Le Terrorisme intérieur une guerre ? Ça dépend pour qui !… [4]

| Guerre Vs ISIS/DA’ECH | Questions à Jacques Borde |

Les aléas des présidentielles US nous ont un peu éloigné d’autres préoccupations, la guerre Vs la terreur takfirî, notamment. Concernant le régime de Paris, étonnamment, nous engrangeons des victoires & marquons des points. Mais au… Mali ! Pour le Front intérieur, en revanche, c’est plutôt « Padamalgam » à tous les étages & à toutes les sauces. Partie 4.

« Il n’appartient pas aux chaînes de télévision aussi bien soient-elles, de déclarer qui est élu. C’est des officiels du gouvernement qui doivent le dire. On va avoir de très nombreuses surprises devant ce qui ressemble à une fraude électorale massive et organisée ».
Jérôme Rivière, député européen.

« On ne peut plus se contenter, telle une machine prétendument de guerre à la traîne, de réagir au coup par coup, au crime par crime, mais il est impératif de prévoir un dispositif qui devancera l’ennemi, l’empêchera de nuire ou entravera sa volonté de tuer, de meurtrir la France dans son école, dans sa foi ou d’autres incarnations symboliques de notre société. Mon pessimisme est amer et, je le crains, pas trop éloigné de la lucidité. Il faut évidemment fermer les frontières de l’Europe, mener une politique sans la moindre faiblesse contre l’immigration clandestine au sein de laquelle il y aura forcément les tueurs islamistes de demain. Le Pakistanais, le Tchétchene, le Tunisien n’auraient pas dû être sur notre territoire. Est-il absurde de considérer que cette sauvegarde pourrait, à force de constance, de contrôle et de sévérité, être assurée ? Car une fois en France, la résolution du massacre forgé, le jeune ou moins jeune islamiste au chaud dans notre République, tout est, d’une certaine manière, perdu. J’entends bien que de multiples attentats ont été déjoués, que nous avons des Services de Renseignement (SR) qui ne déméritent pas et que les réseaux sociaux surveillés sont susceptibles d’informer sur le pire programmé. Mais il n’empêche qu’interdire l’entrée en France est le seul bouclier à peu près valide ».
Philippe Bilger, magistrat honoraire.

« C’est une tragique illusion que de vouloir faire coexister dans un même pays des communautés ayant des civilisations différentes. L’affrontement est alors inévitable. Les grands conflits ne sont pas des conflits de race, mais de croyance et de culture ».
Michel Poniatowski (1922-2002).

| Q. Petit tour par les États-Unis, d’abord : quid de ces media qui insistent sur des liens entre Trump et des antisémites ?

Jacques Borde. Qui au juste ? Encore du narratif gauchiste inventé de toutes pièces. En revanche, on rappellera qu’en tant que président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, a émis un décret présidentiel contre l’antisémitisme1, pour protéger les étudiants juifs des ratonnades antisémites commises par les Antifas et suprémacistes indigénistes sur les campus des universités américaines :

1- Executive Order on Combating Anti-Semitism : « My Administration is committed to combating the rise of anti-Semitism and anti-Semitic incidents in the United States and around the world. Anti-Semitic incidents have increased since 2013, and students, in particular, continue to face anti Semitic harassment in schools and on university and college campuses ».
2- L’organisation estudiantine AMCHA Initiative2 a, de son côté recensé plus de 3.500 agressions antisémites sur 450 campus américains depuis 2015, majoritairement commises par des extrémistes de gauche et des Antifas. Comme ceux qui s’en sont pris à commerces, supposément ou réellement, tenus par des Juifs en Californie et à New York.

| Q. Diriez-vous que les media mainstream sont à la hauteur des événement ?

Jacques Borde. Pas le moins du monde. Payés pour le faire, ils servent la soupe à l’administration Macron. Ils naviguent le nez collé au guidon.

| Q. Pourquoi boudent-ils, ostensiblement, la campagne des Trump contre la fraude ?

Jacques Borde. Ils ne boudent rien du tout. Ils participent activement à la forgerie du cloaca mediatica maxima. Encore une leçon de déontologie de leur part, je suppose !

À noter le travail for-mi-da-ble des loustics de BFM-TV surtout préoccupé par le fait que Me. Rudolph William Louis Rudy Giuliani III, se teigne les cheveux.

Bigre quel professionnalisme !…

| Q. On en est arrivé là ?

Jacques Borde. Oui. Mais depuis longtemps, déjà.

| Q. Que voulez-vous dire ?

Jacques Borde. Que cela me rappelle mes estimés confrères (sic) qui se faisaient grands cas des Mujâhiddîn afghans se teignant la barbe au henné. Or, ces Mujâhiddîn ont tenu en échec l’armée algérienne pendant une bonne dizaine d’années et d’autres – les Taliban, à la mine peu soignée, j’en conviens – vont probablement revenir au pouvoir, après avoir tenu la dragée haute aux armées et forces spéciales étasuniennes, britanniques, australiennes, néo-zélandaises, françaises, allemandes. Etc. !

| Q. Le procès des attentats de janvier 2015 : celui du nazislamisme ?

Jacques Borde. Ne rêvons pas. L’a-justice du régime de Paris n’est pas prête à ce combat.

À tort. Ce qui, on la comprend, a fait bondir (à raison) Zineb El Rhazoui qui s’interroge :

« Est-il normal que cinq ans après cet horrible crime, cet horrible revers pour la liberté d’expression et même la culture française, il existe toujours un collectif contre l’islamophobie en France qui bénéficie de financements publics ou européens et distribue l’accusation d’islamophobie aux uns et aux autres, en mettant ainsi des cibles dans leur dos ? Il ne faut pas oublier que si les gens de Charlie ont été tués, c’est parce qu’ils ont été accusés d’islamophobie, un délit qui n’existe pas en France en droit français ».

