Le Deep State s’est-il inoculé sa propre Révolution orange ? [1]

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De toute évidence, au mal profond que représentait pour le Deep State global, la présence à la tête de l’exécutif de l’hêgêmon thalassocratique étasunien d’un élément extérieur à ses propres rangs – Donald J. Teflon Trump – a répondu une thérapie de choc : ce furent, au final, les Rigged elections de novembre 2020. Retour à la normale, alors ? Peut-être ? Retour aux pratiques impériales (pour ne pas dire impérialistes) du faiseur de pluie US, en tout cas. En ces temps de retour aux valeurs basiques régissant la planète, n’est-il pas pas aussi temps que l’establishment ne proclame sa victoire sur le COVID-19, pandémie à peu près aussi crédible que le triomphe (au sens impérial) de Joe Biden sur Trump, le 3 novembre 2020 ? Partie 1.

« Comme je le dis depuis longtemps, Twitter est allé de plus en plus loin dans l’interdiction de la liberté d’expression, et ce soir, les employés de Twitter ont coopéré avec les démocrates et la gauche radicale pour supprimer mon compte de leur plate-forme, afin de me faire taire — et VOUS, les 75 000 000 de grands patriotes qui ont voté pour moi. Twitter est peut-être une entreprise privée, mais sans le cadeau du gouvernement de la section 230, elle ne pourrait pas exister longtemps. J’ai prédit que cela se produirait et j’ai négocié avec divers autres sites, et j’aurai bientôt une grande annonce à faire, tandis que nous examinons également les possibilités de construire notre propre plate-forme dans un avenir proche. Nous ne serons pas réduits au silence ! Twitter n’est pas un site de LIBRE EXPRESSION. Leur but est de promouvoir une plate-forme de gauche radicale où les personnes les plus malveillantes du monde peuvent s’exprimer librement. RESTEZ CONNECTÉS ».
Donald J. Teflon Trump.

« #Twitter suspend le compte de #Trump de façon permanente : dans l’ordre des atteintes portées à la liberté d’expression dans une ‘démocratie’, c’est la plus grave jamais commise. Attention ! Le bâillon de l’un peut devenir la muselière de l’autre ! Battons-nous contre la censure ! »
Me. Gilbert Collard.

« Les ‘guerres du XXIe siècle’, lancées sous Bush et élargies sous Obama, ont tué plus d’un million de personnes et chassé des millions de personnes de leurs foyers, ce qui a provoqué le pire désastre de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale. Le ‘pivot vers l’Asie’ d’Obama a enflammé les tensions de la Mer de Chine méridionale à l’Inde et au Pakistan. Le président actuel quittera la Maison-Blanche alors que les troupes de l’OTAN se déploient en Europe de l’Est sur fond d’une hystérie belliqueuse anti-russe alimentée par les media et le Parti démocrate ».
Mahieu Pierre.

| Q. Certains vous diront que Trump n’a pas fait beaucoup pour changer les choses ?

Jacques Borde. Il a fait ce qu’il a pu. C’est le revers de la médaille du Check & balance de la Constitution étasunienne : à chaque pouvoir correspond un contre-pouvoir.

Comme l’a souligné, avec justesse, Eber Haddad : « Comment changer les lois quand il y a 50 États qui agissent chacun comme il l’entend ? Comment changer la loi fédérale quand l’un des deux partis y fait obstacle et qu’il faut 2/3 des voix pour y parvenir ? Vous croyez que Trump en quatre ans allait pouvoir tout changer ? C’est humainement et constitutionnellement impossible ».

| Q. Diriez-vous, certains franchissent ce pas, que le Deep State est derrière le COVID-19 ?

Jacques Borde. Ce que je dis c’est que la pandémie (sic) – avec la trahison, quasi-permanente, des Républicains et celle, décisive, du 48th Vice-President of the United States (VPOTUS)1, Michael Mike Pence, – a été la clé de voûte de la défaite programmée de Donald J. Teflon Trump.

Alors, pourquoi laisser perdurer quelque-chose qui a perdu quasiment toute utilité ? Qui plus est, proclamer, enfin, sa victoire (sic) contre le COVID-19 servira à l’administration Biden-Harris (voire Harris, tout court) à masquer la foultitude d’échecs qu’elle ne manquera pas d’accumuler.

| Q. Lesquels ?

Jacques Borde. Je vous rappelle, simple exemple, la situation de villes comme Portland, où l’État de droit – un peu comme les zones de non-droit ou de Charia, en Europe – a totalement disparu.

| Q. La faute à qui, selon vous ?

Jacques Borde. Au Deep State et aux Démocrates qui ont décidé de lâcher la bride à leurs idiots utiles des Antifa aux BLM. Unlawful combatants2 Qui ont pu mettre à mal ou carrément détruire des structures comme les Department of police. Notamment par le biais de la campagne Defund the Police qui a, principalement, consisté à couper les budgets des forces de l’ordre. Soit partiellement, soit totalement.

| Q. Mais, Biden installé dans l’Oval Room, n’est-il pas temps de mettre au pas cette aile gauche, ces proxies plutôt turbulents ?

Jacques Borde. Justement, non. Pas encore. Il existe encore des îlots de résistance, de vrais et sincères Républicains. Antifas et BLM ont encore leur utilité pour le Deep State. Un peu comme les Black blocs en France pour le régime de Paris (sic).

| Q. Pour vous, il y a eu une stratégie délibérée de faire tomber Trump ?

