Le Deep State s’est-il inoculé sa propre Révolution orange ? [2]

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De toute évidence, au mal profond que représentait pour le Deep State global, la présence à la tête de l’exécutif de l’hêgêmon thalassocratique étasunien d’un élément extérieur à ses propres rangs – Donald J. Teflon Trump – a répondu une thérapie de choc : ce furent, au final, les Rigged elections de novembre 2020. Retour à la normale, alors ? Peut-être ? Retour aux pratiques impériales (pour ne pas dire impérialistes) du faiseur de pluie US, en tout cas. En ces temps de retour aux valeurs basiques régissant la planète, n’est-il pas pas aussi temps que l’establishment ne proclame sa victoire sur le COVID-19, pandémie à peu près aussi crédible que le triomphe (au sens impérial) de Joe Biden sur Trump, le 3 novembre 2020 ? Partie 2.

« Macron, à 3h00 du matin, devant un drapeau américain, au comble du grotesque et du pitoyable, assure de sa ‘confiance dans la force de la démocratie américaine’ et affirme que la France — la sienne — se tient avec ‘force, ferveur et détermination’ au côté du peuple américain. Depuis l’appel de Michel Debré aux Français leur demandant en avril 1961 de se rendre à ‘pied ou en voiture’ (à cheval…) sur les routes et les aéroports pour faire échec aux parachutistes ‘Algérie française’, ce point de ridicule n’avait pas été atteint ».
Jean-François Touzé.

« Biden vient d’appeler les manifestants pro Trump de ‘terroristes nationaux’, mais lui et Obama ont qualifié ces djihâdistes de coupeurs de tête en Syrie de ‘rebelles de la liberté’ et de ‘manifestants pacifiques’..! Je le jure. Vérifiez-le sur Google ! ».
InfoSyrie.fr.

« On ne désacralise pas ce qui n’est pas sacré ! Chacun y va de son avis ce matin, suggérant une défaite de Trump et une victoire de Biden. L’intrusion d’une troupe folklorique hier au Capitole, une troupe dont on n’est pas sûr qu’il ne s’agisse pas d »antifas’ déguisés au service du système, est le point d’orgue qui ne marque pas la fin d’une contestation de l’oligarchie mondialiste par les ‘Gilets jaunes’ américains mais au contraire le début d’une guerre intestine aux Etats-Unis. On ne voit pas en effet les millions de ‘patriotes’ états-uniens rentrer sagement chez eux après avoir vécu le vol des votes que l’on sait et la façon dont le système ploutocratique l’a instrumentalisé. Quoi que disaient les partisans de Trump jusqu’à hier, ils ne pouvaient renverser cette oligarchie de la fraude électorale, du vol planétaire et de la guerre extérieure ayant gardé les plus fortes positions. Même sous Trump président cette oligarchie s’appuyant sur le réseau transnational criminel que l’on connaît détenait toujours le pouvoir réel contre le pouvoir titulaire. La presse mondialiste de tous les pays, la même qui nous dit depuis l’élection volée que Trump a perdu prétend que Biden a gagné. On mesure le sérieux de cette affirmation à l’aune du Carnaval du Capitole dont on n’aura retenu que les images folkloriques pour justifier la condamnation urbi et orbi. A Paris les réactions des Le Pen, Mélenchon et Macron indiquent le degré de soumission français au désordre américain. Tandis qu’aux États-Unis les troubles risquent de sérieusement démarrer cette fois, en France et en Europe les alignés du ‘parti américain’ (mondialiste) sont définitivement discrédités et la libération nationale, sociale, continentale contre le mondialisme prédateur et criminel devient le mot d’ordre ».
Yves Bataille.

« En 1967, des Black Panthers ont envahi le capitole de l’État de Californie avec des armes de guerre. Cela n’a jamais choqué les bien pensants de l’époque. Zéro mort ! 4 morts en 2021 c’est ça le privilégie blanc ? ».
Patricia Martin.

| Q. Pourquoi Trump est-il sous le coup d’une seconde procédure d’impeachment ?

Charlotte Sawyer. Fort simple : pour l’empêcher de se présenter aux prochaines présidentielles. Celles de 2024. La procédure sera officiellement lancée par Nancy Antoinette P. Pelosi, Speaker of the US House of Representatives1, une des plus sûres ennemies de Trump. Joseph Joe Robinette Biden Jr., un instant réticent, s’est rallié à la ligne dure.

| Q. Tous les deux, vous semblez beaucoup plus anti-Pence qu’anti-Romney dans vos analyses ?

Jacques Borde. Il y a actuellement tout un débat autour du 48th Vice-President of the United States (VPOTUS)2, Michael Mike Pence. Willard Mitt Romney, lui, a toujours été l’ennemi de Trump. Romney, sénateur de l’Utah, d’abord silencieux depuis l’élection présidentielle de 2016, s’est avéré ensuite être l’un des opposants républicains les plus résolus au président, ce à partir de 2017.

Charlotte Sawyer. Ne l’ayant jamais rallié : difficile de l’accuser, comme le font certains Républicains, de trahison, son camp et ses choix n’ont jamais été ceux de Trump.

Jacques Borde. A contrario, choisi par Trump pour être son VPOTUS, Michael Mike Pence :

1- excusez-moi du terme, ne s’est pas trop foulé au poste qui était le sien, quatre années durant.
2- puis, au moment crucial, le 6 janvier 2021, s’est fait très discret. C’est le moins qu’on puisse dire. Ce, après avoir (jusqu’au dernier moment) promis de renverser la table.

