En Merah, fais ce qu’il te plaît ! Avec April, sois antisémite !… [3]

| France | Kulturkampf | Questions à Jacques Borde |

Les nazislamistes & leurs voyous utiles de la gauche financiarisée antisémite nous en avaient déjà fait pas mal voir en matière de Kulturkampf pour nous imposer des vues que l’on pensait passées au rouleau compresseur des forces ayant écrasé l’Axe en 1945. Qui aurait cru un seul instant que l’anodin – mais emblématique, donc héraldiste – Miss. France allait leur permettre de remettre le couvert en s’en prenant à la magnifique April Benayoum, interdite d’être couronnée parce que juive ? Clairement, nous sommes en plein dans le beruf verboten du Reich, troisième du nom & les lois raciales de Vichy ? Simple question : jusqu’à quand le régime de Paris tolérera ce genre de dérives ? Partie 3.

« Il faut être très taré, mou du bulbe, ignorant crasse, con et moche à la fois et avec un très faible QI pour faire appel à ‘Tonton Hitler’ en parlant du concours de Miss. France… en 2021 ».
Eber Haddad.

« Choquée par le silence de beaucoup d’ élus face au déferlement raciste envers Miss. Provence ! À part certains courageux, aucune réaction ? Honte ».
Patricia Darmon.

| Q. L’Affaire Amir Haddad, vous disiez ?

Jacques Borde. Oui. Pour faire court, rappelons les faits : un adjoint au maire de Fontenay-sous-Bois – ville (française) sise en Région parisienne, si ma mémoire est bonne, et ne jouxtant ni Eilat ni Tel-Aviv, du moins pas récemment1 – a eu l’idée de s’opposer à la venue du chanteur Amir Haddad dans sa ville, au motif qu’Amir Haddad :

1- aurait fait son service dans « l’armée coloniale d’occupation » d’Israël.
2- soutiendrait Tsahal qui a conduit des opérations militaires à Gaza.
Cette posture appelle de ma part plusieurs commentaires, alliant lassitude et consternation.

| Q. Pourquoi ces sentiments-là ?

Jacques Borde. D’abord, parce que, lorsqu’on est élu d’une municipalité communiste relevant d’une doxa totalitaire qui :

1- a passé son temps à trahir la France au profit de l’URSS.
2- a pactisé avec l’Axe (Pacte germano-soviétique) avant d’entamer sa Grande guerre patriotique contre les troupes du Reich, troisième du nom.
3- a causé la bagatelle de 100 millions de morts.

On pourrait se montrer un peu plus avisé avant de monter sur ses grands chevaux.

Lassitude parce qu’à l’évidence, l’édile en question importe sur notre sol le conflit au Levant qui oppose, disons depuis 1948, les Palestiniens à l’État hébreu. État reconnu (un des premiers à l’avoir fait) par… l’Union soviétique, puis la Russie.

À ce que l’on croit comprendre à propos d’Amir Haddad, c’est que l’artiste aurait fait son service national au sein de l’armée de son pays qui s’avère être Israël. Ce qui, soit dit en passant, est non seulement son droit mais, plus contraignant, son devoir.

Or, en tout premier lieu, le fait que Amir Haddad ait servi au sein de Tsva Haganah Ley’Israel (IDF)2 n’est pas un élément incriminant en droit français. En l’espèce (ce qui n’est pas le cas du Liban, par exemple), l’état de nos relations avec Jérusalem est celui de relations normalisées, pacifiques et non un quelconque état de tension et, encore moins, de guerre…

| Q. Et si des personnes partagent l’avis de l’édile en question ?

Jacques Borde. Il n’échappera à personne que rien n’obligeait les habitants de Fontenay-sous-bois d’aller écouter les performances lyriques (dont j’ignore tout, par ailleurs) d’Amir Haddad. Ce qui, là, pour le coup, pourrait justifier qu’on s’y opposât si le spectacle était tendancieux. Les mairies offrant parfois des spectacles à (certains de) leurs administrés, sans que cela ne provoque d’émoi. Performances, pour les choses soient claires :

1- dont je n’ai aucune idée ;
2- personne n’a établi qu’elles aient pu être attentatoires à quoi que ce soit et à qui que ce soit.

Si, d’aventure, des habitants de Fontenay-sous-Bois avaient eu quelque avis et critiques à manifester à Amir Haddad, il était tout à fait possible de faire part à l’intéressé (par courrier notamment) de ce qu’ils avaient à penser de la situation au Levant et des guerres de Gaza en particulier.

Ce qui, en revanche, me semble inacceptable, c’est que, au motif d’opinion politiques (sic) précises, il puisse être imposé à Amir Haddad d’aller, pour ainsi dire, se faire voir ailleurs. En effet, cela reviendrait à imposer lesdites opinions (sic) à :

1- Amir Haddad qui : a) n’a pas eu de comportement tombant sous le coup des lois de ce pays ; b) n’est visé par aucune procédure d’aucune nature (en Israël ou ailleurs) pour son passage sous les drapeaux. Obligatoire en Israël, rappelons-le.
2- ceux des habitants de de Fontenay-sous-Bois qui, si cela leur dit, ont parfaitement d’aller assister au spectacle d’Amir Haddad. Quitte à s’y ennuyer à mourir s’il n’est pas qualité.
3- surtout, comme, la majorité des Français, je n’avais jamais entendu parler d’Amir Haddad avant cette affaire. Y a pas à dire : à Fontenay-sous-Bois on est doué en matière de communication et on sait foutre le pognon de ses administrés par la fenêtre !…

| Q. Une affaire grotesque, selon vous ?

