Biden Vs Trump : & en attendant janvier 2021 ?… [3]

| É-U | Présidentielles 2020 | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Rien n’y fait, ni les turpitudes médiatiques, ni les (rares) admonestations de Joseph Joe Robinette Biden, Jr., ni les menaces à peine voilées (mais ça, ça a commencé avant même son élection) de certains, Donald J. Teflon Trump, campe sur ses positions. Bon, & en attendant ? Eh bien, son équipe juridique peaufine ses dossiers, vie diplomatique & big business continuent. Histoire de dire, comme nous en a prévenu Jean-François Touzé, que quoi qu’il arrive Washington restera le faiseur de pluie pour le reste du monde. Alors… Partie 3.

« Pas un mot ce soir dans les media mainstream francophones sur les gravissimes accusations portées par les avocats de Trump à l’occasion d’une conférence de presse d’une heure organisée aujourd’hui à New York. Pourquoi font-ils même pas semblant de ne pas évoquer l’avancée de l’enquête de Sidney Powell sur les fraudes notamment via le logiciel Dominion employé dans 29 États et truffé de failles ? Les Démocrates commencent à trembler sur les plateaux de TV US et les médias n’en pipent mot, préférant replanter les salades d’Obama payées à prix d’or par les marchands du temple. L’Omerta sur ce sujet majeur pour l’avenir des élections des pays dits démocratiques est proprement hallucinante. Et scandaleuse ».
L’Objecteur Médiatique.

« Les USA prêts à ‘guider le monde’. En général, cela signifie nouvelle(s) guerre(s) à prévoir pour satisfaire l’impérialisme américain. Rappel : quelle que soit notre opinion sur le ‘style’ de Trump, il sera l’un des rares présidents américains à ne pas avoir commencé de nouvelle guerre ! ».
Yannick Lecomte, sur sa page Facebook.

« Joe Biden devrait concéder tout de suite l’élection avant de se retrouver derrière les barreaux ».
Me. Sidney K. Powell.

« Si l’on décrypte le langage gaucho bobo mondialiste, cela signifie que les USA se préparent à nouveau à faire la guerre dans les pays qu’ils pourront ensuite exploiter. Semer le désordre et la misère, et ainsi lancer sur l’Occident des millions de migrants de plus… ».
Jacques Michael Besnainou, sur sa page Facebook.

« Soudainement pour Facebook l’avertissement que Joe Biden a gagné disparaît et fait place à la notice que les USA ont un système judiciaire qui déterminera le gagnant de cette élection. Facebook ne serait donc plus certain pour Biden ? ».
Yasmine Dhn, sur sa page Facebook.

« ...Les preuves s’amoncellent chaque jour. Lorsque les Dems ont, à la dernière minute, généralisé le vote postal, ils ont ouvert la boîte de Pandore car ces votes là (et les fraudes) laissent des traces. Ainsi, lorsque le comté d’un État envoie 1.800.000 bulletins, mais en reçoit 2.500.000 en retour, il y a un sérieux problème. Lorsque dans un autre État, le nombre de votes dépasse largement le nombre d’électeurs, voire d’habitants, il y a aussi un gros problème. Lorsque des témoins assermentés révèlent en détail des manipulations illégales et massives de bulletins, y compris des comptages de votes sans aucune vérification de validité, il y a un problème. Lorsque des démarcheurs collectent les bulletins au porte à porte, même des blancs ou enveloppes non-fermées pour généreusement aller les ‘poster’ à votre place, il y a un problème… Sans même parler des ordinateurs de votes bourrés de défauts et piratables (même de l’étranger), il y a (encore) un problème. Les media américains anti-Trump n’en parlent évidemment pas, ils nient tout, tout comme nos media tout aussi anti-Trump, qui se contentent donc de les ânonner. Ma théorie est que comme d’habitude, la triche était prévue et bien rodée, sauf que Trump a eu tellement de voix, que la ‘machine’ a dû travailler en surrégime, au point que la discrétion n’était plus assurée, la triche est plutôt flagrante, et donc difficile à ignorer. Les résultats surprenants de Biden éberluent des mathématiciens spécialisés élections qui s’en grattent le crâne et sont devenus dubitatifs sur l’honnêteté du processus. Trump ayant eu beaucoup de soutien populaire, plus de voix qu’un Obama, plus de voix chez les Latinos, chez les Noirs, les Asiatiques, il n’est que normal qu’il s’adresse à ses supporters pour leur intimer la patience et d’attendre la fin de l’habituel processus électoral américain, si inhabituel pour nous Européens... ».
Walter Pfannschmidt

| Q. D’où vient ce terme de Kraken dont use (& abuse?) Me. Powell ?

