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États profonds dans les cordes : Un peu, beaucoup, ou plus ? [3]

| Kulturkampf / Deep State | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Novembre 2020 sera assurément une date-clé dans l’affrontement des peuples Vs leurs États profonds (Deep State), Trump entamera-t-il ou pas un second mandat ? En attendant, les coups échangés sont de plus en plus violents. Que ce soit au Levant, sur le front viral, Ou encore le front du suprémacisme africaniste. À rappeler, également, l’étonnante alliance anti-Trump unissant le marais démocrate & ces agences fédérales US, qui ont en mémoire ce qu’une administration peu leur infliger en matière de purge : remember the Halloween Massacre. Texte pour partie écrit avant l’affaire de Minneapolis. Épisode 3.

| Q. Les Démocrates semblent très à cheval sur les principes ?

Jacques Borde. C’est, en tout cas, ce qu’ils essaient de nous faire croire tant leur monture pour 2020 Joe Perv Biden semble dans les choux. Quant aux principes, parlons, entre autres, des larmes de crocodiles de Hillary R. Clinton : la grande copine l’ex-US Secretary of State, Madeleine Korbel-Albright1. Celle, pour ceux qui l’ont oublié, de ce dialogue surréaliste avec Larry King, lors de son Larry King Live.

Cf. « Is it worthwile killing [iraki] Children ? »2 (Larry King). « Yes, it is worthwhile »3 (Madeleine K. Albright).

Charlotte Sawyer. C’est vrai que sur les questions de morale-à-deux balles, les Démocrates, et autres Gringoire4 et Je suis Partout5 qui leur servent la soupe de ce côté-ci de l’Atlantique, sont incollables !

Jacques Borde. Oui, et pas qu’un peu. Je vais vous donner un exemple. La lénifiante et péremptoire Nicole Bacharan, lors de son énième passage sur une de nos bonnes (sic) chaînes, s’est indigné que Donald J. Trump ose critiquer les SR de son pays. Et notamment la… CIA. Cette saillie drôlatique mérite qu’on s’y attarde :

Bacharan, dans son ire anti-Trump fait preuve d’une déconcertante légèreté. N’a-t-elle jamais entendu parler des bides sanglants de l’Agence et de ses si gentils espions. Citons en deux qui ont fait date :

1- la quête des Armes à destruction massive (ADM) en Irak avec des forgeries systématiques et… massives :
2- l’Opération Phoenix6. Pour la bonne bouche, Bacharan étant parfaitement francophone, rappelons-lui que c’est à partir des théories de guerre insurrectionnelle synthétisées par Trinquier7 et Galula8 que Robert Komer (de la… CIA) qui deviendra l’un des conseillers du président Lyndon B. Johnson pour la Guerre du Viêt-Nam, « a conçu l’opération Phoenix, qui est en fait une copie de la Bataille d’Alger appliquée à tout le Viêt-Nam du Sud. (…) Pour cela, on retournait des prisonniers, puis on les mettait dans des commandos, dirigés par des agents de la CIA ou par des Bérets verts, qui agissaient exactement comme l’escadron de la mort de Paul Aussaresses »9.

Charlotte Sawyer. Galula a tellement marqué les Américains que s’exprimant à son sujet, le général (CR) David King Petraeus (autre patron de la… CIA, rappelons-le) voit en lui le « Clausewitz de la contre-insurrection ».

Jacques Borde. Donc, là, entendre une des prêtresses de la gauche américaine à Paris défendre bec et ongles CIA et FBI, c’est une peu fort le café !…

Charlotte Sawyer. Il est presque comique que voir tous ceux qui se présentent comme les héritiers de Bob Woodward et Carl Bernstein10 trouver tous les mérites possibles à ces deux agences de Renseignement et leurs turpitudes du moment qu’elles tiennent tête au nouveau chef de l’exécutif US, le président élu Donald J. Trump.

| Q. Doit-on parler de violence raciale aux États-Unis ?

