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Les États-Unis : Un pays raciste… Est-ce vrai ?

| É-U | Kulturkamf | Eber Haddad |

Excellent papier de notre ami Eber Haddad, qui remet les choses au point quant au narratif, forgé de toutes pièces, des BLM sur la racisme aux États-Unis. Comme toujours, le titre (simplement raccourci, pour une fois) est de la Rédaction.

Aucun pays au monde n’a payé plus cher en vies humaines et économiquement la lutte contre l’esclavagisme que les États-Unis. Des Blancs ont fait la guerre à d’autres Blancs pour que l’esclavage des Noirs soit aboli dans les 15 États où il était pratiqué sur les 34 qui composaient l’Union en 1865. 620.000 personnes ont été tuées et plus du double ont été blessées lors de la Guerre civile, appelée également « guerre de sécession ». Le nombre de morts a été dévastateur et ce d’autant plus que la population n’était que de 31 millions et c’est sans compter les dégâts économiques qui ont pris des années à être réparés. Ce fut la guerre la plus mortelle de toute l’Histoire des États-Unis. Rien ne les obligeait à agir de la sorte si ce n’étaient les valeurs morales sur lequel ce pays avait été fondé. Il n’y avait ni ONU, ni ONG, ni media, etc… qui condamnaient cette pratique à cette époque. À ma connaissance, aucun autre pays n’a payé un aussi lourd tribut à l’émancipation des esclaves, AUCUN !

En 1957 le Président Eisenhower a dépêché l’armée à Little Rock dans l’Arkansas, pour escorter neuf écoliers à qui les autorités avaient interdit l’accès à l’école mettant ainsi fin à la discrimination scolaire dans les États du Sud.

En 1961, des lois telles que Affirmatives action ou Discrimination positive ont commencé à être promulguées et ont permis à des entrepreneurs noirs d’être prioritaires pour des contrats avec le gouvernement et par la suite ont très nettement facilité l’accès de Noirs aux études universitaires, en les favorisant par rapport aux autres ethnies, tout en assurant la gratuité dans de nombreux cas.

En 1964, Lyndon Johnson a signé une loi nommée The Great Society (Guerre contre la pauvreté) qui a couté à ce jour la somme pharamineuse de $30 Trillions (1 Trillion = 1 million de milliards) ! Cette loi a permis l’adoption de très nombreux programmes sociaux qui ont permis un net recul de la pauvreté mais qui ont malheureusement eu des effets pervers. Ça a aussi développé le clientélisme électoral et de nombreux noirs ont ainsi été maintenus dans la pauvreté pour justifier l’existence même de ces leaders qui se servaient des prestations sociales comme monnaie d’échange. Les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions…

En 1974 sous l’administration Nixon, des lois telles que Equal Opportunity, Equal Housing Opportunity ou encore Equal Employement Opportunity ont été votées et sont scrupuleusement respectées car les procès, en cas de violation de ces lois, sont coûteux et les peines sévères.

Au niveau des lois les Noirs sont absolument couverts et rien de plus ne peut être fait sans créer carrément de la discrimination par rapport aux autres.

Les plaies dont souffre la communauté noire, selon un nombre de plus en plus croissant de ses propres leaders, sont multiples et expliquent en grande partie pourquoi la pauvreté et la criminalité y sont autant élevées : l’augmentation sensible des familles monoparentales, de 22% dans les années 60 à 74% de nos jours, l’absence de père ou de figure paternelle dans de nombreux foyers et les grossesses d’adolescentes, parfois très jeunes, en sont en grande partie responsables. Certains affirment que les lois sociales ont favorisé cette déliquescence des familles. En revanche dans les familles noires qui sont biparentales le coefficient de réussite est très élevé, supérieur même en pourcentage à celui des familles blanches.

Est-ce à dire que le racisme n’existe pas aux États-Unis ?

Bien sûr que non. Le racisme existe au niveau individuel comme dans tous les pays, mais il est multiple, multiforme et va dans tous les sens ; il existe dans toutes les communautés, sans exceptions, mais le pourcentage de vrais racistes ou ceux qui se déclarent comme tels, reste très faible dans la réalité. Les généralisations excessives qui ont été faites depuis le mort de George Floyd entre les mains d’un fonctionnaire de police ne sont pas représentatives du pays et ont été très gravement exagérées, de manière exponentielle, à des fins politiques. Des organisations comme Black Lives Matter (BLM) mangent à tous les râteliers ; d’obédience marxiste à ses débuts, elle a été phagocytée par des racistes suprématistes tels que Louis Farrakhan et financée par des fauteurs de troubles comme George Soros. C’est aussi le bras armé du parti Démocrate qui l’utilise comme organisation subversive pour arriver à ses fins. Quand on voit des politiciens comme Biden à 78 ans ou encore Nancy Pelosi (80 ans), la présidente de la Chambre des Représentants, se poser en champions de la lutte contre la discrimination raciale quand rien de leurs carrières politiques ne montre la moindre action décisive à ce sujet, on ne peut que douter de leur sincérité et les mépriser profondément. Biden qui a de sérieux problèmes de mémoire semble également avoir oublié qu’il était jusqu’à il y a 3 ans, Vice-président des États-Unis pendant 8 ans, qu’il servait sous le premier président Noir, élu à 80% par des Blancs et qui n’a pas fait grand-chose pour adresser les problèmes de la communauté noire ! Cette communauté est forte de 40 millions de personnes mais ne représente que 13% de la population, on se demande bien d’où sont sortis les autres électeurs d’Obama…

La désinformation, la manipulation et la propagande ont tendance à accuser des pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France d’un racisme paroxystique alors que ce sont très probablement les pays qui le sont le moins. Les media sont responsables de ces perceptions et font totalement l’impasse sur le racisme profondément enraciné qui existe tant au Moyen-Orient et en Afrique du Nord qu’en Asie et plus spécifiquement en Chine. Mais il y a des sujets qui restent tabous pour nos médiocres media.

 

A Propos Jacques Borde

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