Charlotte Sawyer. Contrairement à l’agitation hautement onaniste et gauchisante de votre cloaca mediatica maxima, le Kraken usité par, Me. Sidney K. Powell pour qualifier les activités frauduleuses et criminelles (du point de vue fédéral) du camp démocrate, n’est en rien une métaphore de la bête légendaire engloutissant les navires, mais la référence au 305th Military Intelligence Battalion de la 111th Military Intelligence Brigade basé à Fort Huachuca (Arizona). Comme l’a précisé le lieutenant-général (Rtd) Thomas McInerney. Un private joke du camp trumpiste, en quelque sorte.

| Q. Sinon, Tony Blinken est un francophone émérite, ça vous parle ?

Jacques Borde. Bon, le US Secretary of State, Antony John Tony Blinken, parle parfaitement le français ! Entre nous, comme disait feue madame ma mère, on s’en tape la coloquinte. Même si cette francophonie, par ailleurs totalement assumée, est de nature à ravir les lecteurs de prompteurs de BFM-TV.

C’était aussi le cas d’une bonne partie des hauts dignitaires du IIIe Reich expédiés à Paris pendant l’Occupation. Occupation qui nous laissera de merveilleux souvenirs : comme les fusillés du Mont-Valérien et les rafles du Vél-d’Hiv.

Parmi ces subtils francophones, rappelons l’excellent Otto Abetz1. Cet homme de grande culture va aussi donner son prénom à la Liste Otto2. Eh oui, le français c’est bien utile, aussi pour ça !

Et c’est bien Otto Abetz qui va organiser l’expropriation des biens privés juifs : les collections Seligmann, Wildenstein, Alphonse Kahn, Rosenberg, Bernheim, Maurice et Robert de Rothschild, James Armand, Maurice Dreyfus, Raymond Lazard…

Charlotte Sawyer. Moi aussi, je parle Français, que doit-on en déduire de particulier au plan géostratégique ? À la cour de sa Très Gracieuse Majesté, on maîtrise assez bien le Français. So What ?

Ce fut aussi le cas de Édouard Plantagenêt, dit Édouard de Woodstock Brackembury (1330-1376), fils aîné du roi Édouard III, prince de Galles et d’Aquitaine (1362), autrement dit le Prince Noir. Ce capitaine de la Guerre de Cent Ans parlait le Français ainsi que le Gascon, ce qui lui permettait de communiquer plus aisément avec ses contingents… gascons, qui, quelque part (du point de vue anglais, en tout cas), étaient ses régnicoles.

| Q. Donc, pour vous, tout ça ne veut rien dire ?

Charlotte Sawyer. C’est de l’habillage, de la cosmétique. Comme disait une série qui a fait date : « La vérité est ailleurs ».

| Q. Où donc, alors ?

Jacques Borde. Comme l’a souligné Yannick Lecomte :

« Les gendarmes du monde vont reprendre leurs plans comme en Irak ? En Afghanistan ? Au Viêt-Nam ? La morale la guerre rapporte à la gauche américaine, peut-être que Donald Trump n’était pas si mal avec le pleine emplois. Et l’abaissement des taxes, tout ça c’est remis en cause ».

Voilà les vraies questions que devraient se poser les grouillots de BFM-TV.

| Q. Surpris par la déclaration de Biden ?

Jacques Borde. Pas le moins du monde. Mais comme l’a dit dit Robert Ménard : « ‘guider le monde’. Avec les Démocrates, retour à l’arrogance et à l’interventionnisme assuré… Pas sûr que la paix y gagne beaucoup ».

En tout cas, les propos de Joseph Joe Robinette Biden, Jr. ont le mérite de clarifier les choses.

| Q. Selon vous, doit-on s’attendre à des limitations des libertés publiques avec une administration Biden ?

Jacques Borde. À un encadrement plus strict probablement. C’est, en tout cas, ce que laissent présager des propos récents de l’ex-président B. Hussein Obama, à propos de la Toile comme menace pour la démocratie.

Propos qui ont fait vivement réagir Me. Gilbert Collard. :

« #Obama: ‘Internet est la plus grande menace pour notre démocratie’. C’est l’inverse, c’est l’espace de liberté populaire où chaque citoyen peut s’exprimer ! Ce qui dérange le totalitarisme mou, c’est qu’il existe des opinions contraires à la pensée unique ! ».

Franchement, je ne peux que lui donner raison.

Par ailleurs, à lire cette nouvelle passée sur les réseaux sociaux rendant si fébriles B. Hussein Obama :

Cf. « Sondage CNBC: seuls 3% des 73.873.023 électeurs républicains considèrent que Biden est légitimement élu. Bon courage, Sleepy Joe ! ».