Jacques Borde. Oui. Mais, à se pencher sur les chiffres disponibles, on peut avoir de ces surprises…

| Q. Comment ça ?

Jacques Borde. Prenez la violence armée, par exemple : Il y a 30.000 meurtres par arme à feu aux USA. Mais, sur 100 morts noirs :

– 2 ont été tués par des Blancs.
– 1 par la police.
– 97 par des Noirs.

Sur 100 morts blancs :
– 81 tués par des Noirs.
– 3 par la police.
– 16 par des Blancs.

Et, cerise sur le gâteau : 67% des personnes tuées par la police sont blanches.

| Q. Dans ce chaos, diriez-vous que les media mainstream font leur travail ?

Jacques Borde. Si c’est celui d’informer, pas du tout. Ainsi, lorsque les images ne cadrent pas parfaitement avec le message et la doxa que l’on veut faire passer, les commentaires seront là pour recadrer.

Des exemples  ?

Apolline de Malherbe, sur BFM-TV, raconte qu’un journaliste noir de CNN a été arrêté : « un reporter de CNN, un reporter noir on se sent obligé de le préciser car ce racisme latent blanc pointe à nouveau aux USA ». Elle ajoute : « CNN a précisé que le cameraman était un homme blanc et qui comme par hasard n’a pas été arrêté à ce moment là ».

Hélas pour notre hyène dactylographe (sic) de service, la vidéo montre toute l’équipe « blanche » dûment menottée par les policiers.

Charlotte Sawyer. Aux États-Unis, MSNBC a fait très fort en présentant des images du film World War Z, comme des images d’émeutes liées à la mort de George Floyd. Voir notre photo d’illustration.

Au fond, on se demande ce que recherche le cloaca mediatica maxima : Attiser le feu ? La haine ? Si c’est le but, c’est assez bien réussi.

| Q. Pensez-vous que les politiques sont dépassés par ce qui se passe ?

Jacques Borde. Aux États-Unis ? Oui, mais, ça dépend de qui on parle.

Côté républicain, on traite le problème des violences urbaines avec le maximum de réactivité possible et, bien évidemment, dans les limites (étroites) du pouvoir fédéral. Et, localement, par le modus operandi du 2nd Amendment.

Côté démocrate, référons-nous directement, ça sera plus clair, à ce que nous en dit dans les colonnes de Boulevard Voltaire, Me. Marc Amblard11 :

« Une exploitation politique outrancière par la gauche américaine qui s’acharne à mettre le pays à genoux (de la même façon qu’elle a cherché à le faire lors de la crise sanitaire du COVID-19) pour en faire porter la responsabilité au président Trump afin de compromettre sa réélection. Tous les moyens sont bons, quitte à mettre les villes à feu et à sang. On sait, à présent, que nombre d’agitateurs sont rémunérés par quelques oligarques subversifs, explique le Washington Times. L’émergence de hordes de délinquants qui ont senti là une occasion de piller les boutiques (voir les nombreuses vidéos en ligne), sans autre but que de se remplir les poches à bon compte. Ce phénomène a, d’ailleurs, été encouragé par l’inaction volontaire des forces de police sous les ordres de certains maires démocrates. Ainsi Muriel Elizabeth Bowser, maire démocrate de Washington, DC, s’oppose à l’intervention de la National Guard pour combattre les émeutes, relate le Daily Wire ».

Que dire de plus ? Mais, en France, c’est encore pire.

| Q. C’est possible ?

Jacques Borde. Hélas oui. Revenant sur les émeutes induites par l’Affaire de Minneapolis sur le sol français – toutes extrêmement violentes –, le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, a par avance fait savoir que :

1- toutes ces manifestation seraient tolérées bien qu’interdites.
2- les méthodes, particulièrement brutales utilisées contre les personnels soignants et/ou Gilets jaunes, ne seraient pas de mise face aux émeutiers adeptes de la doxa africaniste/indigéniste.

