Trumpy fait de la Résistance (Il n’est pas le seul…) [1]

| É-U | Présidentielles 2020 | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Tout était plié, mais, fatalitas, rien ne l’est ! William P. Barr & Emily W. Murphy, notamment, ayant tempéré les ardeurs démocrates à se jeter aussi voracement sur les offices (comme on disait sous l’ancien régime). À se demander si le slogan officiel de campagne de Joe Biden n’aurait pas dû être Dead live matter ?!… Épisode 1.

« Un vent de panique traverse la « fachosphère »démocrate. La Géorgie est à portée de main pour Trump, la triche est en train de devenir officiellement évidente et le coup de force semble tout d’un coup avoir moins de vigueur. Les Démocrates n’arrivent même plus à dissimuler leurs craintes, ce coup d’Etat va-t-il se retourner contre eux ? Les tweets de Laurence Haim ont « l’avantage »d’être en français mais à travers toute la toile on sent la peut monter. On remarquera au passage que cette cruche qui reflète bien le système de pensée en vigueur chez les Démocrates et les gaucho-bobos qui traite les 70 millions d’électeurs de simples « adorateurs »et qui sous-entend donc que nous sommes simplement une secte soumise et qu’eux sont l’élite, celle qui « réfléchit »! La démocratie à géométrie variable ! C’est exactement ça le véritable fascisme ! ».
Eber Haddad, sur sa page Facebook.

| Q. Trump ne lâche rien : un nouveau venu à la Défense ?

Jacques Borde. Oui. Christopher C. Miller, le très respecté directeur du National Counterterrorism Center (NCTC)1 – qui a été confirmé à l’unanimité par le Sénat – sera le 28th US Secretary of Defense, en remplacement de Mark T. Esper2.

À noter que Donald J. Teflon Trump, a remercié Esper pour service rendu.

| Q. Dites-moi, juridiquement, ça se corse ?

Jacques Borde. Oui, dans la mesure où le US Attorney General3, William P. Barr, est, lui aussi, entré dans la danse, donnant son feu vert, le 9 novembre 2020, à l’ouverture d’enquêtes sur d’éventuelles fraudes et irrégularités lors des présidentielles du 3 novembre 2020.

Barr a écrit aux procureurs fédéraux du pays, qu’il les « autorise à enquêter sur des allégations substantielles d’irrégularités concernant les votes ou le comptage de bulletins avant la certification des élections dans vos juridictions, dans certains cas (…). De telles enquêtes peuvent être menées s’il existe des allégations claires et potentiellement crédibles d’irrégularités qui, si elles étaient avérées, pourraient potentiellement avoir un impact sur le résultat d’une élection fédérale dans un État ».

William P. Barr a toutefois prévenu que « Si les allégations sérieuses doivent être traitées avec beaucoup de soin, les réclamations spéculatives, fantaisistes ou farfelues ne doivent pas servir de base à l’ouverture d’enquêtes fédérales ».

| Q. Les media disent la First Lady en désaccord avec son mari ?

Charlotte Sawyer. Bullshit ! Encore une forgerie de plus de ce que Jacques nomme le cloaca mediatica maxima. Tout au contraire, notre FLOTUS4, Melania, est sortie de son silence sur son compte Twitter affirmant que « Les Américains méritent des élections justes. Tous les votes légaux – mais pas les votes illégaux – doivent être comptabilisés. Nous devons protéger notre démocratie en toute transparence ».

Propos que FLOTUS a réitéré à plusieurs reprises.

| Q. Pourquoi Obrador ne salut-il pas la victoire de Biden ?

Jacques Borde. Parce que le Presidente de los Estados Unidos Mexicanos, Andrés Manuel López Obrador, dit AMLO, est :

1- un homme prudent.
2- connait parfaitement la Constitution de son voisin.
3- un fin politique.

Du coup, Obrador estime qu’il est beaucoup trop tôt pour féliciter Biden et déclare que « Nous allons attendre que toutes les questions légales soient résolues. Nous ne voulons pas être imprudent (…). Nous ne souhaitons pas agir à la légère et voulons être respectueux de l’autodétermination des peuples et des droits d’autrui (…). Nous n’avons aucun litige avec ni l’un ni l’autre des deux candidats. C’est un sujet humain, il faut faire preuve de décence et de prudence politique avant de prendre position sur ce qui s’est passé ».

On notera également que le Président russe, Vladimir V. Poutine, n’a pas, non plus, félicité qui que ce soit. Ainsi que le président du Brésil, l’ex-capitão Jair Messias Bolsonaro, et le Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó Zhǔxí5, Xi Jinping6, pour ne citer qu’eux.

| Q. Cette élection n’a pas fini de nous surprendre ?

Jacques Borde. C’est peu de le dire. Parmi les bizarreries rencontrées au cours de cette élection, Me. Rudolph William Louis Rudy Giuliani III, un des principaux conseillers juridiques de la Présidence, nous explique que l’ancien champion du monde des poids lourds, Joe Frazier, bel et bien décédé en 2011, aurait cependant voté à Philadelphie.

De son côté, Newt Gingrich – qui fut, tout de même, le 58ème Speaker of the US House of Representatives, poste occupé aujourd’hui par Nancy Antoinette P. Pelosi – a estimé à propos du camp démocrate que « Nous croyons que ces gens sont des voleurs (…). C’était une élection volée. Le meilleur institut de sondage en Grande-Bretagne a écrit ce matin qu’il s’agissait clairement d’une élection volée, qu’il est impossible d’imaginer que Biden ait dépassé Obama dans certains de ces États. Là où c’était important, ils ont volé ce qu’ils avaient à voler ».

