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Minneapolis : Racisme ou Kulturkampf US pur & dur ? [2]

| États-Unis | Kulturkampf | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Que s’est-il réellement passé à Minneapolis : Racisme ou Affaire emblématique du Kulturkampf US, au moins aussi pugnace que le nôtre ? Naturellement, sans attendre quoi que ce soit – bien que TOUS les policiers (dont un seul Blanc) présents au moment des faits aient été suspendus – tout ce que l’ultra-gauche américaine & le marais suprémaciste indigéniste & africaniste US comptent d’activistes & idiots utiles sont descendus dans la rue pour brûler, agresser & détruire. Quant à la vérité, il est à espérer qu’elle arrivera à se frayer un chemin dans l’une des villes démocrates les plus mal gérées & rongées par la corruption des États-Unis. En attendant, les violences s’étendent, mais pas de manière aussi importante que nous le prétend le cloaca mediatica maxima. Épisode 2.

| Q. Le pouvoir fédéral reprend la main, ou pas ?

Charlotte Sawyer. Ça y ressemble, en tout cas, mais step by step (étape par étape). Le Pentagone a bel et bien projeté quelques 1.600 hommes à Washington DC. Le Chief Pentagon Spokesperson for the Department of Defense (DoD)1, Jonathan R. Hoffman, a souligné que les forces étaient « en état d’alerte » mais « n’étaient pas impliquées dans le soutien de la défense aux opérations des autorités civiles ».

Parallèlement, le Washington Police Command a annoncé, le 3 juin 2020, que plus de 300 personnes avaient été arrêtées pour avoir violé le couvre-feu et participé à des « émeutes et vols » dans la capitale.

| Q. Sinon, du côté de Trump, à proprement parler ?

Charlotte Sawyer. Précisons d’abord que la sœur de Mr. Floyd appelle à la non-violence. Merci à elle et toutes mes condoléances à elle et à ses proches. Quant au rôle de bad guy collé à notre POTUS2, c’est un faux débat, en fait.

Jacques Borde. Comme l’a écrit Pierre Duriot : « ... la presse française en fait des tonnes sur Trump, le vilain, à propos des émeutes de Minneapolis, attisées par les Démocrates, en oubliant savamment de dire que le président, aux États-Unis, n’est en aucun cas responsable de la Police de chaque état et encore moins de chaque ville, qui a son propre service d’ordre. Mais elle passe sous silence les émeutes quotidiennes dans les banlieues françaises, là où le pouvoir national est pleinement responsable ».

Là, motu proprio, Trump n’a fait que prendre le train en marche dans une affaire en concernant pas directement le pouvoir fédéral. À ce moment-là, il était surtout occupé à régler son compte à la controversée OMS/WHO.

Avec une participation de 22% (source OMS) au budget de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS/WHO), les États-Unis étaient, et de loin, le plus gros contributeur de cette officine des plus douteuses. En annonçant, le 29 mai 2020, la suppression de ce financement étasunien, Trump porte un coup magistral à cette institution dont la prise de contrôle par des intérêts privés (Big Pharma, Bill Gates, Soros & co.) est plus qu’avérée.
Donc une très bonne chose.

Et, après, si l’OMS a besoin « pognon de dingue », pour reprendre le parlé macronien. Que Gates, Soros & tutti quanti sortent le leur !…

| Q. Et qu’a dit Trump au juste ?

Jacques Borde. Ceci :

« Parce qu’ils ont échoué à faire les réformes nécessaires et requises, nous allons mettre fin aujourd’hui à notre relation avec l’OMS et rediriger ces fonds vers d’autres besoins de Santé Publique urgents et mondiaux qui le méritent ».

Clair et net, comme toujours.

| Q. Sinon, à Minneapolis et ailleurs, pourquoi ça a autant dérapé ?

Jacques Borde. Parce que Minneapolis est un des derniers coups à tenter pour le camp démocrate en vue des présidentielles qui arrivent au galop.

