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Le Suprémacisme rend-il intelligent ? Pas les BLM & Co., en tout cas. [2]

| Occident | Kulturkampf | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Vomissant leur racialisme de pissotière, les suprémacistes africanistes (sic), non contents de répandre haine sectaire, violence & destructions, s’en prennent désormais au général de Gaulle. À peine mieux : aux USA, où les zombies neuronaux de BLM ont mis à bas la statut d’un militaire, certes blanc & Norvégien, mais ayant combattu pour l’Union. À se demander quelles sont les vraies bases de la doxa démocrate. Cloaque politique qui a, si longtemps, prospéré sous l’ombrelle ségrégationniste du Deep South. Épisode 2.

« Je ne m’excuse pas d’être un Noir, je ne demande pas à d’autres de s’excuser pour la couleur de leur peau. La justice n’est ni la vengeance ni la revanche. Je n’ai pas de revanche à prendre contre les Blancs, aucun Blanc n’est mon ennemi. Je n’ai pas à lui demander de réparer quelque tort, passé, présent ou futur, au nom de sa couleur. Un conseil municipal peut décider de débaptiser des noms de rues ou renvoyer des symboles dans les musées, Je préfère surtout voir s’élever des statues et des noms de rues plus nombreux en hommage à Nelson Mandela, Aimé Césaire, Angela Davis ou Manu Dibango plutôt que de voir détruits les symboles qui nous rappellent que des barbares nous ont gouvernés. Les valeurs à défendre : tolérance, liberté et égalité. Détruire est l’œuvre de l’ignorant… ».
Fode Sylla, ancien président de SOS-Racisme, in Le Monde (17 juin 2020).

« Les #JusticePourAdama insultent de Sales Juifs les courageux militants de Génération#Identitaire et leur banderole contre le racisme anti-Blancs. L’antisémitisme et la haine des Blancs des #BlackLivesMatter ne font qu’un ! ».
Domi Mas-Gil‎, sur sa page Facebook.

« Comment un Fiché S peut-il être éligible ? ».
Eliane Allégra Taieb.

| Q. S’il fallait résumer l’escroquerie intellectuelle des Black Lives Matter (BLM), que diriez-vous ?

Jacques Borde. Intellectuelle ! Comme vous y allez ! Là, sans hésiter, je vous citerai Laurent Obertone lorsqu’il nous rappelle que :

« En un weekend, pour la seule ville de Chicago, les fusillades liées à la criminalité ordinaire ont fait une centaine de victimes, dont quatorze morts, parmi lesquels trois adolescents et un gamin de trois ans. Pas de marche, pas d’indignation, pas d’émeutes, pas d’appels à la justice, pas de mobilisation des stars et des grandes marques. Pas de reportages durant des semaines. Vous n’en entendrez même pas parler ».

Quant à la France, c’est encore plus simple de reprendre Jean-Luc Watine qui nous dit qu’« Aux USA, alors que Rosa Parks ne pouvait toujours pas s’assoir à une place réservée aux Blancs. En France, Léopold Sédar Senghor était déjà ministre dans le gouvernement de Michel Debré. Les États-Unis ce n’est pas notre histoire ! ».

Et Gaston Monnerville, en sa qualité de président du Sénat, était alors le deuxième personnage de la République.

| Q. Alors, à cet étiage comment qualifier ou nommer le mouvement BLM ?

Charlotte Sawyer. Aux États-Unis, le qualificatif recouvre plusieurs choses, donc certaines acceptables à leurs débuts. Mais, désormais, à voir les reportages vidéos de villes comme Seattle, qui échappent par quartiers entiers à toute loi et sont livrés au pillage et à l’émeute, une ligne rouge a été franchie. Vivier, c’est important de le rappeler, à qui l’ex-président B. Hussein Obama a demandé de continuer à occuper les rues (sic) afin de plomber à la campagne présidentielle de Donald J. Teflon Trump, .

Jacques Borde. En France, appelons un chat un chat ! La mouvance BLM, c’est plus prosaïquement la narco-bourgeoisie issu du deal et des trafics. Avec quelques bataillons d’Antifas antisémites en sus, dont on se demande bien pourquoi le caïdat local, dont certains éditorialistes nous assurent qu’ils sont la quintessence de la démocratie, ne les chasse pas avec la même vigueur dont il caillasse pompiers et soignants.

Charlotte Sawyer. Quant aux BLM étasuniens, ils ont atteint un sommet dans leur doxa de suprémaciste raciale à Madison, dans le Wisconsin…

| Q. De quelle manière ?

