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Kulturkampf & Macronie : Quelle(s) liberté(s) après la Loi Avia ? [3]

| France | Kulturkmapf | Questions à Jacques Borde |

La Loi Avia, officiellement destinée à combattre les contenus haineux (sic) sur la Toile, qui été adoptée à l’Assemblée Nationale, est une loi émanant de la controversée Commission Européenne (CE). Récemment amendée pour passer en loi « anti terroriste » (oui, oui…), elle exige le retrait sous 1h (& non plus 24h…) de contenus signalés comme tels par la seule police, sous peine de blocage du site auprès des fournisseurs d’accès. Il s’agit d’une loi de censure pure & dure s’asseyant sur la séparation des pouvoirs. La police n’a pas à être la police de la pensée. Pendant ce temps, bien sûr, tueries, crimes ou attentats nazislamistes se poursuivent de plus belle. Locke (1632-1704) & Montesquieu (1689-1755), réveillez-vous : ils sont devenus fous ! Épisode 3.

| Q. Des nouvelles d’Italie ?

Jacques Borde. Oui, en quelque sorte, mais pas celles que beaucoup attendait :

Le Tribunale di sorveglianza di Cagliari a rejeté la demande de détention domiciliaire formulée par l’ancien activiste des Proletari Armati per il Comunismo (PAC)1, Cesare Battisti, via son avocat Me. Davide Steccanella. Battisti ne bénéficiera donc d’aucune mesure alternative pour effectuer sa peine et reste donc incarcéré à la Prison d’Oristano, où il est détenu depuis janvier 2019. Battisti – qui, fait dire son avocat, souffrirait de certaines pathologies et appartient à la catégorie des plus de 65 ans – avait demandé la détention à domicile en raison du COVID-19.

| Q. Cette idée française de décorer les infirmières, ça vous parle ?

Jacques Borde. Grotesque et honteux. Ce que demandent nos professionnels de Santé, c’est d’être traités dignement. D’être payés dignement, pas de recevoir des grigris ou des colifichets. Pourquoi pas des médailles en chocolat, tant que nous y sommes ?

Quant à l’idée elle-même, je rappellerai que l’idée de décorer les infirmières nous vient d’un certain général… Pétain, lors de la Guerre de 14-18. Décidément, le régime Macron n’en rate pas une !..

| Q. Et les attaques visant désormais Trump et Raoult ?

Jacques Borde. Du propaganda staffel, de la forgerie médiatique ad usum Macroni. Certains journalistes (sic) ne savent plus quoi inventer…

C’est en France que les autorités avaient interdit de prescrire l’Hydroxychloroquine et même d’en parler. Aux USA son utilisation n’a jamais été sujette à controverse et elle été administrée préventivement à vaste échelle. Donc, pourquoi pas au président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, qui a plus de 70 ans ? Et qui, depuis, a cessé d’en prendre

La seule étude négative récente est celle qui a, délibérément porté sur des patients déjà gravement malades et parfois en phase terminale. À part ça, Trump a dit prendre de l’HCQ, oui, et alors ?

À noter, tous ces pontes de la Macronie et du cloaca mediatica maxima qui y ont eu recours tout en l’interdisant au vulgum pecus.

| Q. Et Pékin qui aurait tardé à nous prévenir ?

Jacques Borde. Mensonge, onanisme macronien, énième forgerie surtout. On comprend qu’il faille la Loi Avia pour faire taire les gens. C’est l’ambassadeur de France à Pékin, donc pas le premier venu, qui aurait alerté, dès décembre 2019, le chef de l’État.

Ainsi, selon les informations dévoilées par Le Canard enchaîné, S.E. Laurent Bili a bien alerté le Niais d’Orsay (sic) et l’Élysée dès le mois de décembre 2019 sur les dangers du virus alors signalé à Wuhan, soit plusieurs semaines avant son arrivée en Europe.

Mais le ministre de l’Europe & des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et, au dessus de lui, le président de la République, Emmanuel Macron, ont choisi de rester sourds à ces informations pour le moins inquiétantes.

Cf. « Quand sont parvenues à Paris les informations relatives à l’apparition d’un nouveau virus, il était encore possible, pour un président conscient de ses responsabilités, de constituer un bon stock de masques, de tests et de respirateurs. Mais Macron n’a pas trouvé le temps d’y penser ».

Que dire de plus ?…

| Q. Dites-donc, même si nous nous éloignons du sujet, les propos de Biden sur les Noirs, ça rime à quoi ?

Jacques Borde. Je ne suis pas sûr que nous nous éloignons tant que ça de notre sujet. La Loi Avia n’est jamais que la mise en forme juridique de la doxa qui anime les États profonds (Deep State).

Quant aux propos abjects de Joseph Robinette Biden, Jr., dit Joe Biden, vice-président des États-Unis de 2009 à 2017 rappelons-le, Eber Haddad, rappelle à son sujet que « Quand un homme blanc de 77 ans comme Biden, au passé douteux sur le racisme et les relations raciales, se permet de dire à un homme noir « qu’il n’est pas noir s’il ne vote pas pour lui ou vote pour Trump », on voit à quel point les limites sont dépassées. Toujours cette condescendance en s’adressant à des personnes de couleur les considérant comme inaptes à avoir leurs propres opinions. C’est d’autant plus effarant que ce sont des opinions dites « progressistes » et que c’est fait au nom de l’antiracisme ! Il n’y a rien que la gauche déteste plus qu’un noir conservateur ou qu’il ait ses propres opinions. C’est cela le véritable racisme. Biden, sur la défensive depuis, a beau s’excuser, le mot est lâché, il a montré ainsi le fond de sa pensée », qui est, probablement celle d’une large partie de l’appareil démocrate.

