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Été 2020 : La Bataille (perdue) de Dijon…

| France / É-U | Kulturkampf | Questions à Jacques Borde |

Au niveau du discours : la limite souvent posée à l’inaction de nos régimes successifs a souvent été l’émergence d’affrontements asymétriques dans des zones de non-droit et/ou de Charia, obligeant l’État régalien à une forme de réaction. Dijon, Juin 2020, peu de jours avant l’anniversaire de l’Appel du 18 juin, le régime de Paris par son inaction & sa procrastination permanente aura montré qu’il était encore possible d’abaisser nos capacités de réaction & de rétablissement de l’ordre républicain. Où en sommes-nous, direz-vous ? Précisément dans les prémices de ce qu’ont connu le Liban & le Ruanda : encore peu d’armes de guerre mais profusion d’armes blanches & par destination. Jusqu’à quand & est-ce même nécessaire ? Quant à l’Affaire « Farida » = énième Forgerie de la gauche antisémite, rien de plus !

« La République s’est couchée par peur de stigmatiser, de ne pas être juste ! Pour s’excuser, on laisse des bandes mettre à genoux la population ! ».
Zohra Bitan, sur RMC.

« C’est nouveau, tu tires à la Kalachnikov dans la rue, la police n’intervient pas pour ne pas faire de vagues… le nouveau monde ».
Jean-Bruno Tondini.

« On voudrait, d’ailleurs, connaître l’adresse de son pneumologue, parce qu’une asthmatique Ventoline-dépendante en aussi bonne capacité respiratoire au milieu des gaz lacrymogènes n’a que deux explications possibles : le prix Nobel de médecine ou le retour de Lourdes… ».
Domi Mas-Gil‎.

| Q. Cette montée en puissance de la criminalité tchétchène, c’est un problème ?

Jacques Borde. Un gros même. Les réfugiés (sic) tchétchènes nous ont donné l’attentat du Marathon de Boston. Pas des calmes lorsqu’ils s’y mettent ! Et je ne vous parle pas des trois batailles de Grozny conduites par les Boïvikis tchétchènes. Des gens charmants et inventifs à qui nous devons le passage du RPG du statut d’arme collective à celui d’arme individuelle.

| Q. Attentat de Boston, vous pouvez nous rappeler les faits ?

Jacques Borde. Le double attentat du Marathon de Boston est une attaque terroriste survenue le 15 avril 2013 dans la ville de Boston (Massachusetts), lors de la 117ème Édition du marathon de la ville. Deux bombes, placées près de la ligne d’arrivée sur Boylston Street ont explosé à 13 secondes d’intervalle tuant trois personnes et en blessant 264 autres.

Les auteurs, les frères Djokhar et Tamerlan Tsarnaïev, ont été rapidement identifiés. Trois jours après l’attentat, Tamerlan Tsarnaïev est tué par les forces de l’ordre après une course-poursuite et un échange de coups de feu coûtant la vie à deux policiers, tandis que son jeune frère réussit à s’échapper avant d’être arrêté, blessé, vingt-quatre heures plus tard. Djokhar Tsarnaïev a été condamné à mort en mai 2015.

De leur côté, les Rebelles du Caucase du Nord russe (sic) ont démenti toute implication dans l’attentat de Boston, rappelant qu’ils ne menaient « pas d’opérations militaires contre les États-Unis d’Amérique ».

| Q. Bien sûr, vous n’êtes pas convaincu par le discours sur la colonisation ?

Jacques Borde. Vous voulez parler de la doxa remplaciste, je suppose ? Non, pas du tout. Et, là, je rejoins Frédéric Taddeï lorsqu’il nous dit :

« Vous parlez de colonisation, mais tous les peuples ont colonisé leurs voisins. Les Arabes ont colonisé l’Espagne 700 ans, c’est beaucoup plus longtemps que les Blancs en Amérique ».