Charlotte Sawyer. Attendons de voir, mais les chiens ne font pas des chats !…

| Q. Y a-t-il eu, vraiment, fraude massive lors de l’élection présidentielle 2020 ?

Jacques Borde. C’est une évidence. Suivons ce que nous en disent certains observateur. Commençons par Franck Popelier :

« Au-delà des témoignages nombreux et de décisions juridiques contestables permettant une extension des votes par correspondance, je m’intéresse plus aux éléments statistiques. Or, Biden a gagné environ 500 comtés sur 3000. Ce chiffre n’est pas surprenant en lui-même. 5% des comtés englobent 50% de la population US.
« Ce qui est plus surprenant, c’est que Biden n’a gagné, selon, les sources, que 5 à une vingtaine de comtés. Donc, au maximum, 1% de swing alors que 6 ou 7 États ont basculé. Cela me paraît hautement improbable.
« On pourrait me rétorquer que les quelques comtés qui ont basculé sont peut-être très peuplés. Mais il se fait que Trump a augmenté ses votes dans les minorités (et en a perdu chez les Blancs), ce qui va plutôt à l’opposé de cette explication. De plus, parmi les 40 comptés ‘témoins’ (qui votent comme le pays), 39 auraient voté Trump. (Je n’ai pas vérifié cette info).
« J’ai assisté, durant la nuit des élections, à des retournements étonnants. Je suis sceptique et je comprends que près de la moitié des américains le soit, y compris de nombreux Démocrates ».

Quelques détails en disent long sur la déstabilisation complète qui a eu lieu le 3 Novembre et suffisent à saisir l’étendue de la fraude…

| Q. Comme ?

Jacques Borde. Comme l’a analysé Eber Haddad :

« En constatant le simple pourcentage des comtés gagnés par Trump, par Biden en 2020 et par Obama en 2012 on voit déjà l’incongruité de ce scrutin : Trump a gagné 84% des comtés, soit 2497 sur 2974, et Biden 16% seulement, 477 Comtés, mais ce dernier a totalisé 81 millions de voix alors le Président n’en a eu 74 millions ! En comparaison, Obama, avec les mêmes électeurs que Biden, avait gagné en 2012, 29% des comtés, soit 873 au total, presque le double de Biden, mais n’avait eu en tout et pour tout que 69 millions d’électeurs ! De quels chapeaux sont sortis les 12 millions d’électeurs supplémentaires de Biden ? ».

Ensuite, « Pour la première fois dans l’Histoire des élections présidentielles américaines, un Président sortant ayant augmenté ses voix de façon considérables est battu ! En 2016, Trump avait eu 63 millions de voix, officiellement il en a 74 millions en 2020… et il perd ! En réalité il en a eu bien plus mais de nombreux bulletins, aussi bien papiers qu’électroniques, ‘n’ont tout simplement pas été comptés’ »…

Autre élément permettant de douter :

« Il existe 40 comtés témoins qui sont des échantillons représentatifs du vote national et donnent avec exactitude à toutes les élections le même pourcentage que celui obtenu nationalement. Ils votent comme la majorité du pays (ça existe également en France). C’est comme cela depuis au moins 60 ans. 39 sur ces 40 comtés ont voté pour Trump, Biden n’en a eu qu’un seul… et il est le ‘vainqueur’ ! ».

Charlotte Sawyer. Mais, bien sûr, disent les réseaux sociaux et le cloaca mediatica maxima, nous sommes tous des complotistes…

| Q. Vous semblez remonté contre les réseaux sociaux ?

Jacques Borde. Oui. Leur comportement est inacceptable.

Pour reprendre Eber Haddad :

« Apple menace parler.com d’être banni de sa plate-forme s’il ne devient pas comme Twitter. En fait grâce à la technologie dont on dépend de plus en plus, et dont on dépendra davantage dans le futur, les gouvernements deviennent encore plus facilement totalitaires qu’avant. Le mythe d’un monde occidental libre est en train de s’effondrer sous nos yeux. Les oligarques ont gagné. Les États-Unis ont maintenant dépassé les restrictions en vigueur en Europe et celle-ci va suivre comme un toutou et augmenter son contrôle sur les médias. En interdisant les applications qui sont des alternatives à Facebook et Twitter, les plate-formes Apple et Android sont en train de faire ce que seul la technologie permet: verrouiller le système en étendant un contrôle total sur les moyens de communications ».

En fait, comme l’écrit également Yves Mamou :

« On entame la phase 2 annoncée par Orwell ci-dessous
-Apple rejoint Google et déliste le réseau social Parler de son magasin d’application,
-Twitter a suspendu Donald Trump de manière permanente,
-Twitter a suspendu le compte POTUS (Président of the United States),
– les salariés d’Amazon réclament de stopper l’hébergement de Parler de la plateforme AWS,
-YouTube exclut le compte de Steve Bannon, ex-conseiller de Trump,
-Le PDG de Mozilla, concepteur du navigateur FireFox dit qu’il faut exclure plus de gens encore.
« Je vois venir le moment ou mon navigateur Chrome va m’annoncer qu’il refuse de m’obéir parce que je pense mal et que ma boite mail Yahoo va m’indiquer qu’elle m’exclut de ses listes ».

Charlotte Sawyer. De toute évidence, ces corporates ont cessé de suivre la loi commune.

[À suivre]

Notes

1 Présidente (et chef de la majorité démocrate) à la Chambre des Représentants.
2 Ou vice-président des États-Unis.

 

A Propos Jacques Borde

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