Thème repris par Donald J. Teflon Trump, dans un tweet : « Nous pensons que ces gens sont des voleurs. Les machines des grandes villes sont corrompues. C’était une élection volée (..) il est impossible d’imaginer que Biden a dépassé Obama dans certains de ces États ».

Merci qui ?

| Q. Pourquoi avons-nous autant de difficultés à comprendre ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis  ?

Jacques Borde. Pour des tas de raisons, en fait. Sur ce sujet, autant citer Eber Haddad, qui maîtrise le sujet mieux que moi :

« Les États-Unis », nous dit-il, « ne sont pas une démocratie au sens législatif et constitutionnel du terme mais une « République constitutionnelle à régime présidentiel et fédéral » et cela est difficile à comprendre en France, État unitaire et particulièrement centralisé. Chaque fois qu’on en parle, et c’est absolument nécessaire pour comprendre le système électoral dans ce pays et les élections actuelles, c’est comme si on essayait d’enseigner le solfège à un poisson.
« Le suffrage universel direct est, en revanche, appliqué à la lettre dans chaque État que ce soit pour l’élection du gouverneur, l’équivalent d’un président ailleurs, ou pour les députés et sénateurs locaux qui ne sont pas les mêmes que les députés et sénateurs fédéraux siégeant à Washington D.C ».

| Q. Un question de constitutionnalité, aussi ?

Jacques Borde. Tout à fait :

« C’est pour toutes ces raisons que le respect intégral et rigoureux de la Constitution, âgée de 244 ans, est absolument primordial et vital pour les États-Unis et si on commence à la bidouiller, on aboutira forcement et dans très peu de temps à une sécession, suivie ou précédée d’une guerre civile. C’est également pour cela que le Collège Électoral et les Grands Électeurs existent afin que tous les États soient équitablement représentés et que le gouvernement fédéral et la loi ne soient pas uniquement entre les mains des grands États ou les plus peuplés. Le président des États-Unis ne peut être désigné que par les Grands Électeurs, qui se réuniront le 12 décembre [2020] ; ils proclameront alors qui a gagné les élections et communiqueront les résultats de leur vote au Congrès qui votera à son tour pour nommer officiellement le Président des États-Unis. Mais pour que les Grands Électeurs puissent voter il faut que les résultats soient validés et certifiés dans chaque État or, avec les procédures légales en cours, il sera impossible de les valider. La seule possibilité de le faire est de procéder à un recomptage général dans tous les États litigieux. Pour ne pas avoir à respecter la Constitution et imposer les résultats qu’ils veulent, Biden et les Démocrates font le forcing pour éviter cela et ils savent pertinemment que la déclaration du candidat Biden affirmant être le président-élu n’a STRICTEMENT AUCUNE VALEUR JURIDIQUE OU OFFICIELLE. C’est une tentative de coup d’État constitutionnel, ni plus, ni moins.
« Vouloir dire qu’il y a des preuves de fraudes ou qu’il n’y en a pas n’a strictement aucune importance ; la seule façon de lever tous les doutes et d’obtenir la certification des votes, est un recomptage qui ne prendra certainement pas plus d’une à deux semaines, dans le pire des cas, et qui seul pourra régler le problème et donner des résultats fiables et officiels à ces élections. Tout le reste n’est que paroles en l’air ».

| Q. Tout ça ne met pas quelques grands et moins grands de ce monde dans l’embarras ?

Jacques Borde. Ça c’est le résultat définitif qui nous le dira. En attendant, note encore Eber Haddad :

« Les chefs d’États étrangers qui ont félicité Biden ont commis une bévue monumentale qui rentrera dans l’Histoire comme une farce tragique faisant de ces leaders des bouffons se targuant à tort d’être des défenseurs de la démocratie. L’attitude de Poutine, Lopez-Obrador du Mexique ou XI Jinping est franchement préférable à celle de ces sombres abrutis qui ont félicité honteusement Biden, le président philosophe en tête.
« Si on laisse faire parce qu’on n’aime pas Trump on aura au passage détruit la démocratie de manière irréversible aux États-Unis et, écouter les médiocres journalistes français, revient à mettre comme chef d’orchestre ce poisson à qui on a essayé d’apprendre le solfège. Il y va de la survie des États-Unis, en tant que tels, de trouver une solution LÉGALE et CONSTITUTIONNELLE à ces élections et non MÉDIATIQUE, celle-ci n’ayant, je le répète, AUCUNE VALEUR.
« Si dans une démocratie on doit choisir de respecter ou non les lois en fonction de la personne à qui elles s’adressent, qu’on l’aime ou non, qu’il soit sympathique ou pas, beau ou laid, élégant ou souillon, c’est qu’on est déjà en dictature ».

Et si nous n’y sommes pas encore, ça ne saurait tarder si le tandem Biden-Harris s’empare des États-Unis pour le compte du Deep State.

[À suivre]

Notes

1 Ou Centre national de lutte contre le terrorisme.
2 Précédemment 23rd Secretary of the Army (2017-2019), lieutenant-colonel à la 101st Airborne Division (Screaming Eagles), a servi en Irak (1990–1991), titulaire de la Bronze Star & du Combat Infantryman’s Badge, notamment.
3 Ou Procureur général des États-Unis, soit ministre de la Justice.
4 L’acronyme de First Lady Of The Unite States. Utilisé notamment par le Secret Service.
5 Ou Guojia-Zhuxi : président de la République populaire de Chine.
6 Surnommé Xi Dada, en français : Oncle Xi.

 

A Propos Jacques Borde

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