Le Coup d’Etat permanent… [1]

| Présidentielles 2020 | États-Unis | Eber Haddad |

Les bonnes choses n’ont pas de fin. L’excellent Eber Haddad, que nous sommes heureux de retrouver en pleine forme, a repris ses analyses sur les Affaires intérieures étasuniennes. Le titre, cette fois-ci, est de lui. Partie 1

La gigantesque fraude qui a eu lieu pour changer les résultats des dernières élections présidentielles américaines n’a pas commencé le 3 Novembre 2020, mais le jour même de l’intronisation de Trump, le 20 Janvier 2017. En réalité ce déni de démocratie avait débuté sous la présidence d’Obama, c’est seulement l’exécution de ce plan qui s’est matérialisé ce jour-là.

Depuis que Trump avait commencé à présenter un sérieux danger pour Hillary Clinton, dans les sondages réels, pas ceux publiés à des fins de propagande, il est devenu l’homme à abattre. Hillary, de l’avis général, faisait une mauvaise campagne électorale où la fatuité, la suffisance, l’insulte et l’arrogance tenaient lieu d’arguments, aidée en cela par sa perception d’invulnérabilité que lui procuraient les media et le sentiment que cette fonction lui revenait de facto, un peu comme si elle était le Prince Charles des États-Unis, elle qui clamait en toutes occasions que Bill, son mari, était devenu président en grande partie grâce à son soutien. Mme. Clinton, imbue d’elle-même et se considérant intellectuellement et éthiquement exemplaire comme toute la soi-disant gauche américaine, avait aussi traité les personnes qui ne voteraient pas pour elle de « panier de déplorables ».

Pendant ce temps Obama transgressait un interdit qu’aucun président avant lui n’avait osé faire, il espionnait la campagne de Trump ! Bien pire que le Watergate et autrement plus grave car il utilisait les instituions même du pays alors que Nixon s’était payé les services de seconds violons et des voyous attardés. Obama avait organisé cela avec l’aide de son Directeur du FBI, James Comey, du chef de la CIA, John Brennan et de sa ministre de la Justice, Loretta Lynch, qui avait poussé l’outrecuidance jusqu’à rencontrer subrepticement Bill Clinton sur le tarmac de l’aéroport de Phoenix en Arizona, pour parler et éventuellement faire disparaître les nombreux délits de la candidate Clinton, notamment celui de la destruction totale, malgré l’injonction de les divulguer, de ses e-mails qui l’incriminaient dans de nombreuses affaires lorsqu’elle était Secrétaire d’État. Les Démocrates, avec Obama à leur tête, espérant la victoire de Clinton pour pouvoir exercer implicitement un troisième mandat, avaient dès lors commencé à tisser la toile d’araignée pour empêcher Trump, par tous les moyens, légaux et illégaux, d’accéder au pouvoir et si, le cas échéant, il y parvenait, de tout faire pour l’en évincer. La plus grande « chasse aux sorcières » depuis l’époque McCarthy s’est mise en place et à une échelle difficilement imaginable.

Pour Hillary Clinton et son gang, ce fut une débâcle à nulle autre pareille et aussitôt toute cette engeance n’a eu qu’un seul but, délégitimer le nouveau Président. Ce qu’ils se sont employés à faire les quatre années suivantes.

En 2020, c’est non seulement une fraude électorale qui s’est produite et aurait suffi, à elle seule, à discréditer le pseudo vainqueur et le système tout entier, mais surtout une tentative d’annuler les résultats des élections de 2016. Après avoir tenté d’empêcher le nouveau président élu de faire son travail, s’être ingénié à saboter par tous les moyens ses chances de réélection et apostasier la démocratie, on constate qu’ils ont repris à leur compte la phrase qui a servi de titre à un livre de François Mitterrand, Le coup d’Etat permanent. Et ce n’est toujours pas fini…

Dès le jour de l’investiture de Trump, la guerre est déclarée. Des manifestations diverses de groupes allant de LGBT aux mouvement soi-disant féministes en passant par les pseudo-pacifistes, ont eu lieu dans tout Washington et dans plusieurs villes du pays, organisées par les Démocrates, avec l’apparition de certains ténors de ce parti comme John Kerry, comme si une décision électorale qui ne plaisait pas devenait un délit et devait de ce fait être abrogée. La participation à ces manifestations a été d’ailleurs largement exagérée par les médias et les cadrages télévisuels permettaient de croire qu’il y avait foule alors que ce n’était pas le cas.

