Vous avez dit : Complot ? Comme c’est complotiste ?… [1]

| Occident Kulturkampf | Questions à Charlotte Sawyer & Jacques Borde |

Bedford : Moi j’ai dit « Bizarre, bizarre »… Comme c’est étrange… Pourquoi aurais-je dit « Bizarre, bizarre » ? Molyneux : Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit « Bizarre, bizarre ». Bedford : Moi j’ai dit « Bizarre »… Comme c’est bizarre… Comme Mgr. Bedford dans Drôle de drame, beaucoup ne font-ils pas du complot – & encore plus d’autres du complotisme – sans le savoir ? En tout cas, complot ou pas, Twitter & Facebook ont fini par rouvrir ses comptes à Donald J. Teflon Trump. Comme c’est « Bizarre », du coup… Partie 1.

« L’ignoble hallali qui frappe Donald Trump des deux côtés de l’Atlantique nous rappelle combien est sans limite la lâcheté des hommes dès lors que les caractères ne sont plus forgés dans le triple alliage de l’honneur, du courage et de la fidélité. Il démontre aussi la réalité planétaire de l’État profond global aux mille tentacules politiques, financières et constructivistes. Dans ces conditions, la voie est toute tracée pour les âmes pures et les esprits libres : refus total du Système, rupture, et retour aux seules valeurs européennes ».
Jean-François Touzé.

« On a toujours autant de mal à comprendre Pence… La semaine dernière, il a poignardé Trump en refusant d’examiner les innombrables preuves de fraude, et à présent il envoie la Pelosi voir ailleurs s’il y est en refusant d’user du 25ème Amendement et donc de démettre Trump de ses prérogatives et de le remplacer en personne jusqu’au 20 janvier. Je ne sais si la rencontre entre l’actuel président américain et Pence il y a 2 jours a signé une réconciliation, s’ils se sont expliqués l’un et l’autre… si cela a joué dans sa décision. On sait que d’emblée il avait même refusé de décrocher le téléphone quant Pelosi l’appelait mais il avait fini par confier qu’il existait, tant la pression était forte, y compris les menaces de mort qu’il recevait. Tant les démocrates sont prêts à tout, y compris à tuer, pour obtenir ce qu’ils veulent. En tout cas, il vient de lui dire non, clairement ».
Christine Tasin.

« La question, en effet, n’est pas de savoir s’il y a eu des fraudes, car elles existent à une échelle qui ferait pâlir d’envie certains dictateurs, mais de savoir jusqu’à quel niveau l’État Profond, organisé et mis en place sous Obama a gangrené l’administration américaine, au point que même le système judiciaire refuse de faire son travail. Le rejet récent d’une procédure sans même consulter les éléments fournis par la campagne Trump par Matthew Brann du tribunal de district de Pennsylvanie, un juge appointé par Obama, laisse supposer que la situation est grave ».
Pierre Rehov, sur Atlantico.

« Donc Arnold Schwarzenegger nous parle de ‘Nuit de cristal’ pour l’affaire du Capitole… En même temps comme dirait Morveux, question ‘Nuit de cristal’ il doit s’y connaître vu que son père avait adhéré au parti nazi et même rejoint les SA de Röhm1… C’est ballot... ».
Bernard Floriot.

« Ceci est une investiture de l’échec. L’échec du système démocratique, tant adoré par le passé, échec largement appuyé par les media inféodés aux forces du chaos. L’échec de l’honnêteté, dû au vol éhonté de démocratie organisé au grand jour. Plus c’est gros, mieux ça passe. Pour rappel: Les morts sont incapables de voler et les juges peuvent ne pas juger ou juger comme on leur a suggéré avec force. Deux démocraties existent maintenant aux USA: Celle de la finance et celle des laborieux. En surprotégeant le Capitole, Biden avoue sa trahison démocratique ».
Claude Duchêne.

| Q. Quitte à parler de complot, franchement, y-a-t-il eu complot contre Trump ?

Jacques Borde. Pour le dégager de la Toile, sans doute aucun.

Il est certain que Facebook et Twitter (ou Tout-y-Taire, tant son comportement s’est avéré liberticide) ont mené, très certainement, un assaut commun, et en tout cas en tenailles, pour fait disparaître la parole du président des États-Unis, Donald J. Teflon Trump des réseaux sociaux qu’ils possèdent.

Et, là, je souscris donc pleinement à l’analysé de Dominique Reynié, lorsqu’il soutient que « Sans réaction de notre part, les GAFAM imposeront une orthodoxie idéologique. Je peux d’autant plus l’assurer que cela a déjà commencé. C’est dans la nature de ces entités. Nos vies dépendent de plus en plus de ces entreprises planétaires, ultra-performantes, omniscientes et qui ne dorment jamais ; inversement, elles sont de plus en plus sensibles à nos vies qu’elles connaissent de mieux en mieux. Ce lien organique avec leur marché les rend hypersensibles aux sentiments de leurs consommateurs, partout dans le monde. Ceux qui applaudissent aujourd’hui à la censure infligée à Trump pleureront demain lorsque ces machines serviront une tyrannie. Les GAFAM qui censurent Trump ne jugent pas nécessaire de censurer Erdoğan ou Khâmeneî.
« Je crois que les dirigeants de ces entreprises n’ont même pas conscience de la puissance qu’ils sont en train d’accumuler. Dans le cas de Trump, ils ont donné le sentiment de gérer une crise de marque depuis leurs sièges sociaux sans comprendre qu’ils étaient en train de bouleverser le cadre historique de nos libertés.
« La bienveillance naïve de leurs propos et de leurs justifications à ce sujet est confondante, et très inquiétante. Peut-on savoir qui a décidé cet acte majeur de censure ? Dans quel cadre de discussion ? Avec qui? Les grandes institutions publiques – juridictionnelles, parlementaires, académiques – ont-elles été sollicitées ? Dans cet univers qui contribue si massivement à l’obsession de la transparence, peut-on au moins lire, ne serait-ce qu’un compte rendu de ces débats ? ».

