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Le Coup d’État permanent, made in USA…

| É-U | Minneapolis | Eber Haddad |

Excellent papier de notre ami Eber Haddad, sur les événements de Minneapolis & leurs conséquences. Comme toujours, le titre est de la Rédaction.

Voilà une autre tentative de coup d’État aux États-Unis… une de plus. La démocratie a pris du plomb dans l’aile en 2016 quand l’un des deux grands partis, surpris par une défaite qu’il n’envisageait même pas dans ses pires cauchemars et malgré tout ce qui a été fait pour s’en prémunir, écoutes, subversion, espionnage, abus judiciaires, instrumentalisation de la CIA, du FBI, de la Justice et du Fisc par l’administration Obama en plus de la manipulation débilitante des médias qui ne cachent même plus leur total manque d’objectivité. L’alternance a toujours existé et c’est ce qui a affirmé la démocratie aux États-Unis. C’est la première fois qu’un candidat, une candidate en l’occurrence, a refusé le résultat sous le prétexte que ce n’était pas elle la gagnante. Au lieu d’imputer sa défaite au rejet qu’ont d’elle une grande partie des Américains et des frasques de son mari, de leur corruption légendaire et surtout de la déplorable campagne qu’elle a menée, elle a préféré se réfugier dans le ressentiment, la vengeance et la calomnie en faisant tout, avec son groupe de factieux pour entraver l’action du nouvel élu.

Obama qui pensait ainsi avoir un troisième mandat et consolider son héritage, bien maigre au demeurant, Obamacare désastreuse réforme du système de santé qui ne profitait qu’à une minorité au détriment de la grande majorité et surtout aux compagnies d’assurance-santé, une mondialisation forcenée entraînant une désindustrialisation implacable avec son cortège de misère des classes populaires paupérisées et la signature d’un accord de dupes avec l’Iran qu’il voyait comme la pierre angulaire de sa politique moyen-orientale, s’est trouvé rejeté et toute sa politique économique avec. L’élite hors-sol qui le soutenait était aussi désabusée mais s’est vite ressaisie quand elle a vu la croissance économique fulgurante qui a était lieu sous la houlette du nouveau locataire de la Maison-Blanche, aussi outrancier qu’il ait pu être par moments.

Les prémices d’une guerre civile ont dès lors commencé à apparaître, d’autant plus que les Démocrates étaient prêts à sacrifier l’économie et le bien-être d’une grande partie du pays pour reprendre le pouvoir dont ils se croient investis éternellement. Ce début de guerre civile est déjà là et même si, comme c’est le plus vraisemblable, la situation se calme dans quelques jours, ses germes ont été plantés. Tout n’est pas joué d’avance, peu s’en faut, mais si les États-Unis venaient à tomber ça serait la fin du monde occidental. L’Europe tomberait comme un château de cartes et, comme la nature a horreur du vide, la Chine et l’islamisme combleraient le vide, chacune de ces factions se servant de l’autre pour arriver à ses fins, avec une guerre entre elles, une fois leur victoire établie, pour la suprématie finale. Un monde sous la coupe chinoise est une possibilité et ce ne sont pas les Kollaborateurs qui manqueront.

En attendant tout est fait, tricheries, manipulations, intox, subversion et maintenant violence pour essayer de garantir la victoire par les Démocrates en novembre malgré la faiblesse historique de leur candidat qui, non content d’être sénile, traîne tellement de casseroles qu’il est absolument inéligible sauf si on « pipe les dés ». Ce genre de manifestations totalement disproportionnées par rapport à l’événement initial risque de se reproduire encore d’ici aux élections bien qu’elle soient plutôt condamnées à avoir un effet boomerang.

Les États-Unis ne sont pas un pays raciste, il n’y a qu’à voir les progrès accomplis par les Noirs et les Hispaniques qui accèdent aux plus hautes fonctions aussi bien dans les entreprises que dans la société civile et militaire et de voir le nombre important de Noirs faisant partie de la classe moyenne. Il y a bien sûr des « laissés pour comptes » mais chez les Blancs aussi en plus des plaies dont souffre une partie de la population noire, comme les familles monoparentales, les grossesses d’adolescentes, la toxicomanie ainsi l’assistanat forcené, pour des raisons électoralistes, qui ne fait que maintenir une frange de la population dans la pauvreté. Le racisme institutionnel est une pièce de musée et la société civile vit de plus avec harmonie ses différences raciales. 80% des électeurs d’Obama étaient Blancs et ont élu un Noir à la présidence des États-Unis deux fois consécutives. Celui-ci, qui n’a rien fait d’autre pour la communauté noire que de la maintenir dans la pauvreté à coups d’assistanat et de victimisation s’est cru obligé d’agiter l’épouvantail du racisme pour assurer la pérennité de son parti au pouvoir. Le grain de sable a été Trump qui a contrecarré ses projets. On en voit les résultats aujourd’hui.

 

A Propos Jacques Borde

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