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De la Proskynèse à la Trahison pure & simple. [1]

| Kulturkampf | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Jusqu’où peut-on humainement aller pour garder ses prébendes & poltrone, comme disent nos amis italiens ? Visiblement États profonds (Deep State) & voyoucraties politiques – d’Europe ou d’outre-Atlantique, qu’importe – ont décidé de placer la barre très haut. Entre laisser ses citoyens mourir faute de vrais soins (Europe du Sud), limiter au maximum le recours à ses forces armées, dissoudre ses forces de police (Amérique), rebaptiser les bases militaires mal-nommées (sic), rien ne semble vouloir arrêter les machines cosmopolites dans leur soif du pouvoir & de viols des peuples ! Épisode 1.

« Je sors pour une fois de mon devoir de réserve, chère Camélia Jordana, vous, petite fille à papa qui ne connaissez rien de la banlieue et insultez tous les policiers de racistes et de criminels, vous qui reprenez une chanson des Black Panthers qui appelle clairement à tuer du flic, sachez une chose, petite raciste, oui je dis bien raciste car c’est vous qui racisez les personnes en mettant les Noirs, les Arabes d’un côté et les autres d’un autre côté. Je suis policier républicain et fier de l’être et dans notre institution, oui il y a des brebis galeuses mais elles restent minoritaires. Nous, nous n’avons qu’une couleur c’est le bleu et si vous connaissiez les banlieues vous sauriez que c’est comme cela que l’on nous appelle. Ne vous en déplaise dans la police il y a des Noirs et des Arabes, parce que c’est comme cela que vous les appelez. Moi je les appelle collègues. Sachez bien une chose, c’est que nous sommes les gardiens de la paix (j’inclus les gendarmes, policiers municipaux et militaires) et cette paix malgré les insultes, les violences que nous subissons quotidiennement, pression tellement forte que beaucoup de suicident, sachez que nous resterons debout à défendre notre démocratie et mes collègues de couleur qui subissent vos insultes, je les défendrai. Petite inculte la prochaine fois que vous voulez reprendre une chanson, écoutez plutôt les paroles de Bob Marley ou lisez Martin Luther King pas le petit livre de Mao, inspirant les Blacks Panthers. Au passage le régime maoïste à fait plus de 5 millions de morts. Si vous êtes en manque de notoriété trouvez autre chose que de semer la haine. J’ai dit… ».
Un gars de la BAC, sur la Toile.

| Q. Commençons par la France : existe-t-il une cassure entre les Français et leur police ?

Jacques Borde. Entre des Français et leur police, c’est sûr. Mais les sondages indiquent bien qu’il ne s’agit que d’une frange de la population. Évitons donc toute extrapolation et sur-interprétation. Choses ô combien hasardeuses en ce bas monde.

Ceci posé, certains éléments sont à préciser :

1- le rôle, ingrat il est vrai, des Forces de l’ordre (FDO) n’est pas de se faire aimer et porter au pinacle.
2- le rôle dévolu aux FDO est d’appliquer, dans le cadre fixé par le législateur, la violence étatique qui est la seule à avoir sa place dans une démocratie. Ça n’est pas une chose facile, joyeuse mais nécessaire. Pour la énième fois, que ceux qui froncent les sourcils commencent par relire la Cité grecque de Glotz.
3- de récentes violences policières mériteraient, en effet, que le législateur revoie sa copie quant aux moyens (LBD-40, notamment), aux modes d’engagement et aux finalités de la violence policière elle-même qui ne doit surtout pas s’appliquer à la carte ou à la tête du client. S’il ne le fait pas, c’est à lui – le législateur qui ne fait rien et regarde son nombril – que les reproches doivent être adressés et non à ceux qui au bout de la chaîne de commandement se retrouvent seuls sur le terrain.
4- pour que la machine policières fonctionne, gendarmes et policiers ont besoin de soutien et non de suspicion. Ce qui actuellement n’est absolument pas le cas.

Or, les Forces de l’ordre (FDO), sont depuis des mois très sollicités et pour à 98% d’entre eux font preuve d’une discipline qui force le respect.

Mais apparemment pas celui du ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui est prêt à prendre des mesures abracadabrantes et contre-productives.

Tout ceci prouve une fois encore l’incompétence et l’amateurisme de ceux qui nous gouvernent car il est difficile de croire que M. Castaner ait pu annoncer des mesures incohérentes et dangereuses dans leur mise en œuvre sans l’aval des responsables de l’Exécutif. Donc du chef de l’État.

| Q. L’État est-il allé trop loin ?

Jacques Borde. À ce stade du propos, je pense que le terme qui s’impose est celui de régime.

Or, en affirmant, comme l’a fait Christophe Castaner, que en substance : « Cette manifestation n’est pas autorisée mais il n’y aura pas de sanctions », Castaner acte le désarmement des Forces de l’ordre (FDO).

Pire, Christophe Castaner, comme le souligne Jean-François Touzé, « Les sanctions, Castaner les réserve, en effet, aux policiers français traités en parias de cette République gangrenée. Tout comme le sont, il est vrai, les ouvriers français, les paysans français, les salariés français, les personnels soignants français, les entrepreneurs français, les soldats français, les retraités français pour lesquels le principe théorisé par le ministre de l’Intérieur — « l’émotion s’affranchit des règles du droit » — ne s’applique évidemment pas, puisque dans le bourbier post-national qui nous tient lieu d’État, seuls ont droit à la parole, à l’affichage de leurs revendications et à la mobilisation de leurs activistes, les organisations immigrationnistes, antiracistes, indigénistes et communautaristes ».

| Q. Mais, est-ce donc si important ?

