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Stop Confinement ou le Peuple Vs ses Latins crétins  !… [3]

| COVID-19 | Questions à Jacques Borde |

Inexorablement, beaucoup d’entre nous, placés sous la tutelle de régimes européistes aveugles, dépassés, voire complices, allons inexorablement vers l’abime économique, voire géopolitique, l’un allant rarement sans l’autre. Déjà, Jacques Sapir l’a écrit, les régimes de Madrid, Paris & Rome auront les plus grandes difficultés à se remettre de la crise du COVID-19. Mais, désormais, différentes administrations européistes ont un autre souci : jusque-là, dociles ou résignés les peuples remettent de plus en plus en cause la doxa du confinement only de plusieurs d’entre eux. Alors : Stop Confinement pour des peuples face aux Latins crétins (sic) qui les précipitent vers un mur ? À voir. Sous ces régimes de plus en plus autoritaires, le pire est toujours à prévoir… Épisode 3.

« Je voudrais savoir ce qui se passe vraiment. Pourquoi ne nous donne-t-on les informations qu’au compte-gouttes ? Je suis persuadé qu’on ne nous dit pas tout… Et quand les restaurants et les festivals seront-ils enfin fixés sur leur sort ? ».
Eddy Mitchell, in le JDD (3 mai 2020).

| Q. Et fors la pandémie qui mobilise ainsi nos attentions, il ne se passe rien ?

Jacques Borde. Si, bien évidemment. Tout au contraire, au Levant, notamment, les choses avancent.

| Q. De quelle manière ?

Jacques Borde. Pour la première fois depuis 2011, le président syrien, le Dr. Bachar el-Assad, a récemment eu un assez long entretien téléphonique avec le prince héritier et ministre de la Défense d’Aboû Dabî, Cheikh Mohammed MBZ Ibn-Zayed Ibn-Sultan, l’homme fort des Émirats arabes unis (ÉAU), en fait.

| Q. Et, bien sûr, c’est important ?

Jacques Borde. Fondamental même. On peut même évoquer un basculement géostratégique en cours avec la perte d’influence amorcée par l’Arabie Séoudite.

Évolution qui avait commencé à se dessiner l’an dernier quand MBZ a abandonné en rase campagne le prince héritier et ministre séoudien de la Défense, S.A.R Mohamed MBS Ibn-Salmān Āl-Séʻūd, dans sa guerre du Yémen contre les Houthis pro-iraniens. Nouveau palier, cette reprise de contact entre Damas et Aboû Dabî est plus que symbolique. Elle signifie trois choses :

Primo, que Bachar est considéré par MBZ (et quelques autres) comme ne pouvant plus perdre la guerre qui l’oppose au terrorisme takfirî.

Secundo, que les Émiratis, chacun voit midi à sa porte, lorgnent assidument le poste de primus inter pares de la Péninsule arabique, et, au passage, le leadership (jusqu’alors wahhabî) de son puissant Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCEAG)1. Par wahhabî, j’entends bien sûr les influences concurrentes de Doha [Qatar] et de Riyad.

Tertio, cela implique une forme d’aval de la part de l’administration Trump. Sinon l’appel en question n’aurait probablement pas eu lieu.

| Q. Mettons les pieds dans le plat : comme pour le Mali, le régime Macron, a-t-il encore les moyens de sa guerre contre le COVID-19 ?

Jacques Borde. Il en trouve bien pour Big Pharma et ses labos.

Tout est une question de choix. Faisons un peu d’Histoire : Dans un pays ruiné par la guerre et l’Occupation, en seulement un an, Ambroise Croizat, ministre-ouvrier, aura à son actif (liste qui n’implique évidemment pas qu’on soit forcément d’accord avec Ambroise Croizat et ce qu’il a réussi à faire) :

1- le régime général de la Sécurité sociale.
2- les Comités d’entreprise.
3- la nationalisation de Renault et d’EDF.
4- la nationalisation de la Banque de France et des grandes compagnies d’assurance.
5- la création du statut de la Fonction publique.
6- la création du régime étudiant de Sécurité sociale.

A contrario, dans un pays qui prétend être la 2ème puissance du monde, Emmanuel Macron, président-banquier, ça nous donne :

1- la diminution des cotisations sociales.
2- la diminution des lits d’hôpitaux.
3- la suppression des CHSCT.
4- la destruction du Code du travail.
5- la volonté de privatiser la SNCF.
6- la promulgation du secret des affaires.
7- la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
8- la volonté de supprimer 120.000 fonctionnaires.
9- la suppression du régime étudiant de Sécurité sociale et la volonté d’augmenter les droits d’inscription.
10- et toujours pas de protection adaptées pour les troupes de première ligne face au COVID-19, au premier rang desquels nos remarquables personnels de Santé envoyés tous les jour au casse-pipe.

| Q. Mais, ça n’est pas, aussi, au privé, d’assurer face à la pandémie ?

Jacques Borde. Certes. Mais encore faut-il ne pas se faire tirer dans le dos, comme c’est le cas en France, où :

1- tout a été fait par le régime pour ralentir et empêcher la mise en place du Protocole Raoult pour le plus grand nombre2.
2- il a été interdit aux pharmaciens français de fournir masques et Chloroquine à leur patientèle.