Charlotte Sawyer. Oui, dès le début. Le Janus bifrons, formé par l’alliance Deep State-Parti démocrate, s’est, semble-t-il, inoculé sa propre piquouse de Révolution orange. On conteste tout et tous le temps, jusqu’à obtention du résultat recherché.

Jacques Borde. Philippe Khalfine de, notamment, nous rappeler que « En juin 2020, #antifa et #BLM ont saisi temporairement le bâtiment du Trésor américain et ils sont allés à plusieurs reprises à l’assaut de la Maison-Blanche, #Harris avait alors déclaré que ‘des manifestations essentiellement pacifiques’ devraient se poursuivre indéfiniment, disent-ils, c’est la seule façon de parvenir à un changement social ».

Charlotte Sawyer. Une fois, le regime change atteint – ici, l’exécutif trumpien empêché ou dégagé – tout forme de contestation devient une forme avérée de populo-fascisme inacceptable. Et, les réseaux sociaux eux-mêmes font le ménage.

| Q. Iriez-vous jusqu’à (je reviens sur le sujet) dire comme certains que le COVID-19 n’existe pas ?

Jacques Borde. Je n’ai pas dis ça. Le COVID-19, en réalité, c’est un narratif construit autour d’une énième variante des grippes saisonnières que nous connaissons tout. Particulièrement spectaculaire, comparée aux précédentes.

Charlotte Sawyer. Or, aujourd’hui, ce narratif n’a plus – aux États-Unis, du moins – de raison d’être. Plus la même utilité pour le Deep State qui a repris (ou est en train de reprendre) le contrôle de l’hêgêmon thalassocratique étasunien, passé pour un temps entre les mains de Donald J. Teflon Trump.

Jacques Borde. Très sérieusement, je me demande si, pour ceux qui président, planétairement, à nos destinées le temps n’est pas venu de s’acheminer vers la victoire (sic) sur le COVID-19. Sauf que la bestiole est aussi quelque part un Golem qui a échappé à ses créateurs. Par ailleurs, il ne vous aura pas échappé que dans la lointaine Asie, terra incognita échappant à l’Ordo rerum de l’hêgêmon thalassocratique étasunien, le COVID-19 c’est largement du passé. On se demande bien pourquoi !…

| Q. Pourquoi cette victoire dont vous nous parlez n’a-t-elle pas été proclamé avant ? À la fin de la 1ère phase de la pandémie ?

Jacques Borde. Mais, parce que Trump était toujours à la tête de l’exécutif de l’hêgêmon. Le Deep State, alors, avait toujours besoin du COVID-19. Une des raisons de l’échec – programmé ? – de l’administration Trump, je vous le rappelle.

Charlotte Sawyer. Tous les observateurs le reconnaissent : sans le COVID-19 Donald J. Teflon Trump eût été reconduit haut la main…

| Q. D’autres perdants dans la victoire du Deep State Vs Trump ?

Jacques Borde. Oui, évidemment.

Primo, les Latins crétins, les régimes européistes de l’Europe du Sud. Ceux-ci vont payer un lourd tribut à cette crise sanitaire. En fait, surtout, le prix de leur totale et navrante incompétence. En tête de peloton : le régime de Paris (sic) infoutu de lancer sa campagne de vaccination, comme il s’y était engagé.

Secundo, Bolsonaro.

| Q. Pourquoi Bolsonaro ? Ou plutôt comment ?

Jacques Borde. Plusieurs raisons à cela :

1- le président du Brésil, l’ex-capitão Jair Messias Bolsonaro, est, quelque part, un clone de Trump.
2- le Brésil, ça reste l’Amérique au sens large. Donc la cour de récréation de l’hêgêmon étasunien. On n’y joue pas perso.
3- comment ? Le marché a, déjà, lâché Bolsonaro. Le fruit va tomber de lui- même, je le crains.

| Q. Mais pas Boris Johnson ?

Jacques Borde. Non, pourquoi ?

Rappelons que, malgré son excentricité, le Premier ministre britannique, Alexander Boris de Pfeffel Johnson3, aussi dit Boris ho Mégas4, par ailleurs ex-Secretary of State for Foreign & Commonwealth Affairs5, est un homme du sérail. Son seul vrai point commun avec Trump, c’est sa coupe de cheveux désordonnée.

Charlotte Sawyer. Ensuite, Bojo a compris ce qui allait se passer et a pris les devants. Il a été l’un des premiers à reconnaître et saluer la victoire de Joseph Joe Robinette Biden, Jr., comme président des États-Unis. Londres, qu’importe le Premier en place, reste un des alliés de premier rang de Washington.

[À suivre]

Notes

1 Ou vice-président des États-Unis.
2 Traduite par combattant illégal, combattant ennemi ou encore combattant ennemi illégal. défini dans le PATRIOT Act, ou plus précisément le Uniting & Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept & Obstruct Terrorism Act of 2001, pris sous la présidence de George W. Bush, qui permet de soustraire au droit commun les combattants armés capturés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
3 Dit Boris Johnson, qui est (souvent) présenté comme un excentrique sorti du néant mais est issu d’une vielle famille de la haute société britannique. Donc, avant tout un homme du sérail.
4 Boris-le-Grand. Capable de réciter en grec ancien des chants entiers de l’Iliade d’Homère.
5 Ou de manière raccourci : Foreign Secretary. Autrement dit le chef de la diplomatie britannique.

 

A Propos Jacques Borde

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