Jacques Borde. C’est même fondamental, car « Les mouvements gauchistes et antifas qui encadrent ces associations viennent de remporter une grande victoire », note encore Jean-François Touzé. Car, « Profitant de l’air du temps qui est planétariste et des ravages mondiaux induits par l’exploitation très politique de la mort de Georges Floyd, l’ultra gauche a obtenu, par sidération grâce au levier magique de l’anti-racisme, avec la complicité du ministre en charge de la sécurité, de l’ensemble de la superstructure et des media, le désarmement moral et opérationnel des forces de l’ordre ».

Or, répétons-le que peut faire un État de droit, s’il laisse péricliter son seul outil de sécurité intérieure ?

| Q. Vous récusez tout problème de racisme en France ?

Jacques Borde. Non, je ne récuse rien. Mais qu’entend-on par ce terme équivoque de racisme ?

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a raison de rappeler que « les hommes naissent libres et égaux », pourtant, les manifs de personnels soignants sont interdites et les manifs communautaristes sont tolérées ! Pourquoi cette différence de traitement ?

Qui plus, est je m’interroge sur une forme d’antiracisme qui fait le tri entre les bons (sic) Noirs, pour lesquels on casse tout dans la rue, et ceux qui ne valent même pas un communiqué de presse.

| Q. Vous avez un exemple concret ?

Charlotte Sawyer. Moi, là, j’en ai un : au Nigeria, le révérend Emmanuel Saba Bileya et sa femme Juliana ont été exécutés, le 8 juin 2020, par un groupe d’hommes armés alors qu’ils travaillaient dans leur ferme, dans l’État de Taraba au Nigeria.

Ce silence s’explique largement par le fait qu’on parle là de cette guerre silencieuse dirigée contre le christianisme, dans laquelle les bergers, les dirigeants chrétiens et les séminaristes sont enlevés ou tués chaque semaine. Ce dont se fichent éperdument les hérauts de la doxa indigéniste tirées au bout de leur laisse par la gauche financiarisée européiste.

| Q. Au fond, vous inversez l’accusation de racisme ?

Jacques Borde. Quelque part, oui. Sur ce point, je rejoins ce qu’écrit Daniel Louis Hervouët :

« Au fait, je ne me souviens pas s’il y avait eu des scènes d’émeute lorsque Clarissa Jean-Philippe a été assassinée ? Pour ceux qui accordent beaucoup d’importance à la couleur de la peau, on peut dire sans conteste que la sienne était noire… et pourtant. Je croyais que Black lives matter. Sa vie à elle n’aurait pas compté ? C’était une fausse Noire sans doute, ou d’un Noir caché par la couleur de son uniforme ? Pas d’artiste ou d’intellectuel décoloniaux pour s’indigner ? C’était une bounty, c’est ça ? Allez, tombez les masques, on vous a reconnus depuis longtemps ! Vous êtes les nouveaux avatars de ceux qui de toute éternité ont provoqué le malheur au nom d’utopies débiles ».

Charlotte Sawyer. Votre pays a quand même un gros problème sur ce point…

| Q. Le racisme ?

Charlotte Sawyer. Pire : l’antisémitisme.

Jacques Borde. Lors de la manifestation, interdite, pour Adama Traoré, à Paris, des militants de droite ont déployé une banderole du haut d’un toit donnant sur place de la République. Les manifestants suprémacistes africanistes, pour le coup, ne se sont pas privés de les insulter allant même jusqu’à les traiter de… « sales juifs ».

Suite à cette action les militants de droite ont été embarqué par la police. En France, aujourd’hui, sous le régime actuel, il est donc tout à fait possible de manifester illégalement et d’être ouvertement antisémite. En revanche dérouler une banderole n’est pas permis et vous vaut immédiate interpellation.

| Q. « Sales juifs« , Place la République, vous êtes sûr de vos sources ?

Jacques Borde. Oui. Signalement par la… police : Cf. « « Sales juifs » scandé par les manifestants. Le préfet de Police signale ces propos antisémites à la justice ».

| Q. Rodéos sauvages, quelle est la ligne ?

Jacques Borde. C’est bien simple : dixit Yves Lefebvre, secrétaire général SGP Police : « On a la consigne de ne pas entamer de chasse ».

Dont acte. Mais pas des rapides au SGP Police

| Q. Pourquoi dites-vous ça ?

Jacques Borde. Parce que la première fois que mes sources au sein de la Grande maison (la police) m’ont parlé de ce genre de consignes, c’est bien avant octobre 2018. Les réactions syndicales n’ont guère plus de substances que la postures de ceux qui les commandent.

| Q. Pour vous, c’est à ce point-là ?

Jacques Borde. Hélas, oui. Comme le dit le vieux dicton chinois : « … le poisson pourrit toujours par la tête ».

Or, comme l’a noté Nelson Surjon : « Le manque de courage du duo préfet Lallement et Sinistre de l’Intérieur Castaner est tout simplement stupéfiant. Les commerçants qui ont subis les Gilets jaunes, les grèves et le COVID se voient obligés de fermer une fois de plus boutique face à la menace du gang de voyous Traorė (…) ».

Castaner, préfère « faire payer le prix de sa lâcheté aux innocents commerçants qui peine à se relever que d’utiliser la force pour les protéger. Comme d’habitude, fort avec les faibles, faibles avec la racaille ».

[À suivre]

A Propos Jacques Borde

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