de la région Lazio depuis 2013 et secrétaire du Parti démocrate (PD) depuis 2019.
2 Référence évidemment à la « drôle de guerre » évoquée par le journaliste Roland Dorgelès, mais qui pourrait provenir d’une mauvaise compréhension de l’expression phoney war, confondue avec funny war, utilisée dans un reportage sur les armées franco-britanniques. Elle s’applique au Front occidental, où les hostilités se réduisaient à quelques escarmouches après la modeste offensive de la Sarre. La drôle de guerre se situe donc entre la déclaration de guerre par le Royaume-Uni et la France (les Alliés) à l’Allemagne le 3 septembre 1939 et l’offensive allemande du 10 mai 1940 sur le théâtre européen du conflit.
3 Tous dehors.
4 Ou Soldats du califat. Terme officiel de DA’ECH pour qualifier ses combattants armés. Vient en droite ligne de Jound al-Khilafah fi Ard al-Jazair, groupe armé terroriste salafiste, qui s’est fait connaître par l’assassinat d’Hervé Gourdel. A fait scission d’AQMI (officiellement en septembre 2014) et prêté allégeance à DA’ECH.
5 En français, les gens de la ḏimmah.

 

A Propos Jacques Borde

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