L’autre problème des ces gens-là, je veux dire les idiots utiles du camp africano-indigéniste, c’est leur ignorance crasse. Ainsi, comme le rappelle avec justesse et précision Gabriel Robin, « Assa Traoré a parlé de la période de l’esclavage. Connaît-elle l’histoire de son ethnie, les Soninkés ? Ils ont pratiqué l’esclavage très tardivement. C’était leur spécialité. plus de chance qu’elle descende d’un esclavagiste que 95% des Français ».

| Q.Mais pourquoi, si souvent, ces dérapages et cette haine antisémite ?

Jacques Borde. Mais, parce que, ne cherchez pas midi à 14h00, ces gens sont antisémites. Point final.

Car, comme le rappelle Eber Haddad : « La constatation est toujours la même. Quels que soient les motifs d’une manifestation, elle se transforme systématiquement en expression d’antisémitisme virulent. Ça en dit long sur ces manifestants. Ils ont ce point en commun avec le nazisme et s’ils en avaient les moyens se comporteraient exactement comme eux. La haine n’est pas toujours où l’on croit ».

Franchement, que dire de plus ?

| Q. Un rapport avec Dijon ?

Jacques Borde. Oui, parce dans ces zones échappant complètement aux lois de la République, ceux qui tiennent le deal et ses activités connexes ne sont pas, de toute évidence, des Presbytériens écossais…

| Q. C’est très français, non, ces zones échappant à tout contrôle ?

Jacques Borde. Ça l’était. Mais avec le mouvement LBM/Antifas – même cause, mêmes effets – les États-Unis prennent le pli.

| Q. De quelle manière ?

Jacques Borde. Que ce soit à Seattle, sur une partie de la ville, ou à Washington, de manière plus localisée, LBM/Antifas tentent de se créer des zones sanctuarisées. Avec plus ou moins de réussite. Et un vocabulaire qui en dit long sur la doxa qui y règne.

Ainsi, après moins de deux semaines dans l’édifice appelé CHAZ (Capitol Hill Autonomous Zone1), nos adeptes de la bien-pensance de gauche l’ont rebaptisé : CHOP (Capitol Hill Organized Protest2). Bigre, quelle avancée !…

| Q. Sinon, que vous inspire Dijon et ses images d’émeutes ?

Jacques Borde. Essayons de nous limiter à du RETour d’EXpérience (RETEX). Ce que nous montrent les images ce sont des éléments assez piètrement organisés et guère disciplinés mais très violents.

Difficile de voir qui fait quoi et qui y décide de quoi. Les armes, je parle de celles visibles, sont de quatre types :

1- armes par destination (battes de base ball, barres de fer, outils contondants).
2- armes blanches (couteaux, haches, machettes, outils tranchants de jardinage etc.).
3- armes de poing (revolver type .357 magnum, pistolets).
4- armes d’épaule : au moins deux modèles différents d’AK47 visibles sur les images que j’ai pu visionner, du dérivé de M4, des Riot-Gun, dont un de type Benelli, semble-t-il.

Quelque part, on se croirait dans une favella tenue par un cartel. Je tirerai de ces images plusieurs enseignements, négatifs et positifs. Pour le négatif :

1- beaucoup de gens impliqués.
2- des armes visiblement neuves, pour la plupart.
3- des armes en état de fonctionnement. Ou devant être considérées comme telles par tout groupe d’intervention.
3- des gens connaissant plutôt leur terrain.

Pour le positif :

1- aucune règle d’engagement décelable.
2- maniement des armes assez besogneux, parfois. Des gens ayant semble-t-il une expérience limitée des armes en leur possession et probablement aucun entraînement derrière.
3- maniement des armes en dépit du bon sens et sans aucune règle de sécurité.
4- pas de dispositif d’emport de munitions ou de porte-chargeurs.
4- forte disparité des armes.
4- forte disparité des munitions, ad minimo : .38, .357, 9×19, .223, 7,62×39, 12.

De toute évidence, un modus operandi qui rien à voir avec les milices appliquant, en toute légalité, le 2nd Amendment dans les États de Washington et de l’Idaho précédemment.

| Q. Pour vous, c’est la même incompétence qui caractérise la gauche française et étasunienne ?

Jacques Borde. À peu de chose près, oui. Le chaos toléré par des municipalités démocrates, où la police a quasiment été mise à pied face aux émeutiers et pillards, ressemble comme deux goutte d’eau à celui que l’on rencontre dans de plus en plus de municipalités françaises.