A contrario, en Italie – où l’administration Conte est largement, quoi qu’elle en dise, dépassée par les événements – le secteur privé a été laissé libre de ses actes.

Ainsi, près de Palerme à Trabia, Sea Land It., une entreprise innovante fournissant des engins de protection étanches pour téléphones, documents, portefeuilles, etc., s’est mise à produire des masques, lorsque ceux-ci étaient peu disponibles. Outre, ses deux dirigeants, Paolo Puglisi et Massimiliano Chirchirillo, ont décidé de ne rien faire payer ! Il y a simplement une cagnotte, vous permettant de donner ce que bon vous semble.

En France, ce genre d’attitude responsable a valu à de nombreux chefs d’entreprises descentes de police, arrestations et mises en garde-à-vue.

On marche sur la tête.

| Q. Diriez-vous que l’administration Macron est dépassée ?

Jacques Borde. Oui, mais parce qu’elle le veut bien, semble-t-il. C’est la thèse défendue, notamment, par notre consœur Natacha Polony.

Cf. « Emmanuel Macron sait où il veut aller.
Il a laissé la situation pourrir et le nombre de cas exploser pour justifier la mise en place du confinement.
Le confinement lui a permis de passer la Loi d’urgence sanitaire.
La loi d’urgence sanitaire lui a permis d’avoir le droit de gouverner par ordonnance.
Il a fait passer par ordonnance des lois qui ont fini de casser le Code du travail.
Grâce à la stratégie de la peur et grâce au confinement, personne n’est à même de réagir et de manifester contre ces décisions infâmes digne d’un traître et d’un dictateur.
Les oligarques se frottent les mains à l’idée de pouvoir disposer d’une future main d’œuvre taillable et corvéable.
Macron leur a permis de revenir à la situation d’avant guerre en matière de droits du travail et de protection sociale.
Il va probablement rapidement autoriser l’utilisation des nouvelles molécules que ses amis des laboratoires sont en train de finir de tester (Bingo pour Big Pharma et ses actionnaires). Il se fera ainsi passer pour un sauveur.
Machiavélique, n’est-ce pas ? ».

| Q. Et les masques alors ?

Jacques Borde. Business is business. C’est la grande distribution qui sera chargée de leur vente à la population, les pharmaciens, eux, peuvent toujours se brosser.

La Start Up Nation ! Comprenne qui pourra.

| Q. Sur le terrain des poursuites, on en est où ?

Jacques Borde. Aux dernières nouvelles : une plainte contre à la fois :

1- le Centre Hospitalier de Lons le Saunier (39).
2- l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne Franche-Comté.
3- le ministre de l’A-santé (sic) Olivier Veran.
4- Agnès Buzyn, titulaire du poste avant lui.

Devrait être déposée par Claire Loupiac, dont le mari Éric, médecin urgentiste est décédé le 23 avril 2020 à 60 ans du COVID-19. Mme. Loupiac indique vouloir porter plainte à différents niveaux pour négligence et mise en danger de la santé d’autrui.

Ce serait lors d’une garde à l’Hôpital de Lons le Saunier où il était médecin urgentiste, que son mari aurait été contaminé par le COVID-19, ce en l’absence de masques FFP2. « S’il y avait eu des masques FFP2 », a estimé Claire Loupiac, « mon mari serait encore là ».

| Q. Encore les masques ! Il n’y en avait pas ?

Jacques Borde. Si, il y en avait… Dans les entrepôts de Carrefour, Leclerc et autres cadors de la grande distribution. En attente du feu vert du régime pour les mettre en vente à bon (sic) prix.

De son côté, la direction de l’hôpital a exclu que la contamination ait pu se produire dans son établissement, prétendant que les mesures de protection auraient été appliquées.

Maintenant, restons prudents : le parquet peut tout à fait classer l’affaire sans suites. Tant il est rare qu’un régime autoritaire choisisse de s’incrimener et de se poursuivre lui-même.

| Q. Justement, c’est quoi ce texte de loi qui affranchirait l’administration Macron de toute poursuite judiciaire pour sa gestion du COVID-19 ?

Jacques Borde. Pour l’instant une rumeur. L’idée serait de faire voter par le Parlement une loi qui, de jure, serait une loi d’amnistie préventive pour couvrir le régime Macron de ses turpitudes lors de la crise du COVID-19.

Au stade où nous en sommes, tout reposerait sur un tweet attribué à la député macroniste de premier rang Aurore Bergé :

« Nous proposerons une adaptation de la législation pour effectivement protéger les maires pénalement mais aussi toutes les personnes dépositaires d’une mission de service public dans le cadre des opérations de déconfinement. Des propositions que je porterai avec LAREM ».

S’auto-amnistier avant de se faire choper. Ça en aurait aidé quelques-uns lors du Procès de Nuremberg !

Notes

1 Il regroupe six pétromonarchies du Golfe Persique : Arabie Séoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis (ÉAU), Koweït, Oman et Qatar.
2 En revanche, force caciques et proches du régime n’hésitent pas à se déplacer à Marseille pour y bénéficier du protocole salvateur refusé au vulgum pecus.

A Propos Jacques Borde

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