Avec Biden : des Durs aux commandes. Mais… [3]

| É-U | Présidentielles 2020 | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Curieusement, surtout de ce côté de l’Atlantique, le cloaca mediatica maxima germanopratin semble assez peu s’intéresser à ceux qui sont plus que susceptibles d’entourer celui que beaucoup appellent Sleepy Joe Biden. Une discrétion de bon aloi, si l’on peut dire, les noms prêts à sortir du chapeau appartenant tous à l‘aile dure des administrations Clinton puis Obama. Y compris, à la tête de la CIA, l’homme qui aurait inspiré, disent de bien mauvaises langues, à Obama sa guerre des drones. Partie 3.

« ‘Guider le monde’. Avec les Démocrates, retour à l’arrogance et à l’interventionnisme assuré… Pas sûr que la paix y gagne beaucoup ».
Robert Ménard.

« Qu’est-ce que le fait que la GSA [Administration des Services Généraux] soit autorisée à travailler de manière préliminaire avec les Dems a à voir avec la poursuite de nos diverses action juridiques sur ce qui deviendra l’élection la plus corrompue de l’histoire politique américaine ? Nous avançons à toute vitesse. Nous ne concéderons jamais face aux faux bulletins de vote et à ‘Dominion’ ».
Donald J. Trump.

| Q. Comment se déroule la passation des pouvoirs ?.

Jacques Borde. Comme elle se fait d’ordinaire, en fait : Festina lente. Donald J. Teflon Trump, toujours patron de l’exécutif, a donné son accord pour que la machine se mette en route.

Cf. « Je tiens à remercier Emily Murphy à la GSA pour son dévouement et sa loyauté envers notre pays. Elle a été harcelée, menacée et maltraitée – et je ne veux pas que cela lui arrive, à sa famille ou aux employés de GSA. Notre affaire continue FORT, nous allons continuer le bon combat, et je crois que nous vaincrons ! Néanmoins, dans l’intérêt de notre pays, je recommande à Emily et son équipe de faire ce qu’il faut faire en ce qui concerne les protocoles initiaux, et d’avoir demandé à mon équipe de faire de même ».

L’Administrator de la General Services Administration (GSA), Emily W. Murphy, elle, avait été très claire à ce sujet : pas de regime change, si vous me passez l’expression, avant la date prévue par la Constitution et l’épuisement des recours légaux. Message parfaitement reçu par les différentes administrations. Ainsi, le US Department of Health & Human Services (HHS)1 avait refusé de se plier aux oukases démocrates et de travailler avec l’équipe de Joe Biden avant la date fatidique.

« Nous avons dit très clairement que lorsque la GSA prendra une décision, nous assurerons une transition et une planification professionnelles complètes et coopératives (…). Joe Biden a eu beau proclamer sa victoire à la présidentielle américaine, le Département de la Santé et des Services sociaux ne travailleront pas avec son équipe tant que son élection ne sera pas reconnue par l’Administration des services généraux », a confirmé le Secretary of Health & Human Services, Alex Azar, cité par CNN.

Quant à ce que veut dire exactement : « faire ce qu’il faut faire en ce qui concerne les protocoles initiaux ». Là, aucune idée.

| Q. Pensez-vous que Trump puisse faire marche-arrière et admettre qu’il a perdu ?

Jacques Borde. Certainement pas.

Primo, rien n’est encore joué ? Comme le dit Eber Haddad : « …ça ne va pas se faire à la comptabilité mais juridiquement et constitutionnellement. Le constitutionnel a prévu le cas. Ça devient UN vote par État à la Chambre des Représentants. Contrairement à ce qu’on croit l’élection présidentielle est une tradition mais pas une exigence constitutionnelle. Tout est encore possible ».

Secundo, ça n’est pas dans son caractère.

Tertio, Me. Rudolph William Louis Rudy Giuliani III, prenant la parole lors d’une conférence de presse avec d’autres membres de l’équipe juridique de la campagne Trump, affirme qu’ils ont « découvert un plan d’un endroit centralisé centré sur les grandes villes contrôlées par les Démocrates » pour « commettre une fraude électorale » dans un certain nombre d’États.

De son côté, Me. Sidney K. Powell, a estimé la fraude démocrate à pas moins de 20 millions de votes frauduleux :

-7 millions de votes existants soustraits à Trump.
-10 millions de votes inexistants ajoutés à Biden.
-3 millions de morts ajoutés à Biden.

La vérité est que la fraude est tellement colossale que plus personne, à part Biden et les siens, n’ose encore affirmer que ce n’est qu’un pur fantasme de la Maison-Blanche. « Nous devons inverser cette élection », a estimé Trump, « Les Démocrates ont triché. Ça a été un scrutin frauduleux ». Apparemment gêné aux entournures Joe Biden s’est fait (presque) menaçant, lançant qu’« En Amérique, nous avons des élections libres et justes, et nous en respectons les résultats. Les habitants et les lois de ce pays n’accepteront pas autre chose ».

Ce feuilleton devient passionnant. On en apprend tous les jours.

| Q. Mais, au juste, qu’est-ce qui bloquait la transition ?

Charlotte Sawyer. (Sourire) La loi, tout simplement. Dura lex, sed lex.