Jacques Borde. J’ose espérer, mais sans trop y croire, qu’elle ne soit que cela…

| Q. Et que craignez-vous ?

Jacques Borde. Qu’au-delà, elle ne soit la manifestation de cet antisémitisme larvé qui vise de plus en plus contre nos compatriotes juifs. Comment accepter qu’un artiste puisse être interdit de spectacle en raison de sa nationalité, voire de sa judéité ? Quelque part, Amir annonçait April.

Nos périphéries, comme Sarcelles et son après-midi de cristal3 de triste mémoire, ont suffisamment subi les troubles d’agités takfirî travestissant leur antisémitisme sous le paravent de l’antisionisme (ou de l’anti-juifisme, selon certains). Expédiant, au passage, de beaux missiles de croisière dans la cause qu’ils prétendent défendre.

Comme l’avait dit l’alors Premier ministre britannique, Theresa M. May4, à propos de la terreur takfirî, enough is enough5 ! Et l’antisémitisme dans nos rues ne mérite pas mieux et ne sert en rien les causes des peuples du Levant suffisamment endeuillées et meurtries comme ça.

| Q. Bon, autre sujet polémique de nature similaire : que pensez-vous du port du hidjab reproché à Mme. Élisabeth Guigou ?

Jacques Borde. À ce que j’en sais est précisément reproché à Élisabeth Guigou d’avoir pris pris part, dans le cadre de sa campagne politique, à l’iftâr (la rupture du jeûne du ramadan) dans une mosquée.

Or, pas de bol, faire campagne dans un lieu de culte est strictement défendu par la loi. Cf. « Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte » stipule en effet l’article 26 de la Loi de 1905.

Selon son entourage, Guigou n’était pas, à ce moment précis, en campagne. Mais il y aurait plus gênant…

| Q. Quoi donc ?

Jacques Borde. Parmi ses réactions, Guigou aurait établi un parallèle, pour le moins surprenant, entre le hidjab et la kippa. Démontrant par là des connaissances historiques et géopolitiques avoisinant le zéro absolu. Rappelons à Mme. Guigou et, au passage, à ceux qui à droite, ont dans l’idée de réglementer le port de la kippa et de la croix, ces quelques points :

1- le judaïsme, a contrario des deux autres religions du livre, n’est pas prosélyte6. Donc, craindre une rupture militante et dynamique de la laïcité, est, par là, une aberration en soi.
2- les porteurs de kippa sont infiniment moins nombreux que les membres eux-mêmes de la communauté mosaïque. S’offusquer d’une pratique, objectivement minoritaire, en son sein a, quelque part, de mon point de vue, quelque-chose de malsain.
3- il n’échappera à personne que les cas de violences sectaires infligées à des porteurs de symboles religieux : a) ont visé des porteurs de kippa et de croix ; b) sont à 99,99% le fait d’activistes nazislamistes.

Depuis qu’est apparu la problématique posée par la doxa takfirî, n’a été constaté, en France, aucune violence sectaire similaire à celle des adeptes du Takfir. et pour être aussi complet que possible :

-Aucun catho tradi ne se jetant l’épée à la main à la sortie d’un concert au cri de Montjoie-St-Denis.

-Aucun Loubavich fonçant dans la foule au volant d’un véhicule, en hurlant : Shabbesh, Shabbesh7.

-Mieux encore, aucun de ces Franco-Israéliens ayant fait de préparation militaire ou leur service militaire au sein de Tsva Haganah Ley’Israel (IDF) n’a jugé bon d’appliquer ses nouvelles aptitudes guerrières à la sortie d’une mosquée, d’une église ou d’une école !

Alors qui agresse qui et qui pose problème à qui ? Et, il n’y pas que la violence sectaire.

| Q. Et à quoi pensez-vous ?

Jacques Borde. Au chantage communautariste de tous les jours.

| Q. Le débat sur les libertés publiques menacées qu’en pensez-vous ? Me. Spinosi…

Jacques Borde. Le Spinosi de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ? Aucun intérêt. Question suivante, Svp…

| Q. Pour vous le sacrifice de certaines libertés publiques est possible ?

Jacques Borde. Face à la terreur takfirî ? Oui, évidemment. C’est un mal nécessaire. Et ça n’est pas moi qui le dit mais Thierry de Montbrial8 qui estime que « tout le défi » est de « transposer dans notre droit » les moyens nécessaires.

| Q. Pensons concret : si les banlieues s’embrasaient, l’armée parviendrait-elle à les pacifier ?

Jacques Borde. Rien n’est moins sûr. Pas au top au Ruanda, rappelons-le. Or, on tue très efficacement au couteau et au gourdin, à petite ou vaste échelle. Le même type de massacres est aussi à envisager, pas seulement des attentats type Bataclan ou Nice, à tant de reprises !…

Notes

1 Donc pas de capillarité névrotique due à un voisinage oppressant.
2 Ou צְבָא הַהֲגָנָה לְיִשְׂרָאֵל; acronyme Tsahal, צה”ל, en anglais, Israel Defense Forces.
3 Les émeutes du 20 juillet 2014 qui avaient fait dire à Manuel Valls, alors Premier ministre que « ce qui s’est passé à Sarcelles est intolérable, s’attaquer à une synagogue à une épicerie casher, c’est tout simplement de l’antisémitisme, du racisme ».
4 Qui fut une aussi redoutable que discrète Secretary of State for the Home Department.
5 Assez, c’est assez !
6 Alors que le Christianisme et l’Islam le sont.
7 Shabbat en yiddish, si ma mémoire est bonne.
8 Fondateur (1979) et président de l’Institut français des relations internationales (IFRI).

 

A Propos Jacques Borde

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