Des émissions se sont succédées sur toutes les chaînes de télévision, y compris FoxNews qui passe en France pour une chaîne d’extrême-droite (sourire), mais particulièrement sur CNN, CBS et MSNBC, pour décrire le calvaire et le désespoir des électeurs d’Hillary Clinton à qui il fallait fournir des « nounours », des albums à colorier et des soutiens psychologiques pour qu’ils ne sombrent pas dans la dépression nerveuse voire même le suicide ! Difficile à croire surtout quand ça se passe dans la première puissance du monde…

Tout cela n’était que de la poudre aux yeux. Le vrai travail de sape avait commencé dans les coulisses et on pouvait en deviner les contours par un article paru sur le Washington Post, autrefois quotidien de référence et à présent propriété à titre personnel à Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, qui lui sert à véhiculer ses idées, à apparaitre « progressiste » et étendre son influence et dont le titre était : Impeach Trump ! Donc un président élu démocratiquement et qui n’a pas la chance de plaire aux oligarques et à ceux qu’on appelle à tort la gauche progressiste, doit être destitué avant même d’avoir pris ses fonctions sous un motif qu’il sera, pensaient-ils tous, facile à trouver. Il est vrai que ce même Bezos avait embauché des dizaines de journalistes pendant la campagne dont la seule mission consistait à trouver des abjections, des ragots, des calomnies en bref toute sorte de boue pour éclabousser Trump. Cette entreprise n’a pas abouti mais il en fallait bien plus pour décourager les ennemis du nouveau président.

Les media ont dès lors commencé une campagne d’assassinat virtuel de Trump en donnant à 95% des informations négatives à son sujet. Une véritable république bananière voyait le jour. Certaines chaînes comme CNN et MSNBC passaient les 2/3 de la journée à diffuser cette propagande, aussi bien insidieusement qu’ouvertement. On se serait cru dans une dictature sud-américaine, moyen-orientale, africaine ou encore nord-coréenne, où le despote en place confisque les moyens d’information à son seul profit, en déversant des horreurs sur ses opposants tout en faisant chanter ses propres louanges, en plus sophistiqué bien entendu et sous couvert d’informer mais, de manière totalement inédite, sous le contrôle de l’opposition pas du pouvoir. Tous ont participé à cette basse besogne, d’Hollywood et ses vedettes grassement payées en passant par les émissions traditionnellement humoristiques, comme le Tonight Show, aux réseaux sociaux cette arme de destruction massive de l’information qui censure à tout va, en produisant de la propagande de manière éhontée et infantilisante comme sous n’importe quelle dictature. Les médias américains ont fini par créer une nouvelle maladie qui s’est répandue comme une traînée de poudre, le TDS ou « Trump Derangement Syndrome ». A force de le brocarder ils ont réussi à le faire haïr par des personnes qui ne savaient même pas exactement quoi lui reprocher !

Et puis les choses sérieuses ont commencé : les procédures d’impeachment. On n’avait pas de réels motifs, mais pas de problèmes, on va en créer un. Ils ont commencé par une pseudo collusion avec la Russie qui aurait permis l’élection de Trump sans fournir la moindre preuve mais en s’appuyant sur des faux témoignages, le Dossier Steele financé par la campagne Clinton, du nom de l’ancien espion britannique du MI6, Christopher Steele, spécialiste de la Russie et du Kremlin et d’autres éléments sans la moindre substance mais à qui les médias, partie prenante dans ce coup d’Etat hors-norme, ont tout fait pour donner de la crédibilité. On ne parlait plus que d’impeachment, le mot était lâché, et les auteurs de cette perversion de la démocratie, les bien mal-nommés Démocrates, ont bénéficié de la complaisance ou de la complicité de Jeff Sessions nouveau ministre de la Justice de Trump, mais vieux routard de la politique qui s’est désisté de cette affaire de manière curieuse et incompréhensible en laissant à son adjoint, Rod Rosenstein, issu de l’administration Obama, le soin de poursuivre cette affaire. Celui-ci a immédiatement nommé une commission d’enquête dépendant du Congrès avec à sa tête un procureur spécial, Robert Mueller, ancien directeur du FBI, doté de tous les pouvoirs sans aucune limitations pour aller persécuter tous les proches de Trump passant au crible leurs vies y compris celles avant de connaître le Président, leur faire des chantages ignobles pour les obliger à avouer des faits inexistants et les pointer du doigt à travers les médias à la vindicte publique pour détruire ce qui restait de leurs vies sociales, familiales et professionnelles. Une véritable inquisition digne des pires régimes despotiques de la planète, le néo-stalinisme s’est emparé des États-Unis.

Malgré toute cette mobilisation des juristes les plus expérimentés, 16 en tout, avec des moyens financiers illimités, des procédés techniques et juridiques sophistiqués, impitoyables et même cruels, qui n’avaient même pas été utilisés contre la mafia ou le terrorisme, sous la houlette du procureur Mueller, presque 100 M$US dépensés en pure perte, un battage médiatique forcené et des vies détruites à jamais, ils n’ont strictement rien trouvé. Quelques lampistes en ont fait les frais sur des accusations fiscales de moindre gravité pour la plupart et qui dataient de décennies avant leur prise de fonction dans la campagne de Trump.

