Un P’tit tour chez POTUS, histoire de… [1]

| États-Unis | l’Après Minneapolis | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Éloignons-nous quelque peu de la Méditerranée & jetons un regard sur ce qui ressemble de plus en plus à l’Après-Minneapolis. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître à quelques cintrées gauchistes de plateaux-TV, l’exploitation éhontée & mensongère de l’Affaire Floyd n’a pas essoré Donald J. Teflon Trump. Pire, pour un camp démocrate qui aura tout fait – au point de livrer ses propres villes-clés (Chicago, Los Angeles, New York, Portland, Seattle, etc.) au pillage BLM-Antifa – pour mettre le pays à genoux, l’économie repart. Tranquillement mais sûrement. Épisode 1.

« Même le New York Times, viscéralement anti-Trump, est forcé de l’admettre : l’accord de paix signé cette semaine entre Israël et les Émirats Arabes Unis est un séisme dont l’onde de choc doit encore se mesurer dans les années à venir. Déjà en 2017, le président américain avait annoncé la couleur lors d’un discours mémorable délivré en Arabie Séoudite : verser dans l’extrémisme et le terrorisme ne paiera pas. Seule une paix durable et le libre commerce assureront la prospérité aux États et à leurs citoyens. Le message était limpide ».
Jules Alove.

| Q. Brièvement, ce qui se passe en Biélorussie…

Jacques Borde. Pour l’être (bref), je vais laisser la parole à Yves Bataille, plus expert que moi sur le dossier et qui évoque ce qu’il nomme, L’énigme Loukatchenko :

« Loukatchenko a peut-être fraudé les élections mais il s’attendait à une tentative de Maïdan et il tient le pays d’une main de fer. On notera que la presse occidentale s’émeut d’une fraude supposée quand la même presstitude a gardé le silence sur les élections serbes du 21 juin massivement truquées par Vucic. Pas un mot là-dessus dans les usines à mensonges des démocraties. Rien. Merkel et ses laquais attendent que Vucic signe l’abandon officiel du Kossovo fabriqué par l’axe américano-germanique et ses caniches et c’est pourquoi ils le ménagent ».

« Une question toutefois », poursuit Bataille, « à quoi joue Loukatchenko ? L’autocrate de Minsk entretient les meilleures relations avec l’Ukraine putschiste anti-russe et dit de plus en plus de mal de la Russie. Il a arrêté des membres de Wagner en partance pour leur lieu de travail via Minsk. Pour plaire à qui ? Il craint d’être bouffé par les Russes alors que les Polonais de Duda, les Baltes, les Allemands etc., veulent sa peau. L’homme à la grande casquette ne sait-il pas que l’on ne peut avoir deux ennemis à la fois, un devant et un derrière ? ».

Toute ce que je peux ajouter est que dans des contacts (sic) – et ne me demandez pas pourquoi – avec le résident du KGB biélorusse à Paris, j’avais trouvé l’individu, plagions de Gaulle : « dominateur et sûr de lui ».

Une manière de dire que, effectivement, Minsk joue sans doute un peu au-dessus de ses moyens.

| Q. Quid de l’aide de Moscou réclamée par Minsk ?

Jacques Borde. Laissons encore Yves Bataille nous résumer ça :

« Devant l’ampleur du mouvement de déstabilisation actionné par la Pologne et les pays baltes, bases subversives de l’anglosphère, Alexandre Loukatchenko a demandé l’aide de la Russie en cas d’aggravation de la situation. Poutine se fera un devoir de répondre favorablement à la demande pour deux raisons. La première est que cela forcera le président biélorusse qui avait des velléités séparatistes de rentrer dans le giron de l’union eurasiatique. La seconde c’est que toute attaque contre la Biélorussie est une attaque contre la Russie. Cette dernière ne peut laisser se développer un chancre ukrainien à 400 kilomètres de Moscou... ».

| Q. Autre joueur d’une autre partie : Biden a, enfin, choisit son ticket ?

Jacques Borde. Oui. Choix assez surprenant et révélateur, à la fois.

Révélateur, car, comme l’a souligné Eber Haddad : « Choisir comme vice-président(e) une personne en fonction de la couleur de sa peau et sur son sexe est à la fois raciste, misogyne et va tout à fait à l’encontre du message de Martin Luther King. S’il l’avait choisie sur la base de ses qualifications ça aurait été un point important mais il s’est mis ces critères d’entrée de jeu ce qui dévalorise totalement son choix: le fait d’avoir annoncé qu’il prendrait une colistière noire, depuis qu’il est devenu le candidat présomptif des Démocrates à la présidence, montre un racisme sous-jacent doublé d’une démagogie clientéliste sans limite ».

Surprenant, en effet : « … Harris n’a pas de véritable soutien chez les Noirs américains car elle ne fait pas vraiment partie de cette communauté, elle est de père jamaïcain et de mère indienne bien que se déclarant afro-américaine. Quand on voit la carrière de Kamala Harris on peut craindre le pire. Rien ne l’a préparée à occuper ce poste d’autant plus que si, par malheur, Biden était élu, il aura plus de 78 ans le jour de son investiture et il y a, au minimum, 50% de chances qu’il ne finisse pas son mandat. Quelle joie et quelle victoire ce serait pour la Chine, l’Iran et tous les ennemis des États-Unis… ».

| Q. C’est curieux cette fixation sur les origines de Kamala Harris et seulement ça ?