La règle étant : tout tolérer, tout excuser et ne rien faire.

Prenez ce qui s’est passé à Dijon, pour Hamid El Hassouni, adjoint au maire PS3 de la ville, les jeunes armés d’AK47 ont juste souhaité « garantir la sécurité des habitants ».

| Q. Comment faites-vous pour lier les émeutes de Dijon à ce que vous appelez la doxa remplaciste ?

Jacques Borde. C’est très simple, à quoi nous avons assisté à Dijon c’est, compulsivement, un clash Tchétchènes Vs Maghrébins et Noirs…

Qui plus est, le phénomène ne se limite pas à Dijon : ce sont de plus en plus de villes de France qui sont concernées par ces batailles ethniques, sur fond de racisme, car bien que musulmans, les Tchétchènes y sont traités de « face de craie » ou « camenberts » par les dealers d’Afrique et d’Afrique du Nord. Autrement dit, ces Tchétchènes sont perçus comme blancs, comme les Français (dits) de souche

Tout cela montre le terrible échec du vivre ensemble, l’utopie criminelle de l’extrême-gauche antisémite, manipulée par la gauche financiarisée européiste. Souvent les mêmes gens, d’ailleurs.

| Q. L’affaire de cette soignante malmenée par la police ?

Jacques Borde. Faux, archi faux ! D’entrée, notons que l’activiste LFI Farida Mellaz4 est soignante comme moi garde-barrière, elle est un personnel administratif, comme le montre la couleur de son badge. Ni plus, ni moins. Cette affaire est donc une énième forgerie des Bobos de la la gauche financiarisée. Un peu comme la récup de l’Affaire de Minneapolis, mais à une plus petite échelle. Sinon, petite réfutation en dix points du narratif que nous a sorti la gauche financiarisée :

1- porter une blouse blanche ne donne aucun droit à lancer des projectiles sur la police.
2- Farida est une Insoumise d’extrême-gauche,
3- Farida, en tant qu’activiste, est un soutien du clan indigéniste et droit-co Traorė.
4- Sa fille, Imen Mellaz est journaliste d’extrême-gauche, à France Culture semble-t-il. Elle a médiatiquement instrumentalisé de bout en bout cette arrestation, pourtant faite by the book.
Cf. « Cette femme, c’est ma mère. 50 ans, infirmière, elle a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. A eu le COVID. Aujourd’hui, elle manifestait pour qu’on revalorise son salaire, qu’on reconnaisse son travail. Elle est asthmatique. Elle avait sa blouse. Elle fait 1m55 ». Donc je le répète : en l’espèce une forgerie de plus à inscrire au livre noir du cloaca mediatica maxima germanopratin.
5- à se demander si sa carte de presse (si Imen Mellaz en a une) devrait lui être retirée.
6- quand la police intervient sur une arrestation isolé, ils doivent se déplacer à plusieurs car sinon ils se font lyncher par les Antifas qui attaquent en meute, .
7- plus les idiots utiles de La France Insoumise (LFI) se mobilisent contre la police, plus ils se ridiculisent.
8- la manifestation légitime de nos aides soignants était dès le début infiltrée par les pro-Traorė et les nervis de la gauche antisémite. C’était perdu d’avance.
9- à noter l’absence d’ordres clairs du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et de son secrétaire d’État à l’Intérieur français, Laurent Nuñez, qui eussent permis d’interpeller avec la violence légitime et nécessaires les Antifas, nervis antisémites et racailles qui étaient sur place.
10- en cette affaire précise : non, les Forces de l’ordre (FDO) n’ont pas tabassé une innocente blouse blanche. Ils ont interpellé des individus leur lançant des pavés sur la tronche.

Pour conclure : Farida-LFI (sic) dėmasquėe…

Notes

1 Ou Zone autonome de Capitol Hill.
2 Ou Manifestation organisée de Capitol Hill.
3 Gauche socialiste, parti de l’ex-président Hollande.
4 Ou Amrani, selon les sources.

 

A Propos Jacques Borde

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