La technique des néostaliniens au service d’Obama, le marionnettiste tapi dans l’ombre, est d’accuser ses ennemis des fautes et des crimes qu’ils ont commis eux-mêmes et d’enfoncer le clou dans l’œil jusqu’à ce que ce soit insupportable. À court d’arguments pour faire sauter Trump, je le rappelle une fois de plus, légitimement, les caciques du parti Démocrate sont repartis en guerre contre lui sous les prétextes les plus futiles, parfois même farfelus, tout en freinant des quatre fers pour que le pays tombe en récession et que son gouvernement soit paralysé. Manque de bol pour eux, c’est exactement le contraire qui s’est réalisé. Les millions d’emplois que les administrations précédentes, Bush père, Clinton, Bush fils et Obama, avaient exportés vers la Chine principalement et que l’inénarrable Obama, se moquant de Trump pendant la campagne de 2016, avait promis-juré qu’ils avaient disparus à jamais, sont revenus comme par enchantement et des millions d’Américains laissés sur le bord de la route, sans activités et sans espoirs se sont retrouvés au travail, le chômage tombant à son plus bas niveau depuis 57 ans. La bourse au zénith, volant de records en records, l’inflation maîtrisée, le moral revenu et un pays de nouveau sur les rails après des années de crises et de pauvreté, frôlant la misère dans certains endroits du pays. Les food stamps, aides alimentaires pour les plus nécessiteux, étaient distribués à 47 millions d’Américains sous Obama ; en 2 ans plus de la moitié des récipiendaires n’en avaient plus besoin et l’économie ne cessait de s’améliorer, une situation idéale pour le pays, encore plus pour un président en quête de réélection.

Je passerai sur de nombreux détails qui ont leur signification en allant des plus superficiels et mesquins comme de bannir Melania Trump des couvertures de tous les magazines à ceux bien plus graves minimisant ou passant sous silence les succès de Trump, ou dissimulant les erreurs et malveillances des Démocrates ou des personnalités de ce parti, leurs corruptions, leurs obsessions, leurs acharnements, leurs abus sexuels et autres dépravations. Une surenchère quotidienne dans tous les médias, aussi obscène que sous les régimes autoritaires.

Trump avait décidé de ne plus laisser la Chine mener le jeu, voler la propriété et les secrets industriels, manipuler sa monnaie et imposer ses lois dans les échanges commerciaux. Au lieu de soutenir les intérêts de leur pays, les Démocrates et leurs affidés, media et réseaux sociaux se sont précipités pour soutenir qui ? La Chine bien entendu, volant ainsi au secours des oligarques, d’Apple à Amazon, pour qui c’est l’atelier, l’usine et la machine à faire des profits, même si les employés de ceux qui manufacturent leurs produits sont des prisonniers, des enfants ou des paysans exploités pour des salaires de misère mais aussi pour aider Joe Biden qui avait reçu tellement de prébendes de ce pays qu’il ne pouvait qu’être leur obligé, leur avocat et leur soutien.

N’étant pas arrivés à leurs fins avec la fameuse « collusion avec la Russie » et ne pouvant pas prendre le risque d’un second mandat de Trump, ils ont inventé un autre motif pour une nouvelle tentative d’impeachment. Ils ont prétexté une conversation téléphonique avec le président ukrainien dans lequel Trump aurait demandé des renseignements sur les activités illégales de la famille Biden dans son pays pour passer cette fois à une procédure d’impeachment en bonne et due forme… qui s’est soldée encore une fois par un échec. Aucune preuve tangible et malgré les dénégations du président ukrainien et celles de Trump, on a tronqué cette conversation, comme l’a fait aujourd’hui encore Le Figaro qui a copié-collé les media diffuseurs de propagandes américains, pour créer un délit. Mais pendant que le Congrès débattait à ce sujet et se consacrait, toutes affaires cessantes, à ces accusations factices et apocryphes, un danger bien plus grand pointait le bout du nez mais le tout Washington avait décidé non seulement de l’ignorer mais de critiquer comme stupide et raciste toute décision pour s’en prémunir : le Coronavirus. Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des Représentants, est allée jusqu’à visiter Chinatown à San Francisco, brocarder et accuser Trump de racisme parce qu’il avait parlé d’un virus chinois et venait de suspendre les liaisons aériennes avec la Chine. Ironiquement et avec une effarante malhonnêteté, lui faire le reproche de ne pas avoir réagi assez vite, quelques semaines plus tard.

Clinton, Obama, Biden, Pelosi, Trump, Mueller,

[À suivre]

A Propos Jacques Borde

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