Castaner, pour expliquer cette défausse et la liberté de pillages et de violences qui en découlera, évoque « L’émotion sur le niveau mondial est plus forte que ce décret mis en place par le Premier Ministre. Elle dépasse les règles juridiques ».

Posture réitérées au micro de BFM-TV/RMC : « (Les manifestations) ne sont pas (autorisées) dans les faits (…) mais l’émotion mondiale, qui est saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent ».

Comme le note Yves Mamoun : « il existerait ainsi un type « d’émotion » qui rend caduques les règles juridiques et empêche le ministre de l’Intérieur de réprimer une manifestation interdite qui se tiendra quand même. Auparavant, le crime vous valait une atténuation de la peine pour peu qu’il fut « passionnel ». Là, il ne s’agit plus d’une atténuation de peine, mais d’un blanc seing à violer la loi en raison des émotions que vous éprouvez. Je soupçonne que seule l’émotion de certaines catégories de personnes est ici prise en considération ».

Effectivement, la prochaine manif de personnels soignants, elle a, bien sûr, été rigoureusement interdite. Et, là, n’en doutons pas ceux qui outrepasseront l’interdiction auront droit, sans retenue, aux LBD-40 jamais utilisés contre les émeutiers…

Notes

1 US Secretary of State, entre 1997 et 2001 sous l’administration du président William J. Clinton.
2 « Est-ce que ça vaut la peine de tuer des enfants [irakiens] ? ».
3 « Oui, ça vaut le coup ».
4 Titre kollabo sous l’Occupation.
5 Titre kollabo sous l’Occupation.
6 Connue au Viêt-Nam sous le nom de Kế Hoạch Phụng Hoàng. Opération secrète qui combinait le recueil de renseignements et la mise sur pied d’opérations contre-révolutionnaires lancées à partir de la fin de 1969. Il s’agissait de retourner les méthodes de contrôle de la population et de guérilla contre le Front national de libération du Sud Viêt-Nam dans le territoire de la République du Viêt-Nam (Sud). Ses détracteurs parlent à son sujet de plusieurs dizaines de milliers de morts.
7 Roger Trinquier (20 mars 1908-11 janvier 19861) officier supérieur parachutiste, ayant participé à la Guerre d’Indochine, à la crise de Suez et à la Guerre d’Algérie. En tant que membre de l’état-major de la 10ème Division parachutiste de Jacques Massu, il prend part, dans un rôle de premier plan, à la Bataille d’Alger en 1957. Commandeur de la légion d’honneur, titulaire de 14 citations dont 10 à l’ordre de l’armée,Trinquier est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont La Guerre moderne (La Table Ronde, 1961), il est un des théoriciens de la guerre subversive et sera abondamment cité dans les écoles de guerre, en particulier la School of Americas (Panama) et Fort Benning (É-U). La Guerre moderne a été abondamment cité par le général britannique Frank Kitson, qui a travaillé en Irlande du Nord et est l’auteur de Low Intensity Operations: Subversion, Insurgency & Peacekeeping (1971).
8 David Galula (1919- 1 mai 1967), officier et penseur militaire français, théoricien de la contre-insurrection. De retour d’Algérie où il a participé aux opérations militaires françaises, Galula s’installe aux États-Unis où il théorise une approche renouvelée de la contre-insurrection. Les travaux ont fortement influencé la communauté militaire américaine qui considère l’officier comme le principal stratège français du XXe siècle. Galula est d’ailleurs l’une des trois références mentionnées dans le manuel de contre-insurrection de l’armée américaine, Headquarter Department of the Army, FM3-24 MCWP 3-33.5: Insurgencies & Countering Insurgencies (mai 2014).
9 Escadrons de la mort, l’école française, Marie-Monique Robin,2008, p.254 (entretien de l’auteur avec Carl Bernard). Opus outrancièrement de gauche, afin que sa lecture n’offusque pas trop dame Bacharan…
10 Les vrais journalistes du Watergate.
11 Maître de conférences en Sciences de gestion à l’Université d’Aix en Provence.

 

A Propos Jacques Borde

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