Blitzkrieg virtuelle, donc. Mais, aux conséquences bien réelles, puisque dans un premier temps, le président (jusqu’au 21 janvier 2021) des États-Unis, Donald J. Teflon Trump, a bien été privé de parole. Mais, mal leur en aura pris, dans la mesure où l’état des lieux de ce champ clos a fait que : 

-Trump = 35.362.461 abonnés sur Facebook,
-Biden = 8.249.955 abonnés sur Facebook.
Facebook et Twitter vont perdre près de 52 Md$US, en raison même la suppression du compte de Trump.

De nombreux censeurs et gestapistes de la Toile risquent d’y perdre leur boulot. Mais, ente-nous, méritent-ils autre-chose ? Car, oui : la censure a un prix … et ça ne fait que commencer. Et la compétition arrive.

| Q. Et la sortie de Schwarzenegger, sur la Nuit de cristal, c’est un complot ou simplement du complotisme ?

Charlotte Sawyer. C’est, excusez le terme, surtout très, très con !

Eber Haddad, à propos de Arnold Schwarzenegger, de nous préciser que l’acteur « … n’avait aucun contentieux avec Trump. Mais il veut essayer de faire d’une pierre deux coups. Il était marié pendant 30 ans avec Maria Shriver (nièce de JFK) qui est un membre du clan Kennedy, la famille ‘royale’ démocrate par excellence, et lui pour se distinguer et montrer qu’il était indépendant de cette famille, s’est déclaré Républicain. Il a divorcé après 30 ans de mariage parce qu’il se tapait la gouvernante et à qui il a fait un enfant. Il essaye de se racheter en hurlant avec les loups. C’est quelqu’un de malin et de persévérant mais il n’a pas un grand bagage intellectuel ».

Politiquement, Schwarzenegger « a été élu comme gouverneur de Californie en tant que Républicain mais toute sa politique pendant ses deux mandats a été celle d’un Démocrate. Donc c’était un Républicain avec un faux nez qu’on appelle communément RINO, soit Republican In Name Only ».

Du coup, les RINO sont-ils des comploteurs ou des complotistes ?

| Q. Mais la violence ?

Charlotte Sawyer. Quelle violence ? Celle du Capitole. Mais, soyons, là, complotiste, pour seulement celle du Capitole ? Car, pour rejoindre Thomas Sowell2 :

« C’est étonnant de voir combien de personnes semblent avoir découvert seulement mercredi dernier (au Capitole) que les émeutes sont quelque chose de répréhensible – quand la plupart de ces mêmes personnes n’avaient apparemment pas relevé celles qui se produisaient pendant des semaines ou même des mois dans plusieurs villes à travers le pays l’année dernière ».

| Q. Que vous inspirent les chutes boursières de Facebook et Twitter ?

Jacques Borde. D’un premier mouvement, je vous dirai bien, en bon Gascon, Plaet, pas prou (Bien fait, pas assez).

Mais, même pas en fait. Vous pensez bien que ce ne sont pas les pontes de ces corporates – sauf à disparaître, bien sûr – qui vont payer la note. Ce son leurs petites mains, la plupart du temps même pas étasuniennes, qui vont payer et se faire licencier par grappes.

Ceci dit, il est bel et bon que ces tristes sires de la Toile soient sanctionnés pour leurs comportements inqualifiables.

| Q. Mais, au juste, quelles sont les règles de Twitter ?

Jacques Borde. On se le demande ! Dans la mesure où, note, à juste titre, William Fitoussi :

« –Vous avez le droit de balancer des éructations antisémites.
-Vous avez le droit de menacer de meurtre des millions de Français (le 1er ministre d’Indonésie à la suite de l’affaire Paty) Le compte du salaud est toujours ouvert.
-Vous avez le droit d’appeler à la haine et au meurtre de policiers et gendarmes.
-Vous avez le droit d’appeler au meurtre de professeurs.
-Vous avez le droit de supprimer le compte d’un président élu par le peuple et suivi par 90 millions de followers.
-Vous avez le droit d’appeler au meurtre d’une jeune fille qui critique une certaine religion.
-Vous n’avez pas le droit de dénoncer la pédophilie d’un membre du Système (gauche caviar). Le compte de Camille Kouchner vient d’être supprimé par Twitter ».

A part ça, tout roule sur la Toile ! À ce stade, je propose que l’on orthographie d’une manière plus conforme à sa réalité dirigiste ce réseau social. Pourquoi pas : Tout-y-Taire (ex-Twitter) ?

À suivre]

Notes

1 C’est effectivement la SA qui a assuré l’essentiel des exactions commises lors de la Kristallnacht.
2 Économiste de l’École de Chicago, professeur, écrivain & chroniqueur politique américain. Il défend des politiques conservatrices dans le domaine social et basées sur le laissez-faire en économie.

 

A Propos Jacques Borde

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