L’Administrator de la General Services Administration (GSA), Emily W. Murphy, devait formellement reconnaître la nouvelle administration en signant une lettre dire de « constatation », qui déclenchait le déblocage de millions de dollars de fonds et permettait à l’équipe entrante d’avoir accès aux fonctionnaires actuels du gouvernement, et d’échanger avec eux sur des questions sensibles. Or, Emily W. Murphy – qui, selon le sain principe de la séparation des pouvoirs, est seule maître de sa décision – se fondant sur les gravissimes accusations de fraude, prenait tout son temps.

| Q. Donc, votre Murphy refuse de reconn…

Jacques Borde. Emily W. Murphy ne refusait rien du tout. Elle est, à la fois, un haut-fonctionnaire et un juriste. Il n’y a rien à reconnaître : elle appliquait la loi. Or, même le vespéral titre-phare de notre presse caniveau, a dû se résoudre à admettre que Joseph Joe Robinette Biden, n’était – fors son propre parti – que le président du cloaca mediatica maxima, et rien d’autre.

Cf. « Le 7 novembre, quatre jours après l’élection présidentielle aux États-Unis, les grands media du pays − indépendamment de leur orientation partisane − annonçaient la victoire du ticket démocrate porté par Joe Biden et Kamala Harris ».

Or, Murphy avait raison de rester sur sa réserve : rien ne pressait, et elle avait le droit de maîtriser son agenda. Et depuis quand, dans une démocratie, les media décident-ils de l’issue d’une campagne électorale ?

| Q. Le fait que l’administration Trump ne passait pas la main, ça jouait sur beaucoup de dossiers ?

Jacques Borde. Oui et non. Mais, Trump, nous rappelle Me. Marc Amblard « n’a pas renoncé à sa victoire (ou admis sa défaite, c’est selon) et ne semble pas avoir l’intention de le faire avant la fin du processus électoral. La transition administrative est une mesure protocolaire à laquelle il n’entend pas s’opposer ».

Charlotte Sawyer. Mais, là n’est pas la question. Avant janvier 2021, Donald J. Teflon Trump reste le président des États-Unis et le commander-in-chief. C’est comme ça et pas autrement. Le rôle du GSA étant plus technique que politique.

Jacques Borde. Au niveau du big business, courant novembre 2020, l’administration Trump a autorisé la vente de 50 chasseurs-bombardiers F-35 Lightning II, de drones et de munitions aux Émirats arabes unis (EAU), pour la coquette de 23 Md$US. L’initiative a valu à Trump de « vives réserves » de la part de l’équipe de Joe Biden. C’est un gag ! À qui fera-t-on croire un seul instant que Biden-président eût agi autrement, avec une administration composée majoritairement de liges avérés du complexe militaro-industriel ?

Charlotte Sawyer. Sur le dossier arabo-israélien, sur lequel toutes les administrations, à commencer par celle de William J. Clinton, ont tout raté, le US Secretary of State, Michael Richard Mike Pompeo2, a fait, le 19 novembre 2020 :

1- une visite dans une colonie en Cisjordanie/Judée Samarie3.
2- un saut sur le Plateau du Golan. Cette visite, la première pour un représentant de la diplomatie étasunienne depuis la perte du Golan par la Syrie, est, certes, qualifiée de « provocatrice » par le très à gauche Guardian. Mais sur le fond, Pompeo n’a fait qu’acter une situation de facto qui prévaut sur le Golan administré par Israël depuis la fin de la Guerre des Six Jours en 1967. Puis annexé unilatéralement en 1981.

| Q. Finalement, comment qualifier cette fraude ?

Charlotte Sawyer. Deux mots la qualifient : elle est massive et criminelle au plan fédéral.
Répondant à United We stand, Me. Sidney K. Powell, a été très claire à ce sujet :

| United We stand. Donc, si je comprends bien, est-il vraiment important de savoir que les machines de vote nationales ou, dans de nombreux États, les comtés disposent d’une sorte de logiciel de porte dérobée, comme la plupart des téléphones, mais qui calcule et indique à la personne qui accède à la porte dérobée quel type de pourcentage de vote et quel type de chiffres sont nécessaires pour modifier la victoire d’un certain parti pour un certain candidat.

Me. Sidney K. Powell. Ils peuvent exactement observer le vote en temps réel ; ils y appliquent un algorithme informatique selon les besoins pour soit faire disparaître les bugs, soit modifier les votes pour faire gagner un candidat.

United We stand. C’est même différent et je veux juste être très très prudent et décider combien de données supplémentaires vous devez modifier pour changer le nombre, mais maintenant vous dites qu’il y a un moyen réel de modifier le total des votes dans le système ?

Me. Sidney K. Powell. C’est exactement ça

United We stand. C’est une très très grosse pièce là je veux dire que ce serait de la fraude électorale! Quelle est la prochaine étape ?

Me. Sidney K. Powell. Il s’agit d’une fraude électorale massive et criminelle qui aurait pu se produire dans au moins 29 États à n’importe quel moment où la machine de vote était connectée à l’internet et nous avons la preuve qu’il y en a eu beaucoup si c’est ce qui s’est passé, c’est évident d’après l’algorithme et les statistiques que les experts suivent ou les lots de bateaux et quand les courbes ont changé, cela va époustoufler le pays quand nous aurons tout rassemblé et que nous pourrons l’expliquer avec les déclarations sous serment et les experts qui sont venus.

Notes

1 Ou ministère de la Santé.
2 Ex-directeur de la CIA, élu républicain du Kansas, siégeait à la Commission du Renseignement du Congrès sortant et a participé à la Commission d’enquête sur l’attaque du consulat des États-Unis à Benghazi, en septembre 2012, où l’ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués.
3 S’agissant, pour partie, de territoires disputés, nous usons des deux noms et dans l’ordre alphabétique.

 

A Propos Jacques Borde

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