La leçon est aussi, ne l’oublions pas, historique.

| Q. Comment ça ?

Jacques Borde. Quelque part, le Parti démocrate de Perv Biden retrouve les racines ségrégationnistes qui furent les siennes, jusqu’à (plus ou moins) l’époque des Kennedy Boys, tels qu’idéalisés dans Mississippi Burning : un beau ramassis de racistes et d’antisémites adeptes des Neck Tie parties (lynchages) et engrossant leurs bonniches de couleur avant de les abandonner, pour les plus chanceuses d’entre elles…

| Q. Mississippi Burning ?

Jacques Borde. Mississippi Burning est un film d’Alan Parker (1988). Il relate des faits bien réels qui eurent lieu en juin 1964 dans l’État du Mississippi (Neshoba County) au tout début du Freedom Summer. Trois militants pour les Droits civiques, Michael Schwerner, Andrew Goodman et James Chaney furent assassinés par des membres du Ku Klux Klan (KKK).

Toutefois, pour l’historien Howard Zinn, qui conseillait le Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC)2 à l’époque, le film d’Alan Parker, insistons là-dessus, fait la part trop belle aux agents fédéraux (FBI) venus enquêter alors que « nous savions que leur conduite avait été scandaleuse — à l’image de celle du gouvernement fédéral en général — lorsque ces trois jeunes avaient disparu ».

Les mêmes faits sont également relatés (de manière à peu près aussi biaisée) dans l’épisode Les écoles de la liberté de la série Cold Case.

| Q. Pourquoi insister sur le mauvais rôle joué par le FBI ?

Jacques Borde. Parce qu’il me semble opportun et important de souligner, à cette occasion, combien le narratif démocrate anti-Trump colporte une vision fausse, à la limite de la forgerie, du Federal Bureau of Investigation (FBI) et de ses agents présentés comme de gens si sympathiques, droits et efficaces, comme leur ex-directeurs : le Special counsel for the United States Department of Justice, Robert S. Mueller III, ou encore James B. Comey.

Ce alors que l’agence fédérale a tellement failli à sa mission et accumulé les échecs – comme, par exemple, lors du premier attentat du World Trace Center en 1993 – qu’elle souffre d’un fort discrédit auprès des Américains. Et que les critiques sévères que lui adresse Donald J. Teflon Trump ne sont que le reflet d’une réalité peu glorieuse connue de tous outre-Atlantique.

Et, là, je dirai que le narratif de Me. Laetitia Avia sur sa loi controversée vaut largement celui de Biden ou du Speaker of the US House of Representatives3, Nancy Antoinette P. Pelosi, à propos du FBI : des contrevérités alignées en boucle.

| Q. Et à propos de Trump et de l’Affaire russe ?

Jacques Borde. Là, laissons la parole à l’ancien Director of National Intelligence (DNI), James Robert Clapper Jr., lorsqu’il était interrogé par les membres du Congrès, ça sera plus simple :

« Je n’ai JAMAIS vu de preuve empirique directe que l’équipe de campagne de Donald Trump, ou qui que ce soit, complotait/conspirait avec les Russes pour faire de l’ingérence dans les élections ».

| Q. Premier attentat du World Trace Center, vous disiez ?

Jacques Borde. C’est l’attentat du 26 février 1993 perpétré dans le parking de la Tour Nord du World Trade Center (WTC). Un cocktail explosif de près de 680 kg placé dans une camionnette louée avec pour objectif de faire basculer la Tour Nord sur la Tour Sud et de détruire ainsi le complexe, tuant des milliers de civils. Considérée comme un échec, l’opération tua néanmoins 6 personnes et en blessa 1.042 autres.

Lors du procès, il fut révélé que le FBI disposait d’un infiltré, Emad Salem (43 ans), qui avait informé le FBI du complot, ce dès le 6 février 1992. Mais Emad Salem a refusé d’aller plus avant dans l’infiltration et a quitté la cellule avant l’attentat. Salem, considéré par le FBI comme l’artificier de ladite cellule, s’étant retiré, le FBI enterre l’affaire. Le groupe appelle alors Ramzi Yousef à la rescousse.

Boum ! Merci qui ? Les buses du FBI…

| Q. Mais le FBI qui va arrêter les auteurs, non ?

Jacques Borde. Pas vraiment. Quitte à être nul, autant l’être jusqu’au bout, non ?

Bien que le succès ait été mis au crédit du FBI, c’est en réalité le service de sécurité du US Department of State, le Diplomatic Security Service (DSS), qui retrouvera et mettra le grappin sur Ramzi Ahmed Yousef, l’architecte de l’attentat de 1993.

Pour conclure sur le FBI, celui-ci traine la réputation de discriminer fortement ses personnels de couleur. A contrario, bien sûr, de ce que nous en montrent les productions hollywoodiennes.
Décidément ! Sinon : désolé d’avoir largement divergé de notre sujet initial…

Notes

1 Ou Prolétaires armés pour le communisme.
2 Ou Comité de coordination non-violent des étudiants, un des principaux organismes du mouvement afro-américain des droits civiques dans les années 1960.
3 Présidente (et chef de la majorité démocrate) à la Chambre des Représentants.

 

A Propos Jacques Borde

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