Contrairement aux imputations biaisées du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui raconte n’importe quoi à ce sujet. Alors, résumons la situation :

1- le ministre de l’Intérieur tance des personnes innocentes à propos d’un délit qui n’existe pas : l’islamophobie.
2- laisse ses Forces (dites de) de l’ordre (FDO) prendre une part active à la commission d’un délit : les prières de rues (nazislamistes ?), interdites de par la loi.
3- intime à ses Forces de l’ordre d’empêcher et de verbaliser des Catholiques réunis devant les parvis de leurs églises, ce qui, en revanche, n’est pas interdit de par la loi.

Franchement, sommes-toujours dans un État de droit ?

| Q. Alors, à quoi est-elle prête ?

Jacques Borde. L’a-justice ? On se le demande. Pourtant, comme le souligne Zineb El Rhazoui :

« Il n’est pas possible de considérer les crimes terroristes comme des crimes de droit commun. Il me tient donc à cœur qu’il soit dit que cet attentat n’est pas un crime de droit commun, mais un crime politique et idéologique. Quel fut son mobile ? La foi en Allah des attaquants (qui ont crié d’ailleurs ‘Allah Akbar’ en arrivant, ce qui veut dire qu’Allah est plus grand que vous, plus grand que tout, la grandeur absolue). Parfois je me demande ce que l’on aurait dit si, après la Seconde Guerre mondiale, nous avions continué à juger les crimes nazis comme des crimes de droit commun, tout en continuant à permettre des pièces de théâtre, des livres, des associations nazies. Cela aurait été monstrueux et c’est exactement ce que nous sommes en train de faire avec l’islamisme alors que c’est une idéologie qui a commis des crimes de masse. Une idéologie qui cible tous nos acquis démocratiques, nos libertés. Il y a là un écueil philosophique que je dénonce ».

| Q. Alors, à défaut d’être « la faute à Voltaire » : la faute à Macron ?

Jacques Borde. En partie, mais pas seulement. Le macronisme fait simplement partie du cycle mais n’est pas le cycle à lui tout seul. Loin s’en faut. Car, comme l’écrit encore Zineb El Rhazoui :

« Pendant des années, on a tout fait pour battre en brèche le concept de l’assimilation, qui est quand même à la base de la République. On a remplacé l’assimilation par l’intégration, qui a laissé logiquement la place au multiculturalisme. On a tout fait aussi pour aller au bout de l’antiracisme, on a même interdit les statistiques ethniques. On se rend compte aujourd’hui que cet antiracisme est en train d’être dévoyé, de prendre des couleurs racialistes, devenant une espèce d’étendard derrière lequel se cachent des courants de pensée profondément racistes comme l’islamisme, l’indigénisme, etc. ! Plus nous attendrons pour agir, moins il sera facile de vaincre le problème ».

| Q. Dans ce chaos quasi-général : que pensez-vous de la fronde des maires contre le pouvoir ?

Jacques Borde. Qu’elle est un excellent signe pour de qui reste de notre démocratie face aux diktats covido-centrés qu’on nous pond chaque jour.

Je partage assez ce qu’en dit, Gonzague Malherbe, sur sa page Facebook. À savoir que cette « période difficile nous permettra de distinguer deux sortes de maires (de toutes étiquettes politiques) :« 1- ceux qui font preuve de courage, qui défendent bec et ongles le bien commun et l’intérêt général et sont prêts à lancer un bras de fer aux autorités préfectorales dans le seul intérêt de leurs administrés. Ceux là auront pris un arrêté autorisant l’ouverture des commerces (qui bien entendu respectent scrupuleusement des règles sanitaires strictes)
« 1- ceux qui font preuve de mollesse, de faiblesse, et d’obéissance irréfléchie à des directives préfectorales illogiques et injustes pour notamment pour le petit commerce de proximité.
« Le maire est élu par ses administrés pour ses administrés. Et parfois, courage et gestion saine rime avec désobéissance civique quand les consignes données sont profondément injustes. Bravo à tous ces maires, de toutes sensibilité politique. Honte aux autres ! ».

| Q. Plus généralement, peut-on parler de trahison des élites ?

Jacques Borde. Oui. On le doit, mème. Là, je rejoins encore plus Zineb El Rhazoui, lorqu’elle nous dit qu’« Il y a eu une trahison de la République par ceux qui en étaient dépositaires et garants. Il y a des élus aujourd’hui qui sont des complices, j’ai envie de dire des ‘collabos’, comme toute personne qui trahit les valeurs de son pays pour s’allier à des idéologies sanguinaires. Certains députés ont fait la courte échelle aux pires formes du sectarisme islamiste, tout cela pour avoir quelques votes supplémentaires. Certains partis politiques aussi. On ne peut que constater la dérive d’une partie de la gauche qui n’est laïque que lorsque l’on parle du vieux christianisme. Cette gauche s’est fourvoyée, la droite est moins attaquable dans le discours mais les compromissions électorales locales n’y manquent pas non plus. Donc, oui, il y a eu trahison et on assiste à une fuite en avant des représentants de l’État ».

Qu’ajouter de plus ?…

Notes

1 Signé le 11 décembre 2019.
2 Groupe fondé en 2012 par Tammi Rossman-Benjamin, professeur émérite de l’Université de Californie à Santa Cruz & Leila Beckwith, professeur émérite de l’Université de Californie à Los Angeles.

 

A Propos Jacques Borde

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