« Emmanuel Rahm3», nous rappelle Eber Haddad, « premier chef de cabinet d’Obama, devenu juste après maire de Chicago, la ville la plus corrompue des États-Unis, qui était, et est toujours, un puissant opérateur politique avait prononcé cette phrase il y a quelques années à Washington, paraphrasant ainsi Winston Churchill : « Never let a crisis go to waste » ». Ce qui veut dire textuellement : « Ne jamais laisser une crise être gaspillée » ou encore profiter au maximum d’une crise pour atteindre ses buts. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui à Minneapolis et qui est en train d’essaimer dans plusieurs autres villes des États-Unis, Dallas, Atlanta, Portland, Washington, Phoenix, Chicago, etc. ! Même si le nombre d’émeutiers dans les autres villes est vraiment négligeable, encore plus à l’échelle d’un pays de 360 millions d’habitants ».

Les violences, certes, se propagent. Mais plus par capillarité que par la masse. À propos de violences, Jeremy Mardis, un petit autiste blanc de 6 ans, a été abattu par un policier noir, Derrick Stafford, en Louisiane en 2016. Personne n’en a parlé, pas d’émeute non plus…

| Q. Capillarité ?

Jacques Borde. Oui, les émeutiers :

1- restent, statistiquement, peu nombreux.
2- ont, systématiquement, le même profil.
3- ce sont, surtout, les métropoles démocrates qui sont touchées.
4- sont souvent les mêmes, certains éléments antifas se déplaçant de ville en ville. Qui paye tout ce petit monde et dans quel but ?

Sinon, le nombre de manifestants/émeutiers aux États-Unis est d’à peu près 150.000, en tout et pour tout… voilà les pourcentages rapporté à la population étasunienne :

– 150.000 = 0,0004%.
– 1.000.000 = 0,002%.

Comme l’a souligné Eber Haddad : « Peut-on penser, ne serait-ce qu’un instant, qu’ils soient représentatifs de qui que ce soit ? Ce sont quelques activistes manipulés par des organisations subversives qui arrivent à entraîner des gens dans leur sillage tout en se livrant à une sorte de guérilla urbaine. Je pense qu’une telle marge de minorité dans une démocratie ne représente strictement rien mais peut faire beaucoup de dégâts surtout si la police ne répond pas. Pour des organisateurs ça permet d’avoir un impact international avec très peu de moyens et faire passer un événement, malgré tout, mineur pour quelque chose de majeur et de courant ».

Quant aux statistiques, « Il faut noter également que 80% des Noirs tués violemment le sont par d’autres Noirs et le plus souvent dans des guerres de gangs, de territoires pour la drogue et que l’immense majorité des Noirs américains, qui pour beaucoup ne veulent plus être appelés afro-américains, condamne ce genre d’émeutes avec vigueur d’autant plus qu’elle est la première à en souffrir ».

| Q. Selon vous, il n’y a aucune implication républicaine dans la tragédie de Minneapolis ?

Charlotte Sawyer. Bien au contraire. La mort de George Floyd, lors d’une interpellation, est bien une tragédie, mais sans sens politique. Du moins, à l’origine. Et comme je vous l’ai dit, sa famille, qui a reçu les condoléances de POTUS, n’appelle pas du tout à la violence.

Jacques Borde. Pour reprendre Eber Haddad, « il n’y a aucun doute là-dessus et quelles que soient les raisons où les circonstances atténuantes pour les policiers, puisqu’il apparait que la malheureuse victime était en état d’ébriété, avait refusé d’obtempérer et souffrait de maladies cardio-vasculaires qui auraient précipité sa mort. Justice doit lui être rendue quel qu’en soient le coût et les conséquences ».

Les Démocrates, en revanche…

| Q. Que voulez-vous dire ?

Jacques Borde. À en croire Reuters, les équipes du candidat démocrate Joe Biden paieraient une partie des cautions pour faire libérer les émeutiers de Minneapolis…

| Q. Que va faire Trump, à part déployer des troupes ?

Jacques Borde. L’administration fédérale, via le FBI notamment, va se mêler de cette enquête.

| Q. Mais, c’est une affaire locale et donc, pas de son ressort ?