Charlotte Sawyer. Des activistes BLM ont mis à bas la statue du colonel Hans Christian Heg, certes blanc comme de la craie. Mais, surtout, immigrant de Norvège mort en combattant pour l’Union. Et pour la libération des esclaves d’un Deep South ségrégationniste et traditionnellement… démocrate.

Le pire pour les morons (crétins) qui ont abattu son effigie est que Hans Christian Heg a toujours défendu les Noirs, jusqu’à y laisser la vie. Entré en politique, il devient membre du Free Soil Party1 et prône l’abolitionnisme. Il entre par la suite au Parti républicain à peine formé. Heg est donc :

1- un activiste anti-esclavagiste de premier rang et dès le début.
2- un chef des Wide Awakes du Wisconsin, milice anti-esclavagiste du Parti républicain. Il abrite alors Sherman Booth, devenu fugitif fédéral, après avoir incité une foule à sauver un esclave qui s’était échappé.

Au début de la Civil War, le gouverneur du Wisconsin, Alexander Randall, nomme Heg colonel au 15e Régiment de volontaires du Wisconsin, aussi connu sous le nom de « régiment scandinave » en raison de l’origine de la troupe.

Hans Christian Heg participe à la Bataille de Perryville où il est blessé, puis à la Bataille de la Stones River. Heg est, ensuite, nommé par William Starke Rosecrans responsable de la 3e Brigade de la 1ère division des XX Corps de l’Armée du Cumberland et participe à la Bataille de Chickamauga où il trouve la mort.

Bravo Messieurs les Taliban de la pensée communautariste vous êtes aussi ignobles que cons !

Jacques Borde. Et, comme disait Audiard : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît ».

| Q. Mais, tout ce que vous nous dites, ça ne reste pas, malgré tout, très académique ?

Jacques Borde. Sauf que des gens y perdent aussi leur travail et leur réputation. Sans parler, bien sûr, de ceux blessés ou assassinés par les Sturmabteilungen suprémacistes black et Antifas.

Sans parler des autres.

| Q. De qui ?

Jacques Borde. Des adeptes d’Al-Dawla al-Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (ISIS/DA’ECH)2, et consorts, pardi.

Cinq épisodes de la série South Park, jugés blasphématoires (sic), ont été retirés de la plate-forme HBO Max pour protéger ses créateurs, régulièrement menacés. En effet, créateurs, auteurs et producteurs de la série, ont été visés par des menaces de mort, à la suite d’épisodes où le prophète Mahomet apparaissait.

Charlotte Sawyer. Pas besoin de DA’ECH, par ailleurs. Ainsi, un journaliste de The Intercept, Lee Fang, a été de racisme par plusieurs de ses collègues après avoir simplement partagé la vidéo d’un entretien avec un jeune Afro-Américain qui déplorait que le BLM ne parle pas plus des personnes noires tuées dans les quartiers à forte criminalité (ses deux cousins étaient morts). Le malheureux Fang, qui ne faisait que relayer une évidente réalité, a failli perdre son travail.

Au New York Times, une tribune libre du Sénateur de l’Arkansas, le Républicain Thomas B. Tom Cotton, qui appelait à envoyer l’armée pour maintenir l’ordre et faire cesser les pillages, a provoqué la démission du responsable des pages Opinion. L’article demeurant en ligne, avec une notice indiquant qu’il n’aurait pas dû être publié !

Jacques Borde. Sur Twitter, des journalistes ont dénoncé l’article en ces termes : « Ceci met en danger les employés noirs du New York Times ».

Charlotte Sawyer. Alors : vulgaire paranoïa de plumitifs décérébrés ou peur de représailles des Unlawful combatants3 que pourraient bientôt être les Antifas et assimilés ?

Je parle, là, du Veterans’ Memorial Preservation Act qui prévoit des amendes et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans pour « les tentatives de blesser ou de détruire, sur la propriété publique, toute structure, plaque, statue ou autre monument commémorant le service de toute personne ou de toutes personnes dans les forces armées des États-Unis ».

Première étape de toute une série de mesures visant au rétablissement de l’ordre public dans le pays. Sauf si notre Speaker of the US House of Representatives4, Nancy Antoinette P. Pelosi, et ses petits camarades leur sauvent la mise, encore une fois !…

Notes

1 Ou Parti du sol libre.
2 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
3 Traduite par combattant illégal, combattant ennemi ou encore combattant ennemi illégal. Défini dans le PATRIOT Act, ou plus précisément le Uniting & Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept & Obstruct Terrorism Act of 2001, pris sous la présidence de George W. Bush, qui permet de soustraire au droit commun les combattants armés capturés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
4 Présidente (et chef de la majorité démocrate) à la Chambre des Représentants.

 

A Propos Jacques Borde

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