Charlotte Sawyer. On comprend aussi que le camp démocrate se sente beaucoup moins sûr de son avenir. Sans parler des chambres, où le combat sera, très certainement, acharné.

| Q. Avec Biden, on s’attend à des changements sur l’Iran ?

Jacques Borde. Là aussi, probablement. Mais ne rêvons pas trop quant à l’ampleur de la chose.

Si avant janvier 2021, Washington impose de nouvelles sanctions à Téhéran, il n’est pas certain que l’administration Biden revienne nécessairement dessus.

| Q. Pourquoi donc ?

Jacques Borde. Les plus draconiennes prises récemment visent le Bonyād-é Shahid et le Bonyād-é Mostazafan3 ? soit respectivement la Fondation des martyrs et la Fondation des déshérités. Là, oubliez les noms : ces structures sont aujourd’hui de véritables géants au vu de l’économie iranienne. Considérés comme des piliers du régime, ni Biden, ni son US Secretary of State, Antony John Tony Blinken, ne bougeront le petit doigt pour leur sauver la mise. Au contraire.

Mais, à terme, il n’y a pas que l’Iran qui pourrait poser problème, mais aussi Islamabad.

| Q. Vous voulez dire qu’alliances et allégeances basculent pas mal ces derniers temps ?

Jacques Borde. Pour faire court, disons ceci : Islamabad, c’est un peu comme Ankara (le talent du Cumhurbaşkanı4, Reccep Tayyip Erdoğan, en moins) : une bande de faux-culs de première. En clair, pas grand-chose de bon à attendre de ces loustics-là.

Un régime d’Islamabad qui passe la main dans le dos de Washington, alors que, comme l’a souligné à Fides, Sabir Michael, activiste chrétien se battant pour la protection des minorités religieuses : « La question de l’extrémisme et de l’insécurité est le principal problème des minorités religieuses qui vivent au Pakistan. Jour après jour, ces minorités font face à des agressions alors que se font sentir les effets de l’extrémisme et du fondamentalisme religieux qui provoquent diverses formes de persécution y compris les conversions forcées de femmes issues de ces minorités religieuses ».

Avec des effets extrêmement concrets comme « … l’enlèvement et la conversion forcée d’adolescentes hindoues et chrétiennes dans les provinces du Sindh et du Pendjab » qui « sont eux aussi en augmentation. Ce phénomène constitue une menace pour la sécurité et la prospérité des minorités religieuses (…). Selon le dernier rapport de la Commission pour les droits fondamentaux du Pakistan publié en avril 2019, en moyenne, ce sont 1.000 jeunes filles non musulmanes qui sont enlevées, violées puis contraintes à se marier avec un homme bien plus âgé qu’elles. De nombreuses jeunes contraintes à ces mariages ne sont pas majeures ».

À rapprocher de ce qui s’est passé pendant des dizaines d’années – avec l’effarente complicité d’une police corrompue5 – dans les Sharia zones qui pullulent au Royaume-Uni.

Le gros souci – quel que puisse être le commander-in-chief à Washington – c’est que cette arriération intellectuelle, forme locale de la doxa takfirî enseignée dans toutes les madrasas, va de pair avec un statut de vraie puissance nucléaire.

| Q. Et, c’est plus gênant pour Biden ou Trump ?

Charlotte Sawyer. C’est à peu près pareil. Joe Biden est plus – dans les apparences, en tout cas – marqué par les questions des droits de l’Homme. Et Trump plus soucieux des Chrétiens. Ce qui pourrait changer la donne, c’est l’arrivée aux commandes de Kamala Harris, pas plus afro-américaine que je ne suis nippo-américain, mais authentiquement indo-américaine. L’Inde, le sous-continent pas nos Natifs des Premières nations, je veux dire. Quelle sera, alors, l’approche d’une administration Harris dans ses relations avec le Pakistan ?

| Q. L’avenir s’annonce houleux ?

Charlotte Sawyer. Oui, plutôt. Et pas que dans les relations internationales. Le Secretary of the Treasury, Steven T. Mnuchin, a annoncé sont intention de transférer 455 Md$US d’argent de relance contre le COVID-19 non-dépensés dans un fonds que l’arrivée aux affaires (sic) de l’administration Biden ne pourra pas dépenser sans l’approbation du Congrès. Histoire que cet argent ne soit pas dilapidé à des fins ubuesques, je suppose…

Notes

1 Ambassadeur d’Allemagne du 3 août 1940 à juillet 1944.
2 Les ouvrages interdits par la censure allemande.
3 Semblables aux Chaebols sud-coréens, en fait.
4 Ou Président de la République de Turquie.
5 La plus corrompue du monde occidental, en fait.

 

A Propos Jacques Borde

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