Jacques Borde. En dépêchant sur place des enquêteurs fédéraux, fait non mentionné par le cloaca mediatica germanopratin qui ne s’encombre pas de nuances comme d’habitude, Washington va trouver le biais juridique pour que l’affaire soit prise en mains par les autorités fédérales et pas seulement celles de la ville de Minneapolis ou de l’État du Minnesota.

Comme l’écrit encore Eber Haddad :

« Seule une véritable enquête, minutieuse et publique, peut révéler la vérité. En accuser comme certains le font le Président Trump est aussi stupide que d’accuser José-Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne, d’être responsable d’un délit commis à Romorantin par des policiers ou des gendarmes français… Chaque État est responsable de tout ce qui se passe à l’intérieur de ses frontières et le gouvernement fédéral a très peu de moyens d’intervenir. Contrairement à ce qu’on lit souvent sur la presse française, IL N’Y A PAS DE POLICE AMÉRICAINE, il n’y a d’ailleurs pas plus de police d’État si ce n’est celle des voies routières comme la California Highway Patrol par exemple. TOUTES LES POLICES SONT LOCALES, toutes sans exceptions, elles dépendent de la ville quand celle-ci est assez grande ou du comté (canton) pour les plus petites agglomérations. Le Chef de la Police est aussi local, n’exerce son pouvoir que sur la police de sa ville et ne rend des comptes qu’à son maire et au conseil municipal… pas au président des États-Unis ! À Minneapolis, le chef de la police est un Noir et le nombre de policiers noirs est proportionnel à la population de cette communauté. La seule communauté représentée disproportionnellement par rapport au nombre de ses membres est la communauté hispanique assez nombreuse dans la police de cette ville ».

| Q. Vous contestez le concept de manifs locales ?

Charlotte Sawyer. Tout à fait. 90% des personnes arrêtées à Santa Monica près de Los Angeles ne résident ni dans cette ville et ni même dans l’État de Californie.

On peut maintenant l’affirmer avec certitude, toutes ces violences ont été planifiées et organisées bien en amont. Ceux qui sont derrière ces violences urbaines attendaient une étincelle pour tout déclencher et c’est ce qu’on voit en ce moment.

Jacques Borde. Comme le souligne Eber Haddad, « L’étincelle a été le meurtre de Georges Floyd et ce n’est pas rendre hommage à sa mémoire que de se comporter de la sorte ».

Trump ayant classé la nébuleuse Antifa comme organisation terroriste, les poursuivre et les arrêter, va être possible. Ainsi, on en saura davantage sur le financement dont ils bénéficient et les coupables seront sévèrement sanctionnés. Comme, bien sûr, il doit y avoir beaucoup de sociétés écrans pour ne pas arriver au véritable commanditaire, cela va prendre du temps, mais les autorités fédérales ont les moyens de démonter ce genre de stratagème.

En attendant, POTUS « montre une véritable maîtrise de la situation alors que la plupart des gouverneurs, qui sont restés sans réagir pendant plusieurs jours ont montré un véritable mépris pour leurs administrés, leurs électeurs et toute la vie sociale et économique de leurs États ».

[À suivre]

Notes

1 Ou porte-parole du Pentagone, qui est aussi Assistant to the Secretary of Defense for Public Affairs (ATSD-PA).
2 Acronyme par lequel le US Secret Service désigne le chef de l’État : President Of The United States.
3 Ancien conseiller de Bill Clinton à la présidence, de 2003 à 2009, Rahm Emanuel représente le 5e District de l’Illinois à la Chambre des représentants (3 janvier 2003-2 janvier 2009), et premier White House Chief of Staff (chef de cabinet de la Maison-Blanche) sous la présidence Obama. Le 22 février 2011, il est élu maire de Chicago avec plus de 55% des voix, devenant ainsi le 55ème maire de la troisième plus grande ville des États-Unis. Il prend ses fonctions le 16 mai 2011. Il est réélu en 2015, mais à cause d’une série de scandales liés à l’homicide de Laquan McDonald, sa cote de popularité chute considérablement. Il envisage un temps de se représenter pour un 3ème mandat en 2019, mais abandonne la course le 4 septembre 2018, pour des « raisons personnelles ». Il quitte ses fonctions le 19 mai 2019.

 

A Propos Jacques Borde

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