Charlotte Sawyer. Un peu oui. Mais vue sa totale incompétence, les Démocrates se consacrant sur la cosmétique : ses supposées origines.

Donc, Le Monde, phare vespéral de votre cloaca mediatica maxima, insiste lourdement pour nous dire que Kamala Harris, la potentielle vice-présidente de Joseph Robinette Biden, Jr., dit Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle, est une héroïne car… Afro-Américaine et d’origine asiatique. Elle serait donc géniaaaaale du fait de ses caractéristiques raciales !…

Pourquoi pas ? Sauf qu’on apprenait également par le même journal un mois auparavant que le rappel constant des origines était parfaitement… raciste.

Donc, corrigez-moi si je me trompe : Le Monde est parfaitement raciste selon ses propres critères.

| Q. L’État fédéral est-il assez réactif ?

Charlotte Sawyer. Le souci, c’est qu’en matière de sécurité des biens et des personnes, l’État fédéral doit faire avec les moyens du bord, qui lui sont chichement comptés vue notre constitution.

| Q. Et, ça fonctionne ?

Charlotte Sawyer. Lorsque ce sont les Républicains qui tiennent les rênes, oui. Et il suffit de souvent de peu de choses.

| Q. Comme ?

Charlotte Sawyer. Prenez, le 4 juillet, notre fête de l’Indépendance : Près de 2.000 paras de la 82nd Airborne ont pris position, épaulés par 14 hélicoptères, autour de Washington durant 48 heures au cas où la National Guard1 ne suffirait pas. Nos paras sont repartis pour leur base en Caroline du Nord sans être intervenus. Leur seule présence a servi de dissuasion. Les Unlawful combatants2 de notre gauche antisémite n’ont pas montré le bout de leur nez. Logique, la force placée au bon moment et au bon endroit dispense d’utiliser la force.

C’est du Sun Zu tout craché !…

| Q. Peut-on dresser un premier bilan et parler d’un Après Minneapolis ?

Jacques Borde. D’une certaine manière, des leçons sont d’ores et déjà à tirer. Si des bilans complets de ce qui vient de se passer dans nos villes, né d’un fait divers, et j’insiste bien sur ce terme, à Minneapolis, ne peuvent encore être dressés, il est cependant possible d’en examiner les premières conséquences politiques.

Ainsi, à chaud, un échantillon de 2.500 personnes a été interrogé par Morning Consult. En gros, trois (3) Américains sur quatre (4) soutiennent Trump et son emploi de la force, essentiellement représentée dans l’esprit des sondés par la Garde nationale.

| Q. C’est surprenant ?

Charlotte Sawyer. Pas du tout. Ce chiffre confirme une vieille règle : au milieu des périls, une nation se regroupe naturellement autour de son chef, son commander-in-chief. À condition qu’il prenne des risques et fasse preuve de détermination.

Mais ce sondage comporte deux autres indications dont la résonance pourrait durer jusqu’aux élections de novembre :

1- une majorité de Démocrates (63%) se montrent favorables à l’engagement de la National Guard et se rangent donc, en l’occurrence, derrière Trump.
2- une majorité d’Hispaniques (54%) se déclarent également partisans de l’utilisation de la National Guard dans de pareilles circonstances.

Or, rappelons ceci : Démocrates modérés et Hispaniques indécis constituent deux des terrains de chasse du trumpisme électoral.

Jacques Borde. La gauche institutionnelle, l’aile gauche antisémite du Parti démocrate et le cloaca mediatica maxima, n’ayant pu destituer Donald Trump légalement (impeachment), ils ont tenté de le faire par la violence. Échec pour le Deep State contre lequel Donald Trump se démène.

[À suivre]

Notes

1 Réserve américaine. Remonte au 13 décembre 1636 où les premiers régiments se sont organisés dans le Massachusetts. Ces régiments ont été créés pour défendre les premières colonies britanniques sur la côte Est de l’Amérique du Nord. Les descendants de ces premiers régiments (181e régiment d’infanterie, le 182e régiment d’infanterie, 101e régiment d’artillerie et le 101e bataillon de combat du génie) se partagent le fait d’être les plus vieilles unités militaires américaines. La Garde Nationale peut être mobilisée pour répondre aux urgences de type catastrophes naturelles (ouragans, inondations, séismes) mais, également, pour faire du maintien de l’ordre lorsque des troubles civils se produisent (Émeutes de 1992 à Los Angeles ou les manifestations et émeutes de mai-juin 2020 aux États-Unis).
2 Traduite par combattant illégal, combattant ennemi ou encore combattant ennemi illégal. Défini dans le PATRIOT Act, ou plus précisément le Uniting & Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept & Obstruct Terrorism Act of 2001, pris sous la présidence de George W. Bush, qui permet de soustraire au droit commun les combattants armés capturés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.

 

A Propos Jacques Borde

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